Les téléromans nouveau genre pour téléphones

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Le géant du divertissement Vivendi a annoncé mardi dernier le lancement des « premières téléséries haut de gamme pour téléphones intelligents », avec un ensemble de 25 dramatiques, chacune formée de 10 parties de 10 minutes.

Selon ce qu’écrit France 24, ces thrillers, ces histoires romantiques, de science-fiction ou encore d’action sont conçues pour être visionnées alors que les gens « attendent l’autobus ou le train, ou pendant que vous faites la queue pour un café », a déclaré à la presse le président de Vivaldi Contenus Dominique Delport lors du festival MIPTV à Cannes, en France.

Selon lui, cette structure a le potentiel de modifier la façon dont les millenials écoutent des séries dramatiques.

« Environ 60 pour cent des utilisateurs de téléphones intelligents écoutent des vidéos tous les jours, mais ils ne vont sans doute pas écouter un épisode de Game of Thrones pendant qu’ils attendent l’autobus », a dit M. Delport.

Avec plus de « fins en suspens et d’astuces pour accrocher le public » que dans les films ou les séries traditionnels, une série complète ne coûtera « pas plus cher que quelques cafés » pour l’écouter via une application, a-t-il confié à l’Agence France-Presse.

Vivendi, qui compte Studiocanal dans son écurie, la plus importante compagnie de production de films et de séries d’Europe, ainsi qu’Universal Music, prévoit de lancer son service en septembre dans 20 pays d’Europe et d’Amérique latine.

Après la vague initiale, une nouvelle série sera ajoutée à toutes les semaines, alors que quelques épisodes gratuits serviront à aller chercher de nouveaux abonnés via la plateforme Dailymotion, une autre filiale du groupe.

 

La majorité des premières séries rendues disponibles sont dans la langue de Shakespeare, alors que d’autres sont en français ou en espagnol, mais toutes peuvent être « sous-titrées ou doublées » en fonction du marché.

« Révolutionnaire »

Pour le président de Studio+, Manuel Alduy, bien que l’idée soit révolutionnaire « les séries télé américaines offrent déjà des fondus au noir à toutes les 10 minutes pour des pauses publicitaires », alors que les réalisateurs ont rapidement compris le principe.

Parmi les séries offertes dès le départ, on compte Urban Jungle, à propos des animaux se retournant contre des humains. Amnesia, où gens habitants d’une ville commencent à perdre la mémoire; Brutal, une série sur les arts martiaux; ou encore Madame Hollywood, qui se déroulera aux États-Unis.

Sans acteurs ou réalisateurs de renom, les coûts ont pu être ramenés à un peu plus d’un million de dollars par série, précise M. Alduy, tout en « conservant les plus hautes normes de la télévision ».

 

Au dire des dirigeants, le groupe cible des 18 à 35 ans sera prêt à payer pour ce genre de contenu.

M. Delport a nié que l’application de Studio+ pourrait être comparée à une autre application, relevant celle-là du géant américain des télécommunications Verizon, lancée l’an dernier et qui comprend aussi de la télé – surtout de la téléréalité. « Ce n’est pas la même chose. Verizon fait de très bonnes choses, mais pas de séries haut de gamme. Nos séries sont scénarisées avec une forte valeur en termes de production, avec un attrait international. »

Toujours selon lui, Studio+ vise principalement des marchés spécifiques, au lieu de l’approche grand public d’Hollywood. « Chaque pays d’Europe est un village avec ses spécificités, et nous savons que c’est comme cela partout. »

 

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