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	<title>pieuvre.ca &#187; place des arts</title>
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		<title>Quand l’intime rencontre le grandiose</title>
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		<pubDate>Fri, 13 Jan 2012 16:29:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Cassandre Chatonnier</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Jose Navas, créateur et directeur artistique de Compagnie Flak, nous présente son dernier solo Personae, créé en mai 2011 au Concertgebouw de Bruges. Un petit bijou à découvrir à la 5eme salle de la place des arts jusqu’au 28 janvier.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Cassandre CHATONNIER</p>
<p><strong>Jose Navas, créateur et directeur artistique de Compagnie Flak, nous présente son dernier solo Personae, créé en mai 2011 au Concertgebouw de Bruges. Un petit bijou à découvrir à la 5eme salle de la Place des arts jusqu’au 28 janvier.</strong></p>
<div id="attachment_8311" class="wp-caption alignright" style="width: 310px"><a href="http://www.pieuvre.ca/2012/01/13/personae/personae-2/" rel="attachment wp-att-8311"><img class="size-medium wp-image-8311" title="personae" src="http://www.pieuvre.ca/v2/home/lapieuv/public_html/v2/wp-content/uploads/2012/01/personae-300x177.jpg" alt="" width="300" height="177" /></a><p class="wp-caption-text">Photo : Cinquième salle</p></div>
<p><em>Personae</em> fait référence aux masques que les acteurs de l’Antiquité romaine portaient. Le solo de Navas se divise en six séquences, évoquant différents personnages et différents thèmes complémentaires et opposés tels que l’absence et la présence, le désir et le divin.</p>
<p>Le danseur est donc seul. Dans une alcôve sombre en fond de scène il attend. Le silence se fait, il se prépare religieusement à venir en scène, s’habillant avec lenteur. Puis il entre en scène, plateau nu et brillant s’inondant de lumière, qui laisse apparaître son corps et son reflet. Comme sur une surface d’eau, à la frontière entre deux monde, Jose Navas se livre. Les chorégraphies courtes s’enchainent et se complètent, toutes séparées par ce même rituel de préparation qui permet d’amener doucement le spectateur dans chaque univers.</p>
<p>Nous passons donc de l’élégante danseuse occupant les souvenirs du chorégraphe au chien sauvage, de l’homme vulnérable  à l’homme libéré, tout cela avec beaucoup de poésie et d’élégance, sur des musiques de Vivaldi, Patti Smith, Verdi et Rachmaninov. Sous ses costumes aux tissus aériens, le corps de Navas s’articule en mouvements doux et précis, souligné par l’éclairage pictural de Marc Parent. Un corps fragile semblant flotter au dessus d’un tableau de Rothko.</p>
<p>Il est dommage que ces solos ne soient pas un peu plus longs, ce qui nous permettrait de nous imprégner complètement de son univers. Cependant le long solo final sur le Boléro de Ravel nous transporte ailleurs, dans cet état qui frôle le divin…</p>
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		<title>Divertissement froid des fêtes chez Duceppe</title>
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		<pubDate>Fri, 06 Jan 2012 15:20:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Hugo Prévost</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Bob est malheureux. Récemment promu président de la compagnie au sein de laquelle il oeuvre depuis 25 ans, il revoit, inopinément, la femme de son ancien patron lors des funérailles de celui-ci. Toujours autant amoureux d'elle, il tentera de la séduire; et le public se dira, bien tristement, Pourquoi pas ?]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Hugo PRÉVOST</p>
<p><strong>Bob est malheureux. Récemment promu président de la compagnie au sein de laquelle il oeuvre depuis 25 ans, il revoit, inopinément, la femme de son ancien patron lors des funérailles de celui-ci. Toujours autant amoureux d&#8217;elle, il tentera de la séduire; et le public se dira, bien tristement, <em>Pourquoi pas ?</em></strong></p>
<div id="attachment_8118" class="wp-caption alignright" style="width: 310px"><a href="http://www.pieuvre.ca/2012/01/06/pourquoi-pas/pourquoipas-860/" rel="attachment wp-att-8118"><img class="size-medium wp-image-8118" title="PourquoiPas 860" src="http://www.pieuvre.ca/v2/home/lapieuv/public_html/v2/wp-content/uploads/2012/01/PourquoiPas-860-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" /></a><p class="wp-caption-text">Photo : Théâtre Jean-Duceppe</p></div>
<p>Tristement résume en effet l&#8217;état d&#8217;esprit qui prévaut dans cette pièce de théâtre jouée chez Duceppe depuis le début du temps des fêtes. Claude Prégent et Pauline Martin, respectivement Bob et Jacqueline, les deux protagonistes principaux de l&#8217;oeuvre, livrent un bien fade ballet romantico-comédique sur toile de fond de déprime de la cinquantaine (soixantaine?) et d&#8217;existences mornes et ennuyeuses.</p>
<p>Non pas que les acteurs, y compris Yvan Benoit et Danielle Lépine, en plus des rôles principaux, soient mauvais ou jouent mal; non pas, non plus que l&#8217;auteur Norm Foster livre un texte sans nuances ou soporifique&#8230; La pièce livre quelques bonnes répliques bien senties et décroche quelques directs à certaines notions rescapées du passé judéo-chrétien concernant le mariage et l&#8217;absence de bonheur au sein du couple. On rigole parfois, sourit souvent, et on se prend à réfléchir sur l&#8217;existence, trop souvent balayée sous le tapis, de l&#8217;amour chez les gens d&#8217;âge mûr.</p>
