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	<title>pieuvre.ca &#187; musique</title>
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		<title>AIR : Le Voyage dans la Lune ou la modernité rétro</title>
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		<pubDate>Sun, 05 Feb 2012 15:19:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Xavier Proulx</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Si vous aviez décroché du groupe depuis Moon Safari, alors le Voyage dans la Lune est un bon moyen de renouer avec le duo français inventeur de la French Touch. AIR jongle ici avec l’expérimentation musicale dans une approche organique tout à fait légitime. Cette fois, le duo versaillais nous revient avec la bande sonore du film de Georges Méliès, Le Voyage dans la Lune… paru en 1902. ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Xavier PROULX</p>
<p><strong>Si vous aviez décroché du groupe depuis <em>Moon Safari</em>, alors le <em>Voyage dans la Lune </em>est un bon moyen de renouer avec le duo français inventeur de la <em>French Touch</em>. AIR jongle ici avec l’expérimentation musicale dans une approche organique tout à fait légitime. Cette fois, le duo versaillais nous revient avec la bande sonore du film de Georges Méliès, <em>Le Voyage dans la Lune…</em> paru en 1902. </strong></p>
<div class="mceTemp">
<dl id="attachment_8810" class="wp-caption alignright" style="width: 310px;">
<dt class="wp-caption-dt"><a href="http://www.pieuvre.ca/2012/02/05/air-voyage/air-le-voyage-dans-la-lune/" rel="attachment wp-att-8810"><img class="size-medium wp-image-8810" title="AIR-Le-voyage-dans-la-lune" src="http://www.pieuvre.ca/v2/home/lapieuv/public_html/v2/wp-content/uploads/2012/02/AIR-Le-voyage-dans-la-lune-300x300.jpg" alt="" width="300" height="300" /></a></dt>
<dd class="wp-caption-dd"></dd>
</dl>
</div>
<p>Pas besoin d’interminables présentations pour apprécier ce groupe de musique électronique. À contre courant avec le phénomène du <em>dance</em> de la fin des années 90, le duo s’est démarqué par l’usage de synthétiseurs anciens savamment mélangés aux couleurs jazz de la basse et du piano. Derrière les personnalités très inhibées de Jean-Benoit Dunckel et Nicolas Godin – ironiquement et respectivement mathématicien et architecte de formation –  est né en 1998 le phénomène de l’album culte <em>Moon Safari</em>; un album magnifiquement humain, mélange d’amour et de désir embrumé. Ils sont depuis l’un des groupes français les plus connus à l’étranger, au même titre que Justice, Phoenix et Daft Punk. Une esthétique musicale excessivement léchée, limite kitch, où les sentiments sont traduits par une synthèse organique et analogique des sons. AIR – Amour, Imagination, Rêve – ou une fascination pour le romantisme et la sensualité toute française.</p>
<p>Mais impossible de parler de la musique sans parler du film. <em>Le Voyage dans la Lune</em> est un film culte en France. Datant de 1902, on le décrit comme étant le premier <em>blockbuster</em> de l’histoire du cinéma. Outre <em>Métropolis</em>, le chef d’œuvre de Fritz Lang, on compare souvent le <em>Voyage</em> comme étant le premier film de science-fiction de l’histoire du cinéma. C’est aussi l’époque où les pellicules étaient coloriées à la main. Or, on croyait perdue à jamais une version particulière du film colorié de la main de Méliès jusqu’à ce que l&#8217;on découvre par hasard une bobine en état de décomposition avancée au début des années 2000. Il aura fallu plus de 10 ans d’attente technologique pour enfin restaurer l’œuvre par ordinateur, image par image. Le film devait ensuite être présenté en grande pompe au festival de Cannes de l’an dernier. Qui d’autre de mieux outillés qu’AIR pour assurer l’habillage sonore de ce film culte, mélange de magie, de théâtre d’ombres et de fête foraine?</p>
<p>En effet, de cet enregistrement résulte un film qui décrivait de façon saisissante le début de la modernité qui caractérisait son époque : une esthétique grandiose et étrange, quoique presque naïve, empruntée au monde imaginaire de Jules Verne. En ce sens, la musique de AIR était tout indiquée pour traduire l’organicité de la pellicule.</p>
<p>Pour Méliès, cet esthétique cinématographique relevait davantage du théâtre que du véritable cinéma. Les acteurs de l’époque sont surtout des comédiens de troupes de théâtre de rues triés sur le volet. Méliès était également réputé pour son usage du trompe-l’œil et des effets spéciaux. Ici, la musique d’AIR agit comme un écrin, conservant le potentiel éphémère d’un art qui se liait beaucoup avec la performance de scène. En ce sens, les pièces sont teintées d’un sentiment d’urgence, d’une organicité et d’une naïveté que nous n’avions pas perçu depuis les tout débuts du groupe. Le grand compositeur de musique de film Ennio Morricone comparait souvent la musique à l’architecture, où le compositeur, comme l’architecte, bâtirait dans l’espace. <em>Le Voyage Dans la Lune</em> résultait de l’esprit de Méliès. Le tour de force d’AIR est d’avoir su construire leur musique dans cet espace imaginaire, à la topographie unique.</p>
<p>Si les titres tels que <em>Moon Fever</em> et <em>Homme Lune</em> renvoient donc à une approche organique des sons, et aux harmonies romantiques d’une grande épopée, les titres comme <em>Décollage</em> ou <em>Parade</em> introduisent en revanche un usage soutenu des percussions dans le répertoire d’AIR. La Lune, c’est le roc, le minéral. Normal donc qu’elle y soit représenté par une sonorité brute et rythmée. En fait, il s’agit probablement ici de l’album aux sonorités les moins «léchées» que le duo nous a pondu jusqu’à présent. Et d’une certaine manière ce manque de polissage nous laisse tantôt euphorique, tantôt sur notre faim tout dépendant des pièces.</p>
