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« En réduisant la surface de terres converties à l’agriculture industrielle, et en permettant aux forêts secondaires de repousser, nous pouvons effectuer d’importants gains en matière de restauration écologique en Amazonie. »

L’omniprésence des canaux et des réservoirs révèle aussi indirectement une société qui exploitait les ressources des environs — ce qui veut dire une société assez avancée pour se faire des réserves de nourriture et d’eau et pour survivre aux aléas des saisons.

Le Brésil a signé, lors de la COP26 de novembre 2021, un engagement multinational visant à mettre un terme à la déforestation d’ici 2030. Considérant les actions passées, la nouvelle a toutefois été accueillie avec scepticisme.

En janvier, les incendies qui ont ravagé 58 000 km2 de forêts en Australie étaient en lice pour devenir l’événement marquant de 2020 — si un virus n’était pas venu monopoliser l’actualité. En envoyant trois fois plus de fumée dans la stratosphère que tout événement comparable de l’histoire récente, ils ont donné un avant-goût des temps à venir. Mais ils n’ont pas été le seul événement météo extrême de 2020.

Il n’y a pas que l’Amazonie qui est la proie des incendies. De l’autre côté de l’océan, de larges régions des savanes d’Afrique centrale brûlent également cet été. Et très loin de là, des forêts de Sibérie brûlent à un rythme historique.

« Le battement d’ailes d’un papillon au Brésil peut-il provoquer une tornade au Texas ? », demandait le météorologue américain Edward Lorenz en 1972. Le fameux effet papillon, hypothèse fondatrice de la théorie du chaos, voulant qu’une variation même infime des paramètres d’un système complexe puisse produire des changements majeurs dans le système, fait des vagues ces jours-ci dans le domaine de l’océanographie.