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En janvier, les incendies qui ont ravagé 58 000 km2 de forêts en Australie étaient en lice pour devenir l’événement marquant de 2020 — si un virus n’était pas venu monopoliser l’actualité. En envoyant trois fois plus de fumée dans la stratosphère que tout événement comparable de l’histoire récente, ils ont donné un avant-goût des temps à venir. Mais ils n’ont pas été le seul événement météo extrême de 2020.

Une moyenne de 35 degrés Celsius sur le territoire français mercredi dernier — un record pour un mois de juin. Des pointes de 38 à 39 degrés en Allemagne, en Pologne et en République tchèque. Et un étourdissant 45 degrés vendredi en France. Si ça ne bat pas les records mondiaux de 50 degrés du Moyen-Orient ou du Pakistan, ça n’en est pas moins inquiétant pour des Européens, pour quatre raisons.

La récente canicule aurait fait 70 décès au Québec, dont 34 à Montréal seulement, selon le ministère québécois de la santé, alors que la température avoisinait les 35 °C toute la semaine dernière. De nombreux pays de l’hémisphère nord, du Canada à l’Écosse en passant par le nord de la Sibérie, en Russie, ont aussi enregistré des records de température.

La canicule qui a frappé une partie de l’Europe cet été, avec des températures supérieures à 40°C, deviendra un phénomène normal d’ici les années 2050 dans le sud du continent, selon une étude publiée mercredi par la World Weather Attribution (WWA), un groupe d’experts du climat.