<p>La pièce achoppe toutefois sur la question du rythme. Trop souvent, les comédiens sont assis et discutent de choses et d&#8217;autres, se racontent leurs vies durant de bien trop longues séquences où la seule action sur scène est verbale. Une tare qui blesse sur n&#8217;importe quelle scène, mais encore plus sur l&#8217;immense estrade du théâtre Jean-Duceppe, qui, particulièrement large, exige des disdascalies nombreuses et variées, et pas seulement le fait de siroter son café!</p>
<p>Et c&#8217;est long, très long. Ce qui serait une bonne pièce d&#8217;une heure, voire une heure trente s&#8217;étire jusqu&#8217;à deux heures et quinze minutes, soit bien amplement le temps de laisser l&#8217;esprit vagabonder et de décrocher de ce qui ressemble à s&#8217;y méprendre à un ensemble d&#8217;épisode d&#8217;une comédie de situation. Bref, un divertissement du temps des fêtes pâlot qui tombe mal un 5 janvier.</p>
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		<title>Fougue et délicatesse à l&#8217;OSM</title>
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		<pubDate>Thu, 01 Dec 2011 20:03:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Hugo Prévost</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Douce euphorie, mercredi soir, dans une Maison symphonique qui sent encore le bois fraîchement coupé, lors d'un programme exceptionnel rassemblant des oeuvres de Ralph Vaughan Williams et de Beethoven. L'Orchestre symphonique de Montréal, sous la direction de Sir Roger Norrington, a offert avec brio une performance sans faille.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Hugo PRÉVOST</p>
<p><strong>Douce euphorie, mercredi soir, dans une Maison symphonique qui sent encore le bois fraîchement coupé, lors d&#8217;un programme exceptionnel rassemblant des oeuvres de Ralph Vaughan Williams et de Beethoven. L&#8217;Orchestre symphonique de Montréal (OSM), sous la direction de sir Roger Norrington, a offert avec brio une performance sans faille.</strong></p>
<div id="attachment_7659" class="wp-caption alignright" style="width: 310px"><a href="http://www.pieuvre.ca/2011/12/01/osm-andsnes/andsnestoseks/" rel="attachment wp-att-7659"><img class="size-full wp-image-7659" title="andsnestoseks" src="http://www.pieuvre.ca/v2/home/lapieuv/public_html/v2/wp-content/uploads/2011/12/andsnestoseks.jpg" alt="" width="300" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">Le pianiste Leif Ove Andsnes</p></div>
<p>Point de maestro Kent Nagano, en effet, mais plutôt un autre chef d&#8217;orchestre dont la réputation n&#8217;est plus à faire. Un an après son dernier passage à la barre de l&#8217;OSM, sir Norrington, dont la bonhommie va de pair avec un talent inégalé pour la direction musicale, possédait toujours ce sens de l&#8217;humour désarmant.</p>
<p>Tout de suite, d&#8217;ailleurs, il offre ses excuses : les musiciens sont rassemblés en hémicycle autour d&#8217;un magnifique piano Steinway, et le programme a été modifié à la dernière minute. L&#8217;auditoire goûtera donc d&#8217;abord le <em>Concerto pour piano no 1 en </em>do <em>majeur, opus no 15 </em>de Beethoven, qui oblige ce type de formation circulaire, ressemblant à un orchestre de chambre élargi. Nulle place, par ailleurs, pour le chef d&#8217;orchestre, normalement absent de ce genre de pièce. <em>&laquo;&nbsp;Tant pis, j&#8217;y suis, j&#8217;y reste!&nbsp;&raquo;</em>, lancera sir Norrington, déclenchant l&#8217;hilarité de la salle.</p>
<p>Et quel morceau! Si l<em>&#8216;Allegro</em> débute en donnant l&#8217;impression que le son est étouffé, la magie de cette nouvelle salle &#8211; et des musiciens de l&#8217;OSM &#8211; fait son oeuvre, et le voyage débute. Pas un bruit autre que les notes s&#8217;échappant des instruments, et ce sir Norrington qui dirige pratiquement d&#8217;une main distraite.</p>
<p>Il ne faut cependant pas se laisser prendre au piège : l&#8217;homme sait ce qu&#8217;il fait. Au piano, le Norvégien Leif Ove Andsnes fait courir ses doigts sur les touches, semblant effleurer l&#8217;instrument. Invité des orchestres symphoniques de Boston, Pittsburgh, Trondheim et Vienne, en plus d&#8217;interpréter également du Beethoven avec les orchestres de chambre norvégien et suédois, ainsi que le Philadelphia Orchestra, Andsnes en vient à déclasser les musiciens qui l&#8217;entourent. Si l&#8217;OSM brille, Andsnes aveugle de par son talent.</p>
<p>En retour d&#8217;entracte, l&#8217;auditoire est cette fois transporté en Angleterre pour la <em>London Symphony</em>, de Vaughan Williams. Pièce aux accents cinématographiques, cette symphonie, exécutée à l&#8217;aide, cette fois, de l&#8217;orchestre complet, qui permet véritablement à sir Norrington de s&#8217;en donner à coeur joie. Le public, lui, erre dans les vertes plaines anglaises et irlandaises, ou dans les rues de Londres sous le brouillard. Le tout se terminera par l&#8217;<em>Ouverture</em> de <em>The Wasps</em>, toujours de Vaughan Williams, avec un orchestre et un chef au meilleur de leur forme.</p>
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		<title>60 minutes d&#8217;arrêt pour danser</title>
