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	<title>pieuvre.ca &#187; musique</title>
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		<title>Le récit de Ludovico Einaudi</title>
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		<pubDate>Tue, 21 May 2013 12:06:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Valérie Langlois</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Le compositeur italien Ludovico Einaudi et son ensemble de musiciens se sont arrêtés à la salle Pierre-Mercure jeudi dernier, pour faire entendre les pièces de son plus récent album In a Time Lapse. Les pièces étant jouées une à la suite de l’autre tels quatorze chapitres d’une même histoire, le concert aura duré près de deux heures sans entracte, incluant deux rappels.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Valérie Langlois</p>
<p>@Brindegazon</p>
<p><strong>Le compositeur italien Ludovico Einaudi et son ensemble de musiciens se sont arrêtés à la salle Pierre-Mercure jeudi dernier, pour faire entendre les pièces de son plus récent album <i>In a Time Lapse. </i>Les pièces étant jouées une à la suite de l’autre tels quatorze chapitres d’une même histoire, le concert aura duré près de deux heures sans entracte, incluant deux rappels.</strong></p>
<div id="attachment_21126" class="wp-caption alignright" style="width: 310px"><a href="http://www.pieuvre.ca/2013/05/21/culturel-musique-einaudi-concert/einaudi2/" rel="attachment wp-att-21126"><img class="size-medium wp-image-21126" alt="Ludovico Einaudi" src="http://www.pieuvre.ca/v2/home/lapieuv/public_html/v2/wp-content/uploads/2013/05/Einaudi2-300x201.jpg" width="300" height="201" /></a><p class="wp-caption-text">Ludovico Einaudi</p></div>
<p>Ayant vendu plus d’un million d’albums durant sa carrière et sa musique ayant fait partie de plusieurs trames sonores de films à succès (pensons au film <em>Intouchables</em>), ce compositeur originaire de Turin est déjà bien connu du public. L’accueil reçu au centre Pierre-Péladeau en est d’ailleurs un parfait exemple.</p>
<p>Tout au long du concert, des mélodies envoûtantes défilent, tantôt douces, tantôt houleuses, accompagnées du grondement d’une grosse caisse et d’une section de cordes. Une utilisation intéressante de l’éclairage ajoutait à la prestation, en créant une ambiance méditative.</p>
<p>Si une première écoute de l’album de Ludovico Einaudi rappelle la trame sonore de Moon, que l’on doit au compositeur Clint Mansell, le concert donne une tout autre impression. Les mêmes paysages imaginaires défilent et font voyager le public, mais le son est différent, plus riche. On est maintenant loin de la froideur chirurgicale des paysages sélènes de Mansell. Ici, on voyage plutôt vers la savane, on est pris sous l’orage ou bien on admire des couchers de soleil flamboyants et tout prend alors une teinte chaude et enveloppante.</p>
<p>La prestation s’est conclue sous un tonnerre d’applaudissements, laissant plus penser à un concert rock qu’à une prestation instrumentale. Le compositeur ainsi que les musiciens de l’ensemble, qui semblaient presque surpris de l’enthousiasme du public, ont donné deux rappels, faisant le bonheur des gens dans la salle. Ludovico Einaudi et ses musiciens repartent pour les États-Unis avant de revenir compléter leur tournée canadienne au Chan Shun Centre de Vancouver, le 25 mai prochain.</p>
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		<title>Tragic Care: la jolie tristesse de Folly &amp; The Hunter</title>
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		<pubDate>Tue, 21 May 2013 11:45:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Patrick Robert</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Pour son second album intitulé Tragic Care, Folly &#038; The Hunter propose dix très belles chansons qui touchent autant par leur poésie que par leurs arrangements. Le groupe est présentement en tournée, et Pieuvre.ca en a profité pour s’entretenir avec Laurie Torres, l’une des membres du trio, à la veille de leurs concerts de Québec et de Montréal.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Patrick Robert</p>
<p>@Rastaquoire</p>
<p lang="en-US"><b>Pour son second album intitulé </b><i><b>Tragic Care</b></i><b>, Folly &amp; The Hunter propose dix très belles chansons qui touchent autant par leur poésie que par leurs arrangements. Le groupe est présentement en tournée, et Pieuvre.ca en a profité pour s’entretenir avec Laurie Torres, l’une des membres du trio, à la veille de leurs concerts de Québec et de Montréal.</b></p>
<div id="attachment_21122" class="wp-caption alignright" style="width: 310px"><a href="http://www.pieuvre.ca/2013/05/21/culturel-musique-folly-hunter-entrevue/rsz_folly_photo_blanc_credit_wren_noble/" rel="attachment wp-att-21122"><img class="size-medium wp-image-21122" alt="Photo: Wren Noble" src="http://www.pieuvre.ca/v2/home/lapieuv/public_html/v2/wp-content/uploads/2013/05/rsz_folly_photo_blanc_credit_wren_noble-300x240.jpg" width="300" height="240" /></a><p class="wp-caption-text">Photo: Wren Noble</p></div>
<p lang="en-US"><i>Le chanteur Nick Vallee est natif de Vancouver, Chris Fox vient d’Angleterre et toi de Montréal. Comment s’est faite votre rencontre?</i></p>
<p lang="en-US"><b>Laurie Torres </b>: Ça s’est fait à travers le milieu, puis des amis communs si on veut. Nick et moi, on était dans un <i>band</i> ensemble, qui n’était pas un <i>band</i> très sérieux, et Chris était lui-même dans un projet pas très sérieux non plus, puis les deux projets ont pris fin en même temps. On s’est un peu retrouvés comme ça, puisqu’on avait fait un spectacle ensemble et qu’on avait apprécié l’énergie les uns des autres. Donc on a commencé à <i>jammer</i> dès que nos projets se sont terminés.</p>
<p lang="en-US"><i>Certains groupes se forment autour d’un compositeur qui engage des musiciens pour faire ses chansons, mais avec Folly &amp; The Hunter, vous empruntez vraiment une démarche de composition collective?</i></p>
<p lang="en-US"><b>LT</b> : C’est exactement ça. Quand Chris et moi avons commencé à jouer avec Nick, c’était quelque chose qu’on ne voulait pas, et on a été chanceux, parce que ça ne s’est pas fait comme ça. Le groupe ne s’est vraiment pas créé sous la forme d’un chanteur avec son <i>band</i>. Toutes nos compositions sont faites en groupe, parce que c’est vraiment ce qu’on voulait en tant que musiciens.</p>
<p lang="en-US"><i>La formation compte deux multi-instrumentistes; vous alternez donc souvent les instruments à travers les pièces?</i></p>
<p lang="en-US"><b>LT </b>: Oui. C’est quelque chose qu’on a commencé à faire, parce qu’en terme d’enregistrement, ça simplifie beaucoup les choses quand on peut jouer de plusieurs instruments. Ça fait moins de musiciens. Ça fait moins d’esprits en même temps qui s’occupent de composer les chansons. Mais c’est sûr que quand venait le temps de faire des spectacles <i>live</i>, c’était un petit peu plus compliqué, mais on s’est arrangés (rires).</p>
<p><i>Comment décrirais-tu la musique de Folly &amp; the Hunter?</i></p>
