Ubisoft veut garder son indépendance, et envisage des acquisitions

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Ubisoft a réaffirmé lundi sa détermination à rester indépendant face à son premier actionnaire Vivendi tout en poursuivant son expansion vers de nouveaux segments comme le mobile via de potentielles acquisitions et collaborations.

Le numéro trois mondial des jeux vidéos envisage de créer dans les cinq ans à venir entre 500 et 1000 emplois en France, son berceau historique, a déclaré son PDG Yves Guillemot à l’occasion d’une exposition retraçant ses 30 premières années.

Costumes du prochain film tiré du jeu Assassin’s Creed, BD Watch Dogs, animations Lapins Crétins en réalité virtuelle: depuis sa création en 1986, Ubisoft a diversifié ses jeux, devenus franchises, dans de multiples univers. Il mène actuellement des discussions avec Netflix sur un projet de série, a dit le PDG.

L’éditeur veut désormais accélérer dans les jeux destinés aux mobiles qui représentent à ce jour moins de 5% de son chiffre d’affaire via des acquisitions ciblées.

« Cela reste un métier qu’on va devoir faire grandir », a expliqué à des journalistes Yves Guillemot. « On étudie régulièrement toutes les sociétés à vendre dans l’environnement », a-t-il ajouté, évoquant des opérations potentielles de l’ordre de 50 à 100 millions d’euros.

Ubisoft, qui convoite aussi de nouveaux segments en plein essor comme le e-sport, mise par ailleurs sur des partenariats, potentiellement capitalistiques.

« Nous entrons dans pas mal de nouveaux segments et nous n’allons pas pouvoir les développer tous tout seul. Il est important d’avoir des partenaires pour les faire grandir », a expliqué le dirigeant.

« Dans certains cas, on discute de comment ils pourraient être présents au capital, mais en minoritaire, et nous aider à développer dans certains pays ces nouveaux métiers », a-t-il ajouté, réfutant que le groupe soit à la recherche d’un « chevalier blanc » pour résister à l’offensive de Vivendi.

Yves Guillemot a une nouvelle fois réaffirmé que le groupe entendait défendre son indépendance face au groupe de médias, devenu son premier actionnaire avec 22,5% du capital, devant la famille fondatrice (13%). « On va s’organiser pour avoir le meilleur contrôle possible », a-t-il expliqué, ajoutant réfléchir avec les autres membres de sa famille aux différentes options, comme de nouveaux rachats d’actions, à leur disposition.

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