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	<title>pieuvre.ca &#187; production</title>
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		<title>Paul Barbeau, sous le signe de l&#8217;audace</title>
		<link>http://www.pieuvre.ca/2012/09/24/culturel-barbeau-entrevue/</link>
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		<pubDate>Mon, 24 Sep 2012 16:09:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Anne Marie Piette</dc:creator>
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		<description><![CDATA[J'ai rencontré Paul Barbeau dans un café de la rue Fairmount, à Montréal, afin de discuter de son premier film Après la neige. Il pleuvait des cordes cet après-midi là, voyageant malgré tout à bixi, je cherchais un stationnement attitré pour ce dernier; il me semblait bien qu'il y en avait un, plus au nord, sur St-Viateur. Remontant une rue transversale, un homme en imperméable bleu marche en direction opposée, comme j'aimerais lui demander s'il sait où se trouve la station bixi la plus proche, c'est justement Paul. Moment cocasse, nous nous saluons, là, trempés et en pleine rue, à quelques pas de notre lieu de rencontre. Cette entrée en matière à saveur quotidienne donnera le ton sur ce qui suivra : une discussion sympathique, en simplicité, soulignant au passage la générosité dans la qualité et la profondeur des propos, l'énergie agréable, l'authenticité apaisante de Paul Barbeau.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Anne Marie Piette</p>
<p>@AMPiette</p>
<p><strong>J&rsquo;ai rencontré Paul Barbeau dans un café de la rue Fairmount, à Montréal, afin de discuter de son premier film <em>Après la neige</em>. Il pleuvait des cordes cet après-midi là, voyageant malgré tout à bixi, je cherchais un stationnement attitré pour ce dernier; il me semblait bien qu&rsquo;il y en avait un, plus au nord, sur St-Viateur. Remontant une rue transversale, un homme en imperméable bleu marche en direction opposée, comme j&rsquo;aimerais lui demander s&rsquo;il sait où se trouve la station bixi la plus proche, c&rsquo;est justement Paul. Moment cocasse, nous nous saluons, là, trempés et en pleine rue, à quelques pas de notre lieu de rencontre. Cette entrée en matière à saveur quotidienne donnera le ton sur ce qui suivra : une discussion sympathique, en simplicité, soulignant au passage la générosité dans la qualité et la profondeur des propos, l&rsquo;énergie agréable, l&rsquo;authenticité apaisante de Paul Barbeau.</strong></p>
<div id="attachment_15420" class="wp-caption alignright" style="width: 310px"><a href="http://www.pieuvre.ca/2012/09/24/culturel-barbeau-entrevue/paul-barbeau-image/" rel="attachment wp-att-15420"><img class="size-medium wp-image-15420" title="PAUL BARBEAU-IMAGE" src="http://www.pieuvre.ca/v2/home/lapieuv/public_html/v2/wp-content/uploads/2012/09/PAUL-BARBEAU-IMAGE-300x168.jpg" alt="" width="300" height="168" /></a><p class="wp-caption-text">Paul Barbeau. Photo: Anne Marie Piette</p></div>
<p>D&rsquo;entrée de jeu, je questionne Paul Barbeau sur la dimension autobiographique d&rsquo; <em>Après la neige</em>. Ancien producteur de clips à NuFilms, boite qui a dû fermer, en 2009; le scénario de son premier long métrage semble croiser irrésistiblement avec sa réalité. Paul voulait jouer sur le fait qu&rsquo;il n&rsquo;y avait pas de règles. <em>«Tous les artistes projettent, je me demandais jusqu&rsquo;à quel point j&rsquo;avais le droit de faire une mise en contexte réaliste et auto-biographique et de tout de suite la quitter et aller dans la fiction.» </em>Ainsi, <em>Après la neige</em> reste en majeure partie une œuvre de fiction. Déjà, le fils, Marc-Antoine (Émile Schneider-Vanier), adolescent blessé et distant dans le film, n&rsquo;existe pas dans la vie du producteur-réalisateur. Même chose pour ce père déconnecté (Jean Larouche), vivant à l&rsquo;hospice; là encore, il ne s&rsquo;agit que pure fiction. <em>«Mon père est droit comme une barre, il est en pleine santé, mon fils a huit ans, j&rsquo;ai une super belle relation avec lui.»</em></p>
<p>Nous reparlons de l&rsquo;échec de NuFilms. Comment Paul aura-t-il vécu cette transition, toujours en parallèle à son personnage de Simon, dans Après la neige. Paul dira <em>«Je crois que pour beaucoup de gens, certainement moi en tout cas, quand ça ne va pas bien au travail, on a le réflexe de retomber sur des assises, de se demander c&rsquo;est quoi nos bases, qui est de mon bord, qui sont mes alliés, qui sont mes amis, c&rsquo;est qui ma famille, que me reste-t-il?»</em>, et de poursuivre sur cette lancée. <em>«J&rsquo;avais pleins d&rsquo;idées de titres à part </em>Après la Neige<em>, comme </em>Tu seras un homme<em>, mais aussi </em>On emmènera rien avec nous<em>. C&rsquo;est ce qui m&rsquo;a frappé quand j&rsquo;ai fermé ma boite, à quel point les choses bougent vite, elles se passent et se font tellement rapidement, alors qu&rsquo;est-ce que tu peux faire dans ta vie qui se cristallise, qui est vraiment marquant?» </em>Qu&rsquo;est-ce qui reste, dis-je, comme pour confirmer. <em>«Oui c&rsquo;est ça, qu&rsquo;est-ce qui reste</em>, reprend-il. <em>Est-ce qu&rsquo;il y a même une seule chose qui reste? Même</em> Après la neige<em>, j&rsquo;ai beau avoir mis beaucoup de moi dedans, est-ce que ça va vraiment rester? J&rsquo;aimerais ça.»</em></p>
<p>La température extérieure se raccorde à l&rsquo;ambiance d&rsquo;<em>Après la neige</em>, film dépeignant justement le cycle des saisons, le temps qui passe doucement en apparence, rapidement en réalité. Parcelle d&rsquo;éphémère. On en vient bien sûr à parler de cet aspect du film, établi d&rsquo;emblée en préambule, alors qu&rsquo;on peut lire : <em>«Ce film est un hommage au temps du phonographe, des vinyles, et de la pellicule.» </em>Barbeau admet l&rsquo;aborder très en superficie, reste toutefois présente dans le film cette réalité de remiser la pellicule, de souligner sa fin, avec la numérisation qu&rsquo;on en fait maintenant. Après la neige a d&rsquo;ailleurs été tourné en Super 16mm. On parle de pellicule; Paul et son équipe ont décidé de tourner avec un asa Kodak qui permettait que l&rsquo;image soit plus chaude, avec un cachet <em>vintage</em>. <em>«On aurait pu tourner en Fuji, on a choisi en Kodak, et cela sans savoir que six mois plus tard la Kodak allait faire faillite.»</em> Clin d&rsquo;œil à sa propre histoire, alors qu&rsquo;il avait vu son chiffre d&rsquo;affaire chuter de 85 pour cent en une année. Si, contrairement à son personnage de Simon, Paul n&rsquo;aura pas vécu l&rsquo;expérience des créanciers, il aura simplement mis la clé dans la porte. <em>«Ça a été moins drastique que dans le film, moi c&rsquo;était plus la chute d&rsquo;avoir été au top, d&rsquo;avoir fondé une compagnie»</em>. Je lui demande s&rsquo;il fait aussi allusion à la régression de sa qualité de vie, au confort matériel. Paul, un petit éclat spécial dans les yeux et marquant une légère pause, réplique que non, il faisait allusion à la reconnaissance sociale que lui avait offerte son entreprise déchue.</p>
