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Théâtre – Le sens de la vie est dans le pré

Deux travailleurs agricoles, M. Chapeau et M. Foulard, se retrouvent côte à côte dans un champ. Plantés au milieu d’une terre aride, ils décident après quelques hésitations de s’adresser la parole. La banalité de la vie laissera place à une rencontre humaine marquante, où deux hommes tenteront de donner sens à leur existence.

Le Moine déshabillé

Le Théâtre de l’Entonnoir met en scène le tourment d’un homme de croix écartelé entre piété spirituelle et péché corporel. Le Moine se torture ainsi du jeudi au samedi, jusqu’au 25 mai prochain dans la cavité carrelée du Bain Saint-Michel.

(e): l’épopée d’un corps

Le titre est obscur: une lettre nue, comme enveloppée de deux parenthèses. Impossible d’en extraire un sens avant d’avoir vu la pièce: le e, c’est le protagoniste, et les parenthèses, ce sont les différentes enveloppes que revêt son corps en quête d’une identité. Débutant dans une allée de bowling, la pièce raconte l’histoire d’un (une) protagoniste sans nom, qui s’aventure dans un champ de maïs avec celui qu’on appelle « le roux »: leur aventure bestiale révélée au grand jour les forcera à l’exile. En quête d’une sexualité propre, le protagoniste formera plus tard un couple avec Marie-Chose, la fille du roux. Tout au long de la pièce et malgré ses transformations physiques, il navigue entre ce qu’il croît être son amour pour le roux, et les symboles qu’il tente en vain de s’approprier pour se construire une identité.

Parce qu’on est tous un peu des enfants…

Ce n’est pas un mythe. Avoir des enfants implique beaucoup de sacrifices et engendre beaucoup de peurs. La peur de s’oublier, la peur que nos enfants deviennent corrompus par la présence des autres, la peur de les perdre, la peur qu’ils tombent malades. François Archambault (Cul sec, La Société des loisirs, Les frères Laforêt), s’est inspiré de ces lieux communs pour en créer différents tableaux, dans une production du Petit Théâtre du Nord (Love Sorry, Semi détaché, Les Orphelins de Madrid) présentée au Théâtre La Licorne.

Aventure inusitée pour le Quat’Sous

Du théâtre comme il ne s’en est sans doute jamais vu: le Théâtre de Quat’Sous, qui donne déjà dans l’avant-garde, a décidé de proposer deux activités plus « éclatées » à son public et aux friands des arts de la scène. Dès samedi, il sera ainsi possible d’assister, en direct du studio de la chaîne Artv, à la Place des Arts, à une première prestation totalement improvisée. Et dès lundi, les coulisses du Quat’Sous s’ouvriront aux yeux des curieux dans l’univers numérique.

Théâtre – L’urgence de dire

La mise en scène de Brigitte Haentjens de La nuit juste avant les forêts de Bernard Marie Koltès avec Sébastien Ricard est de nouveau à l’affiche à Montréal: un cadeau pour ceux qui n’avaient pas eu la chance de la voir en 2010.

Empreintes, ce presque rien d’événement

À l’affiche au Théâtre La Chapelle jusqu’au 5 mai prochain, Empreintes, mis en scène par Geneviève Blais, évoque l’avortement à travers les voix de sept ventres qui se souviennent de leur évènement, conviant les spectateurs à explorer amoralement l’humanité par la voie du corps en posant la question de l’être et du néant.

Un Diable rouge pas assez méchant

Étienne Fortin-Gauthier Mazarin, cardinal et premier ministre de la régente d’Anne d’Autriche, règne en maître sur le Royaume de France. [...]

Fatal, ou les feux de la haine

La compagnie Omnibus présente sa dernière pièce, Fatal, d’après Henry VI (1e, 2e, et 3e parties) de William Shakespeare jusqu’au 11 mai à l’Espace libre: une réussite!

Gold Mountain: Entre l’ici et l’ailleurs

Gold Mountain nous plonge dans un univers intime, celui des souvenirs d’un homme chinois (David Yip) venu s’établir en Angleterre pour améliorer son sort. Or, même si cet homme trouve l’amour et fonde une famille dans ce pays d’accueil, rien n’indique qu’il réussit véritablement à s’y enraciner. Son fils (Eugene Salleh) entreprend donc de nous narrer ce récit de vie déchiré, tout en étant sans cesse corrigé et interrompu par la voix du père elle-même: « No, no, no, all wrong ».

