Coup d’accélérateur pour l’impression 3D

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L’un des principaux inconvénients de l’impression en 3D – la lenteur du travail – pourrait être résolu via un algorithme logiciel mis au point à l’Université du Michigan.

Selon ce que rapporte le site internet Phys.org, cet algorithme permet aux imprimantes 3D d’offrir des résultats de haute qualité à des vitesses jusqu’à deux fois plus importantes qu’à l’habitude, et ce sans coûts matériels supplémentaires.

L’un des défis de l’impression 3D, aujourd’hui, consiste à contrer les vibrations provoquées lors du fonctionnement des appareils. Les parties amovibles d’une imprimante, particulièrement lorsqu’il est question des modèles plus légers destinés à la population en général, produisent des vibrations qui réduisent la qualité de l’objet fabriqué. Et plus la machine fonctionne rapidement, plus cela crée de vibrations.

« En connaissant le comportement dynamique de l’imprimante, le programme anticipe le moment où l’appareil pourrait vibrer de façon excessive et ajuste les mouvements en conséquence », indique Chinedum Okwudire, professeur associé en génie mécanique qui dirige le Smart and Sustainable Automation Research Lab de l’Université du Michigan.

Pour s’assurer que les détails sont reproduits de façon fiable, les machines fonctionnent lentement. Et la vitesse de l’impression en 3D est l’un des facteurs qui ont empêché la technologie de séduire un plus grand nombre de gens.

M. Okwudire invoque ainsi des déclarations effectuées l’an dernier par un dirigeant de compagnie d’impression 3D à propos des obstacles à surmonter au sein de l’industrie. « Nous attendons seulement la prochaine évolution de la technologie », a ainsi déclaré Simon Shen, président de XYZPrinting, en entrevue avec TechCrunch. « S’il est possible d’aller plus rapidement, plus précisément et plus facilement, cela attirera davantage de gens vers l’impression en 3D. Ne plus attendre de quatre à six heures pour une impression, mais plutôt de 40 à 60 minutes. »

En expliquant la façon dont son algorithme fonctionne, le chercheur emploie l’exemple d’une personne tentant de livrer un discours dans une grande salle. Pour  se faire entendre des gens installés au fond, cet orateur devra crier.

Si quelqu’un lui fournissait un porte-voix et qu’il continuait de crier, le public grincera des dents. En ramenant sa voix à un volume normal et en utilisant le mégaphone, on obtiendra la clarté et le volume nécessaires.

« Notre logiciel est un peu comme cette personne qui réalise que sa voix sera trop amplifiée », poursuit M. Okwudire. « Il agit de façon préventive parce qu’il connaît le comportement de l’imprimante à l’avance. »

« Éventuellement, nous aimerions intégrer l’algorithme au sein du logiciel principal, celui qui gouverne directement la bonne marche de l’imprimante. De cette façon, il sera intégré aux imprimantes, qu’elles soient petites ou grandes », ajoute-t-il.

Toujours au dire du scientifique, son algorithme peut aussi être employé sur des imprimantes industrielles qui souffrent elles aussi de problèmes liées aux vibrations.


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Pieuvre.ca

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