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		<pubDate>Thu, 24 Nov 2011 17:09:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Stéphanie Deschamps</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Tous les jours, Montréal est envahi par des gens courant dans tous les sens, pressés par leur horaire. Au soir du 22 novembre,  certains d’entre eux ont ralenti, le temps d’un pas de danse. En 60 minutes, le programme contemporain de Shantala Shivalingappa, présenté sur la scène de la Cinquième Salle de la Place des Arts, a séduit les spectateurs en leur offrant un court voyage dans un monde où l’Orient rencontre l’Occident.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Stéphanie DESCHAMPS</p>
<p><strong>Tous les jours, Montréal est envahi par des gens courant dans tous les sens, pressés par leur horaire. Au soir du 22 novembre,  certains d’entre eux ont ralenti, le temps d’un pas de danse. En 60 minutes, le programme contemporain de Shantala Shivalingappa, présenté sur la scène de la Cinquième Salle de la Place des Arts, a séduit les spectateurs en leur offrant un court voyage dans un monde où l’Orient rencontre l’Occident.</strong></p>
<div class="mceTemp">
<dl id="attachment_7519" class="wp-caption alignright" style="width: 211px;">
<dt class="wp-caption-dt"><a href="http://www.pieuvre.ca/2011/11/24/shantala-shivalingappa/shantalashivalingappa_namasya_24/" rel="attachment wp-att-7519"><img class="size-medium wp-image-7519" title="shantalashivalingappa_namasya_24" src="http://www.pieuvre.ca/v2/home/lapieuv/public_html/v2/wp-content/uploads/2011/11/shantalashivalingappa_namasya_24-201x300.jpg" alt="" width="201" height="300" /></a></dt>
<dd class="wp-caption-dd"></dd>
</dl>
</div>
<p>Née à Madras, en Inde, et élevée à Paris, Shantala est initiée dès son plus jeune âge à la danse et la musique. Acclamée dans plusieurs pays depuis le début de sa carrière, l’interprète a travaillé avec les plus grands noms de l’industrie et a la capacité d’allier une technique rigoureuse à la grâce et la sensibilité féminine. Debout sur la scène montréalaise, l’artiste bouge tout en lenteur, dansant non seulement avec ses pieds, mais également avec ses mains, ses yeux et son visage, qui s’agitent au rythme des mélodies.</p>
<p>En quatre temps, le spectateur se laisse transporter dans l’univers de la danseuse grâce aux récits qu’elle y raconte. Recroquevillée sur elle-même, dos au public ou fixant l’assistance, on retrouve dans les solos contemporains de Shantala une trace de ses origines. Que ce soit par les jeux d’ombre qui résonnent sur les murs de la Cinquième Salle ou par les mouvements distinctifs des mains de l’artiste, l’inspiration indienne est bel et bien présente. Cette touche exotique  vient d’ailleurs réaffirmer la singularité de cette œuvre présentée pour la première fois dans la métropole.</p>
<p>Notons que des représentations de Namasya sont offertes jusqu’au 26 novembre. <em>«Le public montréalais pourra ainsi apprécier cette magnifique interprète dans toute sa grâce, son éloquence et sa virtuosité»</em>, s’enthousiasment les organisateurs. <em>«Rarement a-t-on la chance d’apprécier une danseuse aussi polyvalente et accompli que Shantala Shivalingappa»</em>, concluent-ils.</p>
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		<title>Dans l&#8217;ombre d&#8217;Hemingway, sur les planches</title>
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		<pubDate>Fri, 04 Nov 2011 16:40:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Hugo Prévost</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Ah, cette mer des Caraïbes, pareille à un horizon d'alcool dans lequel se noient les plus téméraires. L'auteur de théâtre Stéphane Brulotte a décidé de tenter le diable et de s'attaquer au marin littéraire des derniers jours, Ernest Hemingway, avec une pièce intitulée Dans l'ombre d'Hemingway. ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Hugo PRÉVOST</p>
<p><strong>Ah, cette mer des Caraïbes, pareille à un horizon d&#8217;alcool dans lequel se noient les plus téméraires. L&#8217;auteur de théâtre Stéphane Brulotte a décidé de tenter le diable et de s&#8217;attaquer au marin littéraire des derniers jours, Ernest Hemingway, avec une pièce intitulée <em>Dans l&#8217;ombre d&#8217;Hemingway</em>.</strong></p>
<div class="mceTemp">
<dl id="attachment_7054" class="wp-caption alignright" style="width: 310px;">
<dt class="wp-caption-dt"><a href="http://www.pieuvre.ca/2011/11/04/ombre-hemingway/hemingwayecranarchambault/" rel="attachment wp-att-7054"><img class="size-medium wp-image-7054" title="HemingwayÉcranArchambault" src="http://www.pieuvre.ca/v2/home/lapieuv/public_html/v2/wp-content/uploads/2011/11/Hemingway%C3%89cranArchambault-300x168.jpg" alt="" width="300" height="168" /></a></dt>
<dd class="wp-caption-dd"></dd>
</dl>
</div>
<p>Jouée chez Duceppe, la pièce également mise en scène par Stéphane Brulotte s&#8217;inspire des années troubles de la vie de l&#8217;écrivain, à partir de 1950, où l&#8217;homme commence déjà à n&#8217;être plus que l&#8217;ombre de lui-même. C&#8217;est Michel Dumont, le seul, l&#8217;unique, qui prête ses traits à la légende de la littérature. Il endosse ainsi le rôle d&#8217;un Hewingway fatigué, déserté par l&#8217;inspiration, amoureux d&#8217;une jeunette de 20 ans prénommée Adriana (Bénédicte Décary, excellente), au bout du rouleau, bref.</p>
<p>L&#8217;équipe de production exploite particulièrement bien la très large scène du Théâtre Jean-Duceppe, et utilise avec doigté des projections sonores et visuelles pour transporter les spectateurs dans les chaudes nuits cubaines.</p>
