D’anciens dirigeants souverainistes catalans devant les tribunaux

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Neuf dirigeants séparatistes de Catalogne sont arrivés jeudi matin au siège de l’Audience nationale, la Haute cour de justice espagnole, à Madrid, où ils doivent répondre d’accusations de rébellion, sédition et détournement de fonds publics. 

Carles Puigdemont, le président destitué de l’exécutif régional qui a gagné Bruxelles en début de semaine, a fait savoir mercredi par son avocat belge Paul Bekaert qu’il ne répondrait pas à la convocation mais qu’il se tenait prêt à témoigner depuis la Belgique.

Le président du Tribunal constitutionnel, Carlos Lesmes, a estimé jeudi matin qu’il serait normal qu’il fasse l’objet d’un mandat d’arrêt européen s’il ne se présente pas devant les juges.

Quatre autres conseillers de l’exécutif destitué de Catalogne ne se sont pas présentés devant la justice. Les neuf autres, dont l’ex-vice-président de la Généralité de Catalogne, Oriol Junqueras, et Raul Romeva, qui était conseiller aux Affaires étrangères, sont arrivés au siège de l’Audience nationale où ils ont été convoqués par la juge Carmen Lamela.

La présidente du parlement régional, Carme Forcadell, et cinq autres députés qui siégeaient au bureau de l’assemblée sont entendus eux par le Tribunal constitutionnel.

Le gouvernement et le parlement de la région ont été dissous vendredi dernier par le gouvernement espagnol dans les heures ayant suivi l’adoption de la déclaration unilatérale d’indépendance de la Catalogne.

« Ce n’est pas avec des tribunaux et de la violence qu’on réglera le conflit catalan, mais par de la politique et du leadership », a déclaré l’ex-président de la Generalitat Artur Mas qui accompagnait les dirigeants catalans à leur arrivée à l’Audience nationale.

Ces premières audiences doivent déterminer s’il y a lieu d’engager des procédures judiciaires en bonne et due forme susceptibles de durer plusieurs années et d’aboutir potentiellement à des procès.

Elles devront aussi trancher la question d’un éventuel placement en détention provisoire des prévenus ou de mesures alternatives de contrôle judiciaire.

Lors d’une conférence de presse organisée mardi à Bruxelles, Carles Puigdemont a affirmé qu’il ne demanderait pas l’asile politique à la Belgique et qu’il ne tenterait pas de se soustraire à la justice espagnole, mais a réclamé des « garanties judiciaires », non spécifiées, pour rentrer en Espagne et répondre à la convocation des juges.

Son avocat belge a redit jeudi que Puigdemont coopérerait avec les justices espagnole et belge.


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