<p>Mais dans tous les cas l’audace est au rendez-vous car certains morceaux sont teintés d’une sonorité propre à la musique <em>live</em> et paraissent carrément brut, cacophoniques, limite rock. C’est le cas de la superbe <em>Sonic Armada</em> dont la ligne de basse sous jacente devient obsédante une fois mélangée à un solo de mini Moog complètement endiablé, digne d’un R2D2 sur l’acide. L’orgue Solina caractéristique est bien présent et se superpose à une ligne mélodique traduisant le sentiment de légèreté du début du siècle. <em>Cosmic Trip</em> est également excessivement bien travaillée dans les moindres nuances de percussions électroniques. On est ici digne du «son AIR» bien rond que l’on connaissait.</p>
<p>La plupart des pièces sont des tableaux correspondant à l’univers sensoriel d’une scène particulière du film. Par exemple, l’arpège au piano de <em>Décollage</em> témoigne bien de l’euphorie caractéristique du début de l’ère industrielle. Malheureusement, certaines ambiances ne durent donc que quelques secondes. Certains titres de l’album par le fait même, eux aussi. La tonalité impose alors une certaine envolée lyrique au morceau, et puis plus rien! C’est dommage car on en redemande et ces pièces très courtes nous laissent grandement sur notre faim. Plusieurs bonne idées donc, mais rarement développées à leur juste valeur. Par exemple, <em>Lava</em> démarre sur un thème romantique admirable mais les choses se gâtent malheureusement après la première minute alors que le solo de cithare semble être artificiellement plaqué sur un thème qui n’en avait pas besoin…</p>
<p>Et si le film ne dure que 16 minutes – une éternité pour l’époque – c’est donc dire que le duo avait trop composé. Une fois le sentiment d’urgence passé, certains titres ont été bonifiés et tout le matériel requis était maintenant rassemblé pour former un album. Victoria Legrand du groupe Beach House et les demoiselles d’Au Revoir Simone sont venu prêter main forte. De leur collaboration est née deux pièces chantées. <em>Who am I now</em> ne possède pas d’harmonies, elle est monotone et plate, et ce d’une façon toute assumée. Ça lève davantage du côté de <em>Seven Stars</em> où on perçoit davantage l’esthétique brutaliste et sombre de l’album. La voix éthérée de Victoria Legrand y est pour quelque chose.</p>
<p>Bref, on en retiendra un album riche en sonorités expérimentales, dignes de faire avancer la musique électronique de son temps, mais dont le côté découpé et le manque de cohésion ne lui fera jamais dépasser le cap de la simple bande sonore. En retirant les pièces trop courtes et les collaborations quelque peu fades, il ne reste malheureusement que peu d’histoire à raconter. Mais ce qui y reste demeure d’excellente qualité, à ne point en douter. L’expérimentation, l’audace et la recherche stylistique sont à saluer. Mis à part <em>10 000 Hz Legends</em>, AIR signe ici l’album le plus rock, noir et brut de sa carrière. D’excellents morceaux semblent sortir tout droit de l’espace, dans une célébration de la modernité, aux rythmes galactiques complètement déjantés. Le duo est toujours aussi rêveur. Du grand art.</p>
<p>Le <em>Méliès Estate</em> a donné la permission spéciale au label EMI de commercialiser le film en version restaurée avec la musique originale du groupe dans une édition de luxe strictement limitée à 70 000 exemplaires. Le tout sera disponible dès le 7 janvier sur support DVD ou par le biais exclusif d’iTunes.</p>
<p><em>Le Voyage dans la Lune</em>, bande originale du film restauré de Georges Méliès (Astralwerks) – 4/5</p>
<p><a href="http://www.youtube.com/watch?v=Jw3h-JrsRWg"><img src="http://img.youtube.com/vi/Jw3h-JrsRWg/2.jpg"></a></p>
<p><a href="http://www.youtube.com/watch?v=Jw3h-JrsRWg">Click here</a> to view the video on YouTube.</p>

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		<title>Myst livre un premier EP séduisant</title>
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		<pubDate>Fri, 03 Feb 2012 20:33:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Hugo Prévost</dc:creator>
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		<description><![CDATA[L'expression "dans les petits pots, les meilleurs onguents" est particulièrement éculée, mais étrangement toujours aussi efficace dans certaines situations. C'est d'ailleurs ce qui vient en tête lorsqu'atterrit, dans une boîte de réception, un bref courriel d'une responsable des communications parlant du groupe Myst, qui lancera ce vendredi son premier EP au Divan Orange. Concentré pur jus de rock progressif et d'accords tripatifs, le trio s'en donne à coeur joie pour un premier effort tout à fait à la hauteur des attentes.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Hugo PRÉVOST</p>
<p><strong>L&#8217;expression <em>&laquo;&nbsp;dans les petits pots, les meilleurs onguents&nbsp;&raquo;</em> est particulièrement éculée, mais étrangement toujours aussi efficace dans certaines situations. C&#8217;est d&#8217;ailleurs ce qui vient en tête lorsqu&#8217;atterrit, dans une boîte de réception, un bref courriel d&#8217;une responsable des communications parlant du groupe Myst, qui lancera ce vendredi son premier <em>EP</em> au Divan Orange. Concentré pur jus de rock progressif et d&#8217;accords tripatifs, le trio s&#8217;en donne à coeur joie pour un premier effort tout à fait à la hauteur des attentes.</strong></p>
<div class="mceTemp">
<dl id="attachment_8805" class="wp-caption alignright" style="width: 310px;">
<dt class="wp-caption-dt"><a href="http://www.pieuvre.ca/2012/02/03/myst-disque/mystep/" rel="attachment wp-att-8805"><img class="size-medium wp-image-8805" title="MystEP" src="http://www.pieuvre.ca/v2/home/lapieuv/public_html/v2/wp-content/uploads/2012/02/MystEP-300x300.jpg" alt="" width="300" height="300" /></a></dt>
<dd class="wp-caption-dd"></dd>
</dl>
</div>
<p>Un <em>EP</em>, donc, intitulé <em>Narrow Windows</em>, glané en quelques minutes sur le site Internet du groupe &#8211; d&#8217;ailleurs, allez-y, <a href="http://mystrock.bandcamp.com/">c&#8217;est gratuit</a> -, et qui surprend par son côté travaillé. Le groupe, formé en 2011 et finaliste au concours Diapason de la même année (forcément), s&#8217;aventure ainsi dans un rock rassemblant une série d&#8217;influences que les paresseux réunissent sous l&#8217;appellation &laquo;&nbsp;rock indépendant&nbsp;&raquo;.</p>