<p><b>LT </b>: Définitivement parfaite pour les journées pluvieuses (rires). Je dirais que c’est du indie-folk, avec des fortes influences de post-rock… Je pense que c’est de la musique très chaude, très profonde, et très sombre d’après moi.</p>
<p lang="en-US"><i>C’est vrai qu’on peut inscrire votre musique dans la tradition du folk, mais en même temps, le folk est souvent une musique plus dénuée, alors que vous faites un travail très orchestral…</i></p>
<p lang="en-US"><b>LT </b>: Oui. On ne voulait vraiment pas faire du folk gentil (rires). C’est une question de personnalité. On a des influences très très variées, nous trois. Chris est un peu plus dans le rock classique, <i>old-school</i> si on veut. Nick était un peu dans le <i>singer/songwriter</i> folk acoustique, et moi, j’étais vraiment plus dans le post-rock à l’époque où on s’est rencontrés. Il a fallu trouver un compromis de nos trois influences, et maintenant que je regarde en arrière, ça s’est fait vraiment naturellement.</p>
<p lang="en-US"><i>Vous décrivez votre premier album, </i>Residents<i>, paru en 2011 comme la genèse du groupe. Quel est le plus gros changement que les gens familiers avec cet album pourront entendre sur </i>Tragic Care<i>?</i></p>
<p lang="en-US"><b>LT </b>: Je pense qu’ils vont trouver énormément de maturité, non seulement en terme de compositions, mais aussi en terme des sons. Je pense que c’est quelque chose que Breakglass (le studio où l’album a été enregistré) et nos compositions ont amené. Les sons sont beaucoup plus riches selon moi. On s’est arrangés pour que ça sonne un peu comme dans une cathédrale, avec des <i>reverbs</i>, des choses comme ça. La texture est beaucoup plus assumée. Je trouvais que le premier album était un peu plus flottant, un petit peu plus gentil, mais là, on voulait vraiment mettre de la profondeur, de la chaleur dans le son.</p>
<p lang="en-US"><i>Ce qui est particulier, c’est que </i>Tragic Care<i> est inspiré par la rupture amoureuse ou la maladie, des sujets qui ne sont pas particulièrement joyeux, mais l’album n’est pas déprimant. Comment avez-vous trouvé l’équilibre dans la façon d’aborder ces thèmes?</i></p>
<p lang="en-US"><b>LT </b>: Il y a eu plusieurs mois de pré-production durant lesquels avaient lieu tous ces événements. Donc, il a été abordé de manière assez négative pendant qu’on le créait, mais quand est venu le temps d’enregistrer, il y a eu comme un <i>gap</i> entre ces deux moments-là, qui nous a donné le temps d’avoir du recul. C’était surtout le chanteur, Nick, puis Chris qui passaient à travers ça. C’est sûr que moi, je regardais tout ça avec recul. Quand ça été le temps d’enregistrer, on a vraiment tenté de canaliser cette énergie négative là en énergie positive, comme la fin d’une thérapie, si on veut (rires).</p>
<p lang="en-US"><i>Vous avez lancé une campagne de financement sur Indiegogo pour réaliser le deuxième album, et avez dépassé votre objectif de 12 000 dollars. Ça change beaucoup la donne pour les groupes indépendants, des avenues comme celle-là?</i></p>
<p><b>LT </b>: C’est incroyable! Tu sais, au début, on ne voulait pas le faire. On était un peu gênés de demander aux gens de contribuer (rires). Mais en même temps, on s’est dit on va essayer, puis on verra ce que ça donne… On n’avait jamais rencontré plusieurs de nos fans, des gens en Europe, en Asie, tout ça, et on s’est dit « c’est peut-être une façon pour eux de sentir qu’ils appartiennent au projet, peut-être qu’ils veulent nous encourager? ». On a essayé juste pour voir, puis au bout de quelques semaines, on avait déjà énormément d’argent. Je pense que les gens ont vraiment envie de sentir qu’ils nous donnent la petite poussée qui nous manque. Ça fait une énorme différence, parce qu’on serait encore endettés pour les cinq prochaines années avec cet album-là. On était prêts à le faire, mais c’est sûr qu’avec l’album payé, c’est un poids en moins. On a vraiment pu se concentrer sur la création, et moins sur le stress financier que ça apportait. On dit souvent ça, mais ça ressemble au retour du mécénat.</p>
<p lang="en-US"><i>Le nom du groupe évoque la recherche futile d’une satisfaction impossible à obtenir. Est-ce que vous êtes quand même satisfaits de la réception du nouvel album (rires)?</i></p>
<p lang="en-US"><b>LT </b>: Très satisfaits (rires). On est très satisfaits, parce que l’album a déjà beaucoup plus de visibilité dans les médias francophones. Je peux dire que quand <i>Residents</i> est sorti, personne ne m’a jamais appelée pour faire une entrevue en français (rires). Disons qu’on se gâte un peu de ce côté-là. On est super contents de pouvoir traverser le pont linguistique (rires). On vient de faire une première série de spectacles en Ontario. Plein de gens ont entendu parler de nous, mais pas à travers le bouche-à-oreille, et ça, c’est vraiment un gros pas dans la vie d’un groupe.</p>
<p lang="en-US"><i>Vous allez d’ailleurs être en spectacle le 21 mai à Québec et le 22 à Montréal avec Aidan Knight. Tu parlais plus tôt de la difficulté de transposer la musique sur la scène. Serez-vous trois musiciens pour ces spectacles?</i></p>
<p><b>LT </b>: Nous allons être quatre en fait, avec notre bassiste de longue date, Phil Creamer. La configuration du groupe a un peu changé puisqu’on est quatre, mais on change beaucoup d’instruments. Chris, moi et Phil, on se partage la batterie, le piano, le violon, des trucs comme ça. À Montréal, on va aussi avoir nos amis Ari Swan et Quinn Brander, qui vont être respectivement au violon et au violoncelle. Ils ont enregistré les cordes sur l’album, et ils seront avec nous sur la scène.</p>
<p lang="en-US"><b>Folly &amp; the Hunter en spectacle avec Aidan Knight</b></p>
<p><b>21 mai<br />
Le Cercle, Québec</b></p>
<p><b>22 mai<br />
Cabaret du Mile End, Montréal</b></p>
<p lang="en-US"><b>Information :<br />
<a href="http://www.follyandthehunter.com/">http://www.follyandthehunter.com/</a></b></p>
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		<title>Random Access Memories: Daft Punk à la sauce rétro</title>
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		<pubDate>Sat, 18 May 2013 16:27:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Hugo Prévost</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Huit ans. Ou est-ce plutôt 12 années? Huit ans, approximativement, que le duo français de musique électronique Daft Punk n'avait pas publié d'album "officiel", avec Human After All, sorti en 2005. Ou 12 années, pour ceux qui rejettent cet opus, et qui lui préfèrent le mythique Discovery, paru en... 2001. Après une très longue attente, donc, les deux hommes aux célèbres casques reviennent à la charge avec Random Access Memories, que Guy-Manuel de Homem-Christo et Thomas Bangalter veulent être un retour aux sources de leur art, un plongeon dans les glorieuses années de la musique analogique.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Hugo Prévost</p>
<p>@HugoPrevost</p>