<p>Si le jeu de Michel Dumont colle très bien au personnage, l&#8217;atmosphère dramatique de la pièce est malheureusement trop allégée par les gags qu&#8217;aura insérés Stéphane Brulotte, surtout dans le dialogue entre Dumont et Marie Michaud, qui interprète Mary Welsh Hemingway, la quatrième épouse du célèbre écrivain. Les nombreux québécismes font également tiquer, et diluent un peu trop l&#8217;atmosphère lourde qui devrait planer sur la salle. Il s&#8217;agit d&#8217;un drame déchirant, après tout!</p>
<p>Malgré cela, <em>Dans l&#8217;ombre d&#8217;Hemingway</em> accomplit un bon boulot en voulant rendre l&#8217;état de détresse psychologique dans lequel fut longtemps plongé Hemingway. On ressort cependant de la salle sans cet état de tristesse qui afflige les personnages sur scène, tels des marins errant au large dans la brume.</p>
<p><em>Dans l&#8217;ombre d&#8217;Hemingway</em>, jouée chez Duceppe jusqu&#8217;au 3 décembre.</p>
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		<title>Tout m&#8217;assassine : la pièce qui cogne là où ça fait mal</title>
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		<pubDate>Wed, 05 Oct 2011 17:25:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Hugo Prévost</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Soir de première, mardi, pour trois pièces à la Cinquième salle de la Place des Arts, réunies sous le titre Tout m'assassine. Salle comble, également, pour ce trio de textes à forte saveur politique et sociologique dont les diatribes et les cris du coeur contre un système québécois marabout tombent à point dans l'actualité. Le metteur en scène Dominic Champagne s'en donne véritablement à coeur joie pour tirer à boulets rouges sur les problèmes gangrenant la société actuelle.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Hugo PRÉVOST</p>
<p><strong>Soir de première, mardi, pour trois pièces à la Cinquième salle de la Place des Arts, réunies sous le titre <em>Tout m&#8217;assassine</em>. Salle comble, également, pour ce trio de textes à forte saveur politique et sociologique dont les diatribes et les cris du coeur contre un système québécois marabout tombent à point dans l&#8217;actualité. Le metteur en scène Dominic Champagne s&#8217;en donne véritablement à coeur joie pour tirer à boulets rouges sur les problèmes gangrenant la société actuelle.</strong></p>
<div id="attachment_6345" class="wp-caption alignright" style="width: 310px"><a href="http://www.pieuvre.ca/2011/10/05/tout-massassine/antoine-bertrand-et-mario-saint-amand/" rel="attachment wp-att-6345"><img class="size-medium wp-image-6345" title="Antoine Bertrand et Mario Saint-Amand" src="http://www.pieuvre.ca/v2/home/lapieuv/public_html/v2/wp-content/uploads/2011/10/Antoine-Bertrand-et-Mario-Saint-Amand-300x199.jpg" alt="" width="300" height="199" /></a><p class="wp-caption-text">Antoine Bertrand et Mario Saint-Amand. Photo : Yves Renaud</p></div>
<p>C&#8217;est le comédien Sylvain Marcel, aidé de Julie Castonguay, qui brise la glace avec des poèmes de Patrice Desbiens. L&#8217;homme est malheureux, pas encore assez ivre pour oublier sa misère, coincé dans les méandres de l&#8217;alcoolisme et d&#8217;une existence insipide, et erre sans but dans les rues détrempées de la ville avec seulement 16 cents en poche. Le ton est lourd, cruel, blessant. C&#8217;est celui d&#8217;un animal à l&#8217;agonie, d&#8217;une bête blessée, d&#8217;un passé de chasseur dont il ne reste que la pressante envie de gueuler un bon coup, le poing levé au ciel, pour défier les éléments. Sylvain Marcel y est puissant, et Julie Castonguay accompagne très bien le tout, comme preuve qu&#8217;il n&#8217;y a pas que les hommes qui souffrent du désespoir.</p>
<p>S&#8217;ensuit un monologue passablement rigolo d&#8217;Alexis Martin sur le rapport que l&#8217;Homme entretient avec l&#8217;argent. Récitant ainsi les <em>Confessions d&#8217;un cassé</em>, de Pierre Lefebvre, M. Martin fait beaucoup rire, mais aussi réfléchir. Le comédien se fait l&#8217;incarnation d&#8217;un homme qui n&#8217;attend absolument rien de la vie, ne désire ni richesses, ni voiture sport, ni comptoir de marbre, et encore moins de piscine ou encore de pied-à-terre dans le Sud. Cet homme attend la Mort, tout simplement, dans son appartement pas décoré.</p>
<p>Antoine Bertrand et Mario Saint-Amand, enfin, refont l&#8217;histoire du Québec, des colons à la mort de René Lévesque, en marchant sur le bord de l&#8217;autoroute 20, s&#8217;insufflant de la Nouvelle-France et des espoirs souverainistes pour contrer l&#8217;apathie, la mollesse et le marasme qui engloutit la province depuis 30 ans. Et on rit, bien sûr, parce que le texte a une forte saveur humoristique, et que les deux comédiens semblent s&#8217;entendre comme larrons en foire, jonglant avec les mots et les émotions tels des artistes du cirque, le tout sans même l&#8217;ombre d&#8217;un décor, mais seulement avec deux costumes et une ambiance sonore. L&#8217;un de ces théâtres où l&#8217;imagination retrouve la place qui lui est dûe, plutôt que d&#8217;être reléguée en coulisses.</p>
<p>Ce qui frappe, toutefois, alors que l&#8217;ovation debout se termine et que les comédiens disparaissent hors de scène pour la dernière fois, est cette capacité du gratin artistique québécois &#8211; et de nombreux journalistes &#8211; à déverser un torrent d&#8217;applaudissements destinés à saluer l&#8217;excellent jeu des comédiens qui ont, deux heures durant, dressé un portrait sombre et déprimant de la société moderne. Tout cela sous les rires et les claquements de mains, sans penser un seul instant que c&#8217;est peut-être tout ce que les Québécois sont encore capables de faire : applaudir à tout rompre leur déchéance et leur incapacité chronique à prendre leur destin en main.</p>