<p>On sent une certaine fougue derrière la voix d&#8217;Alexandre Poirier, la guitare de Thierry et la batterie de Kevin Boucher, une certaine précipitation qui ne déplaît pas et qui ressemble, en plus travaillé, à l&#8217;énergie du groupe fictif Sex Bob-Omb dans <em>Scott Pilgrim VS The World</em>.</p>
<p>On trouve aussi un côté Muse avec le côté guitare triste et voix transportée par l&#8217;émotion; rien d&#8217;aussi extravagant que les éclats vocaux de Matthew Bellamy et des arrangements de ses deux confrères, mais la pièce-titre du <em>EP</em> de Myst vient chercher les tripes de l&#8217;audiophile et emmène celui-ci dans une balade vers sa propre perdition.</p>
<p>Au final, donc, un premier (semi)disque qui tient extrêmement bien la route et un groupe certainement promis à un avenir intéressant. Le nombre restreint de pièces (cinq) sur cet <em>EP</em> empêche bien entendu d&#8217;examiner plus avant l&#8217;étendue du registre et du talent des trois musiciens, mais gageons que le premier effort complet ne tardera pas à se pointer le nez chez les disquaires.</p>
<p>En attendant, Myst se produira vendredi soir au Divan Orange, boulevard Saint-Laurent, à Montréal, en compagnie des groupes Adam Stranger et Headache24, le tout à partir de 21 heures.</p>
<p><iframe style="position: relative; display: block; width: 300px; height: 100px;" src="http://bandcamp.com/EmbeddedPlayer/v=2/album=3702068701/size=grande/bgcol=FFFFFF/linkcol=4285BB/" frameborder="0" width="300" height="100"></iframe></p>
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		<title>The Little Willies vous offrent du bon temps</title>
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		<pubDate>Thu, 02 Feb 2012 14:13:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Hugo Prévost</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Quoi de mieux, au milieu d'un hiver ayant perdu le Nord, qu'une dose de soleil au goût d'immensité de l'Ouest? Pour les déprimés du Québec sous la neige - et la gadoue, et la pluie, et le froid glacial, alouette -, rien de mieux que le deuxième album de la formation country The Little Willies. For the Good Times rend hommage à plusieurs grands noms du domaine avec 12 titres réinterprétés pour le plaisir auditif des amateurs.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Hugo PRÉVOST</p>
<p><strong>Quoi de mieux, au milieu d&#8217;un hiver ayant perdu le Nord, qu&#8217;une dose de soleil au goût d&#8217;immensité de l&#8217;Ouest? Pour les déprimés du Québec sous la neige &#8211; et la gadoue, et la pluie, et le froid glacial, alouette -, rien de mieux que le deuxième album de la formation country The Little Willies. <em>For the Good Times</em> rend hommage à plusieurs grands noms du domaine avec 12 titres réinterprétés pour le plaisir auditif des amateurs.</strong></p>
<div class="mceTemp">
<dl id="attachment_8774" class="wp-caption alignright" style="width: 310px;">
<dt class="wp-caption-dt"><a href="http://www.pieuvre.ca/2012/02/02/little-willies-disque/little_willies_cover/" rel="attachment wp-att-8774"><img class="size-medium wp-image-8774" title="Little_Willies_Cover" src="http://www.pieuvre.ca/v2/home/lapieuv/public_html/v2/wp-content/uploads/2012/02/Little_Willies_Cover-300x300.jpg" alt="" width="300" height="300" /></a></dt>
<dd class="wp-caption-dd"></dd>
</dl>
</div>
<p>Si le quintette se fait plutôt discret, avec seulement deux albums en six ans, les passionnés de musique seront ravis d&#8217;apprendre que l&#8217;excellente Norah Jones compte parmi les membres du groupe. Elle y est accompagnée de Richard Julian, Jim Campilongo, Lee Alexander, Dan Riser, tandis que Rob Moose prête sa voix pour la chanson <em>Jolene</em>, de Dolly Parton.</p>
<p>Que retrouve-t-on, alors, sur cette galette de plastique? Douze pièces classiques du genre réinterprétées par le groupe &#8211; le premier album, éponyme, était paru en 2006 et comportait quelques compositions originales.</p>
<p>De Ralph Stanley (<em>I Worship You</em>) à Johnny Cash (<em>Wide Open Road</em>), en passant par Cal Martin (<em>Diesel Smoke, Dangerous Curves</em>) et bien entendu Mme Parton, le tout se mélange pour offrir un divertissement musical plus que plaisant. Un bon petit mélange de balades et de chansons plus entraînantes qui redonnent du coeur au ventre, le genre de disque dégageant une douce chaleur certainement capable de faire fondre la couche de froideur blanche qui recouvre la province.</p>
<p><a href="http://www.youtube.com/watch?v=M3d8KobWVwk"><img src="http://img.youtube.com/vi/M3d8KobWVwk/2.jpg"></a></p>
<p><a href="http://www.youtube.com/watch?v=M3d8KobWVwk">Click here</a> to view the video on YouTube.</p>

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		<title>Important double revers pour The Pirate Bay</title>
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		<pubDate>Thu, 02 Feb 2012 13:10:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pieuvre.ca</dc:creator>
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		<description><![CDATA[L'étau s'est un peu plus resserré, cette semaine, sur le site de partage de fichiers en mode poste-à-poste (peer-to-peer) The Pirate Bay. Alors que l'entreprise déménageait ses serveurs vers un nom de domaine suédois afin d'éviter leur saisie par les autorités américaines, la Cour suprême de Suède confirmait la peine de prison pour les fondateurs du site, Peter Sunde, Fredrik Neij, Gottfrid Svartholm et Carl Lundström.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Pieuvre.ca</p>