<p><strong>Huit ans. Ou est-ce plutôt 12 années? Huit ans, approximativement, que le duo français de musique électronique Daft Punk n&rsquo;avait pas publié d&rsquo;album &laquo;&nbsp;officiel&nbsp;&raquo;, avec <em>Human After All</em>, sorti en 2005. Ou 12 années, pour ceux qui rejettent cet opus, et qui lui préfèrent le mythique <em>Discovery</em>, paru en&#8230; 2001. Après une très longue attente, donc, les deux hommes aux célèbres casques reviennent à la charge avec <em>Random Access Memories</em>, que Guy-Manuel de Homem-Christo et Thomas Bangalter veulent être un retour aux sources de leur art, un plongeon dans les glorieuses années de la musique analogique.</strong></p>
<div id="attachment_21117" class="wp-caption alignright" style="width: 310px"><a href="http://www.pieuvre.ca/2013/05/18/culturel-musique-daft-punk/rsz_ramdaftpunk/" rel="attachment wp-att-21117"><img class="size-medium wp-image-21117" alt="La pochette de l'album" src="http://www.pieuvre.ca/v2/home/lapieuv/public_html/v2/wp-content/uploads/2013/05/rsz_ramdaftpunk-300x168.jpg" width="300" height="168" /></a><p class="wp-caption-text">La pochette de l&rsquo;album</p></div>
<p>Au fil des ans, Daft Punk s&rsquo;est créé une réputation de groupe séparé des autres joueurs du milieu. Par cette obstination à ne plus accorder d&rsquo;entrevues sans que les deux comparses soient gantés et casqués, tout d&rsquo;abord, mais aussi en raison de leur propension à faire abstraction des contraintes du monde extérieur &#8211; certains diront qu&rsquo;ils profitent de leur statut de groupe idolâtré pour se débarrasser de la nécessité de produire des disques sur une base régulière.</p>
<p>Quoiqu&rsquo;on en dise, il est toutefois impossible de faire abstraction d&rsquo;une chose: Daft Punk est encore extrêmement populaire, et la quasi-absence totale du duo sur les scènes depuis leur phénoménale tournée mondiale <em>Alive</em>, en 2007, n&rsquo;a peu ou pas entamé leur visibilité et leur attrait.</p>
<p>Leur implication dans la création de la bande sonore du film <em>Tron Legacy</em>, en 2010, en aura laissé plusieurs sur leur faim, et Daft Punk a d&rsquo;ailleurs soigneusement pris la peine d&rsquo;indiquer qu&rsquo;il ne s&rsquo;agissait pas d&rsquo;un <em>&laquo;&nbsp;véritable&nbsp;&raquo;</em> album. Retour à la case départ, donc. Et nouvelle période d&rsquo;attente.</p>
<p>Surviennent les premières rumeurs concernant <em>Random Access Memories</em>; il n&rsquo;en fallait pas plus pour que la machine s&rsquo;emballe, et que quantité d&rsquo;amateurs et de musiciens s&rsquo;en donnent à coeur joie, <em>remixs</em> et versions imaginées à l&rsquo;appui. Les quelques secondes de la pièce <em>Get Lucky</em> présentées sous forme d&rsquo;une courte publicité pendant un épisode de <em>Saturday Night Live</em> ont mené à l&rsquo;apparition d&rsquo;un nombre incalculable de reprises sur YouTube. Et le duo a joyeusement surfé sur la vague.</p>
<p>Voilà peut-être la plus grande force de Daft Punk: faire marcher la machine à idées. Mais qu&rsquo;en est-il de ce nouvel opus tant attendu? De quelle façon <i>Random Access Memories</i> tient-il la route après près d&rsquo;une décennie d&rsquo;attente et d&rsquo;espoirs?</p>
<p>Le disque détonne, en fait. On y retrouve certes l&rsquo;influence Daft Punk, mais le duo cède bien davantage l&rsquo;espace créatif aux collaborateurs dont les deux musiciens français se sont entourés pour l&rsquo;occasion. On ressort les vrais instruments, on délaisse les sons artificiels pour se concentrer sur l&rsquo;analogique, la musique créée à la main, et non pas par un quelconque programme informatique.</p>
<p>En voulant célébrer l&rsquo;environnement sonore qui a pavé la voie à ses précédents albums et à toute une génération de musique électronique, Daft Punk va cependant un peu trop loin. Disparue la véritable atmosphère dansante des précédents disques; <em>Random Access Memories</em> ressemble bien davantage à une étude de cas, à un devoir exigé par un maître pointilleux, qu&rsquo;un passeport pour une fête endiablée sur les planchers de danse.</p>
<p>Impossible, donc, d&rsquo;écouter <em>Random Access Memories</em> en s&rsquo;attendant à entendre de nouveau <em>Homework</em>, <em>Discovery</em>, ou, surtout, <em>Alive 2007</em>. Le nouvel opus est plus méditatif, plus instropectif, portant plus à réflexion. On n&rsquo;imagine plus la spectaculaire pyramide de néons de la dernière tournée, mais plutôt une fête de fin d&rsquo;après-midi, une ambiance <em>lounge</em>.</p>
<p><em>Random Access Memories</em> plaira aux puristes. Le traitement de certaines pièces, dont <em>Giorgio by Moroder</em>, qui met en vedette le célèbre pionnier de l&rsquo;électronique du même nom, permet de s&rsquo;éloigner grandement du <em>boom boom</em> de la musique de club qui empoisonne malheureusement les ondes radio, de nos jours. Il y a bien sûr <em>Get Lucky</em>, aux paroles plutôt pauvres, mais qui se transforme en un redoutable ver d&rsquo;oreille.</p>
<p>Difficile de véritablement classer ce disque qui atterrira dans les bacs en début de semaine prochaine, mais qui a fuité sur le web plus tôt cette semaine. On sautera volontiers certaines pièces peut-être jugées trop ordinaires, ou qui donnent l&rsquo;impression que Daft Punk n&rsquo;a pas voulu trop en mettre. D&rsquo;autres chansons, comme l&rsquo;extraordinaire <em>Contact</em>, en fin d&rsquo;album, rappellent cependant que les deux <em>frenchies</em> ont tout sauf dilapidé leur talent.</p>
<p>Demi-déception? Demi-renouveau? Demi-découverte? On attendra l&rsquo;éventuelle tournée pour se faire une véritable idée. En attendant, Daft Punk continue de surprendre.</p>

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		<title>Mutek 2013: une 14e édition accomplie</title>
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		<pubDate>Wed, 15 May 2013 13:17:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Alexandre Galliez</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Du 29 mai au 2 juin, Mutek lancera les festivals de la période estivale en proposant pas moins de 76 projets, dont 35 premières. Les artistes les plus influents de la scène électronique seront rassemblés dans tout le quartier des spectacles pour présenter leurs projets mélangeant différents styles de musique électronique et projections visuelles.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Alexandre Galliez</p>
<p lang="fr-FR" align="LEFT"><strong>Du 29 mai au 2 juin, Mutek lancera les festivals de la période estivale en proposant pas moins de 76 projets, dont 35 premières. Les artistes les plus influents de la scène électronique seront rassemblés dans tout le quartier des spectacles pour présenter leurs projets mélangeant différents styles de musique électronique et projections visuelles.</strong></p>
<div id="attachment_21030" class="wp-caption alignright" style="width: 310px"><a href="http://www.pieuvre.ca/2013/05/15/culturel-mutek-2013/mutek-2-2/" rel="attachment wp-att-21030"><img class="size-medium wp-image-21030" alt="Photo: Alexandre Galliez" src="http://www.pieuvre.ca/v2/home/lapieuv/public_html/v2/wp-content/uploads/2013/05/mutek-2-300x200.jpg" width="300" height="200" /></a><p class="wp-caption-text">Photo: Alexandre Galliez</p></div>
