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Pour sa 41e saison, l’orchestre propose des oeuvres connues, mais aussi d’autres, plus audacieuses, qui font découvrir de la musique surprenante.

Ce dimanche, en l’Église Saint-Enfant-Jésus du Mile-End, l’ensemble Constantinople retrouvait enfin son public. L’occasion était double, car ce concert clôturait deux festivals à la fois: la 4e édition du Festival des musiciens du monde et la première édition du Festival La cité des Dames, créé par Suzie LeBlanc. Ce nouveau festival présente des concerts et des conversations mettant en valeur le rôle de l’impact des femmes sous un angle musical.

Il faut croire que la pandémie a donné envie aux musiciens garder le contact avec les mélomanes autrement qu’en les voyant dans une salle de spectacle. Après les musiciens de l’Orchestre baroque Arion dont on a pu visionner les capsules il y a quelques mois déjà, nous avons maintenant la possibilité de faire la connaissance d’une dizaine de professionnels de l’Orchestre symphonique de Montréal, dans une production de Savoir média. Cette série s’intitule bien simplement Donner la note.

Dans une Salle Bourgie remplie à pas plus du sixième de sa capacité, c’est à une rencontre plutôt intime qu’ont pu assister les spectateurs, dimanche après-midi, en compagnie du pianiste Charles Richard-Hamelin. Visiblement heureux de retrouver le public après plus d’un an de musique sans spectateurs, Richard-Hamelin était dans ses pantoufles puisqu’il jouait dans sa salle préférée et dans sa formule de prédilection, le récital solo. Et personne n’allait s’en plaindre.

Mardi dernier, à la Salle Pierre-Mercure du Centre Pierre-Péladeau, l’Orchestre classique de Montréal avait enfin le plaisir de retrouver les mélomanes. Sous le titre « Les grands Slaves », la direction de l’OCM avait concocté un programme ukrainien, bulgare et russe. La première œuvre était dirigée par Xavier Brossard-Ménard. Le quatuor à corde se suffisait à lui-même, bien sûr, et le reste du programme était l’apanage du très sympathique maestro Boris Brott.

Le plus récent concert d’Arion Orchestre baroque s’intitule Haendel à Montréal ! Cette captation, réalisée à la Salle Bourgie du Musée des Beaux-Arts de Montréal, le 5 mars dernier, est présentée comme le parcours que le grand maître aurait pu effectuer s’il avait été reçu à Ville-Marie, dans la première moitié du 18e siècle. Précédée d’une courte introduction offerte par une membre du conseil d’administration d’Arion, cette prestation est émaillée de gravures qui représentent le Montréal de l’époque.

Ce vendredi 2 octobre, en webdiffusion, l’Orchestre symphonique de Montréal offrait à ses auditeurs un bien beau programme. Sous la baguette de Susanna Mälkki, les musiciens étaient réunis à la Maison symphonique, sans public. Ce qui, bien sûr, donne lieu à des scènes un peu surréalistes, comme quand la chef, puis l’orchestre saluent le public absent à la fin de chaque œuvre. Tout ça avait un air un peu triste, mais il suffisait de fermer les yeux pour apprécier la musique, la mélodicité de chacune des œuvres.

C’est avec émotion, jeudi soir dernier, que Madame Isolde Lagacé, directrice générale de la Salle Bourgie, accueillait les mélomanes enfin de retour dans la très belle salle du Musée de Beaux-Arts de Montréal. Mesures sanitaires obligent, le public était très dispersé, mais il était surtout très attentif.

C’est un superbe concert qu’il nous a été donné de voir mercredi dernier à la Maison Symphonique. Jumelant deux tempéraments musicaux distincts: l’un par le lyrisme du concerto pour piano no. 20 de Mozart, l’autre par la grâce infinie de l’œuvre de Debussy, ce concert demeurera probablement parmi l’un des plus mémorables pour les mélomanes montréalais.