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Il y a tout juste un an, James R. Clapper, directeur du renseignement américain, classait les nouveaux outils d’édition du génome parmi les « armes de destruction massive ». S’il n’était pas nommément cité dans le rapport annuel sur les menaces mondiales, le système Crispr-Cas9 était clairement dans sa ligne de mire: dérivé d’un mécanisme de protection des bactéries contre les virus, il a, depuis sa découverte en 2012, envahi quasiment tous les laboratoires de biomédecine, où il est utilisé pour désactiver et modifier des gènes à volonté, rapidement et à moindre coût.

À en croire les généticiens, CRISPR serait la plus grande percée dans leur domaine depuis des décennies. Mais en attendant, la foire d’empoigne autour d’un éventuel brevet révèle une facette pas très reluisante de la science lorsqu’elle s’accompagne d’un potentiel très commercial.

Ça commence à jouer dur autour de la technologie « révolutionnaire » qu’est censé être CRISPR. Un texte remet en question celui ou celle qui pourrait s’en attribuer la paternité… au profit de l’auteur du texte lui-même.