Kerry à Genève pour tenter de sauver la trêve syrienne

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Pieuvre.ca

Le secrétaire d’État américain John Kerry doit s’entretenir lundi à Genève avec l’émissaire de l’ONU pour la Syrie et avec des responsables arabes pour tenter, avec la coopération de la Russie, de rétablir un cessez-le-feu gravement compromis ces derniers jours.

« Nous parlons directement avec les Russes, y compris maintenant », a déclaré M. Kerry peu après son arrivée à Genève dans la soirée de dimanche. « Nous avons l’espoir de faire des progrès », a-t-il dit avant une rencontre à son hôtel genevois avec le ministre jordanien des Affaires étrangères Nasser Judeh.

Le chef de la diplomatie américaine, qui doit notamment s’entretenir avec l’émissaire de l’ONU Staffan de Mistura, a souligné l’importance des enjeux. « Le Conseil de sécurité des Nations unies appelle à une cessation des hostilités dans tout le pays et demande aussi que l’assistance humanitaire puisse accéder à tout le pays », a-t-il rappelé.

Le principal problème actuel est la situation à Alep, la grande ville du nord de la Syrie divisée entre secteurs rebelles et gouvernementaux. La ville a été ravagée par des bombardements qui ont fait en neuf jours 253 morts parmi les civils dont 49 enfants, selon une ONG, l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH).

Après des bombardements nocturnes menés aussi bien par les forces gouvernementales que par les rebelles, un calme précaire a régné dimanche à Alep, où les rues étaient désertes, a constaté un correspondant de l’AFP sur place.

L’armée de l’air a toutefois largué des barils d’explosifs sur la route dite du Castello, seule voie d’approvisionnement en nourriture et médicaments pour la partie rebelle de la ville et unique sortie pour les civils de l’est d’Alep fuyant les bombardements de l’armée.

Les rebelles ont pour leur part tiré des roquettes dimanche sur la partie ouest contrôlée par le gouvernement, sans faire de victimes.

Alliée du président syrien Bachar al-Assad, la Russie a fait état de pourparlers en cours pour parvenir à une suspension des combats dans la province d’Alep. Les États-Unis avaient auparavant appelé à l’arrêt des bombardements du gouvernement sur la partie de la ville d’Alep tenue par les rebelles.

« Actuellement, des négociations actives sont en cours pour établir un « régime de silence » dans la province d’Alep », a déclaré dimanche le général Sergueï Kouralenko, chef du Centre russe pour la réconciliation des parties belligérantes en Syrie, créé par l’armée russe pour superviser la trêve.

Consolider la trêve

Ce Centre a annoncé que « les hostilités avaient cessé dans la plupart des régions de Syrie », ajoutant néanmoins avoir enregistré cinq violations du cessez-le-feu dans la ville d’Alep, imputées aux groupes rebelles Ahrar al-Cham et Jaïch al-Islam, que la Russie considère comme « terroristes ».

Faisant part de sa « profonde douleur », le pape François a exhorté toutes les parties impliquées à respecter le cessez-le-feu en Syrie, où la guerre a fait plus de 270 000 morts depuis 2011.

La poursuite des violences menace les chances d’un règlement politique, a jugé Anas al-Abdeh, chef de la Coalition nationale syrienne, principal groupe d’opposition en exil, estimant qu’il revenait aux États-Unis de sauver le processus de paix de Genève, dans l’impasse.

À Genève, M. Kerry doit discuter avec M. de Mistura et avec ses homologues saoudien et jordanien d’une consolidation de la trêve entrée en vigueur le 27 février.

Avant son départ pour Genève, le ministre saoudien des Affaires étrangères, Adel al-Jubeir, a accusé le pouvoir de Damas de « crimes de guerre » à Alep.

« Alep brûle »

Ce Centre a annoncé que « les hostilités avaient cessé dans la plupart des régions de Syrie », ajoutant néanmoins avoir enregistré cinq violations du cessez-le-feu dans la ville d’Alep, imputées aux groupes rebelles Ahrar al-Cham et Jaïch al-Islam, que la Russie considère comme « terroristes ».

Faisant part de sa « profonde douleur », le pape François a exhorté toutes les parties impliquées à respecter le cessez-le-feu en Syrie, où la guerre a fait plus de 270 000 morts depuis 2011.

La poursuite des violences menace les chances d’un règlement politique, a jugé Anas al-Abdeh, chef de la Coalition nationale syrienne, principal groupe d’opposition en exil, estimant qu’il revenait aux États-Unis de sauver le processus de paix de Genève, dans l’impasse.

À Genève, M. Kerry doit discuter avec M. de Mistura et avec ses homologues saoudien et jordanien d’une consolidation de la trêve entrée en vigueur le 27 février.

Avant son départ pour Genève, le ministre saoudien des Affaires étrangères, Adel al-Jubeir, a accusé le pouvoir de Damas de « crimes de guerre » à Alep.

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