Amazon prévoit ouvrir d’autres librairies

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Les enseignes d’Amazon pourraient se multiplier sur des magasins « en chair et en os ». Le géant de la vente en ligne prévoit effectivement d’ouvrir d’autres librairies – bien réelles, celles-là – à la suite du lancement, l’an dernier, d’un premier endroit du genre à Seattle, lieu de naissance de l’entreprise, rapporte le New York Times.

Mais les plans pour l’expansion physique de la compagnie sont modestes, a fait savoir une personne au fait du dossier, particulièrement lorsqu’on les compare à des informations diffusées par une source inhabituelle, un dirigeant d’une importante entreprise propriétaire de centres commerciaux. Sandeep Mathrani, président de General Growth Properties, répondait mardi à des questions d’analystes à propos de la fréquentation des centres commerciaux lorsqu’il a dit, à propos d’Amazon, que « leur but est d’ouvrir, de ce que j’ai compris, de 300 à 400 librairies », selon un enregistrement de l’appel.

M. Mathrani n’a pas précisé comment il avait été informé des plans d’Amazon. Kevin Berry, un porte-parole de General Growth Properties, n’a pas voulu commenter davantage. De son côté, le Wall Street Journal a lui aussi rapporté les commentaires de M. Mathrani à propos d’Amazon.

Chez le géant du commerce électronique, on n’a pas non plus voulu commenter.

Même si Amazon ne prévoit pas multiplier d’ici peu les succursales à l’échelle des États-Unis, chaque ouverture d’une nouvelle librairie risque de faire frissonner de peur les autres libraires. Le succès d’Amazon en matière de vente en ligne de livres papier et électroniques a déjà eu raison de chaînes comme Borders, en plus de porter un très dur coup à Barnes & Noble chez l’Oncle Sam.

Du côté des indépendants, toutefois, on rapporte une hausse des ventes dans plusieurs régions des États-Unis, soulignant le désir des lecteurs de continuer à arpenter les rayonnages. « Il y a de nombreuses études qui démontrent que la meilleure façon de trouver quelque chose, quand vous ne savez pas ce que vous cherchez, est dans une librairie traditionnelle », affirme John Mutter, rédacteur en chef et cofondateur de Shelf Awareness, qui publie une infolettre pour les libraires et les bibliothécaires. « Je crois que cela a beaucoup d’influence sur ce qu’Amazon tente de faire avec son magasin de Seattle. »

Toujours selon M. Mutter, le succès de certains libraires n’a pas dû échapper à l’attention du PDG d’Amazon, Jeff Bezos. « Ils semblent bien près à s’accrocher en matière de concurrence. »

L’an dernier, Amazon a ouvert sa première librairie dans le centre commercial d’University Village à Seattle. Le magasin comprend plusieurs milliers de livres, soit une petite partie de l’inventaire du site web d’Amazon, dont une majorité avec des cotes des consommateurs de quatre étoiles et plus.

Les livres sont vendus au même prix en magasin que sur le site web. Parce que ces prix changent régulièrement en ligne, les visiteurs du magasin peuvent scanner des livres avec une application mobile pour en connaître le prix.

Bien que l’endroit s’appelle Amazon Books, le magasin offre une série d’appareils de marque maison, y compris la tablette Kindle, le centre de diffusion vidéo Fire et Echo, le haut-parleur mobile et assistant virtuel.

Parce que M. Bezos a des ambitions d’expansion pour la plupart des initiatives d’Amazon, l’ouverture du premier magasin à Seattle a mené à des rumeurs à propos d’une chaîne nationale. Jennifer Cast, l’une des lieutenantes de M. Bezos, est revenue au sein de l’entreprise pour aider à superviser ces développements après avoir quitté Amazon il y a plus de 10 ans.

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