Navigation : amazonie

S’il y a un chef d’État qui risque de concurrencer Trump en 2019 dans l’information scientifique, c’est Jair Bolsonaro. À peine entré en poste le 1er janvier, le nouveau président du Brésil a signé un décret qui cède au ministère de l’Agriculture le pouvoir de désigner ce qu’est une terre autochtone protégée, et ce qui ne l’est pas.

L’élection dimanche soir d’un président d’extrême droite au Brésil n’aura pas seulement un impact sur la société brésilienne. S’il s’en tient à ses promesses, la destruction de la forêt amazonienne pourrait s’accélérer — une décision qui, elle, aura des impacts à long terme sur toute la planète.

À la différence du multiculturalisme, le plurinationalisme prétend dépasser l’assignation des Autochtones à un statut de minorité qu’il convient d’intégrer dans une société majoritaire, lit-on dans le Monde diplomatique de juillet. Le Pérou va-t-il rejoindre la Bolivie et l’Équateur qui se définissent comme des États plurinationaux ?

Un décret signé le 22 août par le président du Brésil Michel Temer met fin à la Reserva Nacional del Cobre y Asociados (Renca), une zone de 46 km2 dont 10,5% de la superficie ont été ciblés à des fins d’exploitation minière. Le peuple autochtone Wajãpi, quasi décimé par la rougeole en 1970, passant de 2000 à 150 individus, refuse de céder leur territoire, rapporte El Pais le 12 septembre.