<p lang="fr-FR" align="LEFT">Le festival s’articule toujours autour des mêmes événements:</p>
<ul>
<li>
<p lang="fr-FR" align="LEFT">La série Expérience laisse la place aux talents locaux pour permettre au public de découvrir les nouveaux talents de cette scène musicale. Cette année, cette série sera présentée dans le quartier général du festival, le 2-22 au coin Sainte-Catherine et St Laurent</p>
</li>
<li>
<p lang="fr-FR" align="LEFT">La série A/Vision propose une expérience immersive en mélangeant éléments sonores et visuels grâce à des collaborations d’artistes locaux et internationaux. Cette série est diffusée au Monument National.</p>
</li>
<li>
<p lang="fr-FR" align="LEFT">La série Nocturne rassemble les soirées phares du festival en présentant les artistes influents du milieu. Cette série est présentée à la fois au Métropolis et à la Société des Arts Technologiques: avec un billet, les festivaliers peuvent accéder aux deux salles.</p>
</li>
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<p lang="fr-FR" align="LEFT">La série Play présente les artistes d’avant-garde et aux explorations électro-acoustiques et à la scène expérimentale. Cette série se déroulera au Monument national</p>
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<p lang="fr-FR" align="LEFT">Le spectacle d’ouverture sera l’occasion à Matthew Herbert de revenir à Montréal après plus de cinq ans d’absence pour présenter son projet One Pig. L’artiste est un spectacle qui s’intéresse à la vie d’un cochon, de sa naissance à sa cuisson. Sur scène, il sera accompagné par le chef québécois Martin Juneau pour la préparation <em>live</em>: un spectacle visuel, sonore et olfactif !</p>
<p lang="fr-FR" align="LEFT">Le montréalais Herman Kolgen présentera son projet Train Fragment dans le cadre de la série A/Vision. Ce projet est inspiré d’une œuvre de Steve Reich, l’un des pionniers de la musique minimaliste. Le festival va également rassembler des artistes internationaux comme Andy Stott, Nosaj Thing, Onra, Micheal Mayer, etc. Poirier présentera également la première performance live de son nouveau projet Boundary (plus d’information dans notre <a href="http://www.pieuvre.ca/2013/02/19/culturel-mutek-poirier/">article précédent</a>).</p>
<p lang="fr-FR" align="LEFT">Pour la première fois cette année, Mutek profitera de la nouvelle Maison symphonique, pour présenter un mélange des genres grâce entre autres au pianiste norvégien Bugge Wesseltoft et l’allemand Henrik Schwarz. Le festival a également ajouté un élément à sa programmation pour souligner les 15 ans du festival allemand CTM, qui mettra à l’honneur la musique minimale de Stiebler au Centre Phi.</p>
<p lang="fr-FR" align="LEFT">Pour clôturer ces cinq jours de festival, Mutek présentera encore deux gros projets après son traditionnel Piknic. Borderland de Juan Atkins et Mortiz von Oswald sera présenté au public avant même la sortie de l’album, et Matthew Herbert proposera cette fois-ci son projet <em>The End Of Silence</em>, inspiré d’une photographie de guerre prise en Libye.</p>
<p lang="fr-FR" align="LEFT">Nul doute que cette édition sera rassembler un public nombreux à la vue de la grande qualité des artistes et projets proposés. Retrouvez la programmation complète du festival sur leur site: <a href="http://www.mutek.org/">www.mutek.org</a>. Les billets sont déjà en vente, ne manquez pas l’occasion de faire de belles découvertes.</p>
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		<title>Black Rebel Motorcycle Club &#8211; Lumière, riffs et sueur</title>
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		<pubDate>Thu, 09 May 2013 12:58:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Hugo Prévost</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Retour tant attendu, mercredi soir, du trio américain Black Rebel Motorcycle Club en sol montréalais. Après La Tulipe en avril 2010, c'était au tour du Théâtre Corona de vibrer sur ses fondations en raison des accords acides et des arrangements agressifs de ce band de la côte Ouest. Malgré un arrangement musical qui a surpris, les gars de BRMC n'ont franchement pas déçu, au contraire.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Hugo Prévost</p>
<p>@HugoPrevost</p>
<p><strong>Retour tant attendu, mercredi soir, du trio américain Black Rebel Motorcycle Club en sol montréalais. Après La Tulipe en avril 2010, c&rsquo;était au tour du Théâtre Corona de vibrer sur ses fondations en raison des accords acides et des arrangements agressifs de ce <em>band</em> de la côte Ouest. Malgré un arrangement musical qui a surpris, les gars de BRMC n&rsquo;ont franchement pas déçu, au contraire.</strong></p>
<div id="attachment_20929" class="wp-caption alignright" style="width: 310px"><a href="http://www.pieuvre.ca/2013/05/09/black-rebel-motorcycle-club-lumiere-riffs-et-sueur/rsz_brmc2013-xavierproulx/" rel="attachment wp-att-20929"><img class="size-medium wp-image-20929" alt="Photo: Xavier Proulx / Pieuvre.ca" src="http://www.pieuvre.ca/v2/home/lapieuv/public_html/v2/wp-content/uploads/2013/05/rsz_brmc2013-xavierproulx-300x159.jpg" width="300" height="159" /></a><p class="wp-caption-text">Photo: Xavier Proulx / Pieuvre.ca</p></div>
<p>De retour au nord de la frontière pour présenter son plus récent album, <em>Specter at the Feast</em>, les trois hommes de Black Rebel étaient précédés sur scène par Thenewno2, un groupe originaire de Portland signé chez Virgin, ce qui explique sans doute leur présence sur scène. Le Corona, on s&rsquo;en rappellera, est depuis quelques années déjà la propriété de la compagnie de Sir Richard Branson.</p>
<p>Thenewno2, bref, une formation à six musiciens non dénués de talent, mais qui semblait avoir de la difficulté à trouver une direction commune pour l&rsquo;exercer. Les envolées <em>prog rock</em> se mêlaient aux balades, au rock pur et simple, ou encore à quelque chose se rapprochant de l&rsquo;alternatif&#8230; le tout alors que le chanteur s&rsquo;amuse à échantillonner sa propre voix et à en faire jouer des extraits à des moments inattendus. Le talent est certainement présent, et chaque pièce jouée en première partie contenait des passages intéressants, mais la prestation dans son ensemble ne laissera aucune impression particulière.</p>
<p>Place à BRMC, qui a conjugué morceaux issus du nouvel album (<em>Let the Day Begin</em>, <em>Hate the Taste</em>, <em>Returning</em>, <em>Lullaby</em>, etc.) et pièces plus classiques des disques précédents, dont les bien connues <em>Red Eyes and Tears</em>, <em>Beat the Devil&rsquo;s Tattoo</em>, ou encore <em>Conscience Killer</em>. L&rsquo;ambiance était définitivement aux <em>riffs</em> sauvages et aux morceaux plus rock du répertoire.</p>
