Des dessins de l’univers de la Culture, d’Iain Banks, publiés en 2019

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Un dernier aperçu de l’imagination aux proportions galactiques du regretté auteur de science-fiction Iain Banks fera son apparition sous la forme d’une collection de dessins, cartes et esquisses encore jamais rendus publics tirés de l’univers de la Culture, dont plusieurs datent d’avant le début de la rédaction de cette série de livres acclamée par la critique et les amateurs.

Avec une publication prévue pour 2019 chez l’éditeur Orbit, la collection de dessins de la Culture, dont certains sont annotés par l’auteur, sera colligée par les héritiers de M. Banks, ainsi que par son ami et auteur de science-fiction Ken MacLeod. En plus de commentaires de ce dernier, le livre contiendra les propres notes de M. Banks sur la Culture, son histoire, son langage, sa technologie, sa philosophie et ses valeurs.

Iain Banks est décédé en 2013 à l’âge de 59 ans, deux mois après avoir annoncé qu’il souffrait d’un cancer en phase terminale. En plus de ses 10 livres sur la Culture, écrits sous le nom d’Iain M. Banks, l’auteur laisse aussi derrière lui certains romans comme The Wasp Factory – son premier -, qui a été nommé comme l’un des 100 meilleurs livres du 20e siècle dans le cadre d’un sondage effectué par la chaîne britannique Channel 4.

« Je savais qu’Iain avait fait des dessins – je les avais vus dans les années 1970, alors j’étais au fait de leur existence », a mentionné M. MacLeod. « Mais je n’en connaissais pas le nombre. C’est Adele Hartley (l’épouse de M. Banks) qui les a trouvés. Iain était un auteur particulièrement bien organisé. Plusieurs de ces dessins sont clairement identifiés, mais il y en a un ou deux pour lesquels il est nécessaire d’avoir lu tous les livres pour en comprendre le sens. Nous sommes passés à travers ensemble. »

Les images jusqu’ici jamais rendues publiques comprennent des dessins, des cartes et des croquis. Selon M. MacLeod, les oeuvres sont « très minutieusement dessinées », et représentent « les premières idées à propos de l’univers de la Culture », allant des vaisseaux aux dessins de planètes.

« Iain les employait lorsqu’il construisait l’univers de la Culture », a poursuivi M. MacLeod. « Ils étaient aussi un aide-mémoire très utile pour lui, j’imagine. L’une des choses que j’ai découvertes, en écrivant du space opera, est qu’il est particulièrement embêtant de devoir passer à travers un manuscrit pour se rappeler la vitesse d’un vaisseau en particulier, ou la taille d’une planète spécifique. »

M. MacLeod a décidé de relire l’ensemble de la série de la Culture pour compléter le recueil. « J’ai été particulièrement touché par la façon dont il avait créé des lois de la physique pérennes pour permettre toutes ces sortes de déplacements plus rapides que la lumière, par exemple », a-t-il indiqué. « Ces images l’auraient aidé à demeurer constant. »

Toujours selon M. MacLeod, travailler avec les notes de son vieil ami fut une expérience émouvante. « J’ai lu tous ses livres alors qu’ils étaient encore des manuscrits. C’est particulièrement émouvant pour moi de les relire. C’est un véritable plaisir – je les ai relus à travers les années, mais ce sera la première fois que je les relirai tous d’un coup, et trouver ensuite des liens dans les dessins. »

Chez Orbit, l’éditeur Tim Holman a déclaré que « ces nouveaux dessins, cartes et esquisses révèlent à la fois l’imagination incroyable derrière la Culture et la passion d’Iain pour chaque détail de l’univers qu’il a créé. Il est incroyable de voir comment la Culture prenait forme avant qu’il écrive les romans ».

 


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