Netflix et Spotify, champions malgré eux de la lutte au piratage

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Les services de diffusion continue en ligne, comme Netflix et Spotify, ont ramené le piratage numérique à son plus bas niveau depuis des années, révèle un récent rapport, selon des informations du quotidien britannique Telegraph.

Une étude commandée par le Bureau britannique de propriété intellectuelle (IPO), qui est chargé de lutter contre les violations de propriété intellectuelle, a découvert que 15 % des internautes avaient illégalement accédé à des films, de la musique et d’autres contenus entre mars et mai de cette année.

Il s’agit d’un recul par rapport aux 18 % constatés l’an dernier, et c’est également le plus bas taux constaté depuis le début des travaux d’observation, il y a cinq ans.

Pendant ce temps, 44 % des internautes n’utilisent que des moyens légaux pour accéder à ces contenus, comparativement à 39 % à la fin de 2015. Les autres 31 % n’ont ni téléchargé, ni consommé de contenu en diffusion pendant cette période de trois mois. La ministre britannique en charge des dossiers de propriété intellectuelle, Neville Rolfe, a déclaré que « les consommateurs semblent se tourner massivement vers les services de diffusion légitime ».

Les services numériques sur demande, qui offrent un accès illimité à un catalogue de musique, de vidéos ou de films pour des frais d’abonnement mensuel, ont été accusés de diluer les revenus de l’industrie, et plusieurs artistes, dont la chanteuse Taylor Swift, ont restreint l’accès à leurs créations sur certaines plateformes.

Le rapport de l’IPO, réalisé par le groupe de recherche Kantar Media, porte néanmoins à croire qu’il existe un lien solide entre la croissance de la popularité de ce genre de services et la diminution du piratage. Ainsi, 80 % des mélomanes emploient désormais exclusivement des moyens légaux pour satisfaire leur envie de musique, comparativement à 74 % l’an dernier, et 31 % de tous les internautes écoutent des services de diffusion légaux, en hausse par rapport à 27 % en 2015.

L’étude démontre également que ceux qui emploient des services de partage de fichiers de poste à poste – une méthode populaire pour pirater du contenu – sont passés de 12 à 10 % de l’ensemble des gens téléchargeant ou consommant du contenu en diffusion.

« La violation des copyrights en ligne est depuis longtemps une épine dans le pied des industries créatives de Grande-Bretagne, et je suis très heureuse de constater qu’il y a eu une diminution dans le nombre de cas de piratage, et que les gens semblent se tourner massivement vers les services de diffusion légitime », souligne la ministre.

« Cependant, il y a encore beaucoup de choses à accomplir. Ce gouvernement s’engage à continuer la lutte contre le vol de propriété intellectuelle sous toutes ses formes et à soutenir le dur labeur de nos industries de création. Je suis contente que nous joignons nos forces avec celles d’autres pays pour améliorer notre connaissance des violations de copyrights en ligne. »

Le rapport démontre par ailleurs que si les dépenses augmentent pour écouter de la musique ou des films, elles diminuent dans les catégories des jeux vidéo et des émissions de télévision.

 

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