Un colistier pour Clinton dès vendredi?

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Hillary Clinton, la future candidate démocrate à l’élection présidentielle américaine face au républicain Donald Trump, pourrait annoncer dès vendredi le nom de son colistier pour la course à la Maison-Blanche.

Voici, écrit Reuters, les principales personnalités susceptibles de rejoindre l’ex-secrétaire d’État sur le « ticket » démocrate pour le scrutin du 8 novembre, selon les médias américains:

Tim Kaine

Sénateur de Virginie, cet avocat spécialiste des droits civiques est un ancien missionnaire catholique. Ancien maire de Richmond et ex-gouverneur de Virginie, il a siégé à la commission des Affaires étrangères et à celle des Forces armées au Sénat.

Il s’est prononcé entre autres en faveur d’une procédure permettant la régularisation des sans-papiers, ce qui le classe parmi les démocrates « libéraux » mais, comme de nombreux modérés de son parti et de nombreux républicains, il est favorable à des accords de libre-échange, contrairement à l’aile progressiste de son camp. Il parle couramment l’espagnol.

Tom Vilsack

Le secrétaire à l’Agriculture de l’administration Obama a occupé auparavant le siège de gouverneur de l’Iowa. Pendant la campagne des primaires, il a été un fervent soutien d’Hillary Clinton est s’est s’exprimé publiquement sur les problèmes d’addiction et de santé mentale de sa famille, des domaines dans lesquels la candidate a promis des réformes. Ce natif de Pittsburgh a été adopté après avoir perdu ses parents.

Cory Booker

Le premier sénateur noir du New Jersey a été auparavant maire de Newark. Il a été élu au Sénat en 2013 lors d’une élection partielle puis réélu en 2014. Il a fait campagne pour Hillary Clinton pendant les primaires, notamment avant le scrutin crucial du New Hampshire face à Bernie Sanders.

Elizabeth Warren

La sénatrice du Massachusetts est connue entre autres pour ses critiques virulentes de Wall Street et elle est à l’origine de la création après la crise financière du « Consumer Financial Protection Bureau », l’organisme fédéral de protection des particuliers contre les abus des institutions financières.

Le président Barack Obama avait proposé sa nomination à la tête de cet organisme mais le Congrès à majorité républicaine l’a refusée.

Elizabeth Warren a les faveurs du camp progressiste, dont certains membres l’avaient incité à se lancer elle-même dans la course à la présidentielle 2016, ce qu’elle a refusé. Elle a apporté son soutien à Hillary Clinton en juin et a depuis participé à sa campagne.

James Stavridis

Cet amiral de la Navy à la retraite, ancien commandant suprême allié de l’Otan, est le doyen de l’Ecole de droit et de diplomatie de la Tufts University, près de Boston. Il a collaboré étroitement avec Hillary Clinton lorsqu’il était en poste à l’Otan pendant le premier mandat de Barack Obama.

S’il peut apporter à la candidate démocrate un gage de compétence dans le domaine militaire, son rôle dans l’armée pendant les premières années de l’occupation américaine de l’Irak sous la présidence de George W. Bush pourraient lui valoir des attaques du camp Trump. Le candidat républicain
reproche en effet à sa rivale d’avoir voté pour l’invasion de l’Irak en 2003.

Sherrod Brown

Le sénateur de l’Ohio, ancien membre de la Chambre des représentants, est l’un des chefs de file du camp progressiste du Parti démocrate. Il s’est notamment opposé au Partenariat trans-Pacifique, l’un des grands traités de libre-échange négociés par l’administration Obama, en estimant que le texte était « un cadeau fait aux grandes entreprises ».

Tom Perez

Le secrétaire au Travail de Barack Obama a défendu des réformes soutenues par les syndicats et l’aile progressiste du Parti démocrate, parmi lesquelles la suppression de l’exonération des heures supplémentaires pour les emplois à domicile. Il n’a toutefois que peu d’expérience des campagnes électorales, n’ayant exercé qu’un mandat local entre 2002 et 2006.

Julian Castro

Le secrétaire au Logement et au Développement urbain de Barack Obama est considéré comme une étoile montante du Parti démocrate, mais l’aile progressiste de celui-ci lui reproche d’avoir favorisé les grandes banques privées en matière de crédit immobilier. Ancien maire de San Antonio, au Texas, Julian Castro a été le plus jeune conseiller municipal élu de la ville, à 26 ans.

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