Navigation : bombardements

« Si vous frappez près d’une zone habitée, vous parlez d’évacuations de masse et vous rendez le territoire invivable pendant 20 à 30 ans », déclare un ancien expert des politiques nucléaires au sein du ministère américain de la Défense, et qui a lui aussi écrit sur les menaces qui pèsent sur ces réacteurs.

Alors que les rumeurs de guerre entre les États-Unis et l’Iran se sont légèrement tues, presque deux semaines après l’assassinat, par Washington, du général iranien Qassem Soleimani lors d’une frappe à Bagdad, et que doit s’entamer le procès de destitution du président Donald Trump au Sénat, les Américains demeurent majoritairement opposé à la façon d’agir de la Maison-Blanche au Moyen-Orient, indique une enquête du Pew Research Center.

L’appel au calme lancé par le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, dans la foulée de l’assassinat du général iranien Qassem Soleimani, n’aura pas été entendu: le gouvernement iranien a annoncé dimanche qu’il ne se sentait plus lié par les dispositions de l’accord sur le nucléaire concernant le nombre maximal de centrifugeuses pouvant être utilisées dans le cadre de ses activités d’enrichissement d’uranium.

Au moment même où Téhéran pourrait dépasser, dès jeudi, la limite d’uranium enrichi établie en vertu de l’accord sur le nucléaire conclu en 2015, voilà que la chef des affaires politiques des Nations unies lance un appel à préserver l’entente que Donald Trump semble vouloir torpiller par tous les moyens.

Ce qui devait arriver arriva: le nouveau président américain, fort de son cortège de bénis oui-oui, a décidé de « punir » son homologue syrien Bachar al-Assad pour l’attaque au gaz menée contre des civils, plus tôt cette semaine, et a bombardé l’aéroport militaire syrien d’où aurait été lancé l’ignoble assaut.

Moscou et Kiev se sont mutuellement imputé mardi la responsabilité du regain de tensions observé ces derniers jours dans l’est de l’Ukraine, théâtre des accrochages les plus meurtriers depuis la mi-décembre.