<p><em>Tout m&#8217;assassine</em>, jouée à la Cinquième salle de la Place des Arts jusqu&#8217;au 15 octobre</p>
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		<title>Les noces de Figaro &#8211; Dans les règles de l&#8217;art</title>
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		<pubDate>Mon, 19 Sep 2011 20:20:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Hugo Prévost</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Soir de première, samedi, pour une nouvelle saison de l'Opéra de Montréal. Au programme, un spectacle en quatre actes composé et écrit par nul autre que Wolfgang Amadeus Mozart, soit Les noces de Figaro, dont la première remonte à 1786. Devant le parterre rempli de la salle Wilfrid-Pelletier de la Place des Arts, une distribution quasiment entièrement canadienne a offert une très bonne prestation, secondée par des musiciens de l'Orchestre métropolitain en grande forme.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Hugo PRÉVOST</p>
<p><strong>Soir de première, samedi, pour une nouvelle saison de l&#8217;Opéra de Montréal. Au programme, un spectacle en quatre actes composé et écrit par nul autre que Wolfgang Amadeus Mozart, soit <em>Les noces de Figaro</em>, dont la première remonte à 1786. Devant le parterre rempli de la salle Wilfrid-Pelletier de la Place des Arts, une distribution quasiment entièrement canadienne a offert une très bonne prestation, secondée par des musiciens de l&#8217;Orchestre métropolitain en grande forme.</strong></p>
<div id="attachment_6006" class="wp-caption alignright" style="width: 310px"><a href="http://www.pieuvre.ca/2011/09/19/noces-figaro/boulianne-guilmette-cr-yves-renaud/" rel="attachment wp-att-6006"><img class="size-medium wp-image-6006" title="Boulianne, Guilmette CR Yves Renaud" src="http://www.pieuvre.ca/v2/home/lapieuv/public_html/v2/wp-content/uploads/2011/09/Boulianne-Guilmette-CR-Yves-Renaud-300x199.jpg" alt="" width="300" height="199" /></a><p class="wp-caption-text">Photo : Yves Renaud</p></div>
<p>Au premier abord, <em>Les noces de Figaro</em> peut paraître classique, ce qui est tout à fait vrai. L&#8217;histoire d&#8217;amour, de trahison, de légèreté et de mariage a été reprise dans quantité d&#8217;opéras, mais il est important de souligner que ces oeuvres semblables, parmi lesquelles ont peut distinguer <em>La Bohème</em>, <em>Werther </em>et autres tragi-comédies du même acabit, ne datent souvent que de la moitié du 19e siècle, soit près de 75 ans après la première présentation des <em>Noces</em>. Et puis, qu&#8217;y a-t-il de mal à présenter une oeuvre classique et abordable en ouverture de saison? Il faut bien, après tout, offrir un divertissement au public, sans non plus le prendre de haut et diluer le plaisir, et le tout est très bien réussi par l&#8217;équipe derrière <em>Les noces de Figaro</em>.</p>
<p>La distribution, de son côté, ne dispose peut-être pas d&#8217;un matériel repoussant les limites de la voix humaine, mais offre une performance très satisfaisante, surtout en ce qui concerne le baryton Phillip Addis, dans le rôle du fourbe comte Almaviva, le baryton-basse Robert Gleadow dans le rôle de Figaro, la soprano Hélène Guilmette, qui joue la douce Susanna, le tout sans oublier l&#8217;étonnante Julie Boulianne, mezzo-soprano qui surprend dans le rôle du page Chérubin.</p>
<p>Cette dernière, faut-il le souligner, se retrouve au centre de l&#8217;élément humoristique de l&#8217;opéra, venant apaiser les tensions et ajouter un brin de rigolade à l&#8217;ensemble. Qu&#8217;importe si le page est un personnage mâle, Mme Boulianne convient parfaitement pour le rôle, et semble elle-même beaucoup d&#8217;amuser sur scène.</p>
<p>Notons également l&#8217;utilisation efficace des décors, qui sont aussi superbes que simples et épurés. L&#8217;utilisation stratégique de portes, de statues, voire même d&#8217;un drap ajoutent une nouvelle dimension à l&#8217;opéra, qui mérite plus que jamais son appellation de théâtre chanté.</p>
<p><em>Les noces de Figaro</em>, donc, constitue un amuse-gueule savoureux qui met agréablement en bouche cette nouvelle saison. La suite est attendue avec impatience.</p>
<p><em>Les noces de Figaro</em>, à la salle Wilfrid-Pelletier de la Place des Arts les 20, 22 et 24 septembre.</p>
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		<title>Un recueil de photos pour ne pas perdre le fil de l&#8217;histoire</title>
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		<pubDate>Thu, 15 Sep 2011 21:18:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Hugo Prévost</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Alors que le Festival international de littérature prends officiellement vendredi son envol pour sa 17e édition, le tout Montréal était rassemblé mercredi soir à la Place des Arts pour le coup d'envoi des festivités, sous la forme du vernissage du Livre des lecteurs, un recueil de photographies de lecteurs réalisées par le célèbre George Zimbel, le tout agrémenté de textes de Dany Laferrière, de Vicki Goldberg et d'Elaine Sernovitz Zimbel. Une autre façon de célébrer la longue et riche carrière de l'homme tout en jetant un nouveau regard sur la lecture, cet art de la noyade dans l'écrit.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Hugo PRÉVOST</p>
