Foire Papier 2018: à la rencontre de l’art à la portée de tous

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Le weekend dernier avait lieu un rassemblement artistique qui gagne en popularité au fil des ans: la Foire Papier, un des événements phares de l’Association des galeries d’art contemporain. Retour sur une 11e édition richissime en œuvres, échanges, rencontres et discussions de toutes sortes.

Présentée à l’Arsenal, galerie d’art contemporain, la 11e édition de la Foire Papier s’est ouverte avec faste ce jeudi, en présence de Vanessa Pilon, ambassadrice de l’événement et Laurent Duvernay-Tardif, porte-parole depuis l’an dernier.

Dédié depuis ses débuts au médium papier, l’événement accueillait cette année les œuvres de 300 artistes exposés par une quarantaine de galeries présentes sur les lieux. De Montréal (Art Mûr, Galerie d’Este, Galerie Division, Galerie Trois Points, Galerie Simon Blais) en passant par Québec (Galerie 3, Galerie Michel Guimont), Vancouver (Equinox Gallery), Halifax (Studio 21 Fine Art), Winnipeg (Lisa Kehler Art + Projects), Calgary (TrépanierBaier Gallery), Regina (Slate Fine Art Gallery), Edmonton (dc3 Art Projects), Ottawa (Galerie Jean-Claude Bergeron) et Toronto (Christopher Cutts Gallery, Georgia Scherman Projects), toutes les institutions proposaient une sélection d’œuvres originales dont la plupart pouvaient être achetées sur place.

Photo: Stéphane Vaillancourt.

Prendre le pouls du milieu artistique

Comme chaque année, cette foire était le lieu par excellence pour discuter avec divers galeristes et artistes, mais également pour prendre le pouls de la scène artistique telle qu’elle est présentée dans les galeries canadiennes et pour acheter des œuvres accessibles aux bourses modestes ou plus fortunées.

L’avantage de se rendre à la Foire Papier pour les amateurs d’art novices ? Tout est plus facile d’accès : des spécialistes du milieu de l’art contemporain en passant par des œuvres plus abordables et par des visites guidées visant tous les types de public, cet événement rassemble les aficionados en tout genre.

Plus importante foire d’art au Québec, la Foire Papier met en lumière quelques sujets d’actualités chauds dans le domaine culturel, par le biais de discussions et tables rondes. Cette année figuraient au programme plusieurs thèmes qui ont été scrutés à la loupe au cours des derniers mois, tels que l’acquisition des œuvres d’art, la parité hommes-femmes dans ce milieu ou les femmes autochtones en art contemporain. Par ailleurs, quelques projets spéciaux présentés sous forme d’installation ont également permis aux visiteurs de vivre une expérience tout à fait différente.

Évoluant année après année, la foire demeure à dimension humaine, ce que les organisateurs s’efforcent de reproduire à chaque édition. Les visiteurs peuvent déambuler d’un kiosque à l’autre, admirer les œuvres, questionner le personnel des diverses galeries, et ce, dans une ambiance absolument conviviale.

Contrairement aux éditions précédentes où les visiteurs n’avaient pas à débourser un tarif fixe (outre les sollicitations pour de dons à la discrétion du public), cette année, ils devaient toutefois sortir leur portefeuille et payer une somme minime. Puisque la Foire Papier est un organisme à but non lucratif, l’idée de demander un prix d’entrée avait fait son chemin dans la tête du Nikolaos Karathanasis, nouvellement directeur général de l’Association des galeries d’art contemporain (AGAC).

Aux dires des visiteurs et des participants, cette 11e édition de la Foire Papier s’est avérée enrichissante et profitable à tous.


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À propos du journaliste

Émilie Plante

Rédactrice web, geek au tempérament artiste, Émilie est une touche-à- tout qui carbure au café et aux activités culturelles. Éternelle étudiante, elle détient un baccalauréat en histoire de l’art, une maîtrise en muséologie, a quelques cours en communication et en gestion derrière la cravate ainsi qu’un doctorat honorifique en « flattage » de chats. Depuis 2009, elle écrit pour des blogues d’entreprises ou des sites traitant de sujets divers (univers geek, communication, féminisme, musique techno, technologies) et est journaliste culturelle depuis plusieurs années. Ses sujets de prédilection sont le cinéma, la danse contemporaine, les arts visuels, la muséologie et… sans doute aussi les chats.

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