<p><strong>L&#8217;étau s&#8217;est un peu plus resserré, cette semaine, sur le site de partage de fichiers en mode poste-à-poste (<em>peer-to-peer</em>) The Pirate Bay. Alors que l&#8217;entreprise déménageait ses serveurs vers un nom de domaine suédois afin d&#8217;éviter leur saisie par les autorités américaines, la Cour suprême de Suède confirmait la peine de prison pour les fondateurs du site, Peter Sunde, Fredrik Neij, Gottfrid Svartholm et Carl Lundström.</strong></p>
<div class="mceTemp">
<dl id="attachment_8764" class="wp-caption alignright" style="width: 310px;">
<dt class="wp-caption-dt"><a href="http://www.pieuvre.ca/2012/02/02/tpb-revers/the_pirate_bay_logo-2/" rel="attachment wp-att-8764"><img class="size-medium wp-image-8764" title="the_pirate_bay_logo" src="http://www.pieuvre.ca/v2/home/lapieuv/public_html/v2/wp-content/uploads/2012/02/the_pirate_bay_logo-300x300.jpg" alt="" width="300" height="300" /></a></dt>
<dd class="wp-caption-dd"></dd>
</dl>
</div>
<p>La semaine avait pourtant bien commencé pour le plus célèbre des sites du genre : les principaux fournisseurs de services Internet des Pays-Bas (où a été fondée la compagnie) avaient annoncé leur intention de ne pas respecter un jugement de la Cour demandant de bloquer l&#8217;accès à The Pirate Bay, allant ainsi à l&#8217;encontre de la demande du groupe de pression BREIN, un organisme de lutte aux violations de droits d&#8217;auteur appuyé par l&#8217;industrie hollywoodienne du cinéma.</p>
<p>Les gens derrière The Pirate Bay iront cependant passer plusieurs mois en prison, en fonction des peines réduites imposées en 2010 après un procès retentissant en 2009. MM. Neij, Sunde et Lundström devront également verser des dommages et intérêts de plusieurs millions de dollars à l&#8217;industrie du divertissement, précise le site Internet TorrentFreak.</p>
<p>Sunde passera ainsi huit mois en cellule, tandis que Neij devra purger une peine de 10 mois d&#8217;emprisonnement, et que Lundström sera enfermé pendant quatre mois. Les trois hommes devront payer un montant commun d&#8217;environ sept millions $ en dommages.</p>
<p>Un quatrième co-défendeur, le co-fondateur du site Gottfrid Svartholm, a écopé d&#8217;une peine plus sévère d&#8217;un an de prison, en plus de devoir verser un montant forfaitaire.</p>
<p>L&#8217;avocat de Lundström, Per E Samuelsson, a qualifié le verdict d&#8217;<em>&laquo;&nbsp;absurde&nbsp;&raquo;</em>. <em>&laquo;&nbsp;Je suis déçu que la Cour soit si inintéressée à décortiquer les tenants et aboutissants juridiques de l&#8217;une des affaires les plus célèbres de tous les temps.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p><em></em>Toujours selon les informations recueillies par TorrentFreak, la défense ne portera pas le jugement en appel auprès de la Cour européenne de justice. L&#8217;annonce de mercredi ne signifie cependant pas que les accusés iront en prison. Il arrive souvent que le système juridique suédois retranche 12 mois à toute peine de prison reliée à une affaire vieille de plus de cinq ans. Puisque l&#8217;affaire en question correspond à ce critère, les responsables de The Pirate Bay pourraient ainsi obtenir une telle réduction, mais la décision en revient à la Cour.</p>
<p>MM. Sunde et Neij ne vivent d&#8217;ailleurs plus en Suède, ce qui pourrait compliquer l&#8217;application de leur peine de prison.</p>
<p>The Pirate Bay a aussi profité du jugement de la Cour suprême suédoise pour transférer son nom de domaine dans ce pays pour en éviter la saisie par les autorités américaines &#8211; qui auraient alors réalisé un deuxième coup de filet en autant de mois, après l&#8217;affaire Megaupload, vers la fin janvier.</p>
<p>Le site de partage de fichiers a également publié un message où il indique être victime de <em>&laquo;&nbsp;raids, d&#8217;espionnage et de menaces de morts&nbsp;&raquo;</em>, et ce neuf ans après le lancement du site. L&#8217;entreprise invite également ses partisans à multiplier les sites semblables et les protocoles de partage d&#8217;informations.</p>
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		<title>Jesse Mac Cormack, quelques minutes et un micro</title>
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		<pubDate>Tue, 31 Jan 2012 19:47:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Patrick Robert</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Suite au lancement d’un premier album empreint de maturité musicale, vous risquez d’entendre de plus en plus parler de Mak et de son rock à la fois planant et subtil. Pour en apprendre davantage sur le groupe, Pieuvre.ca s’est entretenu avec le fondateur du groupe, Jesse Mac Cormack.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Patrick ROBERT</p>
<p><strong>Suite au lancement d’un premier album empreint de maturité musicale, vous risquez d’entendre de plus en plus parler de Mak et de son rock à la fois planant et subtil. Pour en apprendre davantage sur le groupe, <em>Pieuvre.ca</em> s’est entretenu avec le fondateur du groupe, Jesse Mac Cormack.</strong></p>
<div class="mceTemp">
<dl id="attachment_8737" class="wp-caption alignright" style="width: 210px;">
<dt class="wp-caption-dt"><a href="http://www.pieuvre.ca/2012/01/31/jesse-mac-entrevue/mak-2/" rel="attachment wp-att-8737"><img class="size-medium wp-image-8737" title="mak-2" src="http://www.pieuvre.ca/v2/home/lapieuv/public_html/v2/wp-content/uploads/2012/01/mak-2-200x300.jpg" alt="" width="200" height="300" /></a></dt>
<dd class="wp-caption-dd"></dd>
</dl>
</div>
<p><em>Mak existe depuis 2007… Comment s’est formé le groupe?</em></p>
<p>JMC : Je suis rentré au Cégep après une année sabbatique, et je cherchais des musiciens, je voulais jouer. J’ai rencontré mon monde là-bas, et on a commencé à jouer ensemble, mais le projet s’est développé à deux niveaux, en groupe, puis moi tout seul. Je compose beaucoup en enregistrant puis en montant à l’ordinateur.</p>
<p><em>Vous livrez une musique hybride qui réunit des influences assez variées. Comment faites-vous l’équilibre entre ces styles différents?</em></p>
