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Vaincre le cancer, une comédie à la fois

La réputation du jeune acteur Joseph Gordon-Lewitt n’est plus à faire. Ayant récemment tenu la vedette dans 500 Days of Summer et dans Inception, sa carrière repose sur des bases solides, et il semble pouvoir choisir lui-même ses rôles. En attendant de le voir dans The Dark Knight Rises à l’été 2012, les cinéphiles sauront apprécier la justesse de son jeu dans 50/50, qui prendra l’affiche à la fin du mois.

Les nouveaux paquets de cigarette encourageraient à fumer, avance une étude

L’impact de la stratégie fédérale visant à afficher des avertissements pour la santé sur les paquets de cigarettes sur le taux de tabagisme serait nul, voire nuisible, estime l’Institut économique de Montréal (IEDM). Selon une note de recherche publiée lundi, l’IEDM dénonce ainsi la nouvelle réglementation fédérale qui fera passer de 50 à 75 pour cent l’espace réservé à ces avertissements, et affirme que de tels efforts pourraient plutôt pousser davantage de gens à fumer.

L’amour au temps des guerres de religion

Qu’est-ce que le coeur d’une femme quand quatre hommes, que tout rassemble et que tout sépare, tentent tous de le conquérir? Tiré d’une nouvelle de Madame de La Fayette publiée en 1662, La Princesse de Montpensier, film réalisé par Bertrand Tavernier, ramène les cinéphiles à la fin de la Renaissance, alors que la France se déchirait entre catholiques et Huguenots. Son arrivée récente dans les bacs québécois permet de mieux juger ce film ayant été présenté en compétition à Cannes, en 2010.

Il faut préserver le système de santé, disent les Canadiens

Il faut réparer le système de santé : voilà l’avis de la population canadienne, selon un rapport publié mercredi par l’Association médicale canadienne (AMC). Il s’agirait même d’un impératif moral, selon l’AMC. Alors que l’accord fédéral-provincial sur la santé, signé en 2004 alors que Paul Martin était premier ministre du pays, prendra fin dans trois ans, l’AMC, ainsi que les quelque 1500 personnes s’étant exprimées dans le cadre d’une série d’assemblées publiques sont déterminées à assurer le maintien d’un système de santé publique gratuit, et ce, d’un océan à l’autre.

Fantasia – Saint : avez-vous été sages?

« C’est Fantasia »; la phrase, lâchée avec un sourire en coin, peut venir expliquer beaucoup de choses au cours de ce festival de films fantastiques, humoristiques, de science-fiction, ou encore de toute autre catégorie qui trouve, année après année, sa place aux cinémas Hall et De Sève de l’Université Concordia. Dans le cas qui nous occupe, soit Saint, le film d’horreur néerlandais présenté samedi soir, on parle plutôt d’un Saint-Nicolas mort-vivant qui revient massacrer des centaines d’habitants d’Amsterdam à chaque pleine lune du 5 décembre. Saint, qui semble être une version néerlandaise des comédies d’horreur où les tripes jaillissent remplit sa mission en faisant rigoler, mais sans rien révolutionner.

La Norvège sous les bombes : l’Europe est-elle encore en sécurité ?

Ce vendredi après-midi, la Norvège a connu le premier attentat de son histoire. Une bombe a explosé près du siège du gouvernement norvégien vendredi à Oslo, faisant «des morts et des blessés», selon la police norvégienne. Selon les télévisions norvégiennes, la déflagration a fait deux morts, un bilan qui n’a pas été officiellement confirmé.

FTA – Neutral Hero : théâtre au neutre

Dans le cadre du Festival TransAmériques, l’action se transportait samedi au Théâtre Centaur, dans le Vieux-Montréal, pour la présentation de la pièce Neutral Hero, du dramaturge Richard Maxwell. Fort de plusieurs succès sur scène, dont House, qui avait été jouée en 2001 au FTA, l’auteur de théâtre américain visait à emmener les spectateurs au sein d’une petite ville d’un État oublié, où les habitants revivent de grands pans de l’Histoire américaine et mondiale. Une mise en scène brouillonne, un scénario trop touffu et une interprétation inégale auront malheureusement raison de la bonne volonté de M. Maxwell.

FTA – Danser la mort pour vivre la vie

Danser pour la vie, danser pour la mort; danser sous les notes de musique, danser sous les bombes. L’Espagnol Israel Galván fait danser son âme au rythme du staccato des explosions et des claquements de mains, et emporte un Théâtre Maisonneuve plein à craquer sur le chemin de la perdition et de l’Apocalypse dans El Final de Este Estado de Cosas, Redux, présenté dans le cadre du Festival Trans-Amériques.

