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Le mouvement hassidique, dans la période sombre qui vit son apparition, cherchait à atteindre le monde d’en haut par l’exaltation dans la musique et la danse. Pour Zafer, cette musique qui lui est chère provient d’un autre monde, un monde perdu et qu’il s’agit de faire revivre.

L’adaptation québécoise du spectacle à grand déploiement – énorme succès à Broadway, adapté au grand écran en 2012 – est festive, enlevante, sexy et drôle. Hommage rendu!

Sous la baguette vive et enthousiaste d’Olivier Breault, les musiciens et musiciennes n’ont pas manqué de souffle ni d’énergie pour nous livrer une musique ni tout italienne, ni toute française, mais parfaitement baroque!

On l’a déjà mentionné, mais il convient de le répéter : sous Rafael Payare, l’OSM ébranle les colonnes du temple musical. Les résultats en sont parfois surprenants, mais impossible de nier que l’aventure n’est pas passionnante.

Le charismatique maestro, Hervé Niquet, savoure visiblement chaque seconde de sa soirée et ce plaisir est contagieux et contamine toute la salle. Vivement une prochaine visite de ce grand musicien.

Pour ajouter une touche conviviale à cette soirée plutôt sérieuse, le chef a respecté la tradition et à invité l’auditoire à chanter le dernier choral de la BWV 33. Ça aussi, ça fait partie de la communion avec le public.

Musicalement parlant, ce fut une bien belle prestation, très habilement soutenue et accompagnée par Boris Brott et les musiciens de l’OCM.

Si l’orchestre I Musici de Montréal est toujours en mesure d’attirer les foules, le fait d’avoir Stéphane Tétreault comme tête d’affiche, et encore mieux, comme artiste en résidence, ne peut pas nuire.