<p><strong>Alors que le Festival international de littérature prends officiellement vendredi son envol pour sa 17e édition, le tout Montréal était rassemblé mercredi soir à la Place des Arts pour le coup d&#8217;envoi des festivités, sous la forme du vernissage du <em>Livre des lecteurs</em>, un recueil de photographies de lecteurs réalisées par le célèbre George Zimbel, le tout agrémenté de textes de Dany Laferrière, de Vicki Goldberg et d&#8217;Elaine Sernovitz Zimbel. Une autre façon de célébrer la longue et riche carrière de l&#8217;homme tout en jetant un nouveau regard sur la lecture, cet art de la noyade dans l&#8217;écrit.</strong></p>
<div id="attachment_5936" class="wp-caption alignright" style="width: 310px"><a href="http://www.pieuvre.ca/2011/09/15/livre-zimbel-fil/fil-6/" rel="attachment wp-att-5936"><img class="size-medium wp-image-5936" title="Fil-6" src="http://www.pieuvre.ca/v2/home/lapieuv/public_html/v2/wp-content/uploads/2011/09/Fil-6-300x180.jpg" alt="" width="300" height="180" /></a><p class="wp-caption-text">Photo : Xavier Proulx</p></div>
<p>Si l&#8217;on connaît ses oeuvres, on connaît moins l&#8217;homme. George Zimbel a beau avoir une carrière de plusieurs décennies derrière lui, il n&#8217;est cependant pas disparu de la scène artistique. Installé à Montréal, il prend toujours des clichés, et ceux-ci sont toujours tirés à l&#8217;argentique, révélait dernièrement un portrait réalisé par <em>Le Devoir</em>. Mercredi soir, il était tout sourire, entouré des étudiantes de l&#8217;UQAM qui ont réalisé l&#8217;exposition présentée à l&#8217;Espace culturel Georges-Émile-Lapalme de la Place des Arts. On aura suspendu, dans cet espace, près d&#8217;une vingtaine de photos de lecteurs, prises un peu partout, montrant des gens de tous les jours le regard plongé qui dans un livre, qui dans un journal, figés pour l&#8217;éternité sur la pellicule photographique alors qu&#8217;eux-mêmes prenaient une pause de la vie de tous les jours pour user avec plaisir leurs yeux sur une page, un paragraphe, une phrase, un mot.</p>
<p>À côté des photographies, des extraits de textes composés pour l&#8217;occasion par l&#8217;auteur Dany Laferrière, qui s&#8217;est livré à l&#8217;exercice de &laquo;&nbsp;lire&nbsp;&raquo; les photographies, d&#8217;en décrypter l&#8217;histoire, d&#8217;en expliquer le contexte de façon romancée. Autant dans l&#8217;exposition que dans le livre, cependant, les propos sont séparés des clichés, de façon, peut-on imaginer, à ne pas faire disparaître tout le mystère et l&#8217;ambiance qui enveloppe et entoure chaque photo. Ainsi, le lecteur/spectateur est libre de lier, si bon lui semble, les textes aux images, sans jamais être forcé de le faire et d&#8217;abandonner sa liberté d&#8217;imagination.</p>
<p>Le livre, de son côté, est un objet magnifique publié aux éditions Du passage. Avec un riche papier couleur crème, il renferme une cinquantaine de photographies et une dizaine de textes de Dany Laferrière, en plus de quelques autres extraits sous forme écrite. Encore là, la cassure est nette entre l&#8217;écrit et le visuel, et les photos sont présentées sans légende, sans même une date ou une précision sur l&#8217;endroit où la photo a été prise. On n&#8217;y voit que des lecteurs, tous autant qu&#8217;ils sont. Les textes de Laferrière, quant à eux, sont transcrits sur papier vélin, et isolés au centre du recueil, tel un livre dans un livre, voire un petit objet précieux qu&#8217;il est nécessaire de conserver.</p>
<p><strong>Un FIL bien en selle</strong></p>
<div id="attachment_5937" class="wp-caption alignleft" style="width: 310px"><a href="http://www.pieuvre.ca/2011/09/15/livre-zimbel-fil/fil-5/" rel="attachment wp-att-5937"><img class="size-medium wp-image-5937" title="Fil-5" src="http://www.pieuvre.ca/v2/home/lapieuv/public_html/v2/wp-content/uploads/2011/09/Fil-5-300x201.jpg" alt="" width="300" height="201" /></a><p class="wp-caption-text">À gauche, la directrice du FIL, Michelle Corbeil. Photo : Xavier Proulx</p></div>
<p>La directrice du Festival international de littérature, Michelle Corbeil, était bien entendu présente lors du vernissage, et s&#8217;est fait un plaisir de nous glisser quelques mots sur la programmation 2011 et la venue de la &laquo;&nbsp;maturité&nbsp;&raquo; du FIL, soit le 18e anniversaire.</p>
<p><em>&laquo;&nbsp;Le FIL est vraiment destiné à tous les publics&nbsp;&raquo;</em>, lance-t-elle, tout de go, avant de préciser que la forte diversité des événements, du café-slam aux lectures théâtrales, en passant par la musique et la danse, permettait d&#8217;attirer les jeunes comme les moins jeunes.<strong></strong> <em>&laquo;&nbsp;Nous voulons faire la promotion de la lecture et de la littérature, et nous le faisons avec l&#8217;aide de plus de 200 artistes d&#8217;une multitude de disciplines&nbsp;&raquo;</em>, ajoute-t-elle.</p>
<p>Selon Mme Corbeil, le FIL possède à la fois son public fidèle, mais réussit également, année après année, à attirer de nouvelles personnes, entre autres en raison du fait que le festival se déroule dans pas moins de 17 lieux de diffusion artistique montréalais (dont l&#8217;Usine C, la Place des Arts, à la Grande Bibliothèque, etc.). La directrice du FIL confie également qu&#8217;il s&#8217;agit, à la base, de convaincre les gens aimant déjà la danse, le théâtre, ou une autre discipline artistique de s&#8217;intéresser également à la littérature.</p>