Beauté et tragédie de la vie de bohème à Paris

Ah, Paris… L’Opéra de Montréal effectuait samedi soir un détour par la Ville Lumière où tant d’artistes ont tenté leur chance, où tant de couples tombent en amour, et où se noue la douloureuse trame du destin. Pour clore sa saison 2010-2011, l’Opéra de Montréal a donc ainsi décidé de présenter un classique, La Bohème de Giacomo Puccini. À l’aide des décors d’Olivier Landreville et de la mise en scène d’Alain Gauthier, les amateurs du genre ont ainsi pu apprécier une oeuvre déjà fort connue dans le milieu, mais qui gagne à être revisitée de temps en temps afin d’apprécier à nouveau la justesse de son interprétation.

Sa guerre et celle des autres

War is Hell, dit le dicton; les époques changent, mais la guerre demeure toujours empreinte d’horreur et d’incompréhension. De génération en génération, la société a changé, mais les affres du combat et les répercussions sur la famille restée derrière n’ont pas bougé d’un iota, ou si peu. C’est d’ailleurs sur cet aspect qu’a voulu se concentrer Charlotte Gingras dans son dernier ouvrage, Guerres. Ce livre pour adolescent explore avec doigté les facettes des retombées du départ d’un père pour la guerre, là-bas en Afghanistan, tandis que sa femme et ses trois enfants restent derrière, à la maison.

À toi pour toujours ta Marie-Lou, quand le passé rencontre le présent

Dix ans après avoir monté À toi, pour toujours, ta Marie-Lou, écrite par Michel Tremblay au Théâtre Denise-Pelletier, Gill Champagne nous en propose aujourd’hui une nouvelle mise en scène au TNM, qui reste dans la lignée de la première.

Théâtre – Le Temps de l’absolution

La vie fait mal. La vie heurte, blesse, rend malheureux, désespère, et va même jusqu’à tuer. Et que dire de la vie dans le Nord? Le célèbre auteur et dramaturge Wajdi Mouawad transporte ainsi les spectateurs de sa plus récente création, Temps, à Fermont, ville où le froid, le vent et la morsure d’une existence morne et pénible ne réussissent pas, malgré tout, à cacher une horreur sans nom qui s’insinue, s’infiltre et s’empare de tout un chacun. Pièce dure, pièce percutante, Temps s’inscrit dans la tradition des grandes tragédies grecques, genre auquel M. Mouawad nous a habitués au fil des années.

Sortie DVD – L’Amiral : déshonneur sur le front russe

Front russe, 1916 : la Première Guerre mondiale bat son plein, et un jeune capitaine de navire de guerre russe réussit l’exploit de couler un bateau allemand en l’entraînant dans un champ de mines. Décoré, Koltchak sera peu à peu entraîné dans une spirale mélangeant l’amour et le conflit, alors que son mariage, mais aussi son pays tombent tous deux en ruines. Ce film russe, sorti en 2008, est arrivé récemment sur les tablettes des distributeurs québécois, en version française. Film à grand déploiement, L’Amiral, réalisé par Andrey Kravchuk, peine cependant à véritablement trouver sa voie cinématographique.

Théâtre – Pour un Ailleurs accessible Aujourd’hui

Le gratin montréalais de la presse culturelle était rassemblé, lundi soir, pour le dévoilement de la saison 2011-2012 du Théâtre d’Aujourd’hui. Animée par Marie-Thérèse Fortin, la directrice artistique de l’institution, la soirée a vu défiler comédiens, metteurs en scènes et auteurs sur la scène de la salle Jean-Claude-Germain, pour offrir un bref aperçu des voyages auxquels nous convient les mots qui prendront vie sous le regard impassible des projecteurs. Avec une place encore plus grande laissée aux compagnies émergentes, la diversité et les influences multiples trouveront leur place entre les mots, les émotions et les didascalies.

Direction Hollywood, en quelques pages

« J’ai gagné l’or au cent mètres. J’ai marché sur la Lune. J’ai gravi l’Everest. » : voilà quelques phrases du premier chapitre d’Hongrie-Hollywood Express, le nouveau roman d’Éric Plamondon, qui paraîtra mardi prochain aux éditions Le Quartanier. Mi-roman de fiction, mi-récit biographique, mi-objet littéraire non-identifié, les 165 pages de cet ouvrage se plongent dans la vie du défunt Johnny Weissmuller, icône américaine de la nage, mais aussi du cinéma des belles années d’Hollywood. Intriguant, bizarre et accrocheur, Hongrie-Hollywood Express plonge avec délice dans la déchéance de l’humain.

Hamlet au TNM : voir ou ne pas voir? Telle est la question…

Être ou ne pas être, telle est la question. Vingt ans après avoir lui-même revêtu le costume d’Hamlet, dans la célèbre oeuvre shakespearienne, Marc Béland passe en coulisses pour orchestrer la mise en scène de cette reprise de la pièce du grand roi de la dramaturgie anglaise au Théâtre du Nouveau-Monde. Pour l’occasion, la pièce a bien entendue été remise au goût du jour, et c’est là que le bât blesse.