<p>Je fais le pont avec Reprise Films : une belle réussite. Paul Barbeau a fondé cette société, produisant des longs métrages de fiction, en 2010. Nous discutons entre-autres de <em>Jo pour Jonathan</em> (Maxime Giroux, 2011) mais également d&rsquo;<em>Avant que mon coeur bascule</em>, le nouveau film de Sébastien Rose qui prendra l&rsquo;affiche en Novembre prochain. <em>«De Sébastien Rose, j&rsquo;avais vu</em> Le banquet (2008)<em>, j&rsquo;avais adoré! Ce film m&rsquo;avait coupé en deux. Un film sur la grève étudiante, les carré rouge monopolisant l&rsquo;UQÀM, il y a cinq ans. Quand j&rsquo;ai vu ce film là, je me suis dit, il y a de l&rsquo;audace, je veux travailler avec des gens qui ont de l&rsquo;audace. Très rapidement, Sébastien (Rose) m&rsquo;est arrivé avec un scénario différent de sa filmographie habituelle. Un film qui parle de rédemption entre deux femmes. Les comédiens sont magnifiques. Leurs jeux est incroyable aussi.»</em></p>
<p>Paul parle de Reprise Films en termes de belles rencontres de la vie : <em>«On dit souvent de quelqu&rsquo;un ou d&rsquo;une compagnie par rapport à ses choix créatifs «qu&rsquo;il a du flair», honnêtement, je crois que c&rsquo;est beaucoup plus une question de chance. Tout le monde a du talent, le milieu est hyper compétitif, donc oui c&rsquo;est surtout une question de chance.»</em></p>
<p>Paul interprète le rôle de Simon, dans <em>Après la neige</em>. Son pseudo propre rôle, en fait. Cela n&rsquo;était pourtant pas prévu. En effet, le comédien Louis-David Morasse devait à la base interpréter le personnage. <em>«C&rsquo;était vraiment pour des raisons économiques. Ça va juste faire parti d&rsquo;une continuité, toute ma vie j&rsquo;ai pris des risques, j&rsquo;avais un comédien, prêt à tourner, ça aurait donné tellement un autre film, mais pour des raisons d&rsquo;argent, ça n&rsquo;a pas pu être possible. Deux saisons, deux villes, des figurants, un budget de 150 000$ en 16 mm.»</em></p>
<p>Un producteur est souvent vu comme quelqu&rsquo;un de pragmatique, il doit planifier, être stratégique. Des gens ont dit à Paul Barbeau qu&rsquo;il <em>&laquo;&nbsp;était fou&nbsp;&raquo;</em> d&rsquo;avoir fait <em>Après la neige</em>. Pour lui, il s&rsquo;agit d&rsquo;un très beau compliment. <em>«Ce projet, j&rsquo;étais obligé de le faire, il brûlait en moi.»</em> Paul avait l&rsquo;idée de ce film depuis quelques années, et six mois auront suffit à le mettre au monde, dès l&rsquo;instant où il en aura entamé la pré-production. <em>«Je travaillais jour et nuit, je devais maintenir mes activités à titre de producteur, c&rsquo;est souvent comme ça dans notre métier on doit faire deux trois choses en même temps pour survivre. Pendant ce temps là, il y a les enfants, je suis marié, ma femme a deux filles, mon garçon. J&rsquo;ai des factures à payer, faut que je travaille.»</em> Caresse-t-il l&rsquo;envie de réaliser encore? <em>«Honnêtement ça va me prendre un autre coup comme celui-là, impulsif. J&rsquo;étais en psychose quand j&rsquo;ai fait ce film là, dans le sens où je sais qu&rsquo;il y a du monde qui prennent des drogues pour ce mettre dans certains états, moi juste par l&rsquo;adrénaline puis une urgence, j&rsquo;étais dans cet état.»</em> Cependant, jouer, jamais plus, non pas qu&rsquo;il n&rsquo;apprécie pas sa performance d&rsquo;acteur, mais bien car ça diluerait son geste, primitif. Il tient à marquer son film, à lui donner une unicité cohérente.</p>
<p><em>Après la neige</em>, film «fragile». Habituellement, à titre de producteur, Paul fait des démarches très confiantes, tandis qu&rsquo;il aura fait son film à fleur de peau, avec des instincts, de l&rsquo;émotion brute, de façon très farouche, névrosée, dira-t-il. Il dira aussi <em>«mais tu sais, ça ne devrait pas être ça l&rsquo;art, il y a juste au cinéma que t&rsquo;attends deux, trois, quatre, voir cinq ans pour faire des films, tu attends les collaborateurs, tu attends que telle personne soit disponible. Mais peins quand t&rsquo;as envie de peindre! Peins tout de suite! Comment ça ne pourrait pas faire une meilleure œuvre?».</em> Le producteur-réalisateur, endossant mal les étiquettes, considère malgré tout que les deux processus fonctionnent pour lui, tandis qu&rsquo;il travaille justement sur un nouveau projet d&rsquo;écriture. <em>«C&rsquo;est bien de retravailler un scénario, sans coins ronds, mais d&rsquo;autres gens vont préférer un scénario plus fragile, avec des défauts, à un scénario parfait, aseptisé.»</em></p>
<p>Le titre <em>Après la neige</em> appelle au printemps, à la naissance, et selon son créateur, signifie surtout «après la mort». Paul Barbeau a vécu une dichotomie avant/après NuFilms, il espère que dans ce qu&rsquo;il appelle la «deuxième partie» de sa vie, il pourra se lancer, confie-t-il. Regrette-t-il son ancienne vie?<em>«Je ne regrette pas ce qui a été nécessaire pour arriver là où je suis rendu, mais je me suis beaucoup censuré, autoparalisé, j&rsquo;ai eu peur de l&rsquo;opinion des gens, (…) quand t&rsquo;es « fou », au contraire, tu fais tes affaires et justement tu t&rsquo;en fous du jugement des autres. Le film en dit déjà beaucoup sur moi, le milieu du cinéma au Québec, c&rsquo;est quand même un petit milieu, tout le monde se connait, bien souvent tout le monde a déjà une perception préétablie, il y a même des gens qui ne me connaissent pas et qui ont une opinion sur moi, et si je peux mettre à mort une telle perception pour en incarner une nouvelle, c&rsquo;est mission accomplie avec ce film.»</em></p>
<p>Paul Barbeau a-t-il des comptes à rendre avec <em>Après la neige</em>? <em>«Je n&rsquo;ai pas de comptes à rendre, je suis un peu tanné des mythes, du stigmatisme, des clichés du producteur, ça me gosse.»</em> Nous en venons à parler du milieu de la production, d&rsquo;une certaine misère ou d&rsquo;un côté ardu dans le cinéma d&rsquo;auteur, faisant un crochet passager sur ces cas de suicides reliés au sujet: d&rsquo;abord le grand Tony Scott, mieux connu comme réalisateur, mais également producteur, en passant par le film <em>Le père de mes enfants</em>, de Mia Hansen-Løve (2009), retraçant le suicide tragique de Humbert Balsan, producteur indépendant. Puis, Marcel Simard, des Productions Virage, qui s&rsquo;est suicidé quelque temps après avoir annoncé la mise en faillite de sa société de production, ici à Montréal. Paul reprendra <em>«Des fois je trouve qu&rsquo;il y a des perceptions, on y va gras, on est pas nuancés, on veut tout mettre dans des catégories, (…) moi ce que je revendique c&rsquo;est mon droit en tant qu&rsquo;être humain à m&rsquo;exprimer! Tout ce que je veux, c&rsquo;est tuer ce besoin de catégoriser qu&rsquo;ont les gens. Et si les gens ne savent jamais à quoi s&rsquo;attendre avec moi, je vais être bien content de ça aussi.»</em></p>
<p>Des 45 minutes qu&rsquo;aura duré notre entretient, le mot audace est probablement celui qui aura été exprimé le plus souvent. Paul Barbeau vit d&rsquo;audace, aime l&rsquo;audace, est audacieux. Son film, <em>Après la neige</em>, est en salle depuis le 21 septembre. À voir!</p>
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		<title>L&#8217;industrie automobile se porte particulièrement bien en 2012</title>
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		<pubDate>Tue, 14 Aug 2012 20:19:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pieuvre.ca</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Les nouvelles sont bonnes pour les fabricants automobiles: une note d'information publiée mardi par la Banque Scotia laisse prévoir des ventes records de véhicules en 2012 sur la planète, et ce malgré les difficultés économiques qui touchent plusieurs parties du monde, y compris les marchés à forte progression comme la Chine.]]></description>
