Navigation : congestion

Si le gouvernement de François Legault ne se dit toujours pas ouvert à l’idée de la construction d’une nouvelle ligne de métro à Montréal pour désengorger le réseau de transport souterrain, le ministère des Transports a annoncé jeudi le soutien à des études visant à « répondre aux enjeux concernant la congestion de la ligne orange ».

Si vous pensez que les rues sont encombrées dans les centres-villes en ce moment, attendez que les voitures autonomes ne se multiplient, et qu’elles se mettent à tourner en rond pour éviter de devoir payer des frais de stationnement élevés dans les centres urbains.

Estimer le temps de déplacement dans une ville représente un outil essentiel pour que les responsables de la planification urbaine comprennent les tendances du trafic, puissent prédire la congestion, et prévoient la maintenance et le remplacement des infrastructures de transport.

Qui n’a jamais rêvé de régler tous les problèmes liés à la congestion automobile? Qui n’a jamais voulu d’un monde où les voitures et les camions circulent automatiquement sur les autoroutes, sous l’oeil bienveillant d’un puissant algorithme? Mais que se passerait-il si ce système était piraté? L’auteur J. Luke Bennecke creuse le sujet dans son roman Civil Terror: Gridlock.

À quelques mois des élections, et toujours confortablement installée en tête des sondages, la Coalition avenir Québec (CAQ) a dévoilé cette semaine son plan de « décongestion » de la grande région de Montréal. Au programme: davantage de transports en commun, mais aussi l’élargissement d’autoroutes en banlieue, pour « avantager les familles ».

Mais qu’allions-nous faire dans cette galère? À quelques heures des courses de Formule E prévues cette fin de semaine à Montréal, le maire Denis Coderre, l’un des principaux défenseurs de l’événement, semble incapable de surnager, lui qui semble englué dans les problèmes attribués – à tort ou à raison – au comité organisateur de ce rassemblement sportif.

Des millions d’heures perdues, des trajets rallongés de 50%, des millions de litres d’essence consommés en pure perte, et des pertes avoisinant les 300 millions $ par année: voilà les conclusions sans appel d’une étude réalisée pour l’Association canadienne des automobilistes (CAA) et publiée mercredi.