Des condoléances, ou l’art du malaise

Nous vivons tous les jours des situations qui rendent mal à l’aise, et l’on évite généralement d’en parler . Il arrive parfois qu’on veut présenter cette personne que l’on connaît, mais tout à coup, son nom nous échappe. Malaise. Puis, il y a les situations encore pire comme surprendre deux amis dans une mauvaise posture, oublier l’anniversaire d’un bon ami, apprendre le décès de quelqu’un en demandant de ses nouvelles. Des condoléances est un amalgame de ces moments qui gravitent autour du contexte de la pièce : des funérailles.

Sexy béton, ou comment craindre que le ciel ne vous tombe sur la tête

Trente septembre deux mille six. Le viaduc de la Concorde s’effondre. Au total, onze victimes : six blessés, cinq morts. Classification de l’affaire par le gouvernement : un accident de la route. Avant même d’écrire la pièce, les acteurs Maude Laurendeau-Mondoux et Brett Watson s’intéressent à la cause et tentent de trouver un coupable afin de rendre justice aux victimes et leurs proches.

Le deuil comme exutoire

Dramaturge au talent maintes fois prouvé, Michel Marc Bouchard nous offre sa toute nouvelle création, Tom à la ferme, sur un fond de deuil et de mensonges. Durant une heure quarante minutes, l’auteur nous renvoie en plein visage nos sentiments les mieux dissimulés, ceux que l’on cache au fond de soi, sans jamais oser les faire sortir au grand jour. Tirant agréablement avantage de la grande scène du Théâtre d’Aujourd’hui, la pièce ne peux que mieux exposer le vide qui habite tous et chacun lorsque la tragédie frappe.

Rigoletto – L’amour rend malheureux

Qu’il est cruel d’aimer; amoureux transis, coeurs brisés et romantiques invétérés vous le diront sans faute. Et près de 160 ans après la première de Rigoletto, le compositeur italien Verdi prouve sans aucun doute que le plus terrible des sentiments humains est et sera toujours d’actualité. À la salle Wilfrid-Pelletier de la Place-des-Arts, la troupe de l’Opéra de Montréal a offert samedi soir dernier une excellente interprétation de l’une des oeuvres maîtresses du monstre extraordinaire.

Profilage racial : la Ligue des droits et libertés dépose un mémoire

Défendant « la reconnaissance de tous les droits humains pour les personnes migrantes, immigrantes et refugiées », la Ligue des droits et libertés présentera le 27 mai prochain un mémoire lors des consultations de la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse (CDPDJ).

Ligue des droits et libertés: contre le Taser

Des membres de la Coalition pour retrait du pistolet à impulsion électrique ont été entendus hier, lors des audiences de la Commission de la Sécurité publique, au Conseil municipal de Montréal. Plus que jamais, les membres de cette coalition considère que le taser est une arme dangereuse mal utilisée par les forces de l’ordre.

Les beaux survivants, d’Emmanuelle Turgeon: d’outre-tombe

Les beaux survivants met en scène la vie d’une ancienne junkie, Roxane, après la mort violente d’une de ces grandes amies, Marie-Anne, elle aussi aux prises avec une dépendance à la drogue.

On achève bien les chevaux: la dernière danse

Une misère oppressante, mordante, une véritable gifle; voilà ce que nous lance en plein visage On achève bien les chevaux, en première montréalaise hier au théâtre de Quat’Sous. Pauvres, riches, toutes les distinctions et les différences de classe s’effacent devant l’inévitable, le tragique, le grotesque.

Pour que le Ministre Dupuis agisse

Décidément, le ministre de la Sécurité publique, Jacques Dupuis, n’est pas prêt de quitter le feu des projecteurs. Malmené depuis un an quant à sa gestion de l’affaire Villanueva, il a de nouveau été interpellé cette semaine, cette fois par la Ligue des droits et libertés. L’organisme réclame, par voie de communiqué, que le ministre Dupuis s’intéresse au Rapport spécial du Protecteur du Citoyen sur la procédure d’enquête appliquée au Québec lors d’incidents impliquant des policiers et agisse immédiatement sur la question.

Souvenirs indigestes

Quand on entre dans la salle du Théâtre de Quat’Sous, pour assister à la représentation de la pièce d’Anne-Marie Olivier, on ne s’attend pas à rigoler. Le décor est plutôt lugubre, avec son mur entier couvert de portes de cuisinières vieilles et parfois sales. Les comédiens déjà sur scène n’ont pas non plus l’air d’avoir l’esprit à la fête. On s’attend plutôt à ce que les couteaux volent bas.