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<p>@PieuvrePointCa</p>
<p><strong>Les nouvelles sont bonnes pour les fabricants automobiles: une note d&rsquo;information publiée mardi par la Banque Scotia laisse prévoir des ventes records de véhicules en 2012 sur la planète, et ce malgré les difficultés économiques qui touchent plusieurs parties du monde, y compris les marchés à forte progression comme la Chine.</strong></p>
<div id="attachment_14347" class="wp-caption alignright" style="width: 310px"><a href="http://www.pieuvre.ca/2012/08/14/voitures-ventes-2012/voituresrenault/" rel="attachment wp-att-14347"><img class="size-medium wp-image-14347" title="VoituresRenault" src="http://www.pieuvre.ca/v2/home/lapieuv/public_html/v2/wp-content/uploads/2012/08/VoituresRenault-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" /></a><p class="wp-caption-text">Des voitures stationnées dans une usine, en France</p></div>
<p>Les ventes d&rsquo;automobiles dans le monde ont ainsi progressé de six pour cent dans la première moitié de l&rsquo;année, selon le rapport <em>Marché mondial de l&rsquo;automobile</em>. Le Japon et la Russie figurent en tête de ce mouvement, avec des gains annuels de 52 pour cent et 29 pour cent, respectivement. En revanche, les pays de l&rsquo;Europe occidentale demeurent à la traîne avec des ventes déclinantes qui devraient se chiffrer à 12,2 millions d&rsquo;unités en 2012, ce qui constitue une cinquième baisse consécutive et le plus faible niveau depuis 1996.</p>
<p><em>« Les ventes de voitures progressent dans chaque région, à l&rsquo;exception de l&rsquo;Europe de l&rsquo;Ouest</em>, souligne Carlos Gomes, économiste principal et spécialiste du secteur automobile, Études économiques Scotia. <em>Nous prévoyons des gains soutenus au second semestre, lesquels seront favorisés par la faiblesse record des taux d&rsquo;intérêt à court et à long terme dans la plupart des pays, par la récente accélération dans le secteur des prêts automobiles à l&rsquo;échelle mondiale et par l&rsquo;excellente performance des marchés émergents au chapitre de la création d&rsquo;emplois. »</em></p>
<p>En Amérique du Nord, les ventes d&rsquo;automobiles affichent une hausse dans les deux chiffres qui propulse les achats à leur niveau le plus élevé depuis 2007, précise la Banque Scotia dans sa note d&rsquo;information. Les ventes nord-américaines de véhicules légers ont augmenté de 13 pour cent depuis le début de l&rsquo;année grâce à un bond de 21 pour cent des achats effectués par les entreprises, les gouvernements et les agences de location de voitures aux États-Unis.</p>
<p><em>« Les achats au Canada ont été plus solides que nous l&rsquo;avions prévu cette année, ce qui nous incite à revoir nos prévisions à la hausse pour 2012, soit 1,68 million d&rsquo;unités, ce qui représente le deuxième total annuel en importance jamais enregistré</em>, ajoute M. Gomes. <em>Les constructeurs d&rsquo;automobiles proposent actuellement un financement &laquo;&nbsp;à 0 %&nbsp;&raquo; et des ventes aux &laquo;&nbsp;prix des employés&nbsp;&raquo; qui procurent des rabais pouvant atteindre 14 000 dollars canadiens. »</em></p>
<p>Les pays méditerranéens, soit le Portugal, l&rsquo;Espagne, l&rsquo;Italie et la Grèce, sont quant à eux en majeure partie responsables de la faiblesse observée en Europe occidentale, avec un recul supplémentaire des volumes de 20 pour cent jusqu&rsquo;en juillet qui compte pour les deux tiers de la baisse générale dans cette région du monde, poursuit la note. Les achats dans ces pays endettés n&rsquo;ont pas encore atteint le creux de la vague, même s&rsquo;ils ont chuté à 2,2 millions d&rsquo;unités depuis le début de l&rsquo;année, après avoir culminé à 4,6 millions d&rsquo;unités en 2007.</p>
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		<title>Quasi-surplace économique prévu au Québec</title>
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		<pubDate>Tue, 12 Jun 2012 15:32:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pieuvre.ca</dc:creator>
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		<description><![CDATA[L'économie du Québec tournerait au ralenti; c'est du moins ce qu'en pense la division Services économiques de la Banque Royale. Dans une note d'information publiée mardi, l'institution financière prévoit que l'économie de la province devrait maintenir son cap actuel, et continuera donc d'afficher un modeste profil de croissance en 2012 et en 2013, son économie progressant respectivement à un rythme de 1,6 pour cent et de 1,9 pour cent. ]]></description>
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<p><strong>L&rsquo;économie du Québec tournerait au ralenti; c&rsquo;est du moins ce qu&rsquo;en pense la division Services économiques de la Banque Royale. Dans une note d&rsquo;information publiée mardi, l&rsquo;institution financière prévoit que l&rsquo;économie de la province devrait maintenir son cap actuel, et continuera donc d&rsquo;afficher un modeste profil de croissance en 2012 et en 2013, son économie progressant respectivement à un rythme de 1,6 pour cent et de 1,9 pour cent.</strong></p>
<div class="mceTemp">
<dl id="attachment_12702" class="wp-caption alignright" style="width: 310px;">
<dt class="wp-caption-dt"><a href="http://www.pieuvre.ca/2012/06/12/qc-econo-rbc/economieconstruction/" rel="attachment wp-att-12702"><img class="size-medium wp-image-12702" title="economieConstruction" src="http://www.pieuvre.ca/v2/home/lapieuv/public_html/v2/wp-content/uploads/2012/06/economieConstruction-300x213.jpg" alt="" width="300" height="213" /></a></dt>
<dd class="wp-caption-dd"></dd>
</dl>
</div>
<p>Au dire de Craig Wright, premier vice-président et économiste en chef de la RBC, une reprise modérée devrait se poursuivre dans les mois qui viennent, et ce malgré le caractère <em>&laquo;&nbsp;un peu incertain&nbsp;&raquo;</em> de la tenue de l&rsquo;économie québécoise. <em>&laquo;&nbsp;Le regain de vigueur de l&rsquo;économie américaine stimulera la demande de produits d&rsquo;exportation du Québec, ce qui favorisera le secteur de la fabrication dans cette province&nbsp;&raquo;</em>, a-t-il déclaré.</p>
<p>Selon la RBC, la production minière a progressé modestement dans les premiers mois de cette année, à la faveur d&rsquo;une augmentation de la production de minerai d&rsquo;or et de fer, note-t-on dans le document. Les services aux personnes et aux entreprises ont aussi connu une progression modérée. L&rsquo;activité manufacturière a fait du surplace, la faiblesse des secteurs des aliments, du papier et du matériel de transport (exception faite des aéronefs) étant contrebalancée par les gains enregistrés dans les secteurs de l&rsquo;aérospatiale et des machines, mentionne-t-on par voie de communiqué, avant d&rsquo;ajouter que le commerce de gros et le commerce de détail ont affiché une légère progression. L&rsquo;activité a ralenti dans le secteur de la construction, mais la construction résidentielle s&rsquo;est remise en branle avec l&rsquo;arrivée du printemps, ajoute-t-on.</p>