<p>L&#8217;existence du festival est cependant remise en cause en raison du disparition d&#8217;une subvention de 60 000 $ qui provenait de Patrimoine canadien. Sans cet argent, il n&#8217;y aura tout simplement pas de 18e édition du FIL en 2012, explique Mme Corbeil, qui assure cependant travailler fort pour aller chercher cet argent ailleurs.</p>
<p>Tous les détails de la programmation sont disponibles <a href="http://www.festival-fil.qc.ca/2011/index.html">en ligne</a>.</p>
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		<title>Inauguration de l’Adresse Symphonique… À l’extérieur !</title>
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		<pubDate>Thu, 08 Sep 2011 15:38:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Xavier Proulx</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Évènement d’une émotion toute particulière hier soir à Montréal. Pendant qu’une poignée de privilégiés du gratin artistique québécois étaient conviés au grand concert d’inauguration de l’Adresse Symphonique de l’OSM, le grand public, lui, pouvait assister gratuitement à une retransmission de la 9e Symphonie de Beethoven sur le square bordant les rues Jeanne-Mance et le boulevard De Maisonneuve.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Xavier PROULX</p>
<p><strong>Évènement d’une émotion toute particulière hier soir à Montréal. Pendant qu’une poignée de privilégiés du gratin artistique québécois étaient conviés au grand concert d’inauguration de l’Adresse Symphonique de l’OSM, le grand public, lui, pouvait assister gratuitement à une retransmission de la 9<sup>e</sup> Symphonie de Beethoven sur le square bordant les rues Jeanne-Mance et le boulevard De Maisonneuve.</strong></p>
<div id="attachment_5782" class="wp-caption alignright" style="width: 310px"><a href="http://www.pieuvre.ca/2011/09/08/adresse-symphonique/adresse-symphonique/" rel="attachment wp-att-5782"><img class="size-medium wp-image-5782" title="adresse-symphonique" src="http://www.pieuvre.ca/v2/home/lapieuv/public_html/v2/wp-content/uploads/2011/09/adresse-symphonique-300x209.jpg" alt="" width="300" height="209" /></a><p class="wp-caption-text">L&#39;Adresse symphonique, rebaptisée Maison symphonique, dans le Quartier des spectacles. Photo : Place des Arts</p></div>
<p>Dirigée en «faux direct» et parfaitement minutée par les régisseurs de la télévision de Radio-Canada, la 9<sup>e</sup> symphonie s’est tout simplement imposée d’elle-même pour le concert inaugural de cette nouvelle salle, fleuron des technologies de l’acoustique architecturale au pays. Et puisque retransmis en extérieur devant le bâtiment lui-même, ce son si remarquable a pu sortir exceptionnellement de son enceinte de bois.</p>
<p>Le cirque Éloize assurait quant à lui l’univers visuel, en corrélation avec la musique, dans une mise en scène d’Anita Bombita Rousseau. Danseurs, jongleurs, trapézistes tourbillonnaient autour des spectateurs, devant la salle de concert elle-même qui se transforma alors en écran géant. En effet, on avait disposé des projecteurs devant le bâtiment, dont le coin nord habituellement bien sobre devenait cette fois un écrin nous dévoilant l’intérieur de la salle sur vidéo. Grand comme la salle, <em>maestro</em> Nagano apparaissait sur cet écran comme le maître absolu de la situation.</p>
<p>Entre ces multiples écrans géants, il y avait quelques centaines de spectateurs, qui écoutaient ce chef d’œuvre dans une ambiance intime. Un écran géant filmait Nagano de face de façon continue, alors que le bâtiment lui-même devenait prétexte au dévoilement de l’espace intérieur de la salle. Un autre écran montrait les solistes et le cirque en action. Un beau mélange entre intérieur et extérieur.</p>
<p>Malgré une réalisation vidéo parfois trop maniérée, (l’écran montrant Kent Nagano avait-il réellement besoin d’être entouré d’un cadre style rococo lors du premier mouvement ? Ou était-il vraiment nécessaire de faire déverser à l’écran des symboles de notes de musique?) la 9<sup>e</sup> Symphonie agissait hier comme une pièce rassembleuse exemplaire. Le <em>scherzo</em> et la récurrence de <em>l’Ode à la joie</em> étaient des plus grandioses, suscitant une émotion certaine parmi les spectateurs.</p>
<p>Lors du troisième mouvement, l’<em>Adagio</em>, tout en lenteur, on a jugé bon de faire parler à l’écran quelques personnalités du monde artistique québécois. Dany Laferrière, Alain Lefèvre ou encore Hubert Reeves se sont succédés à la caméra et tous philosophaient sur les qualités rassembleuses de la musique. C’est bien beau, mais ce n’est pas parce qu’un mouvement est lent qu’il est nécessairement ennuyeux ! Difficile de l’écouter en entier entre ces interventions. Un faux-pas de réalisation à notre avis.</p>
<p>La soirée s’est conclue sur une note plus euphorique lorsque Kent Nagano en personne, accompagné des principaux solistes, sont apparus sur la scène extérieure afin de recueillir les applaudissements de la foule. Un moment d’émotion intense et la sensation d’avoir vécu un évènement historique dans l’histoire du Montréal contemporain.</p>
<p>L’équipe de <em>Pieuvre.ca</em> est bien entendue emballée à l&#8217;idée de juger de la qualité de cette nouvelle salle. Un compte-rendu de la visite des lieux suivra dans les jours à venir.</p>
