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C’est un solo! C’est une fiction! C’est une pièce de théâtre! Que dis-je, c’est une pièce de théâtre: c’est un récit musical! Peu importe le qualificatif qu’on lui applique, Design d’intérieur, présentée sur les planches de Duceppe du 16 au 20 juin, s’éloigne certainement des clichés que l’on attribue habituellement aux spectacles estivaux.

Le Nouveau Monde de Biomutant se meurt. L’espèce dominante a, dans la folie de son indifférence et de son capitalisme sauvage, pollué les mers au point de faire déferler une vague de mutations sur le biome entier. À la manière de la guerre nucléaire d’un Fallout, cette apocalypse industrielle a rendu le Nouveau Monde inhospitalier, parsemé de zones contaminées et peuplé de créatures dont le génome s’entremêle, créant monstres et mutants anthropomorphiques. Mi-hommes, mi-animaux, 100% ninjas furries.

Une étude, voire une expérience autant pour le public que pour l’interprète: le spectacle Se dissoudre, la plus récente création solo de la chorégraphe Catherine Gaudet, était présentée la semaine dernière à l’Agora de la danse. Dans un contexte d’appel à se laisser aller, en quelque sorte, alors que nous sommes « pris dans un étau entre un passé révolu et un futur incertain », dixit le communiqué de presse, Mme Gaudet a accepté de répondre à nos questions. Rencontre.

Pour raconter l’histoire de Montréal, les musées ne manquent pas. Pourtant, le projet Cité Mémoire a permis d’accomplir un exploit rarement vu: rendre cette histoire vivante. Un documentaire récemment rendu disponible sur la plateforme Illico, et déjà en ligne sur le service en ligne GEM, de la CBC, permet d’explorer la création de cette oeuvre autant urbaine que mémorielle.

Une planète bouleversée, une civilisation affaiblie par la maladie et les divisions, mais aussi une volonté de corriger le tir, d’améliorer les choses: voilà l’ambiance plus que particulière dans laquelle navigue la déclinaison 2020 de Territoires de paroles, en collaboration avec le théâtre Prospero.. Rencontre avec Carmen Jolin, directrice artistique de ce méta-événement théâtral.

Une petite salle. Une salle minuscule, en fait. Et un public plus que réduit, le bas du visage mangé par le masque obligatoire. Pandémie ou pas, rien n’empêche cependant Mathieu Arsenault, seul sur scène, de se livrer à un réquisitoire endiablé contre le côté « gnan-gnan » de la culture et de notre société de consommation. Fort heureusement, d’ailleurs, car cette Vie littéraire tombe à point nommé.

Avec Axel, le Cirque du Soleil se contente d’en mettre encore une fois plein la vue via une mise en scène époustouflante, qui s’avère cependant régulièrement plus impressionnante que les numéros en soi. Le comble pour un spectacle d’abord de patinage et de cirque.

Le piratage pour apprendre la programmation aux enfants: voilà l’idée quelque peu étonnante derrière The Endless Mission, une série de jeux vidéo rassemblant des genres bien connus et qui offre la possibilité de créer non seulement ses propres niveaux, mais aussi de développer, ultimement, ses propres jeux.

Une population blasée par l’état de la société actuelle. Des citoyens qui s’estiment déconnectés des politiciens et du processus démocratique et électoral. Non, nous ne sommes pas en pleine campagne électorale fédérale, mais plutôt sur le plateau de Contre la suite du monde, une oeuvre « participative » qui sera présentée quelques jours seulement après la fin des 43e élections générales canadiennes. Entrevue.