<p>Black Rebel n&rsquo;a pas d&rsquo;ailleurs pas beaucoup dévié du répertoire déjà très connu, ne s&rsquo;aventurant aucunement du côté de l&rsquo;album expérimental <em>The Effect of 333</em>, par exemple. En fait, il faut se l&rsquo;avouer franchement: les concerts de BRMC sont bien rodés. Mais cela n&rsquo;empêche en rien d&rsquo;apprécier la chose; après tout, lorsque le produit est bon, le consommateur en redemandera forcément. Et ce fut exactement le cas mercredi soir. La salle entière s&rsquo;est d&rsquo;ailleurs mise à sauter sur place lorsqu&rsquo;on retentit les premières notes de <em>Whatever Happened to My Rock&rsquo;n'Roll</em>, l&rsquo;une des chansons les plus <em>trash</em> du trio.</p>
<p>Grans applaudissements, également, pour <em>Ain&rsquo;t No Easy Way</em>, tirée de l&rsquo;album <em>Howl</em>, où BRMC dévoile son côté plus folk&#8230; harmonica et guitares acoustiques à l&rsquo;appui.</p>
<p>Les spectateurs ont cependant paru s&rsquo;étonner de la cassure nette du rythme du spectacle induite par deux prestations acoustiques en milieu de spectacle (<em>Mercy</em> et <em>Fault</em> <em>Line</em>), avant de reprendre la route du rock&rsquo;n'roll avec <em>Fire Walker</em>.</p>
<p>Surprenant choix, par ailleurs, de compléter le rappel par <em>Lose Yourself</em>. Après l&rsquo;électrisante <em>Sell It</em>, les spectateurs auraient peut-être pu s&rsquo;attendre à quelque chose de plus dynamique, mais la force de BRMC réside également dans les balades, et <em>Lose Yourself</em> est certainement représentative de cet agréable penchant à la contemplation musicale et à l&rsquo;introspection forcée.</p>
<p>La liste des pièces jouées est <a href="http://www.setlist.fm/setlist/black-rebel-motorcycle-club/2013/theatre-corona-virgin-mobile-montreal-qc-canada-7bd876d4.html">disponible ici</a>.</p>
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		<title>Southland, toute la puissance du blues québécois</title>
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		<pubDate>Tue, 07 May 2013 17:26:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Hugo Prévost</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Que se passe-t-il lorsque la chanteuse de blues montréalaise Dawn Tyler Watson combine son talent vocal aux capacités musicales hors de l'ordinaire de Paul Deslauriers? Il en ressort Southland, un album récemment tombé dans les bacs des disquaires, et qui offre une généreuse portion de blues, folk, country et même jazz. Le tout en 12 pièces prêtes à déguster sans modération.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Hugo Prévost</p>
<p>@HugoPrevost</p>
<p><strong>Que se passe-t-il lorsque la chanteuse de blues montréalaise Dawn Tyler Watson combine son talent vocal aux capacités musicales hors de l&rsquo;ordinaire de Paul Deslauriers? Il en ressort <em>Southland</em>, un album récemment tombé dans les bacs des disquaires, et qui offre une généreuse portion de blues, folk, country et même jazz. Le tout en 12 pièces prêtes à déguster sans modération.</strong></p>
<div id="attachment_20883" class="wp-caption alignright" style="width: 310px"><a href="http://www.pieuvre.ca/2013/05/07/culturel-musique-southland/southland/" rel="attachment wp-att-20883"><img class="size-medium wp-image-20883" alt="La pochette de l'album" src="http://www.pieuvre.ca/v2/home/lapieuv/public_html/v2/wp-content/uploads/2013/05/Southland-300x300.png" width="300" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">La pochette de l&rsquo;album</p></div>
<p>Il y a définitivement quelque chose sortant de l&rsquo;ordinaire lorsque les voix des deux artistes se combinent pour la première fois, dans la pièce d&rsquo;ouverture, <em>If You Only Knew</em>. Le duo se complète à merveille, tout juste avant de s&rsquo;enflammer. Si le disque commence lentement, avec quelques ballades doucereuses, mais aux arrêtes quelque peu tranchantes, Watson et Deslauriers s&rsquo;en donnent à coeur joie avec <em>Tootsie</em>, une composition originale.</p>
<p>La chanson suivante, <em>Crosstown Traffic</em>, écrite par nul autre que Jimmy Hendrix, vient confirmer que <em>Southland</em> fait partie de ces disques que tout amateur de blues se devra d&rsquo;écouter au moins une fois. Les rythmes prennent au corps, la voix de Dawn Tyler Watson semble couler tout naturellement, et Paul Deslauriers s&rsquo;avère implacable à la guitare électrique.</p>
<p>Joué sur un mode intimiste, <em>Southland</em>, enregistré à Sainte-Adèle, semble vouloir être dégusté tel un bon vin, soit à petites gorgées. La note n&rsquo;est jamais forcée, la batterie et la guitare ne s&rsquo;emballent pas&#8230;Il se dégage en fait de l&rsquo;album une belle maturité musicale, le disque créant une atmosphère sonore poussant à la contemplation. Pas le genre de disque qui fera danser, bref, mais plutôt le genre de blues qui porte à réfléchir, à aller au-delà du rempart des notes pour véritablement comprendre les émotions propulsées par la musique.</p>
<p>De <em>Southland</em>, on retiendra la grande qualité de l&rsquo;interprétation, en plus du choix judicieux des morceaux. Écouter l&rsquo;album, c&rsquo;est un peu avoir l&rsquo;impression de s&rsquo;éloigner vers le soleil couchant, le long d&rsquo;une route, les cheveux au vent.</p>
<p><em>Southland</em>, bref, à mettre entre les mains de connaisseurs et d&rsquo;amateurs de bonne musique, et plus particulièrement de blues. Effet positif garanti.</p>
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		<title>Requiem double à l&#8217;OSM</title>
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		<pubDate>Mon, 06 May 2013 12:12:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Xavier Proulx</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Xavier Proulx @Derechef Programme double à l’OSM pour le dernier concert de la saison. Il s’agissait de deux Requiem tirés [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Xavier Proulx</p>
<p>@Derechef</p>
<p><b>Programme double à l’OSM pour le dernier concert de la saison. Il s’agissait de deux Requiem tirés du répertoire français: celui de Fauré et Duruflé ici juxtaposés par le chef de chœur de l’OSM, Andrew Megill.</b></p>
<div id="attachment_20843" class="wp-caption alignright" style="width: 310px"><a href="http://www.pieuvre.ca/2013/05/06/culturel-osm-requiem/maurice-durufle-playing-the-organ-in-1956/" rel="attachment wp-att-20843"><img class="size-medium wp-image-20843" alt="Maurice Duruflé" src="http://www.pieuvre.ca/v2/home/lapieuv/public_html/v2/wp-content/uploads/2013/05/Maurice-Durufle-300x209.jpg" width="300" height="209" /></a><p class="wp-caption-text">Maurice Duruflé</p></div>
<p>Le chœur de l’OSM, récemment confié à la direction efficace du chef Andrew Megill, nous a démontré toute la subtilité et l’émotivité de son jeu hier après-midi. Dans chaque Requiem, seul l’orgue accompagnait les choristes. Et même si malheureusement il s’agissait que d’un petit orgue électronique de salon, nous avons ainsi pu vivre un aperçu de ce que sera un concert accompagné par l’orgue à la Maison Symphonique. Rappelons que le nouvel orgue Pierre Béique sera inauguré le 9 mars 2014 au terme d’un assemblage de très longue haleine dirigé par le facteur Casavant. En attendant, il fallait se contenter de ce petit orgue de scène, qui malgré tout aura été maîtrisé d’une main de maître par l’organiste François Zeitouni, et ce malgré la fâcheuse tendance de l’instrument à faire bourdonner les côtés de la salle d’une basse trop forte.</p>
