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Là où le malheur des uns fait le bonheur des autres

Les souffrances du jeune Werther, œuvre impérissable de Goethe et porte-étendard d’un romantisme outrancier, cher aux Allemands et aux Russes d’une certaine époque, nous était présentée sous le titre «Werther» dans sa forme opératique, samedi dernier à la Place des Arts, par l’Opéra de Montréal.

Programme triple pour BJM Danse

La compagnie BJM Danse, qui célèbrera son 40e anniversaire l’an prochain, a fait une courte visite à Montréal pour présenter son tout dernier spectacle. Louis Robitaille, directeur artistique de BJM Danse depuis 1998, s’est donné comme mandat, depuis quelques années, de présenter le travail de chorégraphes émergents internationaux. Le programme triple (Rossini Cards, Zero In On et Zip Zap Zoom) présenté pour trois soirs à la Place des Arts ne faisait pas exception, alors que trois jeunes chorégraphes européens signaient les trois pièces.

Une visite chez l’orfèvre

Mercredi le 5 janvier dernier, pour la première de deux représentations, l’Orchestre symphonique de Montréal présentait un programme ambitieux à la salle Wilfrid-Pelletier de la Place des arts. Deux grandes œuvres ayant certains liens de parenté ; deux compositeurs ayant des affinités; deux grands artistes, l’une au violon et l’autre au pupitre; deux grands moments à partager avec un public rapidement conquis.

Woyzeck / Sadari Movement Laboratory – La réunion des arts et des cultures

Le Sadari Movement Laboratory présentait hier au public montréalais sa version de Woyzeck, pièce de Georg Büchner, un classique allemand ayant révolutionné l’histoire du théâtre moderne.

Derrière la reine, un coeur qui bat

L’Opéra de Montréal, il est vrai, joue prudemment la carte des oeuvres classiques pour attirer un public plus nombreux et ainsi permettre aux néophytes de prendre contact avec l’art lyrique. Qu’à cela ne tienne, nul n’a jamais dit que les compositions des siècles derniers avaient fait leur temps. Preuve en est avec Roberto Devereux, un opéra de 1837 composé par Gaetano Donizetti, et dont la beauté et la justesse lui ont assuré un triomphe à la Place des Arts, samedi dernier.

Le Ballet National casse son image classique

Le Ballet National du Canada était à Montréal pour deux soirs seulement, une courte visite pour cette troupe n’ayant pas foulé les planches montréalaises depuis plus de sept ans.

Rigoletto – L’amour rend malheureux

Qu’il est cruel d’aimer; amoureux transis, coeurs brisés et romantiques invétérés vous le diront sans faute. Et près de 160 ans après la première de Rigoletto, le compositeur italien Verdi prouve sans aucun doute que le plus terrible des sentiments humains est et sera toujours d’actualité. À la salle Wilfrid-Pelletier de la Place-des-Arts, la troupe de l’Opéra de Montréal a offert samedi soir dernier une excellente interprétation de l’une des oeuvres maîtresses du monstre extraordinaire.

La Duchesse de Langeais : le coeur mis à nu

Le Studio-Théâtre de la Place-des-Arts accueillait, cette semaine, la pièce La Duchesse de Langeais, écrite par Michel Tremblay et mise en scène par Rita Lafontaine. Présenté dans le cadre des Célébrations de la Fierté 2010, ce monologue dramatique intimiste offre l’occasion à l’interprète principal, Francis Bourgea, de se mettre à nu, aux sens littéral et figuré.

Fantasia – Métropolis, le film qui inspira tous les autres

Grandiose, et le mot est faible. Le public montréalais – nombreux – a eu droit hier à une projection d’une version longtemps perdue du classique des classiques de la science-fiction du maître de l’expressionnisme allemand Fritz Lang. Près d’un siècle après sa première diffusion, Métropolis fait encore courir les foules, d’autant plus qu’un orchestre québécois, sous la direction de Gabriel Thibodeau, offrait une trame sonore montréalaise pour accompagner ce monument cinématographique.

Replonger dans la tourmente

Les attentes étaient particulièrement élevées, hier, à la salle Wilfrid-Pelletier de la Place des Arts, et pour cause : le groupe britannique Porcupine Tree revenait en sol montréalais, moins d’un an après son précédent passage au Métropolis. L’excellent album The Incident était à nouveau au programme, en plus de quelques pièces tirées du – très vaste – répertoire du quintette. Que cela a-t-il donné, me demanderez-vous? Simplement une performance purement et simplement extatique.

A+ pour Minus One

Minus One c’est sept pièces, toutes différentes, mais qui se complètent et semblent répondre à la question Pourquoi danser? Le chorégraphe Ohad Naharin présente avec succès à travers la troupe des Grands, le mystère du corps et du mouvement, et ce à travers le couple, les groupements hommes, femmes et mixtes, la danse avec le public et en solo. Le corps est déconstruit, observé, sculpté, tatoué et l’on ressort du spectacle avec une certitude de la nécessité de la danse dans notre société, et ce à tous les niveaux, professionnel et amateur, public ou intime, gracieux ou péniblement travaillé.

Billie Twinkle, requiem pour un maître de la marionnette

Qu’on le veuille ou non, le théâtre de marionnettes a toujours gardé cette connotation quelque peu infantile. Normal, alors, d’avoir quelques appréhensions face au nouveau spectacle de Ronnie Burkett, intitulé Billie Twinkle, Requiem for a Golden Boy. Le marionnettiste fait pourtant fi des clichés et des préjugés, et offre sur les planches de la Cinquième Salle de la Place des Arts une performance plus que magistrale. Comédie musicale, théâtre, danse, humour et bien sûr marionnettes s’entrecroisent dans ce magnifique spectacle.

L’amour ou la politique? Les deux, pardi!

Une famille déchirée, des manigances politiques, des coups de poignard dans le dos, un empoisonnement… Le programme de Simon Boccanegra de Verdi, joué pour une première fois à l’Opéra de Montréal, promettait d’être haut en couleurs. Si la lecture du programme devient pratiquement un incontournable pour saisir toutes les subtilités de l’intrigue, c’est cette complexité du scénario qui donne à Simon Boccanegra toute sa beauté, particulièrement au niveau des chants, torturés et magnifiques.

Un ballet bouillon de culture

Pour sa première pièce de l’année chinoise du tigre, Les Grands Ballets Canadiens de Montréal ont reçu le 18 février le ballet de Guangzhou représentant leur Sylphide en première nord-américaine.

Roadkill: entre la danse et l’épouvante

Avec Roadkill, le collectif artistique Splintergroup propose une œuvre mariant la danse moderne, le thriller, le road movie et le théâtre, le tout sur fond de fait divers australien. Entrez dans l’univers cinglant d’un couple égaré, présenté jusqu’au 13 février à la 5e salle de la Place des Arts.

Un voyage désorientant

Ulysse, c’est la quête, c’est l’errance, le désir du retour à la maison et Dominique Porte arrive bien a nous mettre dans cet état d’esprit avec « Ulysse, nous et les sirènes », la toute nouvelle production présentée en première le 4 février dernier, à la 5e salle de la Place des arts.

Le Chevalier à la rose: l’OSM en grande forme

L’Orchestre symphonique de Montréal ouvrait hier sa saison 2010 avec un programme enchanteur. Sous la direction de Roberto Minczuk, les musiciens de l’OSM – et un jeune prodige de 14 ans – ont de nouveau empli la salle Wilfrid-Pelletier de notes cristallines et pures.