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Les bienfaits du verdissement des villes ne sont plus à démontrer: réduction de la température de l’air, de la pollution et du bruit, en plus de promouvoir l’activité physique. Mais la multiplication des arbres risque-t-elle d’être nuisible à certains de ceux qui souffrent d’allergies saisonnières?

Il y aurait suffisamment d’espace sur Terre pour planter 900 millions d’hectares d’arbres, l’équivalent de la superficie des États-Unis. Un projet pharaonique qui serait sûrement d’une grande aide pour lutter contre le réchauffement — mais qui ne serait pas « la meilleure » des solutions à notre disposition, comme les chercheurs, dans un élan d’enthousiasme, l’ont proclamé.

La forêt boréale, plutôt que de continuer d’absorber les surplus de carbone, pourrait en émettre… à cause des vers de terre. C’est l’inquiétude des scientifiques qui observent leur progression dans les forêts de l’Amérique du Nord, révèle cette semaine un reportage du New York Times.

L’empreinte carbone laissée par la production d’un livre imprimé est devenue un argument chez ceux qui défendent le passage aux appareils numériques. Mais d’un autre côté, le bon vieux papier a pour avantage de durer plus longtemps et de pouvoir passer entre plus de mains. Qui dit vrai? Le Détecteur de rumeurs et Unpointcinq, « média de l’action face aux changements climatiques », survolent quatre aspects du problème.

Favoriser un environnement urbain vert et accueillant pourrait améliorer la santé mentale des patients atteints d’infections pulmonaires. Une question de santé publique que deux chercheurs montréalais mettent de l’avant dans un projet réunissant médecine et… géographie.

Le documentaire L’erreur boréale avait alarmé la population québécoise, il y a près de 20 ans, en dénonçant les coupes à blanc dans la forêt boréale. De l’histoire ancienne? Pas du tout: on apprenait récemment que même la réserve faunique de Matane n’a pas été épargnée par ces coupes dans un territoire où on étudie pourtant un projet d’aire protégée et où se réfugient les caribous de la Gaspésie.

L’un de ces arbres était plus vieux que l’Empire romain. Il est mort en 2010, à l’âge vénérable de 2500 ans. Et il n’est pas seul: depuis 12 ans, l’Afrique a vu mourir quatre des plus vieux baobabs du continent et cinq autres se sont effondrés et sont considérés mourants.

Au détour d’une rue, des élagueurs travaillent à la coupe des arbres urbains. Pour dégager les fils électriques, ils taillent parfois sans ménagement, enlaidissant érables et frênes. La biologiste Jeanne Millet, spécialiste en architecture des arbres, propose dans son dernier livre de revoir complètement notre conception de cette coupe.

Deux chatons de sept mois sont restés coincés pendant cinq longs jours à une vingtaine de mètres en haut d’un arbre d’un quartier de Montréal, l’automne dernier. À elle seule, l’entreprise montréalaise Service urgence et sauvetage animal peut intervenir jusqu’à trois fois par semaine pour rescaper de tels chats incapables de redescendre d’un arbre, explique son directeur aux opérations, Éric Dussault.