L’IA de Google bat le champion du jeu de go

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Le logiciel d’intelligence artificielle de Google s’appuyant sur l’apprentissage profond, AlphaGo, a battu le meilleur joueur de go au monde, Ke Jie.

Selon ce qu’écrit la BBC, AlphaGo s’est assuré de l’emporter après avoir gagné la deuxième partie d’un tournoi en trois manches. Pour Demis Hassabis le fondateur de DeepMind, l’entreprise derrière AlphaGo, Ke Jie a « parfaitement joué » et « poussé AlphaGo jusqu’à ses limites ».

À la suite de sa défaite, Ke Jie s’est adressé à la presse, se disant « un peu triste ». « J’éprouve un peu de regrets parce que je crois que j’ai très bien joué. »

Au go, les joueurs placent tour à tour des pierres sur un plateau de 19 cases par 19, et se livrent une chaude lutte pour contrôler le plus grand territoire possible. Le jeu est considéré comme l’un des plus complexes de la planète, et est bien plus demandant, pour les ordinateurs, que les échecs.

L’IA, pas pour demain

AlphaGo a développé son expertise en étudiant d’anciennes parties et en jouant des milliers de fois contre lui-même. Selon l’entreprise, le plan consiste à éventuellement déployer son intelligence artificielle « dans les domaines de la médecine et de la science ».

Pour le professeur Noel Sharkey, spécialiste en informatique à l’Université Sheffield, il y a toutefois encore loin de la coupe aux lèvres en ce qui concerne la création d’une intelligence généralisée. « C’est un accomplissement fantastique, et la plupart des experts pensaient que la victoire d’une IA gagnant au go n’aurait pas lieu avant 20 ans, alors DeepMind est le leader dans son domaine, mais cette IA n’a pas d’intelligence générale. Elle ne sait pas qu’elle joue à un jeu et ne peut pas vous préparer une tasse de thé par la suite. »

De son côté, le professeur Nello Cristianini, à l’Université de Bristol, mentionne que « c’est de l’apprentissage machine en pleine action, et cela prouve que les machines sont très douées, mais ce n’est pas de l’intelligence générale. Personne n’a encore réussi à construire cela ».

Les types d’intelligence démontrés par les machines douées pour jouer à des jeux sont considérés comme très étroits. Si ce domaine peut produire des algorithmes utiles dans d’autres champs d’activité, peu de chercheurs estiment que l’informatique se rapproche des capacités de résolution de problèmes quasi-universelles des humains, ce qui leur permet de s’adapter à pratiquement n’importe quelle situation.

 

Première étape de la diversification de ses activités, DeepMind a commencé à travailler avec le ministère britannique de la Santé pour développer des applications et d’autres outils à des fins de diagnostic.

 

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Pieuvre.ca

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