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À Hiroshima, Obama plaide pour la fin des bombes atomiques

Le 44e président des Etats-Unis avait averti par avance qu’il n’effectuait pas ce voyage pour porter un jugement sur la décision prise par son lointain prédécesseur Harry Truman ou présenter des excuses sous une forme ou une autre.
« C’est le rôle des historiens de poser des questions (…) mais je sais, étant moi-même président depuis sept ans et demi, que tout dirigeant prend des décisions très difficiles, en particulier en temps de guerre », avait-il expliqué.
Ce déplacement à forte dimension symbolique, dans cette ville portuaire située à quelque 700 km au sud-ouest de Tokyo, a été bien accueilli, aux Etats-Unis comme au Japon.
Aux Etats-Unis, si certaines voix s’étaient initialement élevées contre ce qu’elles avaient par avance décrit comme « une tournée des excuses », les élus ont, dans leur ensemble, salué l’initiative, inimaginable pendant des décennies.
Mais la Chine, qui redoute que le Japon, en insistant sur le traumatisme de Hiroshima et Nagasaki, tente de faire oublier sa cruauté durant la guerre, a mis en garde contre une vision biaisée de l’histoire.
Le ministre chinois des Affaires étrangères, Wang Yia a jugé que Hiroshima « méritait l’attention ». « Mais le massacre de Nankin devrait encore moins être oublié », a-t-il ajouté, en référence aux meurtres et viols de masse commis par les troupes japonaises lors de la chute en 1937 de ce qui était alors la capitale de la Chine.