<p>L&rsquo;amélioration des données relatives à l&rsquo;emploi au Québec ces derniers mois a été accueillie avec soulagement, indique la RBC, car certains avaient craint que les résultats négatifs de l&rsquo;Enquête sur la population active - indiquant la perte de 61 000 emplois au Québec à la fin de 2011 - ne sèment l&rsquo;inquiétude chez les consommateurs et les acheteurs de maisons. La forte progression de l&rsquo;emploi en mars et en avril (création totale de près de 60 000 nouveaux emplois nets) a beaucoup contribué à apaiser les craintes selon lesquelles les secteurs de l&rsquo;économie provinciale dépendants de la consommation étaient exposés à un risque de fléchissement important, souligne la note d&rsquo;information.</p>
<p><em>« Les statistiques sur la main-d&rsquo;œuvre provenant de sources autres que l&rsquo;Enquête sur la population active révèlent des améliorations assez constantes, bien que modestes, ce qui semble indiquer que le recul noté tenait à une anomalie statistique plutôt qu&rsquo;à l&rsquo;imminence d&rsquo;un ralentissement économique</em>, a mentionné M. Wright. <em>Cela dit, même si le marché du travail au Québec n&rsquo;est pas déprimé, il n&rsquo;est pas non plus florissant. Les plus récentes données indiquent que les niveaux d&rsquo;emploi ont à peine progressé, et le taux de chômage est un peu plus élevé que l&rsquo;an dernier. »</em></p>
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		<title>Mieux connaître l&#8217;impact environnemental des objets de tous les jours</title>
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		<pubDate>Tue, 22 May 2012 12:43:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pieuvre.ca</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Le cycle de vie des objets de tous les jours, comme des objets les plus inusités pourra désormais mieux être compris à des fins environnementales. Une première méthodologie d'évaluation des impacts du cycle de vie (EICV) a été dévoilée dimanche à Berlin, en Allemagne. Cette méthodologie, qui porte le nom d'IMPACT World+, a été dirigé par une équipe d'experts internationaux en EICV provenant de cinq pays.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Pieuvre.ca</p>
<p><strong>Le cycle de vie des objets de tous les jours, comme des objets les plus inusités pourra désormais mieux être compris à des fins environnementales. Une première méthodologie d&rsquo;évaluation des impacts du cycle de vie (EICV) a été dévoilée dimanche à Berlin, en Allemagne. Cette méthodologie, qui porte le nom d&rsquo;IMPACT World+, a été dirigé par une équipe d&rsquo;experts internationaux en EICV provenant de cinq pays.</strong></p>
<div class="mceTemp">
<dl id="attachment_12073" class="wp-caption alignright" style="width: 310px;">
<dt class="wp-caption-dt"><a href="http://www.pieuvre.ca/2012/05/22/impact-norme/environnement/" rel="attachment wp-att-12073"><img class="size-medium wp-image-12073" title="environnement" src="http://www.pieuvre.ca/v2/home/lapieuv/public_html/v2/wp-content/uploads/2012/05/environnement-300x127.png" alt="" width="300" height="127" /></a></dt>
<dd class="wp-caption-dd"></dd>
</dl>
</div>
<p>La production et la consommation de biens et de services génèrent des impacts néfastes pour l&rsquo;environnement. Dans une ère de globalisation, de changements climatiques, de croissance de la population et d&rsquo;épuisement des ressources, un urgent besoin se fait sentir pour le développement d&rsquo;outils de prise de décisions afin d&rsquo;évaluer les meilleures options environnementales, mentionne le Centre interuniversitaire de recherche sur le cycle de vie des produits, procédés et services (CIRAIG). L&rsquo;analyse du cycle de vie (ACV) est une méthode normalisée d&rsquo;ISO qui évalue le potentiel d&rsquo;impacts d&rsquo;un produit sur la globalité de son cycle de vie, de l&rsquo;extraction du matériel brut jusqu&rsquo;à sa disposition, incluant la fabrication, la distribution, son utilisation de même que sa réutilisation, son entretient et son recyclage &#8211; une approche appelée « du berceau au tombeau ».</p>
<p>La phase d&rsquo;évaluation des impacts du cycle de vie (EICV) d&rsquo;une ACV vise à établir une relation entre le produit ou le service et son impact environnemental potentiel, par exemple, les changements climatiques, la toxicité et la biodiversité,pour ne nommer que ceux-là. Elle donne une réponse à des questions telles que <em>Quels sont les impacts sur la qualité d&rsquo;un écosystème et sur la santé humaine de l&rsquo;émission de 1kg de dioxyde de carbone, de dioxines ou de NOx relâchés dans l&rsquo;atmosphère ? Lequel est le plus dommageable ?</em> L&rsquo;EICV permet de tirer des conclusions sur les meilleures options environnementales, précise le CIRAIG.</p>
<p><em>&laquo;&nbsp;Cependant</em>, mentionne le CIRAIG par voie de communiqué, <em>l&rsquo;EICV a été critiquée car les méthodologies actuelles ne tiennent pas compte de la variabilité spatiale des impacts environnementaux, utilisant plutôt des conditions moyennes pour des régions non-spécifiques. Par exemple, une émission de particules sera présentement traitée de la même façon dans la catégorie d&rsquo;impact environnemental effet respiratoire, que cette particule soit au Sahara ou milieu de Tokyo.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p><em></em>IMPACT World+ a ainsi mené a des développements majeurs dans la modélisation de la caractérisation de la toxicité sur les écosystèmes et sur les humains, l&rsquo;acidification, l&rsquo;utilisation de l&rsquo;eau, l&rsquo;utilisation des sols et l&rsquo;eutrophication, de même qu&rsquo;une multitude d&rsquo;autres améliorations dans d&rsquo;autres catégories d&rsquo;impacts, ajoute le CIRAIG.</p>
<p>Lors d&rsquo;une prise de décision basée sur l&rsquo;ACV, IMPACT World+ fait par ailleurs en sorte que les questions locales sont prises en compte dans un profil d&rsquo;impact environnemental d&rsquo;un produit ou d&rsquo;un service, lequel est évalué avec les meilleures approches et les meilleures connaissances scientifiques disponibles, mentionne-t-on par voie de communiqué.</p>
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		<title>Médicaments génériques : retour à la normale d&#8217;ici novembre au Québec</title>
		<link>http://www.pieuvre.ca/2012/05/16/medicaments-sandoz/</link>
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		<pubDate>Wed, 16 May 2012 15:43:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Hugo Prévost</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Les perspectives s'améliorent du côté de l'usine Sandoz de Boucherville, forcée plus tôt cette année d'interrompre la production de nombreux médicaments. Les deux événements à l'origine de cette suspension de production - une demande de réformes de la part de la Food and Drug Administration américaine et un incendie - avaient ainsi plongé le Québec dans une situation de pénurie de médicaments importantes. Désormais, indiquent les dirigeants de l'entreprise, la situation devrait revenir à la normale d'ici novembre 2012.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Hugo Prévost</p>
<p><strong>Les perspectives s&rsquo;améliorent du côté de l&rsquo;usine Sandoz de Boucherville, forcée plus tôt cette année d&rsquo;interrompre la production de nombreux médicaments. Les deux événements à l&rsquo;origine de cette suspension de production &#8211; une demande de réformes de la part de la Food and Drug Administration américaine et un incendie &#8211; avaient ainsi plongé le Québec dans une situation de pénurie de médicaments importantes. Désormais, indiquent les dirigeants de l&rsquo;entreprise, la situation devrait revenir à la normale d&rsquo;ici novembre 2012.</strong></p>
