Theresa May veut un « partenariat mondial » pour réglementer internet

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Theresa May envisage de convaincre les différents gouvernements de la planète de l’utilité de réglementer et surveiller l’ensemble de l’activité sur le web.

Comme l’écrit The Independent, la première ministre britannique a laissé entendre qu’il était nécessaire de « parvenir à des accords internationaux » pour éviter que les agences de renseignement n’espionnent les communications privées des citoyens.

Ce plan fait partie de l’engagement des conservateurs pour réglementer le web si le parti remporte les élections, cette semaine. Ce vaste engagement – qui comporte une suggestion voulant que le gouvernement décide des informations pouvant être publiées en ligne – s’inscrit dans le cadre du manifeste des Tories, mais a été répété, et est même devenu plus extrême dans la foulée des plus récentes attaques terroristes sur le territoire.

Le désir de Mme May en faveur « d’accords internationaux » pour réglementer internet survient après qu’elle eut été accusée de « réagir sur un coup de tête » aux attentats terroristes. La première ministre a dévoilé une série de mesures potentielles pour réagir à la menace terroriste, y compris le retrait de certaines dispositions en matière de droits de la personne.

Interrogée à savoir si elle faisait preuve d’hypocrisie après que les conservateurs eurent accusé le gouvernement travailliste d’agir trop rapidement après les attaques de juillet 2005 dans le réseau de transport en commun de Londres, la première ministre a rétorqué que ces mesures étaient nécessaires.

Après avoir affirmé qu’elle oeuvrerait pour en finir avec « l’idéologie » terroriste, elle a affirmé qu’un engagement mondial des entreprises technologiques et des gouvernements pour surveiller et réglementer les communications était essentiel. « Ces accords empêcheront les terroristes de planifier leurs attaques en ligne », a-t-elle lancé lors d’un événement de campagne.

Les conservateurs ont précédemment annoncé qu’ils désiraient que la Grande-Bretagne soit « le leader mondial en matière de réglementation de l’utilisation des données personnelles et du web ».

Mais l’aspect plus international de la vision des plus récents commentaires de la première ministre semblent viser à reconnaître que les compagnies internet ne seraient pas en mesure d’espionner les communications de leurs utilisateurs si le gouvernement britannique le demandait, puisque cela signifierait violer les lois dans d’autres pays, lois qui exigent que les utilisateurs soient protégés. Mme May semble maintenant suggérer que cet obstacle pourrait être surmonté en concluant un accord mondial permettant aux agences de renseignement d’espionner les internautes.

Mme May avait précédemment laissé entendre qu’elle pourrait tenter de faire fermer ou bannir les sites web et les compagnies qui refusaient de coopérer, refusant d’exclure une réglementation du web semblable à ce qui se passe en Chine.

Au dire d’experts, les plans des conservateurs pourraient en fait faciliter la vie des terroristes, et mettre en danger les populations civiles.

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Pieuvre.ca

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