<p>JMC : Malgré toutes ces influences-là, je te dirais que quand j’écoute notre musique, je ne trouve pas que c’est dispersé tsé, toute l’énergie est concentrée dans une même chose. Tous les textes qui parlent de l’album disent toujours qu’il y a du jazz, de l’électro, du ci et du ça, mais je trouve qu’il y a quand même un son uniforme.</p>
<p><em>On sent l’esprit rock des années ’70, vous citez dans vos influences Led Zeppelin et Pink Floyd, mais on trouve aussi un son plus moderne et planant, à la Radiohead…</em></p>
<p>JMC : Oui, Radiohead, c’est les rois! Y’a un artiste qui m’a beaucoup marqué dernièrement, c’est James Blake qui a sorti son premier album. Comme ça mélange le rock et l’électro, mais pas trop d’électro, je trouve que son projet est vraiment intéressant, parce qu’ils sont juste trois, pis que c’est vraiment épuré, pis euh… Je sais pas pourquoi je parle de James Blake, mais en tout cas, je l’aime beaucoup (rires)…</p>
<p><em>Comment avez-vous travaillé votre son en studio?</em></p>
<p>JMC : On répète deux fois par semaine depuis deux ans, et comme je disais tantôt, ça aide beaucoup de travailler les tounes à l’ordinateur, parce que j’enregistre les « tracks », pis après ça, je fais ce que je veux avec. Y’a pas de limites, c’est moi qui place comme je veux, donc, quand j’arrive avec les tounes, elles sont déjà faites et tout le monde sait où se mettre. Comme tout le monde a une bonne oreille, c’est facile de se mettre à la bonne place pour faire l’équilibre, justement.</p>
<p><em>Donc, les autres musiciens apportent surtout leur touche au niveau des arrangements et c’est toi qui composes la musique et les textes?</em></p>
<p>JMC : La musique et les textes, ça c’est clair c’est moi. Les arrangements, je te dirais que c’est à peu près 40 pour cent eux autres, 60 pour cent moi. On «jamme», ils apportent des idées, mais c’est moi qui trie après. Quand j’enregistre les gars, ça ne veut pas dire que ça va être ça, souvent, ça se développe dans d’autre chose…</p>
<p><em>Est-ce que vous planifiez des spectacles pour faire la promotion de l’album?</em></p>
<p>JMC : Oui. On n’a pas encore «booké», mais toute l’équipe est en train de planifier ça. On va organiser une tournée de spectacles, c’est sûr, puis probablement tourner à travers le Canada, Osheaga, Canadian Music Week peut-être… On sait pas, on attend encore des réponses, mais oui, on veut sortir de Montréal, ça c’est sûr.</p>
<p><em>Êtes-vous satisfaits de ce premier album?</em></p>
<p>JMC : Ben oui, ça c’est clair! Ça a entièrement été fait chez nous, c’est moi qui a mixé, qui a composé, arrangé, et je trouve ça fou que… Tsé, on n’a pas fait ça avec le gros équipement de Monsieur Millionnaire, fa que, on est vraiment contents du résultat. C’est une autoproduction de A à Z.</p>
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		<title>L&#8217;OVMF revisite l&#8217;histoire américaine</title>
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		<pubDate>Mon, 30 Jan 2012 19:10:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Hugo Prévost</dc:creator>
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		<description><![CDATA[De fil en aiguille, l'existence de l'Orchestre à vents de musiques de films est un secret de moins en moins bien gardé. Forcément, après déjà dix saisons au compteur, force est d'admettre que le mot a circulé, et que les représentations de l'ensemble amateur sont désormais plus courues. Qu'à cela ne tienne, puisque la qualité de l'interprétation est toujours aussi bonne. Le concert de samedi soir, prenant pour thèmes des films relatant l'histoire américaine, ne faisait d'ailleurs pas exception à la règle.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Hugo PRÉVOST</p>
<p><strong>De fil en aiguille, l&#8217;existence de l&#8217;Orchestre à vents de musiques de films est un secret de moins en moins bien gardé. Forcément, après déjà dix saisons au compteur, force est d&#8217;admettre que le mot a circulé, et que les représentations de l&#8217;ensemble amateur sont désormais plus courues. Qu&#8217;à cela ne tienne, puisque la qualité de l&#8217;interprétation est toujours aussi bonne. Le concert de samedi soir, prenant pour thèmes des films relatant l&#8217;histoire américaine, ne faisait d&#8217;ailleurs pas exception à la règle.</strong></p>
<div id="attachment_8686" class="wp-caption alignright" style="width: 310px"><a href="http://www.pieuvre.ca/2012/01/30/ovmf-concert/img_20120128_194257/" rel="attachment wp-att-8686"><img class="size-medium wp-image-8686" title="IMG_20120128_194257" src="http://www.pieuvre.ca/v2/home/lapieuv/public_html/v2/wp-content/uploads/2012/01/IMG_20120128_194257-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" /></a><p class="wp-caption-text">Photo : Hugo Prévost</p></div>
<p>Prenant ses quartiers d&#8217;hiver dans la Salle Oscar-Peterson du campus Loyola de l&#8217;Université Concordia, l&#8217;OVMF a fait résonner ses cuivres haut et fort pour cette célébration des films narrant les hauts et les bas de l&#8217;histoire du pays de l&#8217;Oncle Sam.</p>
<p>Fidèle à son sujet, État au lourd passé militaire, le chef Jocelyn Leblanc a sélectionné une dizaine de morceaux tirés de long-métrages aux accents patriotiques et sentant bon la poudre à canon. <em>Patton</em>, <em>Glory</em>, la série <em>Band of Brothers</em>&#8230; Le GI bardé du <em>star and stripes</em> resplendissait dans la lumière matinale, auréolé d&#8217;accords riches et puissants, et accompagné du grondement des tambours.</p>
<p>L&#8217;OVMF a également puisé dans un répertoire historique plus large, incluant le superbe <em>Apollo 13</em> de Ron Howard, ainsi que les <em>Nixon</em> et <em>JFK</em> d&#8217;Oliver Stone.</p>
<p>Le maître compositeur américain John Williams était bien entendu représenté samedi soir, John Williams dont le chef et arrangeur musical de l&#8217;OVMF, Jocelyn Leblanc, est un grand admirateur.</p>