<div class="mceTemp">
<dl id="attachment_11887" class="wp-caption alignright" style="width: 310px;">
<dt class="wp-caption-dt"><a href="http://www.pieuvre.ca/2012/05/16/medicaments-sandoz/medicaments3-2/" rel="attachment wp-att-11887"><img class="size-medium wp-image-11887" title="medicaments3" src="http://www.pieuvre.ca/v2/home/lapieuv/public_html/v2/wp-content/uploads/2012/05/medicaments3-300x212.jpg" alt="" width="300" height="212" /></a></dt>
<dd class="wp-caption-dd"></dd>
</dl>
</div>
<p>Dans une déclaration publiée mercredi, l&rsquo;entreprise annonce ainsi qu&rsquo;elle continue d&rsquo;effectuer des progrès importants dans ses efforts visant à maintenir un approvisionnement fiable en médicaments essentiels.</p>
<p>En plus de poursuivre ses efforts de remédiation à l&rsquo;usine de Boucherville et d&rsquo;y renforcer la conformité aux normes de fabrication, <em>&laquo;&nbsp;Sandoz a optimisé la production, ce qui lui permet de répondre à la grande majorité des besoins du marché canadien pour la totalité des produits injectables qu&rsquo;elle fabrique&nbsp;&raquo;</em>, mentionne la compagnie par voie de communiqué. À l&rsquo;heure actuelle, Sandoz Canada dit ainsi satisfaire plus de 80 pour cent des besoins du marché pour tous ses produits injectables, et 92 pour cent pour tous les produits actuellement en production.</p>
<p>À la mi-février, précise-t-on, Sandoz a mis en place un système d&rsquo;allocation basé sur la demande enregistrée en 2011, ce qui permet d&rsquo;assurer que tous les clients reçoivent une juste part des médicaments disponibles. D&rsquo;autres améliorations à la production sont à prévoir, ajoute-t-on, ce qui devrait permettre aux allocations de Sandoz de répondre à au moins 100 pour cent des besoins estimés du marché pour tous les produits en production d&rsquo;ici novembre 2012. L&rsquo;entreprise conservera toutefois son système d&rsquo;allocation jusqu&rsquo;à la fin du premier trimestre de 2013 afin d&rsquo;éviter l&rsquo;accumulation inutile de stocks et d&rsquo;éventuelles ruptures.</p>
<p><em>« Je suis très fier de l&rsquo;engagement inébranlable de notre équipe envers les patients. Depuis le début de l&rsquo;année, nous travaillons jour et nuit en vue de répondre aux besoins médicaux. Nous collaborons avec des pharmaciens, d&rsquo;autres professionnels de la santé, les gouvernements provinciaux et Santé Canada afin de gérer de façon optimale l&rsquo;approvisionnement</em>, a affirmé Michel Robidoux, président et directeur général de Sandoz Canada. <em>En plus d&rsquo;avoir constamment fait preuve de transparence quant à notre capacité d&rsquo;approvisionnement, nous avons optimisé la production de la plupart des produits essentiels et avons continué d&rsquo;explorer toutes les options qui s&rsquo;offrent à nous pour répondre le mieux possible à la demande. »</em></p>
<p>La pénurie déclenchée par l&rsquo;arrêt de production à l&rsquo;usine Sandoz de Boucherville avait provoqué une sérieuse remise en question de la structure monopolistique de la production de médicaments génériques et d&rsquo;autres remèdes au Québec (Sandoz est effectivement le seul joueur dans ce domaine dans la province). Autant l&rsquo;Ordre des pharmaciens du Québec, le Collège des médecins, l&rsquo;Association québécoise des pharmaciens propriétaires et l&rsquo;Association des pharmaciens des établissements de santé du Québec avaient entre autres lancé un appel à Santé Canada pour revoir le mode de production et modifier la réglementation fédérale pour éviter d&rsquo;autres pénuries.</p>
<p>Les organismes avaient également proposé que toutes les entreprises pharmaceutiques devraient donner un préavis d’un an pour tout arrêt volontaire de production. Au niveau provincial, il y aurait création d’une entité chargée de coordonner la gestion des ruptures de stock et de centraliser les informations névralgiques en cas de pénurie.</p>
<p>Enfin, fabricants, distributeurs et pharmaciens étaient appelés à revoir certaines pratiques de gestion des stocks afin d’assurer la sécurité de la chaîne d’approvisionnement et à adopter des comportements éthiques et responsables en cas de pénurie.</p>
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		<title>Infoman, ou l&#8217;information à travers le petit écran</title>
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		<pubDate>Tue, 01 May 2012 19:54:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Hugo Prévost</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Alors que la 12e saison de l'émission à saveur humoristique Infoman vient de prendre fin, il y a quelques semaines, et tandis qu'une 13e mouture est dans les plans pour l'automne, Pieuvre.ca a pu explorer cet étrange antre que sont les bureaux de l'émission dans la tour de Radio-Canada, à Montréal. Plus rare encore, il a été possible de s'asseoir et de discuter avec des membres de l'équipe de recherche, ces fameux joueurs de l'ombre qui assistent Jean-René Dufort, Chantal Lamarre et McGilles dans leur quête hebdomadaire d'une vision pas si naïve que ça de l'actualité d'ici et d'ailleurs. ]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Hugo Prévost</p>
<p><strong>Alors que la 12e saison de l&rsquo;émission à saveur humoristique <em>Infoman</em> vient de prendre fin, il y a quelques semaines, et tandis qu&rsquo;une 13e mouture est dans les plans pour l&rsquo;automne, <em>Pieuvre.ca</em> a pu explorer cet étrange antre que sont les bureaux de l&rsquo;émission dans la tour de Radio-Canada, à Montréal. Plus rare encore, il a été possible de s&rsquo;asseoir et de discuter avec des membres de l&rsquo;équipe de recherche, ces fameux joueurs de l&rsquo;ombre qui assistent Jean-René Dufort, Chantal Lamarre et McGilles dans leur quête hebdomadaire d&rsquo;une vision pas si naïve que ça de l&rsquo;actualité d&rsquo;ici et d&rsquo;ailleurs. </strong></p>
<div id="attachment_11472" class="wp-caption alignright" style="width: 310px"><a href="http://www.pieuvre.ca/2012/05/01/infoman/infoman-large/" rel="attachment wp-att-11472"><img class="size-medium wp-image-11472" title="Infoman (Large)" src="http://www.pieuvre.ca/v2/home/lapieuv/public_html/v2/wp-content/uploads/2012/05/Infoman-Large-300x206.jpg" alt="" width="300" height="206" /></a><p class="wp-caption-text">Dans les bureaux d&#39;Infoman. Photo : Caroline Lévesque</p></div>
<p>Pénétrer dans les bureaux d&rsquo;<em>Infoman</em> est un peu l&rsquo;équivalent d&rsquo;entrer dans un autre monde : une pancarte électorale de Justin Trudeau tient compagnie aux portraits &laquo;&nbsp;à la Andy Warhol&nbsp;&raquo; de Stéphane Dion, un immense panneau &laquo;&nbsp;CHARRÊT&nbsp;&raquo; trône au dos d&rsquo;une porte&#8230; en fait, nous explique-t-on, pratiquement tous les objets accumulés au cours de la longue existence de l&rsquo;émission ont été soigneusement conservés par des membres de l&rsquo;équipe.</p>
<p>Le tout donne une impression de désordre savamment étudié ressemblant étrangement à l&rsquo;émission; une structure générale à laquelle est tranquillement ajoutée des pièces étranges, hilarantes, qui font réfléchir&#8230;</p>