<p>Bref, cette juxtaposition anachronique des deux requiem permettait de saisir les subtilités de chacune des œuvres, laissant parler l’essence éthérée du propos. Car ici, l’orgue remplaçait l’orchestre. Il ne restait plus que la simplicité des voix qui planait vers l’univers mystique de la mort.</p>
<p>En commençant par le Requiem de Duruflé, joué pour la première fois le 2 novembre 1947, on pouvait constater le respect porté au texte de la Messe des Défunts, lent, inspiré du chant grégorien, alors que la construction rythmique jouée par l’orgue laissait entrevoir la modernité de l’œuvre.</p>
<p>La mezzo soprano Stéphanie Pothier chantait le cinquième mouvement, Pie Jesus, cette fois-ci avec un abus de vibrato. Marc-Antoine D’Aragon s’illustra dans Domine Jesu Christe. Ce troisième mouvement du Requiem offrit un torrent d’émotions, tant chez Duruflé que chez Fauré.</p>
<p><i>Libera eas de ore leonis</i> chante le baryton. « Délivre les âmes de tous les défunts de la gueule de lion ». Tel fut chanté ce passage chargé d’émotion.</p>
<p>Andrew Megill semblait particulièrement impliqué dans la direction de l’œuvre de Duruflé. Peut être de par sa modernité et l’éclat particulièrement limpide et sans ostentation qui s’en dégageait. Dans le cas de Fauré, on semblait pourtant y voir trop de retenue. Le Requiem de Fauré, aussi appelé « petit requiem » possède cette simplicité, cette limpidité qui le démarque des autres grands requiem du répertoire classique. Les mouvements de départ semblaient trop contenus, alors que le rythme émotif et planant normalement associé à l’œuvre de Fauré pris son envol lors de l’<i>Agnus Dei</i>, évoluant ainsi vers le <i>Libera me</i> qui possédait ici une grâce réellement mémorable. Et lors de ce coup d’orgue fracassant annonçant la fin du mouvement, on se prit à regretter que le grand orgue de l’OSM ne fut pas encore opérationnel. Le choeur sauva la mise dans une solide performance, les voix féminines s’illustrant particulièrement par leur plénitude éthérée. Et le choeur de reprendre de plus belle ce <i>Libera Me</i>, dans un staccato de basse minimal et obsédant. Magnifique désolation, magnifique simplicité. Nous avons particulièrement apprécié le jeu des deux solistes du Fauré, la soprano Jana Miller et le baryton Clayton Kennedy. Ce dernier livra un <i>Offertorium</i> particulièrement puissant.</p>
<p align="CENTER">***</p>
<p>Jamais n’avons-nous entendu autant de toussotements lors d’un concert de l’OSM. Entre les mouvements, mais aussi <i>pendant</i> les mouvements. Depuis l’avènement de la nouvelle salle, le son porte davantage et ce fléau prend de l’ampleur à chacun de nos passages. Dimanche, il a fallu un « chut » autoritaire d’un des spectateurs pour que ce cirque cesse. L’OSM devra-t-il distribuer des pastilles à l’entrée de la salle? Insupportable.</p>
<p>Quoi qu’il en soit le chœur de chambre de l’OSM a prouvé ici sa pertinence, et c’est avec impatience que nous attendons la prochaine saison de l’OSM… et l’inauguration de son grand orgue.</p>
<p align="CENTER"><a name="_GoBack"></a>***</p>
<p><span style="color: #333333;">Duruflé ,</span><span style="color: #333333;"><i>Requiem</i></span><span style="color: #333333;">, op. 9</span></p>
<p><span style="color: #333333;">Fauré , </span><span style="color: #333333;"><i>Requiem</i></span><span style="color: #333333;"> op. 48</span></p>
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		<title>Romance et nostalgie avec Jill Barber</title>
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		<pubDate>Wed, 01 May 2013 13:11:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Patrick Robert</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Sur son plus récent album intitulé Chansons, la pétillante chanteuse Jill Barber rend hommage aux grands classiques de la chanson française, sur des airs de jazz rétro qui accompagnent à merveille le réchauffement printanier. Pieuvre.ca a profité de son passage à Montréal pour discuter avec elle, juste avant son concert du 2 mai au Métropolis.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Patrick Robert</p>
<p>@Rastaquoire</p>
<p lang="en-US"><b>Sur son plus récent album intitulé </b><i><b>Chansons</b></i><b>, la pétillante chanteuse Jill Barber rend hommage aux grands classiques de la chanson française, sur des airs de jazz rétro qui accompagnent à merveille le réchauffement printanier. Pieuvre.ca a profité de son passage à Montréal pour discuter avec elle, juste avant son concert du 2 mai au Métropolis.</b></p>
<div id="attachment_20757" class="wp-caption alignright" style="width: 310px"><a href="http://www.pieuvre.ca/2013/05/01/culturel-jill-barber-entrevue/rsz_1jillbarber01/" rel="attachment wp-att-20757"><img class="size-medium wp-image-20757" alt="Jill Barber" src="http://www.pieuvre.ca/v2/home/lapieuv/public_html/v2/wp-content/uploads/2013/05/rsz_1jillbarber01-300x200.jpg" width="300" height="200" /></a><p class="wp-caption-text">Jill Barber</p></div>
<p lang="en-US"><i>Vous avez débuté votre carrière comme chanteuse folk un peu timide, pour devenir rapidement une dame du jazz remplie de confiance. Qu’est-ce qui a provoqué ce changement drastique après votre premier album?</i></p>
<p><b>Jill Barber </b>: C’est une bonne question. J’ai écrit mes premières chansons seule dans ma chambre avec une guitare acoustique. Quand j’ai élargi mon horizon, en faisant de plus en plus de spectacles et en côtoyant d’autres musiciens, je me suis aperçue que jouer avec d’autres musiciens me permettait de peindre avec une plus grande palette musicale. J’ai alors réalisé que je pouvais composer des chansons pour un orchestre complet, qui sonnent comme les trames sonores des films que j’adore. J’ai toujours aimé le vieux jazz, mais je ne pouvais qu’en rêver avant de rencontrer d’autres musiciens. Je suis contente que ça soit arrivé.</p>
<p lang="en-US"><i>Qu’est-ce qui vous attire dans ce genre de jazz classique? Est-ce la nostalgie? Une certaine insouciance associée à cette musique?</i></p>
<p><b>JB </b>: C’est exactement ça. Je suis nostalgique… d’une époque que je n’ai jamais connue (rires)! Je suis aussi très romantique, et j’aime transporter les gens qui m’écoutent dans un lieu féérique, à une autre époque. Il y a de très belles choses dans notre passé qui méritent d’être préservées. De nos jours, c’est facile de se laisser éblouir par la technologie, et d’oublier ce qui rend la vie si merveilleuse.</p>
<p lang="en-US"><i>Votre langue première est l’anglais. Vous avez chanté en français la première fois lors de l’édition 2009 du Festival de jazz de Montréal. Comment est-ce arrivé?</i></p>