<p>Une soirée exécutée sans anicroches, donc, avec tout le brio dont est capable un orchestre amateur qui continue de surprendre, et ce même après 10 ans. À saluer, d&#8217;ailleurs, l&#8217;utilisation d&#8217;une joueuse de haut-bois en tant qu&#8217;animatrice de soirée, après les performances décevantes des maîtres de cérémonie des deux précédents concerts. La jeune femme était dynamique, drôle et semblait très à l&#8217;aise dans sa nouvelle tâche. Un choix à conserver, semble-t-il.</p>
<p>Le prochain concert de l&#8217;OVMF aura lieu à la Salle Pollack de l&#8217;Université McGill en juin prochain, et aura pour thème les films d&#8217;animation.</p>
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		<title>Un soir de triple première</title>
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		<pubDate>Mon, 30 Jan 2012 15:45:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Martin Prévost</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Le 24 janvier dernier débutait une toute nouvelle collaboration entre  Bibliothèque et Archives nationales du Québec et l’Orchestre symphonique de Montréal, dans le cadre d’une toute nouvelle série d’événements  Musique de chambre et littérature. La chose revêtait assez d’importance pour les deux collaborateurs que madame Madeleine Careau, chef de la direction de l’OSM et madame Nicole Vallières, directrice de la programmation culturelle de BANQ, ont pris la peine d’adresser quelques mots à l’auditoire. ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Martin PRÉVOST</p>
<p><strong>Le 24 janvier dernier débutait une toute nouvelle collaboration entre  Bibliothèque et Archives nationales du Québec et l’Orchestre symphonique de Montréal, dans le cadre d’une toute nouvelle série d’événements  Musique de chambre et littérature. La chose revêtait assez d’importance pour les deux collaborateurs que madame Madeleine Careau, chef de la direction de l’OSM et madame Nicole Vallières, directrice de la programmation culturelle de BANQ, ont pris la peine d’adresser quelques mots à l’auditoire.</strong></p>
<div id="attachment_8671" class="wp-caption alignright" style="width: 310px"><a href="http://www.pieuvre.ca/2012/01/30/premiere-osm/auditorium_banq_salle_avec_scene/" rel="attachment wp-att-8671"><img class="size-medium wp-image-8671" title="auditorium_banq_salle_avec_scene" src="http://www.pieuvre.ca/v2/home/lapieuv/public_html/v2/wp-content/uploads/2012/01/auditorium_banq_salle_avec_scene-300x199.jpg" alt="" width="300" height="199" /></a><p class="wp-caption-text">L&#39;auditorium de la BAnQ</p></div>
<p>Une première donc, que cette présence de musiciens de l’OSM à l’auditorium de la Grande bibliothèque, et un premier aperçu de ce que pourra donner cette nouvelle série qui marie musique de chambre et littérature. Et un aperçu très encourageant, dois-je dire. Rien de semble avoir été laissé au hasard dans cette énième innovation de l’OSM pour occuper une part de plus en plus grand dans le cœur des Montréalais et des Québecois.</p>
<p>D’abord, les lecteurs et lectrices choisis pour lire les textes : James Hyndman (24 janvier), Élise Guilbault, Guy Nadon, etc. On a déjà hâte. Ensuite, les textes eux-mêmes. Pour cette première soirée, on a fait appel, pour les choisir, à monsieur Stéphane Lépine, conseiller dramaturgique très en vue et codirecteur du Studio littéraire de la Place des arts. Ses choix se sont portés sur des œuvres poétiques des grands parmi les plus grands du patrimoine québécois : Nelligan, Anne Hébert, Fernand Ouellette et Gaston Miron, pour ne nommer que ceux-là. Ah, oui, il a aussi accolé à ces œuvres un poème de Verlaine… Disons que ce cousin français était en bonne compagnie. Tous ces bijoux, lus ou plutôt interprétés, par un James Hyndman très inspiré, voilà qui mettait la barre haute pour la partie musicale.</p>
<p>Cette barre, les quatre musiciens de l’OSM, épaulés par la très énergique Louise-Andrée Baril, l’ont franchi sans trop d’effort. Tout d’abord, en interprétant avec le baryton-basse Stephen Hegedus, une autre première : la création d’une commande faite à monsieur Régis Campo, Les chants amoureux, un cycle pour baryton, célesta et quatuor à cordes, construite autour de poèmes de Hector de Saint-Denis Garneau et de Gaston Miron. Nous avons eu droit, avec monsieur Hegedus, à une voix très riche et une sensibilité très à propos.</p>
<p><em>La Suite : Trio no 1</em> de Clermont Pépin, sans voix, a permis aux cordes de se mettre en valeur sans toutefois susciter les passions dans l’auditoire.</p>
<p>C’est le <em>Quatuor no 1 pour piano et cordes en do mineur</em>, de Gabriel Fauré qui complété le programme et qui a fait frémir les spectateurs, qui en ont oublié de ne pas applaudir entre les mouvements. On sentait que les musiciens avaient un plaisir fou à prendre possession de cette œuvre profondément romantique aux accents de tourmente et aux cascades de déferlements. Et madame Baril qui n’a vraiment pas épargné son piano, l’obligeant à tout donner. On avait peine à croire que les musiciens étaient si peu nombreux tant ils ont réussi à nous submerger. Quel finale et quels débuts réussis pour cette nouvelle série de l’OSM.</p>
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		<title>Chaudes festivités au froid Igloofest</title>
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		<pubDate>Tue, 24 Jan 2012 16:03:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Andreea Belecciu</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Événement prisé par les fanatiques de musique électronique et d’accoutrements défiant les contraintes de temps et de style, l’Igloofest gagne en popularité. En cette soirée du 21 janvier 2012, près de 10 000 personnes se sont retrouvées au Vieux-Port pour danser sur les rythmes de Max Cooper et Sébastien Léger. ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Andreea BELECCIU</p>
<p><strong>Événement prisé par les fanatiques de musique électronique et d’accoutrements défiant les contraintes de temps et de style, l’Igloofest gagne en popularité. En cette soirée du 21 janvier 2012, près de 10 000 personnes se sont retrouvées au Vieux-Port pour danser sur les rythmes de Max Cooper et Sébastien Léger.</strong></p>