<p>Selon l&rsquo;équipe de recherche, d&rsquo;ailleurs, le même genre de structure prévaut pour la préparation de l&rsquo;émission. <em>&laquo;&nbsp;Nous n&rsquo;avons pas vraiment de journée type</em>, explique Virginie Langlois. <em>Il n&rsquo;y a pas de structure imposant une réunion à tous les matins, par exemple. C&rsquo;est plutôt une constante tempête d&rsquo;idées. Bien sûr, Jean-René arrive au bureau à tous les matins et nous discutons, mais nous proposons constamment des idées. Nous sommes très malléables</em>.<em>&laquo;&nbsp;</em></p>
<p><em></em>Du côté du producteur Richard Gohier, il est d&rsquo;ailleurs important de préciser que l&rsquo;animateur est d&rsquo;ailleurs fortement impliqué dans tous les aspects de l&rsquo;émission, y compris la production elle-même. <em>&laquo;&nbsp;Il passe beaucoup d&rsquo;heures en salle de montage, d&rsquo;autant plus que l&rsquo;émission doit être prête le mercredi soir à 21 heures pour la diffusion le lendemain soir.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p><em></em>En raison de cette composition éclatée, il règne une ambiance bonne enfant dans les bureaux d&rsquo;<em>Infoman</em>. Les recherchistes sont d&rsquo;ailleurs semblables à l&rsquo;animateur et à ses proches collaborateurs : rapides à la détente, quelque peu irrévérencieux&#8230; mais surtout, la lueur de la curiosité intellectuelle brille dans leurs yeux. Il s&rsquo;agit d&rsquo;ailleurs là d&rsquo;une qualité essentielle, estiment M. Gohier et Hugues Bélanger, chef de contenu web. Ainsi, la connaissance quasi-encyclopédique de l&rsquo;actualité est non seulement un puissant atout, mais également indispensable pour réussir à trouver des sujets d&rsquo;intérêt pour l&rsquo;émission, qu&rsquo;il s&rsquo;agisse d&rsquo;une gaffe ministérielle à Québec ou de la dernière provocation du régime nord-coréen.</p>
<p>Au fil des ans, confient les recherchistes, <em>Infoman</em> s&rsquo;est quelque peu distanciée des coups fumants, ces fameux <em>stunts</em> qui ont en partie fait la réputation de l&rsquo;émission. Disparu, donc, le chameau du mariage de Céline et René &#8211; il est mort, semble-t-il. Au lieu de cela &#8211; bien qu&rsquo;il s&rsquo;organise encore de tels gags, mais moins souvent qu&rsquo;auparavant -, <em>Infoman</em> a acquis une réputation de trouble-fête à qui les politiciens et autres pontes de la société offrent tout de même du temps et des réponses aux questions pas toujours <em>politically correct</em> de Jean-René Dufort.</p>
<p>Si les conservateurs sont désormais aux abonnés absents depuis leur victoire du 2 mai, la classe politique et culturelle du Québec, et même celle du Canada continuent de parler avec ce grand dadais aux cheveux longs et lunettes carrées &#8211; et, par extension, à son équipe de recherche.</p>
<p>Des bons coups, il y en aura eu au fil des ans; Richard Gohier parle ainsi entre autres de l&rsquo;entrevue avec Sarah Palin en Alaska, une séquence quelque peu irréelle prouvant que les éclairs de génie sont souvent payants pour l&rsquo;émission.</p>
<p><em>Infoman</em> a aussi pris de l&rsquo;expansion sur le web; sous la gouverne de Hugues, l&rsquo;émission se poursuit désormais en ligne, avec de fréquents commentaires humoristiques ou intéressants sur l&rsquo;actualité et les événements politico-culturels-médiatiques de tous les jours. Avec cette participation plus importante sur Internet est aussi venue une nouvelle communauté de <em>fans</em> qui participent, envoient des suggestions, discutent avec l&rsquo;équipe. Une nouvelle façon de bâtir une communauté autour de l&rsquo;émission, donc.</p>
<p>Ce qui ressort toutefois de l&rsquo;entrevue avec les recherchistes d&rsquo;<em>Infoman</em>, toutefois, à l&rsquo;exception de l&rsquo;impression que les journées sont loin d&rsquo;être ennuyantes, est le fait que l&rsquo;équipe dispose d&rsquo;une très grande liberté d&rsquo;action. Ce n&rsquo;est pas seulement le fait d&rsquo;être à Radio-Canada, mentionnent les recherchistes, mais plutôt d&rsquo;avoir droit de penser et d&rsquo;agir hors du cadre télévisuel normal. Tout comme <em>La fin du monde est à sept heures</em> avait représenté un coup de dé pour TQS à l&rsquo;époque, autant <em>Infoman</em> aura été un pari pour la société d&rsquo;État. Un geste audacieux qui aura porté fruit, et qui continuera sans doute de le faire pour une 13e saison.</p>
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		<title>Terres rares : une fortune dormirait dans le sol de l&#8217;Alberta</title>
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		<pubDate>Thu, 26 Apr 2012 15:32:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pieuvre.ca</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Le Canada posséderait, au sein des importants dépôts de sables bitumineux albertains, d'importantes réserves de terres rares. Ces éléments, formant une série de 17 métaux aux propriétés chimiques similaires, valent une petite fortune, puisqu'ils sont utilisés dans la fabrication de divers gadgets électroniques pour lesquels la demande mondiale est sans cesse grandissante. Si la Chine possède actuellement le quasi-monopole sur l'exploitation et la commercialisation de ces terres rares, la Chambre du commerce du Canada estime que le Canada pourrait bien réussir à tirer son épingle du jeu.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Pieuvre.ca</p>
<p><strong>Le Canada posséderait, au sein des importants dépôts de sables bitumineux albertains, d&rsquo;importantes réserves de terres rares. Ces éléments, formant une série de 17 métaux aux propriétés chimiques similaires, valent une petite fortune, puisqu&rsquo;ils sont utilisés dans la fabrication de divers gadgets électroniques pour lesquels la demande mondiale est sans cesse grandissante. Si la Chine possède actuellement le quasi-monopole sur l&rsquo;exploitation et la commercialisation de ces terres rares, la Chambre du commerce du Canada estime que le Canada pourrait bien réussir à tirer son épingle du jeu.</strong></p>
<div id="attachment_11326" class="wp-caption alignright" style="width: 310px"><a href="http://www.pieuvre.ca/2012/04/26/alberta-terres-rares/terres-rares-oxydes-mi-000080949-4/" rel="attachment wp-att-11326"><img class="size-medium wp-image-11326" title="terres-rares-oxydes-mi-000080949-4" src="http://www.pieuvre.ca/v2/home/lapieuv/public_html/v2/wp-content/uploads/2012/04/terres-rares-oxydes-mi-000080949-4-300x199.jpg" alt="" width="300" height="199" /></a><p class="wp-caption-text">Les terres rares font l&#39;objet d&#39;une course à l&#39;exploitation partout sur la planète</p></div>
<p>Dans un rapport intitulé <em>Les dépôts d&rsquo;éléments des terres du Canada peuvent offrir un avantage concurrentiel important</em> publié jeudi, l&rsquo;organisme à vocation économique y détaille ainsi les perspectives de développement favorables pour le pays, et plus spécialement pour une province déjà riche en ressources énergétiques.</p>
<p>La chambre de commerce explique ainsi que les terres rares se retrouvent dans les véhicules hybrides et électriques, les éclairages fluorescents, les écrans au plasma, les ordinateurs portables, les appareils électroniques portatifs, les génératrices éoliennes ainsi que les instruments optiques et médicaux. Plusieurs de ces éléments jouent un rôle essentiel dans la fabrication de convertisseurs catalytiques pour le contrôle de la pollution due aux véhicules automobiles ainsi que le craquage catalytique du fluide pétrolier, ajoute-t-on, avant d&rsquo;indiquer qu&rsquo;ils sont utilisés également dans une vaste gamme d&rsquo;applications de défense, dont certaines sont cruciales pour la sécurité nationale des États et concourent à la mise au point d&rsquo;armes à guidage de précision (bombes intelligentes et missiles), de lasers, de satellites de communication, de moteurs d&rsquo;avions de combat à réaction et de systèmes de radiodétection.</p>
