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La compagnie Virginie Brunelle fête ses dix ans cette année. Dix années de création, c’est relativement peu pour une troupe de danse contemporaine. Mais Virginie Brunelle, la chorégraphe originaire de Montérégie, possède déjà tout le talent et l’expérience pour figurer parmi les plus grands créateurs du moment. Elle le prouve dans le spectacle Les corps avalés coproduit par Danse Danse, qui associe sept magnifiques danseurs à une musique envoûtante interprétée sur scène par l’excellent Quatuor Molinari.

Vingt-cinq brèves séquences dansées, exécutées majestueusement et aux chorégraphies superbes, intelligentes, émouvantes, sans faire l’économie d’une pointe d’humour… C’est ce qu’offre Danse Danse pour trois soirs seulement avec le ballet Radicale Vitalité, solos et duos de la compagnie Marie Chouinard. Un spectacle qu’il ne faut surtout pas manquer.

Pour la première fois à Montréal, la compagnie Alonzo King Lines Ballet se produit au théâtre Maisonneuve de la Place des Arts, dans le cadre de Danse Danse. Pour The Propelled Heart, le grand chorégraphe américain Alonzo King fait évoluer sa troupe de danseurs virtuoses sur la voix chaude et puissante de Lisa Fischer, et le résultat est impressionnant.

Du fait de sa population bigarrée d’origines diverses, le Brésil bénéficie de multiples influences culturelles et religieuses: Autochtones, Portugais, Africains, à quoi s’ajoutent les immigrants du monde entier qui ont peuplé le pays jusqu’à aujourd’hui. Rodrigo Pederneiras sait tirer parti de toutes ces empreintes comme chorégraphe de l’extraordinaire troupe Grupo Corpo, de retour à Montréal pour un programme double dans le cadre de Danse Danse.

Le centre des arts de la scène Les Muses, une école qui offre une formation professionnelle en arts scéniques à des artistes vivant dans une situation de handicap, célèbre son vingtième anniversaire. Pour l’occasion, le spectacle Fête, petites écorchures et effets presque spéciaux était présenté les 24 et 25 octobre à la prestigieuse Cinquième Salle de la Place des Arts.

« Il me semble que ça fait toujours tellement de bien de quitter Ottawa », je souris en me tournant vers Marie-Michelle, qui plisse les yeux alors que les derniers rayons de soleil se glissent entre les parois de sa petite Toyota grise. Dernière nous, la capitale canadienne offre son morne panorama d’édifices gouvernementaux délavés.