<div class="mceTemp">
<dl id="attachment_8538" class="wp-caption alignright" style="width: 310px;">
<dt class="wp-caption-dt"><a href="http://www.pieuvre.ca/2012/01/24/igloofest/igloofest-small/" rel="attachment wp-att-8538"><img class="size-medium wp-image-8538" title="Igloofest (Small)" src="http://www.pieuvre.ca/v2/home/lapieuv/public_html/v2/wp-content/uploads/2012/01/Igloofest-Small-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" /></a></dt>
<dd class="wp-caption-dd"></dd>
</dl>
</div>
<p>Affichant son plein, l’évènement a du refuser l’entrée à  plusieurs qui ne manquaient pas d’étaler leur mécontentement : <em>«Nous sommes descendus de Rimouski pour ça!»</em>, a lancé Michael, qui s’est dit qu’il irait plutôt prendre une bière dans le coin.  Cette popularité grandissante de l’Igloofest ne faisait donc pas la joie unanime de tous. Cependant, les <em>fans</em>, les vrais, avaient acheté leur billet bien en avance!</p>
<p>C’est ainsi que, munis de leur plus moche costume <em>one-piece</em> (incluant un lapin), les gens se trémoussaient ou plutôt se bousculaient &#8211; car impossible de se mouvoir sans culbutes &#8211; aux sons endiablés du set des deux DJ. Max Cooper a lancé la soirée avec de la musique qu’on pourrait qualifier d’expérimentale, mais qui a tout de même eu l’effet souhaité de faire bouger la masse de gens.</p>
<p>Toutefois, c’est lorsque Sébastien Léger a pris le contrôle de la table tournante que la foule est entrée en transe. Le DJ français n’a en effet pas déçu les troupes en nous servant un son tout à fait de mise pour l’Igloofest : dynamique et funky.</p>
<p>Les écrans et les jeux de lumière rehaussaient la musique en immergeant la foule dans un esprit électronique et chaleureux. Les écrans révélaient des formes carrées aux contours épurés, rappelant celles d’un jeu vidéo des années 90. Avec des tons de mauve, de rose et de bleu, l’éclairage faisait presque oublier la température de moins 20 degrés qui régnait en cette soirée.</p>
<p>Les autres installations ne manquaient pas non plus d&#8217;attraits : carrés de lumière formant de faux igloos, feux de bois réconfortants, scènes alternatives, bars de glace servant le traditionnel vin chaud. Sans oublier le fameux <em>photoboot</em> pour le traditionnel concours de combinaisons monopièce qui était plein à craquer et où tout le monde s’en donnait à cœur joie. On aurait juste aimé que les gens soient un peu plus civilisés et que l’organisation ait pensé à une façon de mieux gérer l’attente pour l’entrée sur le site. En effet, souvent trop enivrées ou subissant les effets de substances illicites avant même leur entrée sur le site, certaines personnes en oubliaient leur civisme même s&#8217;il régnait une atmosphère majoritairement décontractée et festive.</p>
<p>Néanmoins, l’Igloofest reste un incontournable de l’hiver Montréalais, grâce à son originalité et sa programmation. Pour ceux n’ayant pas eu l’occasion de s’y rendre, les festivités se poursuivent pendant encore trois jours, soit les 26, 27 et 28 janvier.</p>
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		<title>L&#8217;opéra, tout simplement !</title>
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		<pubDate>Sun, 22 Jan 2012 19:48:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Martin Prévost</dc:creator>
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		<description><![CDATA[C’est le célébrissime Il Trovatore de Guiseppe Verdi qui était au programme de l’Opéra de Montréal, samedi soir dernier, sous la direction de Francesco Maria Colombo. ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Martin PRÉVOST</p>
<p><strong>C’est le célébrissime <em>Il Trovatore</em> de Guiseppe Verdi qui était au programme de l’Opéra de Montréal, samedi soir dernier, sous la direction de Francesco Maria Colombo.</strong></p>
<div id="attachment_8499" class="wp-caption alignright" style="width: 310px"><a href="http://www.pieuvre.ca/2012/01/22/il-trovatore/il-trovatore-hiromi-omura-gregory-dahl-%c2%a9-yves-renaud/" rel="attachment wp-att-8499"><img class="size-medium wp-image-8499" title="Il Trovatore - Hiromi Omura &amp; Gregory Dahl © Yves Renaud" src="http://www.pieuvre.ca/v2/home/lapieuv/public_html/v2/wp-content/uploads/2012/01/Il-Trovatore-Hiromi-Omura-Gregory-Dahl-%C2%A9-Yves-Renaud-300x199.jpg" alt="" width="300" height="199" /></a><p class="wp-caption-text">Photo : Yves Renaud</p></div>
<p>Depuis plusieurs années, sur plusieurs scènes,  la tendance est à la démocratisation de l’opéra. On innove sur le plan de la scénographie, de la mise en scène, des décors et des éclairages. Finie, paraît-il, l’époque des interprètes un peu coincés et des mises en scène statiques. Un plus large public serait rejoint grâce à cette cure de rajeunissement de la noble institution. On a revampé le tout pour attirer une nouvelle génération de spectateurs et leur permettre de découvrir et d’apprécier l’essentiel : la musique.</p>
<p>Par moments, la production offerte samedi soir par l’Opéra de Montréal, tranchait un peu avec ce renouveau. Les décors étaient simples, la mise en scène un peu raide, les chorégraphies de combats à l’épée ne méritaient surtout pas de passer à l’histoire. Les éclairages par contre, rehaussaient le tout avec simplicité et efficacité alors que les costumes respectaient le classicisme chatoyant attendu pour cette œuvre. Est-ce que cette manière traditionnelle de faire de l’opéra a déçu les auditeurs? J’en doute fort. Est-ce que cette absence d’innovation et ce respect des anciennes conventions a desservi l’œuvre? Pas du tout!</p>
