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Hypno: les mystères de l’inconscient tout en désinvolture

Dans sa dernière pièce portée à la scène, Simon Boudreault sonde les secrets de l’hypnose et ses répercussions insoupçonnées. À la Salle intime du Théâtre Prospero, Hypno, mis en scène par Luc Bouffard et interprété par la troupe Tsunami Théâtre, est une découverte rafraichissante à ne pas manquer ce printemps.

La quête d’émancipation avec un couteau. Et des poules.

La pièce de théâtre Des couteaux dans les poules, de l’auteur écossais David Harrower, trouvera prochainement place sur les planches du Prospéro, alors que ce récit ressemblant à un conte prendra vie sous la direction de la metteure en scène Catherine Vidal. À un peu plus de deux semaines de la première de ce spectacle, Pieuvre.ca a échangé avec Mme Vidal pour mieux comprendre les tenants et les aboutissants de ce récit théâtral émancipateur.

L’Ouest en duo, ou laver ses culottes devant tout le monde

Martin McDonagh aura habitué dans les dernières années les scènes montréalaises à un savant mélange de violence et d’humour noir. Autant Le Pillowman( Théâtre de la Manufacture, 2009) que The Lieutenant of Inishmore (Segal Center, 2011) révélaient une écriture coupante et captivante, créant des mondes de violence poétique à la limite du comique. Malheureusement, L’Ouest solitaire, présenté par le Théâtre Bistouri à la salle intime du Prospero ne semble pas jouir de la même qualité et de la même complexité d’écriture à première vue. Ou peut-être était-ce la mise en scène trop sage? Ou la traduction de Fanny Britt qui a opté pour un type de joual dont on se lasse rapidement? Ou la scénographie très littérale de Julie Christina Picher? On ne sait pourquoi, mais, le mélange n’est pas fabuleux, sans pourtant être mauvais.

Entre le bien et le ça

Mettre en scène ces mouvements quasi imperceptibles des êtres mus par des forces obscures. L’incommunicabilité qu’Antonioni imprimera plus tard sur la pellicule, mais qui fut d’abord exposée par Nathalie Sarraute sous le nom de tropismes, voilà ce que le Théâtre Galiléo s’est donné pour tâche, en montant Pour un oui ou pour un non, la sixième et dernière pièce de la pionnière du Nouveau roman.

La danse de mort, un rituel délicat et dangereux

La mort, seule perspective absolue de l’existence. Si certains tentent malgré tout de s’en débarrasser, la plupart des hommes essaient plutôt de modifier les paramètres et les circonstances de leur décès, histoire d’améliorer les circonstances de l’événement ou, au contraire, de rendre le tout le plus pénible pour leurs proches… En entamant ​La danse de mort​, au Prospero, les trois personnages principaux s’engagent dans une lutte féroce face à l’aspect inévitable de la fin.

Vino veritas

Pièce en un acte écrite par Bertold Brecht alors qu’il n’avait que 21 ans, La noce pose un regard acerbe et cruel sur les mœurs petites-bourgeoises. Huit personnages se retrouvent autour d’une table pour le repas de noces : le Marié (Frédéric Lavallée), la Mariée(Stéphanie Cardi), la Mère (Diane Ouimet), le Père (Denis Gravereaux), la Femme (Enrica Boucher), l’Homme (Alex Bispling), la Sœur (Isabelle Leclerc) et l’Ami (Paul Ahmarani).

Sombre candeur au Quat’sous

Après avoir été présentée à guichet fermé au Prospero en 2009, reprise au théâtre du Quat’sous en 2010, la compagnie Bec de Lièvre présente à nouveau son adaptation du Grand Cahier, le roman d’Agota Kristof, jusqu’au 20 janvier au Quat’sous.

On a tous un Jésus qui sommeille en nous

Du 5 au 15 janvier au Théâtre Prospero, Gaétan Nadeau nous présente son solo Personal Jesus, mis en scène par Jacques Brochu et Marie-Stéphane Ledoux. Récit d’un périple en terre chrétienne ou l’artiste a découvert son Jésus personnel.

Yvonne, déconcertante dame

Un laideron aphasique prénommé Yvonne crée une commotion au sein de la cour de Bourgogne lorsque le prince héritier Philippe décide de s’y fiancer. S’ensuivront conséquemment fureur, frustration, cruauté et folie chez les courtisans et personnages royaux, tentant tous l’impossible : conformer cet «autre» trop dérangeant à «soi».

Profils (complètement) atypiques

La salle est nue, exception faite de deux micros qui pendent du plafond. Les comédiens y entrent en silence, dans l’obscurité. Sur la scène du Théâtre Prospero prendra bientôt vie la création de Koffi Kwahulé, Louis-Dominique Lavigne et Nadège Prugnard, Profils atypiques, après avoir fait son bout de chemin en Europe. Une première canadienne – et québécoise -, donc, pour cette pièce qui traite des méandres et des difficultés du monde du travail. Un événement théâtral universel, le marché de l’emploi étant aussi bordélique au Maroc, qu’en France ou au Québec. Critique d’un OVNI scénique offrant une très agréable surprise.