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S’il se la joue feel-good movie et biopic sportif dans les règles de l’art, un peu trop même par moment, Eddie the Eagle est un crowd-pleaser fortement fonctionnel qui s’assure de réchauffer les cœurs et de faire grossir le sourire au visage de ses spectateurs en se permettant de modifier ne serait qu’un tantinet les morales qu’on aime habituellement apposer aux histoires de ce genre.

Déjà reconnu comme étant le film sur l’Égypte qui ne met en scène aucun Égyptien, en plus d’avoir été tourné en Australie, Gods of Egypt pourrait certainement être la comédie la plus involontaire et la plus coûteuse de l’année, mais le résultat est si pitoyable qu’il se contente d’être une aberration.

Paraît-il qu’A Perfect Day a bénéficié d’une ovation de plusieurs longues minutes lors de sa présentation à la Quinzaine des Réalisateurs du Festival de Cannes. Pas mal pour un petit film modeste qui a comme mandat de divertir avec des sujets d’une importance assez majeure.

L’univers post-apocalyptique est à la fois sous et sur-exploité, et à plus forte raison lorsqu’il est question de survie après une guerre nucléaire, que ce soit au cinéma ou dans des livres. Dans Silo, toutefois, l’auteur Hugh Howey évite la plupart des écueils traditionnels du style pour produire un roman prenant et captivant.

 »On prend soin de notre société comme on prend soin de nos oeuvres d’art publiques. » La déclaration a des allures de charge revendicatrice contre l’État, mais si Suzanne Guy est en croisade, son objectif consiste plutôt à mettre en valeur ce patrimoine artistique qui a tendance à se fondre dans le paysage. Et – pourquoi pas? – alimenter une discussion sur l’importance d’aller au-delà d’un rapport purement comptable face à la vie en société.

Dans un bar-salon glauque du Saguenay, un soir d’orage et de panne d’électricité, réunissez une waitress, trois gars de la place, un étranger et quelques bières tablette, laissez-les parler, vous raconter leur peur la plus étrange et assistez à une soirée des plus mystérieuses. Dans Saint-André-de-l’Épouvante, les histoires de terreur narrées à la lueur d’un fanal défilent jusqu’à ce que chacun comprenne qu’il a un rôle à jouer dans une histoire plus terrible encore et qui est toujours en train de s’écrire.

Dans une toute petite salle de l’Usine C, un public restreint s’installe sur des bancs face à face. Il y au sol les restes d’une fête, des ballons crevés, des confettis de papier. Le performeur Dustin Harvey nous offre des bonbons au sirop d’érable. Le spectacle commence.

À l’automne dernier, la maison d’édition Boréal faisait paraître, dans la collection Papiers collés, Google goulag – Nouveaux essais de littérature appliquée, sous la plume de Jean Larose.

Sur le socle de Ben-Hur (1959) et la montre anachronique et de The Ten Commandments (1956) mettant en vedette Charlton Eston, Hollywood a produit une multitude de versions de la vie de Jésus par le culte du héros et la magnification de sa scénographie dispendieuse. Après avoir arpenté le territoire américain, les frères Coen retournent au bercail des grands studios avec Hail Ceasar! (2016).