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Jupiter et Antiope, dit La Vénus du Pardo, l’immense toile de Titien (1488-1576), 3,85 m sur 1,96 m, qui a été décrochée des cimaises du Louvre en 2001, rayonne de nouveau dans le musée, à quelques mètres de la Joconde, dans la salle des Etats où est rassemblée, depuis 2005, la peinture vénitienne. Cette oeuvre magistrale, un des plus grands paysages de Titien, revient de loin, après cinq années de d’examens radiographiques et de soins minutieux dans les laboratoires du Centre de recherche et de restauration des musées de France (C2RMF).

S’il exécute sa performance lors d’une exposition ou dans le cadre d’un festival, l’artiste se met en scène plus que le lieu ne se met en abîme. L’artiste islandais Ragnar Kjartansson semble nous proposer l’inverse dans son exposition au Musée d’art contemporain de Montréal (MAC).

Elon Musk est un génie. Et aussi un salopard. Derrière Tesla, SpaceX ou encore Hyperloop se cache un être complexe, parfois impulsif, souvent passionné, voire même visionnaire. Dans un ouvrage quelque peu pompeusement intitulé Elon Musk – L’homme qui va changer le monde, Ashlee Vance explore les aspects public et privé de ce Sud-Africain qui bouscule tout sur son passage.

Entouré d’une distribution exemplaire, le grec Yorgos Lanthimos qui a troublé le monde entier avec son merveilleux Kynodontas (Dogtooth ou Canine) qui s’était rendu aux Oscars, s’est vu attribué le prix du Jury au dernier Festival de Cannes pour l’aussi romantique que perturbant The Lobster, son magnifique premier long-métrage en langue anglaise.

Aux éditions du Seuil paraissait cet hiver le plus récent roman policier de Deon Meyer, En vrille. Auteur d’une dizaine de best-sellers traduits dans plusieurs langues, Meyer est originaire d’Afrique du Sud et s’il y a une constante dans le contenu de ses romans, ce ne sont pas des personnages ou des intrigues semblables. C’est plutôt une capacité à décrire avec respect, avec amour, ce pays qui l’habite. Autant les gens que les lieux, Deon Meyer les respecte et sait les décrire avec la passion d’un profond attachement.

Ah, Frankenstein… ou plutôt son monstre, même si le second a tendance à prendre la place du premier dans l’imaginaire collectif. Aux pieds de l’oeuvre monumentale de Mary Shelley sont venus s’échouer quantité d’adaptations cinématographiques, et Victor Frankenstein, la dernière en date, ne fait hélas pas exception.

Histoire de la violence se lit d’un trait. Difficile de déroger de ce drôle de récit à la fois autobiographique et violent – c’est le cas de le dire – du jeune auteur Édouard Louis. Écrit sous la forme d’un interrogatoire et d’une discussion intérieure, le protagoniste revient sur un épisode malheureux qu’il a vécu un soir de Noël et dont il peine à se sortir.

Deux fils à papa mégalomanes, mais dépressifs, cachant tous deux une identité secrète, décident de se livrer une guerre sans merci dans un jeu de chat et de souris contrôlé sournoisement par un millionnaire psychotique. Dans tout autre film ce serait le synopsis d’un sérieux cas de démence, mais ici, c’est la prémisse d’un nouvel univers interminable de superhéros en guise d’histoire, si l’on ose accepter qu’il y en a bien une…