Pékin veut renforcer son contrôle du web

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La Chine s’est approchée un peu plus, lundi, de l’adoption d’une loi controversée sur la cybersécurité, après que le Parlement eu tenu une deuxième lecture du projet de nouvelles règles, ce qui impliquerait de graves conséquences pour les entreprises nationales et étrangères, en plus de menacer de renforcer la censure.

Comme le rappelle Reuters, la Chine contrôle étroitement les activités en ligne, et a chercher à enchâsser ces pratiques dans des textes de loi. Ces textes font souvent l’objet de plusieurs lectures et de versions avant d’être adoptés.

La version de travail du texte, présentée devant le comité permanent du Congrès national du peuple, exige des gestionnaires de réseaux de respecter certaines morales sociales et d’accepter la supervision du gouvernement et du public, mentionne l’agence de presse officielle Xinhua.

Cette même agence réitère que les données personnelles des citoyens chinois, ainsi que les « données d’affaires importantes », doivent être stockées sur le territoire national, avant d’ajouter que ceux souhaitant transmettre ces informations à l’étranger risquaient une évaluation sécuritaire de la part du gouvernement.

Le Parlement n’a pas encore publié l’intégralité de la deuxième version du projet de loi sur la cybersécurité, et il est impossible de savoir quand celui-ci pourrait être adopté.

La question de la cybersécurité est une pierre d’achoppement particulièrement importante dans les relations de la Chine avec ses partenaires économiques comme les États-Unis et l’Union européenne, qui voient plusieurs des règles proposées comme étant injustes envers les entreprises étrangères.

Au dire de responsables chinois, les restrictions imposées sur le web, y compris le blocage de sites étrangers particulièrement populaires tels que Google et Facebook, sont nécessaires pour assurer la sécurité de l’État face à des menaces croissantes comme le terrorisme.

La première version de la loi sur la cybersécurité, publiée il y a pratiquement un an, a renforcé la protection de la vie privée des utilisateurs face aux pirates et aux revendeurs de données personnelles, mais a également solidifié les pouvoirs gouvernementaux permettant d’accéder aux informations privées et d’en bloquer la dissémination, un acte que le gouvernement juge illégal.

L’ampleur de la portée des règles chinoises inquiète, particulièrement les gouvernements étrangers, les multinationales et les groupes de défense des droits. Ceux-ci craignent que le gouvernement puisse interpréter la loi comme bon lui semble.

Les entreprises chinoises ont elles aussi goûté à la médecine des contrôles renforcés du web. Le mois dernier, les parlementaires ont imposé des limites au nombre de publicités pharmaceutiques affichées par Baidu après qu’un étudiant est mort des suites d’un traitement expérimental contre le cancer découvert en employant le plus grand moteur de recherche en ligne de Chine.

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