Navigation : clonage

Si vous croyez que les nouvelles les plus censurées sur les réseaux sociaux par les autorités chinoises concernent la politique, vous êtes loin du compte: en 2018, on en comptait quatre en science parmi les 10 les plus souvent éliminées. Dont les bébés génétiquement modifiés de l’automne dernier.

Dans un chic logement aristocratique avec meubles et tapis anciens, tableaux, sculptures et nombreux bibelots, un piano à queue et un feu dans la cheminée, un couple boit le thé dans des tasses en porcelaines précieuses pendant que trois hommes s’ennuient. C’est qu’il pleut à l’extérieur et ils ne travaillent pas et ne peuvent même pas sortir…

La mort de vieillesse lundi dernier de Sudan, dernier mâle de son espèce, a permis au public de mettre un visage sur une notion d’ordinaire abstraite: l’extinction. Seules deux femelles de la sous-espèce connue sous le nom de « rhinocéros blanc du nord » sont encore en vie. Et l’hypothèse d’un sauvetage par voie d’insémination artificielle et de transfert d’embryon reste très improbable.

Si la perspective de voir naître en 2019 un mammouth cloné a fait pousser beaucoup de « wow » la semaine dernière, la réalité est tout autre: les obstacles sont énormes… et la percée technologique qui serait nécessaire n’est pas celle à laquelle on pense.

À travers le monde, Dolly-la-brebis-clonée a connu cette semaine une nouvelle heure de gloire, alors qu’on passait le cap du vingtième anniversaire de sa naissance. Mais une tache demeure: après 20 ans, aucune des leçons que les experts pensaient tirer de ce clonage ne s’est réalisée.