Manifestations à l’ouverture du congrès des conservateurs anglais

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Plusieurs dizaines de milliers de partisans du maintien au sein de l’Union européenne ont défilé dimanche à Manchester où s’est ouvert le congrès annuel du Parti conservateur britannique. 

D’autres manifestants ont réclamé la démission immédiate de la première ministre Theresa May, qui a assuré dimanche avoir la bonne stratégie pour parvenir à un bon accord avec l’UE tout en se disant à nouveau désolée de son pari manqué des élections législatives anticipées du mois de juin, qui ont coûté au Parti conservateur sa majorité absolue. À son arrivée au congrès, le ministre des Finances, Philip Hammond, a été accueilli aux cris de « Tory! Tory! Tory! Out!
Out! Out! ».

En tête du cortège, un géant à quatre têtes représentant Theresa May et les principaux partisans de la rupture avec l’UE au sein de son gouvernement – le ministre des Affaires étrangères Boris Johnson, celui de l’environnement Michael Gove et le secrétaire au Brexit David Davis – ouvrait la voie. « Le Brexit est une monstruosité. Empêchons-le! », pouvait-on lire sur sa poitrine.

Dans une interview accordée à la BBC avant l’ouverture du congrès, la Première ministre a minimisé les désaccords au sein de son gouvernement, notamment au sujet des négociations sur la sortie de l’Union européenne.

Theresa May a fait cette mise au point au lendemain de l’édiction par son ministre des Affaires étrangères, Boris Johnson, de « lignes rouges » incluant le fait que la période de transition post-Brexit n’excède pas deux ans, que la justice européenne n’ait plus son mot à dire ou que le Royaume-Uni ne verse plus un seul centime à l’UE pour conserver l’accès au marché unique.

« Nous avons entendu le message qui nous a été envoyé lors des élections. J’ai été très claire, j’ai convoqué ce scrutin, j’ai mené la campagne, j’assume mes responsabilités et je suis désolée que de très bons députés aient perdu leur siège », a-t-elle déclaré.

« J’ai des ministres qui sont unis derrière la mission de ce gouvernement (…) et qui approuvent la ligne que nous avons adoptée à Florence », a poursuivi Theresa May en allusion au discours qu’elle a prononcé le mois dernier en Italie pour tenter de relancer les négociations sur le Brexit.

« Boris (Johnson) est totalement en phase avec le discours de Florence et la ligne qui y a été définie », a-t-elle insisté, ce que l’intéressé à confirmé. Prié de dire s’il la soutenait, le secrétaire au Foreign Office, interrogé à son arrivée à Manchester, a répondu: « Évidemment ».

Plusieurs ministres ont fait entendre ces dernières semaines dans les médias des voix dissonantes, non seulement sur le Brexit mais aussi sur les politiques d’austérité qui donnent des arguments à l’opposition travailliste.

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Pieuvre.ca

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