<p>En fait, cette simplicité a certainement permis de mettre davantage en valeur la très riche partition et surtout de grandes voix et, au moins, une grande présence sur scène. Pour parler de présence, on peut dire que Dongwon Shin, en Manrico, se tire bien d’affaire. On sent sa fougue, on croit à ses sentiments. À l’opposé, son amoureuse, Hiromi Omura qui interprète Leonora, se montre plutôt effacée dans le geste mais cela convient bien au personnage. Du côté du comte de Luna (Gregory Dahl), il y a un hiatus évident entre les propos qu’il tient et son attitude physique : il manque visiblement d’agressivité. Ce manque d’émotion, si on peut dire, est un peu oublié grâce à l’étonnante prestation de Laura Brioli, en Azucena, mère de l’infortuné Manrico. Brioli, est criante d’émotion, maternelle à souhait et d’une intensité tout à fait crédible : un régal! Et ce régal est enrichi par sa puissante et chaude voix. On espère la revoir bientôt à Montréal.</p>
<p>Mais Madame Brioli n’est pas la seule à livrer la marchandise sur le plan vocal. Messieurs Shin et Dahl, sont tous les deux à la hauteur avec des interprétations riches, vibrantes et justes. Mais qu’en est-il de celle que tous attendaient, la grande Hiromi Omura? Pour ceux et celles qui ne l’avaient pas revue depuis sa mémorable prestation montréalaise en 2008, l’attente ne fut pas vaine. Quelle clarté, quelle souplesse, quelle maîtrise! C’était fascinant de l’écouter pousser les notes les plus aigües, sans les pousser justement. La mise en scène des ses arias la maintenait immobile la plupart du temps? Qu’à cela ne tienne, on aurait pu éteindre la lumière et l’enchantement n’en aurait pas été diminué. Divine!</p>
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		<title>SOPA et PIPA : Hollywood menace de fermer le robinet du financement politique</title>
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		<pubDate>Sat, 21 Jan 2012 18:48:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Hugo Prévost</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Si les opposants aux projets de loi américains anti-piratage SOPA et PIPA ont remporté une importante victoire, cette semaine, avec successivement la "mise en berne" de nombreux sites, le désistement de plusieurs partisans des projets de loi, ainsi qu'une éventuelle suspension des procédures politiques au Congrès, la bataille est loin d'être gagnée, et Hollywood l'a rappelé vendredi.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Hugo PRÉVOST</p>
<p><strong>Si les opposants aux projets de loi américains anti-piratage SOPA et PIPA ont remporté une importante victoire, cette semaine, avec successivement la &laquo;&nbsp;mise en berne&nbsp;&raquo; de nombreux sites, le désistement de plusieurs partisans des projets de loi, ainsi qu&#8217;une éventuelle suspension des procédures politiques au Congrès, la bataille est loin d&#8217;être gagnée, et Hollywood l&#8217;a rappelé vendredi.</strong></p>
<div id="attachment_8479" class="wp-caption alignright" style="width: 225px"><a href="http://www.pieuvre.ca/2012/01/21/sopa-hollywood/chrisdodd/" rel="attachment wp-att-8479"><img class="size-medium wp-image-8479" title="ChrisDodd" src="http://www.pieuvre.ca/v2/home/lapieuv/public_html/v2/wp-content/uploads/2012/01/ChrisDodd-215x300.jpg" alt="" width="215" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">Chris Dodd, le président de la MPAA</p></div>
<p>Sites Internet, activistes et grandes entreprises technologique ont crié victoire, jeudi et vendredi, après l&#8217;envoi des deux projets de loi dans les limbes à la suite d&#8217;une journée de protestation sans précédent dans l&#8217;histoire numérique. Cette manifestation virtuelle, tenue mercredi, avait plongé dans le noir plusieurs grands noms de la Toile, y compris l&#8217;encyclopédie en ligne Wikipédia.</p>
<p>Tous unis contre des projets législatifs pouvant mener à la fermeture arbitraire de sites accusés d&#8217;héberger ou de diffuser du contenu piraté, ces activistes de divers milieux ont célébré le retrait de nombreux sénateurs et représentants des listes des partisans des deux projets de loi.</p>
<p>Aux yeux de Chris Dodd, le président de la Motion Picture Association of America (MPAA), le principal regroupement de producteur et distributeur de contenu cinématographique et télévisuel aux États-Unis, les politiciens décidant de ne pas appuyer SOPA ou PIPA font carrément fausse route.</p>
<p>Dans une missive reprise sur le site Internet TechDirt, il met en garde ces élus : <em>&laquo;&nbsp;ceux qui comptent sur l&#8217;appui d&#8217;Hollywood doivent comprendre que cette industrie surveille très étroitement ceux qui se lèveront pour la défendre lorsque nos emplois seront menacés&nbsp;&raquo;</em>.</p>
<p><em>&laquo;&nbsp;Ne me demandez pas de vous écrire un chèque lorsque vous pensez que votre poste est menacé, pour ensuite ne pas me prêter attention lorsque mon propre emploi est à risque&nbsp;&raquo;</em>, ajoute-t-il, faisant clairement référence au financement politique fourni par les pontes d&#8217;Hollywood et de la MPAA à l&#8217;approche des échéances électorales.</p>
<p>Ce faisant, estime le journaliste Mike Masnick de TechDirt, il vient renforcer les préjugés négatifs envers la corruption des hommes politiques en déclarant noir sur blanc que l&#8217;industrie finance ses amis, et, par extension, que les décisions de ces mêmes hommes politiques devraient voter avec leur portefeuille, et non pas en vertu des enjeux réels.</p>
<p>Les industries américaines du cinéma et de la musique peinent à garder la tête hors de l&#8217;eau et à développer un modèle d&#8217;affaires rentable alors que les consommateurs se tournent toujours de plus en plus vers le contenu disponible ou non, faisant affaire avec des revendeurs tierces (iTunes, Netflix, Hulu, etc.) ou en piratant carrément leurs films, jeux et disques. SOPA et PIPA (Stop Online Piracy Act et Protect Intellectual Property Act) auraient donné beaucoup plus de poids à la MPAA et à la RIAA (Record Industry Association of America, son penchant musical) pour poursuivre les &laquo;&nbsp;pirates&nbsp;&raquo; présumés et recueillir des revenus supplémentaires.</p>
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