Pas question de ralentir le rythme pour le taxi spatial de SpaceX

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SpaceX a assuré jeudi que les efforts visant à développer et faire certifier un « taxi spatial » pour la NASA n’étaient pas ralentis par une enquête sur l’incendie survenu sur un pas de tir, incendie qui a entraîné la destruction de l’une de ses fusées et d’un satellite de communications israélien d’une valeur de 200 millions $ US.

Boeing et SpaceX, la compagnie de l’entrepreneur technologique Elon Musk, construisent des vaisseaux spatiaux destinés à transporter des astronautes de la NASA vers la Station spatiale internationale, le laboratoire spatial qui orbite à quelque 400 kilomètres de notre planète.

L’agence spatiale américaine envisage de céder l’aspect du transport des équipages à SpaceX et Boeing d’ici la fin de 2018, mettant ainsi fin à l’actuel monopole russe. SpaceX prévoit un premier vol d’essai vers la station en 2017.

« Nous nous dirigeons à pleine vitesse vers la certification. Nous tentons de respecter notre planification », a précisé Abhishek Tripathi, directeur de la certification chez SpaceX, lors d’une diffusion en ligne d’une discussion tenue à l’American Institute of Aeronautics et Astronautics à Long Beach, en Californie.

« Je sais ce que je dois faire pendant la prochaine journée et au cours du prochain mois », a ajouté M. Tripathi, avant d’indiquer que son travail n’était pas affecté par l’enquête sur l’accident. SpaceX, sous supervision de la Federal Aviation Administration, tente de découvrir pourquoi l’une de ses fusées Falcon 9 a pris en feu le 1er septembre, alors que ses réservoirs de carburants étaient remplis en vue d’un test de routine sur la base aérienne de Cap Canaveral, en Floride. Le sinistre a détruit le satellite de communications, propriété de l’entreprise israélienne Space Communication, qui devait être placé en orbite deux jours plus tard.

SpaceX n’a pas précisé à quel point son principal site de lancement avait été endommagé par les flammes et l’explosion.

Mercredi, la présidente de la compagnie, Gwynne Shotwell, a fait savoir que l’entreprise espérait reprendre les vols en novembre sur un deuxième pas de tir pratiquement opérationnel au Centre spatial Kennedy, à proximité de la base aérienne.

L’entreprise, qui a un carnet de commande de 70 missions pour la NASA et des clients commerciaux, et qui est évaluée à plus de 10 milliards $ US, effectue également des lancements à partir de la base aérienne de Vandenberg, en Californie.

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