<p><em>« Le Canada possède 500 000 tonnes d&rsquo;éléments des terres rares dans ses dépôts de schiste noir (Alberta Black Shale Project), dont la valeur est évaluée à 206 milliards $. De plus, de nombreuses autres mines réparties aux quatre coins du pays montrent un potentiel important »</em>, affirme Perrin Beatty, président et chef de la direction de la Chambre de commerce du Canada. <em>« Nous sommes privilégiés de posséder de tels trésors dans nos sols et nous avons une possibilité exceptionnelle de transformation de la richesse de nos ressources en un avantage concurrentiel indéniable. »</em></p>
<p><em>&laquo;&nbsp;Après s&rsquo;être investie d&rsquo;une mission visant à devenir une superpuissance mondiale de la production d&rsquo;éléments des terres rares, la Chine a désormais la mainmise sur 97,3 pour cent du total de la production mondiale&nbsp;&raquo;</em>, précise la chambre. Au cours des dernières années, elle a haussé ses droits d&rsquo;exportation tout en réduisant ses quotas d&rsquo;exportation sur certains éléments des terres rares. Dans cette foulée, les États-Unis, le Japon et l&rsquo;Union européenne ont déposé une plainte auprès de l&rsquo;Organisation mondiale du commerce plus tôt cette année. Les acteurs du G20 participent également de façon active à ce débat.</p>
<p><em>« Puisque les Japonais, les Américains et les Européens cherchent maintenant des façons de contrer le monopole chinois, le Canada occupe une position fort enviable »</em>, ajoute M. Beatty.</p>
]]></content:encoded>
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		<item>
		<title>Règne l&#8217;empereur</title>
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		<pubDate>Fri, 17 Feb 2012 15:32:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jeanne Dagenais-Lespérance</dc:creator>
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		<description><![CDATA[La scène du Gésù ressemblait à un studio d’enregistrement à 19h55 mercredi soir. Une énorme table triangulaire (scénographie de Francesco Di Blouini) était cernée sur deux de ses côtés par une rangée de microphones, tous reliés à un panneau d’enregistrement au centre de la base du triangle, le troisième côté. C’est cependant la Rome impériale qui a émergé sur scène, par l’exploration ingénieuse des possibilités de l’espace sonore et de l’enregistrement live.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Jeanne DAGENAIS-LESPÉRANCE</p>
<p><strong>La scène du Gésù ressemblait à un studio d’enregistrement à 19h55 mercredi soir. Une énorme table triangulaire (scénographie de Francesco Di Blouini) était cernée sur deux de ses côtés par une rangée de microphones, tous reliés à un panneau d’enregistrement au centre de la base du triangle, le troisième côté. C’est cependant la Rome impériale qui a émergé sur scène, par l’exploration ingénieuse des possibilités de l’espace sonore et de l’enregistrement live.</strong></p>
<div id="attachment_9164" class="wp-caption alignright" style="width: 310px"><a href="http://www.pieuvre.ca/2012/02/17/caligula-remix/une-scene-de-caligula-remix_benoit_beaupre/" rel="attachment wp-att-9164"><img class="size-medium wp-image-9164" title="une-scene-de-caligula-remix_Benoit_Beaupré" src="http://www.pieuvre.ca/v2/home/lapieuv/public_html/v2/wp-content/uploads/2012/02/une-scene-de-caligula-remix_Benoit_Beaupré-300x199.jpg" alt="" width="300" height="199" /></a><p class="wp-caption-text">Photo : Benoît Beaupré</p></div>
<p><em>Caligula(Remix)</em>, une production de Terre des Hommes mise en scène par Marc Beaupré, offre une performance saisissante de théâtre expérimental comme on en voit rarement : une expérimentation qui étudie en profondeur le chœur grec adapté aux progrès de l’époque actuelle. C’est un théâtre qui existe pour lui-même, sans se soucier de plaire au public ou de le choyer en le laissant absolument tout comprendre au premier coup d’œil. Suivre le fil du récit s’avère en effet parfois difficile dû à l’abondance de couches sonores superposées. Le spectateur doit ainsi apprendre à faire le tri entre ces sons et en déduire le sens lui-même. Le texte d’Albert Camus s’avère en soi assez complexe, et cette production ne cherche pas à le vulgariser, bien au contraire.</p>
<p>Caligula s’y interroge sur le sens de l’Homme, de l’Amour et de la Vérité. La vie et la mort ne sont pour lui que questions philosophiques. Tuer et torturer ses sujets deviendra partie intégrante de son existence, jusqu’à provoquer la haine qui entraînera sa propre mort.</p>
<p>Emmanuel Schwartz en Caligula dirige le brillant chœur d’interprètes (Guillaume Baillargeon, David Giguère, Ève Landry, Alexis Lefebvre, Maxime Le Flaguais, Guillaume Tellier, Michel Mongeau, Emmanuelle Orange-Parent) à la manière d’un chef d’orchestre, faisant émerger les répliques du texte ainsi que des bruits suggérant l’environnement sonore (cris, chuchotements, bruits de pas, halètements, clameur des foules romaines). Les interprètes sont ainsi instruments du bon vouloir de cet empereur/chef d’orchestre. Ils deviennent personnages de la pièce, mais aussi pensées de Caligula ou encore membres de la foule. Nul besoin de décors ou de costumes, car l’imagination du public les créés à partir de sons. La direction du chœur d’avère tout simplement stupéfiante. Chaque nouvel effet sonore est réglé avec extrême minutie : une partition vocale qui semble rythmée au métronome.</p>
<p>Les spectateurs comme le peuple romain se retrouvent à la merci de l’omnipotent empereur Caligula Pour spectateurs cherchant à comprendre en profondeur les mots de Camus, il serait cependant avisé de lire la pièce avant de voir cette performance. Déchiffrer le sens du texte demande du temps, or, quand l’empereur règne, le temps lui appartient.</p>
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		<title>L&#8217;Ouest se fissure; les entreprises se tournent vers l&#8217;Est</title>
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		<pubDate>Tue, 14 Feb 2012 16:14:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Hugo Prévost</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Alors que la classe moyenne occidentale fait face à une série d'importants défis qui risquent fort possiblement de grever ses acquis sociaux et économiques, la firme PriceWaterhouseCooper (PwC) a diffusé mardi une note d'information selon laquelle les entreprises se tournent désormais vers la classe moyenne émergente, un marché qui devrait atteindre les 6000 milliards $ US d'ici 2021.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Hugo PRÉVOST</p>
<p><strong>Alors que la classe moyenne occidentale fait face à une série d&rsquo;importants défis qui risquent fort possiblement de grever ses acquis sociaux et économiques, la firme PriceWaterhouseCooper (PwC) a diffusé mardi une note d&rsquo;information selon laquelle les entreprises se tournent désormais vers la classe moyenne émergente, un marché qui devrait atteindre les 6000 milliards $ US d&rsquo;ici 2021.</strong></p>
