ONF : le cri du coeur d’un cinéma bientôt privé de son âme
La détermination était palpable, lundi matin aux bureaux montréalais de l’Office national du film (ONF). Le milieu du cinéma s’y était rassemblé pour participer à une « occupation pacifique » des lieux, invitant amis et médias à venir protester contre les coupes claires effectuées dans le domaine de la culture dans le cadre du projet de loi budgétaire fédéral. L’événement tenait également lieu de chant du cygne de l’ONF, qui devra mettre fin à quasiment toutes ses activités destinées au public, une fois l’organisme privé d’une bonne partie de ses fonds. Les personnalités du secteur cinématographique tentent malgré tout de convaincre les troupes de Stephen Harper de les faire échapper au couperet.