<p><b>JB </b>: Je me sentais un peu gênée de me retrouver devant un public québécois, et de ne pas pouvoir dire autre chose que « bonjour » et « merci ». Comme plusieurs Anglo-canadiens, j’ai pris des cours d’immersion en français quand j’étais petite, mais j’avais oublié tout ce que j’avais appris depuis la sixième année. En tant qu’artiste, je trouve très important de communiquer avec les spectateurs. Un ami m’a alors proposé son aide pour traduire l’une de mes chansons en français, afin que je puisse chanter dans la langue du public ce soir-là, et honnêtement, ce fût une révélation! Je me suis rendu compte que j’adorais chanter en français.</p>
<p lang="en-US"><i>La musicalité est assez différente entre l’anglais et le français…</i></p>
<p><b>JB </b>: C’est effectivement assez différent, mais en plus, le français est la langue de l’amour (rires)… Je veux connaître la langue de l’amour, je veux chanter dans cette langue! C’est tellement romantique, et il y a tellement de belles chansons françaises. Comme chanteuse, on pourrait dire que j’avais envie d’apprendre une nouvelle façon d’utiliser mon instrument vocal. Ce soir-là, j’ai promis sur scène que je maîtriserais davantage le français lors de mon prochain passage dans la ville, et je me suis mise au défi de réapprendre la langue. Ce n’est pas facile. J’y ai consacré pas mal de temps dans les dernières années, j’apprends encore aujourd’hui, et je pense que c’est un apprentissage qui va continuer durant le reste de ma vie.</p>
<p lang="en-US"><i>Votre plus récent album se compose entièrement de reprises de grands classiques de la chanson française. Qu’est-ce qui vous a décidé à faire le saut, et réaliser un album entier dans cette langue?</i></p>
<p><b>JB </b>: C’est un peu par défi personnel. J’ai étudié le français pendant un bon bout de temps, et je voulais me mettre au défi d’accomplir quelque chose que je n’aurais jamais pensé possible, soit de faire un album entier dans cette langue. D’un autre côté, une grosse partie de mon apprentissage s’est faite en écoutant de la musique française. Je suis tombée complètement en amour avec ces chansons, et je voulais les interpréter à ma façon. C’est pourquoi j’ai décidé de faire l’album.</p>
<p lang="en-US"><i>On retrouve des reprises d’artiste français sur votre disque, comme Édith Piaf ou Serge Gainsbourg, mais vous avez également puisé dans le répertoire québécois, avec des chansons comme « Quand les hommes vivront d’amour » de Raymond Lévesque. Comment avez-vous choisi vos reprises?</i></p>
<p><b>JB </b>: J’ai compilé toutes les chansons qui me parlaient, qui résonnaient en moi. Je dois admettre que « Quand les hommes vivront d’amour » m’a été recommandé par des amis québécois, mais j’ai eu un coup de foudre instantané. Je ne savais pas que le morceau était aussi populaire au Québec, et je pense que trop peu de Canadiens anglophones connaissent cette chanson. Ça ne m’a pas dérangée qu’elle ait été reprise par autant d’artistes dans le passé. Je me suis dit que ma version allait au moins initier le public anglais à une chanson magnifique qu’ils n’ont jamais entendue.</p>
<p lang="en-US"><i>Le piège avec les reprises, c’est qu’elles sont critiquées si elles ne ressemblent pas à la version originale, mais elles sont aussi critiquées si elles sont trop </i><i>semblables</i><i>. Est-il difficile de trouver l’équilibre?</i></p>
<p><b>JB </b>: Oui, c’est toujours un peu délicat. C’est pourquoi la sélection était si importante pour moi. En choisissant des morceaux qui m’interpellent, du matériel que je peux livrer de façon honnête, avec tout mon cœur, je pense que ça m’a permis d’ajouter ma touche personnelle, tout en préservant ce qui fait que ces chansons sont exceptionnelles à la base. Mon producteur et moi avons beaucoup parlé de ça, comment personnaliser les chansons sans modifier leur intégrité. Je pense qu’on a bien relevé le défi.</p>
<p lang="en-US"><i>Vous serez sur la scène du Métropolis ce jeudi soir. Serez-vous accompagnée d’un orchestre complet?</i></p>
<p lang="en-US"><b>JB </b>: Oui, je présenterai <i>le grand spectacle</i> (en français). Je suis excitée, j’anticipe ce concert depuis longtemps. Avec le spectacle de Toronto, ce sont mes deux dernières performances avant de prendre une pause, puisque je vais avoir un bébé… Les vacances ne seront pas très longues, je recommence la tournée en octobre, mais ce spectacle est très spécial pour moi. J’y ferai plusieurs chansons du nouvel album, mais aussi des pièces tirées de l’ensemble de mon répertoire, des chansons que j’aime et que l’auditoire veut sûrement entendre…</p>
<p lang="en-US"><i>Personnellement, j’aime beaucoup </i>Oh My My<i>. Ferez-vous cette chanson?</i></p>
<p><b>JB </b>: Je vais la chanter juste pour vous (rires)…</p>
<p><b>Jill Barber en spectacle </b></p>
<p lang="en-US"><b>Jeudi 2 mai, 20h00<br />
Métropolis de Montréal</b></p>
<p lang="en-US"><b></b><b>Plus d’informations :</b></p>
<p lang="en-US"><span style="color: #0000ff;"><a href="http://www.jillbarber.com/"><b>www.jillbarber.com</b></a></span></p>
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		<title>When we were old: un très long voyage</title>
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		<pubDate>Mon, 29 Apr 2013 13:14:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Émilie Plante</dc:creator>
				<category><![CDATA[Culturel]]></category>
		<category><![CDATA[cheminement]]></category>
		<category><![CDATA[Chiara Frigo]]></category>
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		<description><![CDATA[Issu d’un processus qui leur a pris deux ans et pendant lequel Chiara Frigo et Emmanuel Jouthe ont appris à se connaître et à faire cohabiter leur style respectif, When we were old est le fruit d’un long voyage dans le temps, dans l’espace et dans l’imaginaire des deux artistes. Et malgré les oppositions, la rencontre avec un grand R a pourtant lieu.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Émilie Plante</p>
<p>@EmilieJolie</p>
<p><b>Issu d’un processus qui leur a pris deux ans et pendant lequel Chiara Frigo et Emmanuel Jouthe ont appris à se connaître et à faire cohabiter leur style respectif, </b><i><b>When we were old</b></i><b> est le fruit d’un long voyage dans le temps, dans l’espace et dans l’imaginaire des deux artistes. Et malgré les oppositions, la rencontre avec un grand R a pourtant lieu.</b></p>
<div id="attachment_20705" class="wp-caption alignright" style="width: 310px"><a href="http://www.pieuvre.ca/2013/04/29/culturel-danse-when-we-were-old/when-we-were-old-12/" rel="attachment wp-att-20705"><img class="size-medium wp-image-20705" alt="Photo: Vanessa Forget" src="http://www.pieuvre.ca/v2/home/lapieuv/public_html/v2/wp-content/uploads/2013/04/when-we-were-old-12-300x300.jpg" width="300" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">Photo: Vanessa Forget</p></div>