L’autre Yukon

Le Yukon que nous dépeint Sarah Berthiaume dans sa nouvelle création Yukonstyle n’a rien de doré. À travers la fenêtre de la mobile home de Garin et Yuko, il se manifeste dans toute son hostilité, son immensité, et, tel un courant d’air glacé, il paralyse tous ceux qui le croisent. Comme des condamnés errant dans ses paysages sans fin, dans son hiver sans fin, les quatre personnages que l’auteur réunit sur scène sont semblent tous coincés dans ce territoire trop grand. Ensemble, Garin, Yoko, Dad’s et Kate poursuivront une lutte pour la survie de leur corps et pour la survie de leur tête, engourdie par l’immobilité, avalée l’espace grand, trop grand.

La fureur de ce qui nous emporte

Comme un grand cri dans la nuit: la metteure en scène Marie Brassard, aidée de six comédiennes et d’une danseuse, s’attaque à un monument de la littérature féminine québécoise en reprenant des extraits de Folle et Putain, de Nelly Arcan, pour transposer le tout sur la scène de l’Espace Go. Avec La fureur de ce que je pense, Brassard et ses actrices plongent dans un univers féminin où le regard sur soi est toujours un peu plus trouble.

Ce samedi il pleuvait: une encyclopédie lyrique de la banlieue

Décidément, on ne finit plus de tomber sur de petits bijoux aux Écuries cette année. Ce samedi il pleuvait, c’est une histoire de famille ancrée dans un Saint-Bruno-de-Montarville pour le moins inquiétant. Des parents et leurs jumeaux ont tout pour eux, et pourtant, rien n’indique qu’ils sont heureux : la mère est une superwoman dépressive, le père, un parvenu qui n’a d’yeux que pour son chien, et les jumeaux, des « extraterrestres » coupés du monde. Entre eux, le dialogue est rompu, faisant place à des soliloques acidulés.

Le meurtre et la vengeance par-delà les siècles

Le drame, au sens le plus classique du terme. L’homme de théâtre Louis-Karl Tremblay et ses collègues du Théâtre Point d’Orgue sont à pied d’oeuvre, depuis trois ans, pour s’attaquer à la saga familiale des Atrides, décrite dans des pièces d’Eschyle, Euripide, Sénèque et Sophocle. Le 18 avril prochain, le tout prendra vie dans le cadre sacré de l’église Saint-Jean-Baptiste, sur le Plateau Mont-Royal.

Rappelle-moi, un aperçu de la relève théâtrale

Le 9 avril se déroulait la mise en lecture de huit extraits théâtraux sélectionnés parmi vingt-quatre textes d’étudiants universitaires provenant de plusieurs établissements. La soirée se veut beaucoup plus un hommage à la relève étudiante et une célébration de celle-ci qu’une excursion en profondeur dans le théâtre émergeant des prochaines années, le but du projet étant surtout de créer une tribune pour de nouveaux auteurs étudiants de grand talent.

Partez voir Les Atrides au théâtre avec Pieuvre.ca

Pieuvre.ca vous emmène au théâtre! Alors que la pièces Les Atrides s’installe à l’Église Saint-Jean-Baptiste, à Montréal, du 18 au 28 [...]

De la création pure au Théâtre aux Écuries

Découvrir le théâtre autrement; voilà sans doute la mission que s’est donnée le Festival du Jamais Lu, dans le cadre de sa 12e édition devant prendre l’affiche au début du mois de mai. Découvrir le théâtre, certes, mais également apprendre à apprivoiser cet étranger qui a pourtant toujours été parmi nous. Entrevue avec Geoffrey Gaquère, co-directeur artistique du festival.

Après moi, toi?

Après moi, troisième pièce que signe Christian Bégin, par la juxtaposition de conversations vaines et éparses, rend compte de notre incapacité à se parler pour de vrai. Fresque d’une « communauté de puckés », ce spectacle créé à La Licorne l’an dernier réfléchit sur notre relation à autrui et à nous-mêmes. S’inscrivant en continuité avec Circus minimus et Pi…?!, le spectacle reprend plusieurs thèmes chers à Bégin, dont la vacuité de l’existence et le deuil.

Théâtre à fleur de peau pour le 12e Festival Jamais Lu

Le Festival du Jamais Lu a dévoilé mercredi la programmation de sa 12e édition, qui aura lieu du 3 au 10 mai au théâtre aux Écuries; au programme de cet événement couvrant la culture théâtrale émergente, il sera donc possible de retrouver auteurs et interprètes passionnés de mots et d’émotions dans une « ambiance de joyeux cabaret théâtral et littéraire ».

Un joueur de trop dans le quartett

Mardi soir, au Théâtre La Chapelle, la compagnie française Les Songes turbulents s’amenait en ville avec la pièce Quartett.

