La NASA appelle à l’aide pour moderniser un vieux code informatique

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L’agence spatiale américaine a invité les codeurs et autres magiciens du clavier à améliorer les performances d’un code informatique employé pour concevoir des avions expérimentaux.

L’organisme fédéral tient ainsi un concours, agrémenté d’un prix de 55 000 $ US, prix qui sera partagé entre les deux personnes les plus aptes à faire tourner le logiciel FUN3D quelque 10 000 fois plus rapidement.

Selon ce qu’écrit la BBC, le code de ce programme est employé pour simuler la circulation de l’air autour d’avions expérimentaux au sein d’un superordinateur. Le logiciel en question a été conçu dans les années 1980, et est écrit dans un ancien code de programmation appelé Fortran.

« C’est là la mission geek ultime », lance Doug Rohn, chef du programme d’aéronautique conceptuelle de la NASA, programme qui travaille en très grande partie en employant le code du logiciel FUN3D.

S’exprimant par voie de communiqué, M. Rohn a précisé que le logiciel était utilisé par le supercalculateur Pleiades de l’agence, afin de tester les premiers concepts des avions futuristes.

La suite logiciel fait ainsi passer des « examens » à ces modèles d’appareils en utilisant la dynamique des fluides simulée par le superordinateur. Cela implique de s’appuyer très largement sur des formules mathématiques et des structures de données particulièrement complexes afin de déterminer jusqu’à quel point le design testé est fonctionnel.

Obstacles

Une fois les concepts favorablement éprouvés sur le supercalculateur, des maquettes sont construises et testées dans des souffleries, avant qu’un avion expérimental de taille normale soit mis à l’essai.

Des améliorations importantes pourraient être effectuées en simplifiant une opération informatique très fréquemment utilisée pour qu’elle s’exécute en quelques millisecondes de moins. Si cette opération est utilisée plusieurs millions de fois lors d’une simulation, cela pourrait « fortement » réduire la durée des tests, ajoute M. Rohn.

La NASA a fait savoir qu’elle fournirait des copies du code à quiconque participant au concours pour que les gens intéressés puissent l’analyser, y trouver d’éventuels points forçant un ralentissement des activités numériques et suggérer des modifications qui pourraient accélérer les choses. L’agence spatiale cherche à atteindre un facteur d’accélération d’au moins 10, mais espère atteindre un facteur approchant les 10 000, si possible.

Les changements apportés à FUN3D ne doivent toutefois pas limiter l’efficacité ou la précision du programme, a précisé l’agence spatiale américaine.

La nature spécifique du code signifie hélas que le concours n’est accessible qu’aux citoyens américains âgés de plus de 18 ans.

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Pieuvre.ca

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