<p>Rencontre entre un Québécois et une Italienne, <i>When we were old</i> évolue comme un périple marqué par des séries de contrastes, comme un cheminement à travers des paysages évoqués par quelques éléments de décor, par la musique et par la relation entre les danseurs. Les dialogues qu’échangent Frigo et Jouthe sont à la fois figurés et réels. Ils se questionnent par le biais des mots, mais surtout par l’impétuosité de leurs corps qui se répondent, se provoquent et se cherchent. La complicité manifeste des deux chorégraphes amplifie l’aspect par moments ludique de la pièce. Ainsi, on assiste presque à un jeu entre deux êtres différents et pourtant souvent en symbiose.</p>
<p><b>Prendre racine</b></p>
<p>La pièce tire sa source du récit d’une forêt métamorphosée en ville et d’une station d’essence au cœur de cette ville, finalement convertie en parc. Ainsi, les deux artistes puisent leur inspiration dans les rapports qui opposent (ou lient) nature et vie citadine.</p>
<p>Le nouveau, l’ancien, les changements, la construction et la déconstruction, et surtout, l’adaptation : tels sont les thèmes abordés par le duo qui explore une série de dichotomies. Ils sont tour à tour des enfants et des vieillards, des nomades et des êtres sédentaires, ils explorent à la fois le côté urbain et organique de l’espace.</p>
<p>La musique hétéroclite de Laurent Maslé, avec un penchant pour l’électro-industriel, amalgame des sons issus de la nature et de la ville et vient également habiter l’espace au même titre que la chorégraphie.</p>
<p>La chimie qui anime Jouthe et Frigo, leur passion brute, parfois quasi sensuelle, est à son paroxysme lorsqu’ils dansent tous les deux côte à côte. En contrepartie, lorsque les danseurs parlent au micro ou déambulent de part en part de la scène, on sent une cassure, comme si le temps s’arrêtait, comme si la frénésie faisait place à un calme qui, somme toute, sied moins bien aux deux interprètes. Ils atteignent leur plein rendement lorsqu’ils bougent. Peut-être est-ce un clin d’œil à ce qu’énonce plusieurs fois Frigo: <em>« I want more action. And a little bit less conversation. »</em>?</p>
<p>***</p>
<p>Coprésentée par Tangente et l’Agora de la danse, la pièce sera présentée en première européenne en Italie cet automne.</p>
<p><a href="http://www.agoradanse.com/fr/spectacles/2013/when-we-were-old"><i>When we were old</i></a></p>
<p>Emmanuel Jouthe et Chiara Frigo</p>
<p>Danse Carpe Diem</p>
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		<title>Artefact s&#8217;éclate avec sa nouvelle édition</title>
		<link>http://www.pieuvre.ca/2013/04/16/culturel-musique-artefact/</link>
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		<pubDate>Tue, 16 Apr 2013 17:26:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Hugo Prévost</dc:creator>
				<category><![CDATA[Culturel]]></category>
		<category><![CDATA[artefact]]></category>
		<category><![CDATA[concert]]></category>
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		<category><![CDATA[festival]]></category>
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		<description><![CDATA[La petite salle de spectacle de la Casa del Popolo, à Montréal, était pleine à craquer, lundi soir, à l'occasion du dévoilement de la programmation de l'édition 2013 du festival de musique émergente Artefact. Les amateurs de Plants and Animals, Gros Mené et We Are Wolves seront entre autres comblés.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Hugo Prévost</p>
<p>@HugoPrevost</p>
<p><strong>La petite salle de spectacle de la Casa del Popolo, à Montréal, était pleine à craquer, lundi soir, à l&rsquo;occasion du dévoilement de la programmation de l&rsquo;édition 2013 du festival de musique émergente Artefact. Les amateurs de Plants and Animals, Gros Mené et We Are Wolves seront entre autres comblés.</strong></p>
<div id="attachment_20456" class="wp-caption alignright" style="width: 310px"><a href="http://www.pieuvre.ca/2013/04/16/culturel-musique-artefact/artefact/" rel="attachment wp-att-20456"><img class="size-medium wp-image-20456" alt="Artefact dévoile la programmation de sa nouvelle édition" src="http://www.pieuvre.ca/v2/home/lapieuv/public_html/v2/wp-content/uploads/2013/04/Artefact-300x300.jpg" width="300" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">Artefact dévoile la programmation de sa nouvelle édition</p></div>
<p>Dévoilement à Montréal, certes, mais les festivités auront comme toujours lieu à Valleyfield, histoire de démontrer que ce n&rsquo;est pas seulement dans la métropole que les mélomanes peuvent s&rsquo;éclater pendant une fin de semaine. Histoire aussi, sans doute, de retrouver l&rsquo;ambiance des petits festivals en région, loin des énormes événements montréalais.</p>
<p>Au total, près d&rsquo;une vingtaine de groupes d&rsquo;un peu partout viendront faire danser les festivaliers dès le jeudi 23 mai, et ce jusqu&rsquo;au samedi 25. Le band folk Harvest Breed ouvrira la marche, dès 19h15, jeudi, entre reprenant entre autres des pièces de son plus récent album, <em>Everything Changes</em>. Suivra Leif Vollebekk, donnant lui aussi dans le folk, avec un petit côté blues, surtout avec son dernier disque, <em>North Americana.</em></p>
<p>Plants and Animals, enfin, déversera son rock dans les rues de Valleyfield, pour clore cette première soirée.</p>
<p>Samedi, ce sera au tour, dès 17h, de trois artistes québécois: Roch Albert, Philippe Brach et Joanie Michaud, suivis, à 19h, de Gabriella Hook, de la formation KPRL et de Vincent Blain, sous le nom de L&rsquo;Indice, son projet solo.</p>
<p>Gros Mené envahira ensuite la scène pour présenter <em>Agnus Dei</em>, sa plus récente création musicale. Un album, de l&rsquo;avis de l&rsquo;équipe de programmation, qui est <em>&laquo;&nbsp;le contraire du vide aménagé, c&rsquo;est du plein garroché&nbsp;&raquo;</em>. Ce concert devrait donc <em>&laquo;&nbsp;aller jusqu&rsquo;à 11&Prime;</em>, en référence au fameux faux-groupe Spinal Tap et ses amplis surpuissants.</p>
<p>We Are Wolves prendra la relève, fort de <em>La Mort Pop Club</em>, leur nouvel opus. Ça promet, donc&#8230; et il reste encore une journée!</p>
<p>Samedi, pour le grand baroud d&rsquo;honneur, les festivaliers entendront entre autres Orange O&rsquo;Clock, Gazoline, Le couleur, Alaclair Ensemble et, surtout, la sensation de l&rsquo;heure, Karim Ouellet, dans l&rsquo;une de ses rares apparitions au Québec, après le grand succès de son dernier album, <em>FOX</em>. Sacré Révélation Radio-Canada 2013-2013 aux côtés de Lisa LeBlanc, le jeune chanteur viendra clôturer en beauté cette nouvelle édition d&rsquo;Artefact, qui semble réaliser des prouesses pour attirer les grands noms de la musique.</p>
<p>Reste à connaître le prix des trois journées de festival; après tout, la programmation a beau être très intéressante pour les amateurs de musique émergente, encore faut-il pouvoir se permettre cette escapade musicale. Selon les informations données lundi, les billets seront en vente à 15 $ la journée, ou 40 $ pour les trois jours. Voilà qui devrait plaire aux mélomanes.<br />
<iframe src="http://player.vimeo.com/video/64027738" height="213" width="500" allowfullscreen="" frameborder="0"></iframe></p>
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