<div id="attachment_9082" class="wp-caption alignright" style="width: 310px"><a href="http://www.pieuvre.ca/2012/02/14/classe-moyenne-est/walmart-china/" rel="attachment wp-att-9082"><img class="size-medium wp-image-9082" title="walmart-china" src="http://www.pieuvre.ca/v2/home/lapieuv/public_html/v2/wp-content/uploads/2012/02/walmart-china-300x224.jpg" alt="" width="300" height="224" /></a><p class="wp-caption-text">Un magasin WalMart en Chine. Les entreprises occidentales se tournent désormais vers la nouvelle classe moyenne des économies émergentes</p></div>
<p>Adieu, donc, économies occidentales exsangues secouées par des mouvements sociaux, le feu des projecteurs est désormais sur les économies émergentes, soit quatre des sept milliards d&rsquo;habitants de la planète répartis en Amérique latine, en Inde, en Indonésie, en Chine et en Afrique.</p>
<p>Sur ces marchés, les entreprises se sont traditionnellement concentrées sur les segments de la population à revenus moyens et moyens supérieurs, mais selon un nouveau rapport de PwC, le prochain créneau de développement possible sera celui de la classe moyenne émergente mondiale &#8211; qui se situe juste en dessous du segment de la population à revenu moyen.</p>
<p>Le marché de la classe moyenne émergente compte d&rsquo;ores et déjà 2,3 milliards de personnes à l&rsquo;échelle mondiale et augmente rapidement, car de grands nombres de consommateurs montent du bas de la pyramide économique pour former une nouvelle classe moyenne. D&rsquo;ici 2021, ce marché devrait représenter un pouvoir d&rsquo;achat de plus de 6 000 milliards de dollars US, indique la firme comptable.</p>
<p>Ces consommateurs, qui disposent encore de revenus modestes -1,70 $ à 5 $ US par habitant et par jour en Inde, par exemple -, possèdent ensemble un important pouvoir d&rsquo;achat. En Inde, environ 470 millions de personnes appartenaient à la classe moyenne émergente en 2010. PwC estime que leur nombre augmentera à 570 millions d&rsquo;ici 2021. À ce moment-là, près de 42 pour cent de la population de l&rsquo;Inde appartiendront au segment compris entre le groupe au revenu le plus bas et la classe moyenne. Le pouvoir d&rsquo;achat de la classe moyenne émergente de l&rsquo;Inde devrait dépasser 1 000 milliards de dollars US d&rsquo;ici 2021, prévoit-on.</p>
<p>Au même moment, l&rsquo;Ouest est pris à la gorge par un endettement excessif, dont les pays émergents &#8211; la Chine d&rsquo;abord &#8211; sont les principaux détenteurs. Si PwC prévoit une croissance stable des revenus de la population, l&rsquo;aspect politique de la croissance économique est laissée de côté. Déjà, le côté économique a eu son rôle à jouer dans les révolutions du printemps arabe, et tout porte à croire que les pays émergents devront impérativement réformer leurs sociétés afin de s&rsquo;adapter à une classe moyenne plus en moyens et surtout mieux éduquée.</p>
<p>La Chine, par exemple, agit déjà depuis plusieurs années pour non seulement rehausser les normes sociales et économiques, mais surtout tuer dans l&rsquo;oeuf tout esprit de contestation populaire. Au final, toutefois, si l&rsquo;Occident s&rsquo;enfonce davantage dans les problèmes économiques et sociaux, l&rsquo;Orient devra impérativement trouver de nouveaux clients pour leurs économies encore principalement tournées vers l&rsquo;exportation à l&rsquo;Ouest. Une classe moyenne émerge un peu partout, certes, mais le niveau de vie n&rsquo;est pas encore assez élevé pour que les citoyens de ces pays achètent les produits vendus en Amérique du Nord et en Europe.</p>
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		<title>L&#8217;AQLPA s&#8217;inscrit en faux contre le projet d&#8217;usine à éthanol de Varennes</title>
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		<pubDate>Wed, 08 Feb 2012 14:50:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pieuvre.ca</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Annoncé lundi, l'investissement de 27 millions $ du gouvernement du Québec en vue de la construction d'une première usine de biocarburants sur le territoire de la province par l'entreprise Enerkem ne fait pas que des heureux. Pour l'Association québécoise de lutte contre la pollution atmosphérique (AQLPA), en effet, de nombreuses questions demeurent sans réponse suite à l'annonce de Québec.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Pieuvre.ca</p>
<p><strong>Annoncé lundi, l&rsquo;investissement de 27 millions $ du gouvernement du Québec en vue de la construction d&rsquo;une première usine de biocarburants sur le territoire de la province par l&rsquo;entreprise Enerkem ne fait pas que des heureux. Pour l&rsquo;Association québécoise de lutte contre la pollution atmosphérique (AQLPA), en effet, de nombreuses questions demeurent sans réponse suite à l&rsquo;annonce de Québec.</strong></p>
<div id="attachment_8895" class="wp-caption alignright" style="width: 310px"><a href="http://www.pieuvre.ca/2012/02/08/aqlpa-ethanol/plant_varennes/" rel="attachment wp-att-8895"><img class="size-medium wp-image-8895" title="plant_varennes" src="http://www.pieuvre.ca/v2/home/lapieuv/public_html/v2/wp-content/uploads/2012/02/plant_varennes-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" /></a><p class="wp-caption-text">L&#39;usine de Greenfield Ethanol à Varennes. Les installations d&#39;Enerkem seront construites dans la même ville. Photo : Greenfield Ethanol</p></div>
<p>Sans étiquetage de ce biocarburant &#8211; donc sans en indiquer la provenance, ni la composition, l&rsquo;AQLPA dit craindre que cet éthanol produit à partir de déchets non recyclables ne soit qu&rsquo;un <em>&laquo;&nbsp;écran de fumée&nbsp;&raquo;</em> destiné, à terme, à faciliter l&rsquo;introduction d&rsquo;éthanol maïs-grains.</p>
<p>Ce type de carburant, contrairement à l&rsquo;éthanol produit à l&rsquo;aide de déchets non recyclables, monopolise des terres cultivables pour y faire pousser le maïs qui sera ensuite transformé pour remplir les réservoirs des véhicules. Le même genre de culture, introduite il y a quelques années, avait provoqué une forte hausse du prix des produits alimentaires du maïs, déclenchant du même coup des troubles sociaux au Mexique et ailleurs sur la planète.</p>
<p>Au dire de Kim Cornelissen, vice-présidente de l&rsquo;AQLPA, l&rsquo;un des deux promoteurs du projet, Greenfield Ethanol, recevra du gouvernement fédéral près de 80 millions $ en sept ans pour agrandir son usine de production d&rsquo;éthanol maïs-grain. En tout, l&rsquo;entreprise possède une dizaine d&rsquo;installations de production ou de transformation de l&rsquo;éthanol, majoritairement situées au Canada.</p>
<p>L&rsquo;AQLPA réitère par ailleurs sa demande au gouvernement de s&rsquo;assurer que les déchets putrescibles (incluant les matières cellulosiques résiduelles non homogènes) soient réservés aux usines municipales de biométhanisation <em>&laquo;&nbsp;pour lesquelles nous investissons collectivement 650 millions $ (incluant 31 millions $ dans un partenariat public-privé dont Greenfield Ethanol fait partie )&nbsp;&raquo;</em> ou pour la gazéification.</p>
<p>Le rendement énergétique du biométhane, au dire de l&rsquo;organisme, serait en effet plus <em>&laquo;&nbsp;intéressant&nbsp;&raquo;</em> que celui de l&rsquo;éthanol.</p>
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