Vers trois milliards d’internautes cette année

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D’ici la fin de 2016, près de la moitié de la population mondiale utilisera l’internet, alors que les réseaux mobiles se développent et que les prix diminuent, mais ces internautes demeureront largement concentrés dans les pays développés, a fait savoir mardi une agence onusienne.

Dans les économies développés, environ 80 % de la population surfe sur le web. Mais cette proportion chute à environ 40 % dans les pays en développement, et à moins de 15 % dans les pays moins développés, selon un rapport de l’Union internationale des télécommunications (UIT).

Dans plusieurs des pays les plus pauvres et fragiles d’Afrique, seule une personne sur 10 est connectée. Quant à la population qui n’a pas accès au web, elle est majoritairement formée de femmes, de personnes âgées, de gens moins éduqués, plus pauvres et vivant dans des régions rurales, mentionne l’agence, un organisme spécialisé oeuvrant dans le domaine des technologies de l’information et de la communication.

À l’échelle mondiale, le taux de connectivité au web atteint 47 %, soit bien en-deçà de l’objectif onusien de 60 % d’ici 2020. Quelque 3,9 milliards de personnes, soit plus de la moitié de la population de la planète, ne sont toujours pas branchés. L’UIT s’attend à ce que le nombre de gens branchés dépasse les 3,5 milliards d’ici la fin de l’année.

« En 2016, les gens ne se connectent plus, ils sont connectés. La dissémination des réseaux 3G et 4G à travers le monde a permis à de plus en plus de gens d’avoir accès à internet », poursuit le document.

De leur côté, les compagnies de télécommunications et les fournisseurs d’accès internet prennent de l’expansion alors que des téléphones intelligents plus abordables encouragent les consommateurs à naviguer en ligne, ce qui alimente la demande pour des services consommant davantage de bande passante. Cependant, les pays moins développés sont toujours à la traîne.

« Les niveaux de pénétration d’internet dans ces pays, aujourd’hui, ont atteint les niveaux dont jouissaient les pays développés en 1998, ce qui porte à croire que les nations moins développées ont un retard de près de 20 ans sur les économies industrialisées », indique le rapport.

Les responsables? Le coût des services et du développement des infrastructures dans les régions rurales et pour rejoindre la clientèle éloignée, en plus du prix élevé de la téléphonie cellulaire dans ces pays.

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