Navigation : afghanistan

Les films de guerre se suivent et se ressemblent. Et lancer un film de guerre le 4 juillet, jour de l’indépendance des États-Unis, laisse présager de la mise en marché d’un navet mettant en vedette des brutes aux muscles gonflés qui prennent un peu trop de plaisir à tirer sur des ennemis bien souvent d’une autre couleur de peau que la leur. Avec The Outpost, pourtant, le réalisateur Rod Lurie fait plus que mouche: il montre la vraie horreur de la guerre, non pas uniquement dans les balles qui siffles et les explosions, mais avec cette incompréhension entre les peuples qui garantit les bains de sang.

Les Afghans se rendront aux urnes, en juillet, pour choisir un président. Ils iront toutefois voter alors que le pays traverse l’une des pires crises sécuritaires depuis la chute du gouvernement des talibans, il y a bientôt une vingtaine d’années, a mentionné le représentant spécial des Nations unies pour ce pays.

Les États-Unis se sont retirés du Conseil des droits de la personne en juin 2018 en dénonçant un «cloaque de partis politiques», selon l’ambassadrice Nikki Haley, alors que le secrétaire d’État Mike Pompeo jugeait «inadmissible» un «biais continu et documenté du Conseil contre Israël», rapporte le Monde diplomatique de décembre. L’année 2019 s’entame avec 25 conflits armés, d’après La Vanguardia le 20 janvier.

Doug Liman ne manque pas d’ambitions et on sait que bien qu’il soit capable du pire comme du meilleur, il a une façon bien à lui d’insuffler à Hollywood un vent de fraicheur qu’on ne renie habituellement pas. Malheureusement, en voulant user de métaphores pour philosopher sur la guerre, voilà que le cinéaste nous offre l’une de ses pires propositions avec The Wall.

Quand rien ne fonctionne, on ne sait jamais vraiment qui blâmer. Et si Whiskey Tango Foxtrot porte d’une certaine façon bien son nom (il s’agit ici d’initiales qui nous ramènent à What The Fuck), contrairement à ses propres croyances, il est certainement vraiment moins divertissant qu’il ne pense le prétendre, sinon pas du tout, laissant son spectateur reposer dans un bain de fusillades, d’explosions, de vulgarités et, surtout, d’ennui.