Washington pourrait rester au sein de l’accord de Paris, dit le secrétaire d’État

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Les États-Unis peuvent rester signataires de l’Accord de Paris conclu en 2015 pour lutter contre les changements climatiques, si on leur réserve les bonnes conditions pour cela, a déclaré dimanche le secrétaire d’État américain, Rex Tillerson, à la chaîne de télévision CBS. 

« Le président a déclaré qu’il était ouvert à la recherche de conditions permettant que nous restions engagés aux côtés des autres sur ce que nous considérons tous comme un problème à résoudre », a déclaré le secrétaire d’État.

Donald Trump a annoncé en juin son intention de faire sortir les États-Unis de l’accord de Paris sur le climat. Mais, avait-il alors ajouté, les États-Unis vont entamer des négociations, ou bien pour revenir dans l’accord, ou bien pour « entrer dans une nouvelle transaction sur des termes qui soient équitables pour les États-Unis, leurs entreprises, leur salariés, leur population, leurs contribuables ».

À la mi-juillet, le président Emmanuel Macron avait déclaré, au regard de ses entretiens avec le président américain, que Washington pourrait revenir sur sa décision de se retirer de l’accord.

Selon Rex Tillerson, c’est Gary Cohn, principal conseiller économique de Donald Trump, qui est chargé de la question de l’accord de Paris.

« Je pense que l’idée, c’est que Cohn envisage d’autres moyens, par lesquels nous pouvons coopérer avec les partenaires de l’Accord de Paris sur le climat. Nous voulons être productifs. Nous voulons être utiles », a dit Tillerson.

Gary Cohn fait partie, avec la fille de Donald Trump Ivanka ou son époux Jared Kushner, du camp des partisans du maintien des États-Unis au sein de l’Accord de Paris.

Le même son de cloche est venu, dimanche, de la chaîne ABC où le conseiller américain à la sécurité nationale, H.R. McMaster, a dit lui aussi que Donald Trump était ouvert à « toute discussion qui nous aidera à améliorer l’environnement ».

« Il a laissé la porte ouverte à un maintien (des États-Unis) ultérieurement, si l’on peut trouver un meilleur arrangement pour les États-Unis », a-t-il ajouté. « S’il peut y avoir un accord dont profitent les Américains, alors ça marche. »

Samedi, le Wall Street Journal a rapporté que les responsables de l’administration Trump avaient, lors d’une réunion de ministres d’une trentaine de pays signataires, assuré que les États-Unis ne se retireraient pas du traité. McMaster a jugé l’article erroné.

L’accord, conclu par près de 200 pays en décembre 2015 à Paris, vise à limiter à 2° Celsius le réchauffement moyen du climat mondial d’ici 2100, par rapport au niveau de l’ère pré-industrielle, et ce principalement en réduisant les émissions de dioxyde de carbone et autres émissions de gaz à effet de serre dégagées par les combustibles fossiles.

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Pieuvre.ca

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