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Il y a énormément de beauté (et de douleur) dans le suspense dramatique mélancolique qu’est Let Him Go, adapté du roman du même nom de Larry Watson, renommé un peu trop littéralement Laisse-le partir dans sa version française au Québec. Majoritairement relevé par le soin de qualité supérieur à sa production et ses détails techniques, disons que le film pourra en ralentir plus d’un de par son rythme lancinant et certains détails moins convaincants de son récit. N’empêche, voilà un long-métrage qui à défaut de ne pas dévoiler ses belles images en salles sombres, se laissera agréablement regarder dans son salon.

Tous les univers cinématographiques ne méritent décidément pas d’être approfondis et on l’apprend souvent à la dure. C’est le cas de ce Peninsula, qui nous arrive en DVD après un court passage en salles sombres (et en IMAX notamment) dans le contexte pandémique ironiquement approprié, sorte de suite indépendante et dérivée du succès coréen Train to Busan qui ne s’avérait certainement pas aussi réussi qu’on avait semblé nous le vanter. Une chose demeure sûre, à côté de cette affreuse nouvelle proposition, c’était une grande œuvre.

À l’instar de Crazy Rich Asians, The Photograph s’amuse à diversifier les balises habituellement très préconçues de Hollywood pour offrir une romance afro-américaine faite par et pour la culture à laquelle le film s’intéresse. Sans être mémorable, l’œuvre d’un naturel désarmant est menée de front par l’impressionnante domination méritée de Issa Rae et LaKeith Stanfield, qu’on voit de plus en plus un peu partout. Le film implique ainsi un visionnement doux et délicat tout désigné à s’offrir finalement chez soi.

Si vous n’avez pas encore eu l’occasion de voir le magistral drame de guerre de Sam Mendes, 1917 doit être l’un des rares films dont la sortie en 4K, Blu-ray et DVD n’a pas été annulée cette semaine.

Voué à l’échec avec son revirement abracadabrant, sa réalisation défaillante et son appropriation bizarroïde de plusieurs clichés culturels, un petit miracle de Noël a pourtant eu lieu avec Last Christmas, un film au public bien précis qui a certainement trouvé ses spectateurs en devenant un succès inattendu en quadruplant pratiquement son budget. Il est désormais en DVD, juste à temps pour les petits cœurs romantiques de la St-Valentin.

Projet qui roule dans la boue depuis des années, on aurait certainement souhaité mieux pour un personnage aussi emblématique de la cause des Noirs que Harriet Tubman, dont le visage sur les billets américains de 20 dollars est de plus en plus incertain. Un rattrapage chez soi pas obligatoire, qui fait drôle de figure dans les cérémonies de prix prestigieuses de ce début d’année.

Malgré son lot d’imperfections, Little Monsters parvient à séduire de manière inattendue tout en insufflant son propre vent de fraîcheur au genre éculé à la fois du film de zombies, mais aussi plus spécifiquement de la comédie de zombies. Un petit délire à rattraper chez soi sans modération.

Si vous n’avez pas encore eu la chance de voir Joker, l’un des meilleurs films de 2019, sa sortie aujourd’hui en 4K, Blu-ray et DVD vous permettra de découvrir cette farce subversive signée Todd Phillips.

L’année pleine de succès du distributeur A24 est apparemment sans limites, puisque la majorité des meilleurs films de l’année leur appartient (comme c’est le cas depuis le début de leur entrée en scène). Ne boudons donc pas notre plaisir; le merveilleux The Farewell ou Le mariage d’adieu en version française au Québec, est disponible via VVS Films depuis peu, une occasion en or pour le découvrir de toute urgence ou pour le revoir sans hésiter.