<div id="attachment_5783" class="wp-caption aligncenter" style="width: 310px"><a href="http://www.pieuvre.ca/2011/09/08/adresse-symphonique/inauguration1/" rel="attachment wp-att-5783"><img class="size-medium wp-image-5783" title="Inauguration1" src="http://www.pieuvre.ca/v2/home/lapieuv/public_html/v2/wp-content/uploads/2011/09/Inauguration1-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" /></a><p class="wp-caption-text">Photo : Xavier Proulx</p></div>
<p>&nbsp;</p>
<div id="attachment_5784" class="wp-caption aligncenter" style="width: 310px"><a href="http://www.pieuvre.ca/2011/09/08/adresse-symphonique/inauguration2/" rel="attachment wp-att-5784"><img class="size-medium wp-image-5784" title="Inauguration2" src="http://www.pieuvre.ca/v2/home/lapieuv/public_html/v2/wp-content/uploads/2011/09/Inauguration2-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" /></a><p class="wp-caption-text">Photo : Xavier Proulx</p></div>
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		<title>Montréal est Hakuna Matata</title>
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		<pubDate>Fri, 02 Sep 2011 21:39:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pieuvre.ca</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Zazu, Pumba, Timon, Simba… La Place des Arts se donne des airs de savane africaine en présentant, jusqu’au 4 septembre, la production originale de Broadway The Lion King. Dévoilé en 1997 à New York, ce spectacle a été joué dans plus de 60 villes en Amérique du Nord. Aujourd’hui, cette pièce, qui allie chant, danse et théâtre en est à sa première expérience montréalaise. ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Stéphanie DESCHAMPS, collaboration spéciale</p>
<div><strong>Zazu, Pumba, Timon, Simba… La Place des Arts se donne des airs de savane africaine en présentant, jusqu’au 4 septembre, la production originale de Broadway <em>The Lion King</em>. Dévoilé en 1997 à New York, ce spectacle a été joué dans plus de 60 villes en Amérique du Nord. Aujourd’hui, cette pièce, qui allie chant, danse et théâtre en est à sa première expérience montréalaise.</strong></p>
<div class="mceTemp">
<dl id="attachment_5697" class="wp-caption alignright" style="width: 310px;">
<dt class="wp-caption-dt"><a href="http://www.pieuvre.ca/2011/09/02/roi-lion/lionking/" rel="attachment wp-att-5697"><img class="size-medium wp-image-5697" title="LionKing" src="http://www.pieuvre.ca/v2/home/lapieuv/public_html/v2/wp-content/uploads/2011/09/LionKing-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" /></a></dt>
<dd class="wp-caption-dd"></dd>
</dl>
</div>
<p>Sur scène, des dizaines de comédiens se partagent la vedette. Revêtant des habits africains, tous font entrer les spectateurs dans le monde du populaire film de Disney. Masques de lion, plumes, gazon, rocher, carcasses d’éléphants : tout y est. Les acteurs, à l’aide d’une démarche brute et de mimiques, rendent rapidement crédible l’épopée animale qui leur est racontée.</p>
<p>Les jeunes Simba et Nala, nonobstant leur costume simpliste, sont particulièrement convaincants dans leur rôle respectif. De plus, si les enfants ne portent habituellement pas les hyènes du film dans leur cœur, celles-ci sont particulièrement attachantes dans le spectacle. Elles arrachent même de nombreux sourires à la foule. Quant à Timon et Pumba, si leurs tailles ne sont pas aussi réalistes que dans le dessin animé, ils demeurent tout de même parmi les chouchous du public, faisant rire aux éclats à plusieurs occasions.</p>
<p>Grâce aux costumes, le public voyage pendant un peu plus de deux heures dans l’univers du film de Disney, où zèbres, girafes, lions et hyènes se côtoient. D’ailleurs, l’équipe de production préféraient ne pas engloutir leurs personnages de poils et d’en faire des copies conformes d’animaux sauvages : ils ont plutôt misé sur l’imagination des spectateurs.</p>
<p><em>«Au théâtre, vous pouvez utiliser des tonnes de différentes techniques pour représenter quelque chose. Mais la plus importante technique dont vous avez besoin, c’est l’imaginaire de votre public»</em>, indique à cet effet le directeur de la pièce, Thomas Schumacher, par voie de vidéo sur le site officiel.</p>
<p>S’il est quelque fois difficile de faire abstraction du fait que ce sont des humains qui incarnent les personnages de Nala, Mufasa, Scar, Rafiki et les autres, la génération <em>Roi Lion</em> se laisse néanmoins emporter aisément par les chansons du spectacle. Si quelques-unes sont inconnues du public, puisque conçues spécialement pour la production théâtrale, d’autres rappellent agréablement les raisons pourquoi tant de tout-petits ont été conquis par le film de Disney.</p>
<p><em>Pride Rock</em>, <em>I just can’t wait to be king</em> et <em>Hakuna Matata</em> font certainement taper du pied des centaines de spectateurs, tout en étant des plus impressionnantes visuellement. D’ailleurs, à quelques reprises, des personnages d’animaux surgissent directement dans la foule, une valeur ajoutée qui plaît à tous.</p>
<p>Et, malgré le fait que le spectacle est présenté entièrement en anglais, un petit clin d’œil à la foule montréalaise est fait à la toute fin, lorsque tous entament <em>Le cercle de la vie</em>. Un effort qui vient peser dans la balance et qui fait en sorte que la pièce plaît énormément aux enfants… Et aux plus grands.</div>
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