Patineurs anonymes – Un désir de liberté qui s’estompe

Le patinage artistique est avant tout connu comme un sport dans lequel des athlètes doivent performer des numéros en exécutant des sauts et des pirouettes. Le cadre rigide imposé par les fédérations de patinage enlève parfois la place à la créativité. C’est ce qu’a voulu illustrer (et c’est ce qui a inspiré) la troupe Le patin libre par sa nouvelle création présentée à l’aréna Saint-Louis, dans le Mile-End.

Goodbye, de Mélanie Demers: « This is not the show »

La création sera pluridisciplinaire ou ne sera pas; à L’Usine C, il y a longtemps qu’on le revendique. Et le nouveau spectacle attendu de Mélanie Demers, qui conjugue danse, théâtre et philo-pop n’y échappe pas, c’est le moins qu’on puisse dire. Exploration avouée de la mort, l’amour et la mort de l’amour, Goodbye forme un tout éclectique pour le meilleur et pour le pire.

Hypno: les mystères de l’inconscient tout en désinvolture

Dans sa dernière pièce portée à la scène, Simon Boudreault sonde les secrets de l’hypnose et ses répercussions insoupçonnées. À la Salle intime du Théâtre Prospero, Hypno, mis en scène par Luc Bouffard et interprété par la troupe Tsunami Théâtre, est une découverte rafraichissante à ne pas manquer ce printemps.

Frankenstein – Un monstre d’adaptation

Quand on pense à Frankenstein, on pense souvent au fameux monstre du film « d’horreur » des années 30, parfois on se souvient aussi de l’adaptation plus fidèle avec De Niro dans les années 1990, pour certains, on se rappelle le roman qui loin de l’horreur, nous transporte plutôt au plus profond de l’âme humaine. Avec Frankenstein, de Nick Dear, on revisite le classique de Mary Shelley avec une sensibilité et une brutalité que personne n’a encore osée ou été capable d’atteindre. Simplement grandiose.

Bien fade Jocaste reine

Poursuivant dans sa thématique royale de saison, le Théâtre du Nouveau Monde accueillait vendredi soir la première médiatique de Jocaste reine, un texte de l’auteure bien connue Nancy Huston reprenant de larges pans du célèbre mythe grec d’Oedipe, avec une touche quelque peu moderniste. Cette fois, en effet, Jocaste, la mère, a épousé son fils et a eu quatre enfants avec lui. Jusqu’à ce que tout s’écroule…

Les chemins qui marchent: l’eau n’a pas fini de couler sous les ponts

La compagnie du Nouveau Théâtre Expérimental propose son deuxième volet de sa trilogie sur l’histoire du Québec, de la fondation de Québec en 1608 à la crise du verglas en 1998, avec le spectacle Les chemins qui marchent. Un défi théâtral périlleux, relevé une nouvelle fois par le NTE.

Théâtre – Comme une odeur de farine…

Est-ce que le théâtre peut être documentaire? Peut-on, avec des bouts de conversations intercalées les unes dans les autres, interprétées par des acteurs, dans un décor minimaliste, recréer le réel au point de pouvoir s’annoncer comme du théâtre documentaire? C’est le pari que fait Milena Buziak auteure et metteure en scène de la pièce Grain de sable, à L’Espace libre du 7 au 16 mars, mettant en vedette les comédiens de la compagnie Voyageurs immobiles (dont le nom est plein de sens): Kathleen Aubert, Jean Belzil-Gascon, Jean-Guy Bouchard dans une prestation subtile et sentie, un Alexis Gareau particulièrement convaincant, la gracieuse Isabelle Miquelon ainsi qu’Isabelle Montpetit.

Les Morb(y)des de Sébastien David: une odyssée en vélo stationnaire

Camille Robidoux Stéphany (Julie de Lafrenière) et Sa Sœur (Kathleen Fortin) se partagent un demi-sous-sol crade dans les bas fonds [...]

Montréal en Choinière – Bliss

On va se le dire, les choses roulent bien pour Olivier Choinière cette année: Mommy et Bliss (la version anglaise de Félicité) jouent simultanément aux Écuries et Félicité a été montée à Paris par Frédéric Maragnani. Mais, Félicité en anglais, ça fonctionne? Absolument. La traduction tout à fait fidèle de Caryl Churchill n’a en rien édulcoré le propos, et la mise en scène énergique de Steven McCarthy donne un ton tout à fait différent à la pièce que lors de la production originale à La Licorne en 2007.

Les muses de Michel Marc Bouchard: bâtir des châteaux en Espagne

Après un succès international et tant et tant de productions, Les Muses orphelines sont de retour à la maison. Et force est d’admettre que le travail de Martine Beaulne propose une relecture remarquable qui s’affranchit des productions passées. L’accent sur le texte nous donne à entendre tout le caractère primesautier de l’écriture, tandis que la mise en scène opère des choix judicieux pour exacerber l’attente insoutenable des personnages et leur besoin de se raconter des histoires.