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Des dizaines de milliers de dollars pour la cause étudiante

L’Association canadienne des professeures et professeurs d’université apportera finalement un soutien financier et juridique aux étudiants du Québec. Après avoir tergiversé pendant près de 48 heures, l’organisme national représentant le personnel académique au Canada, l’ACPPU, a finalement décidé de se ranger du côté des étudiants en grève au Québec, et du côté de ceux opposés à la hausse des frais de scolarité et à la loi spéciale. L’Association rejoint ainsi au moins deux organisations syndicales hors-Québec qui ont déjà versé environ 30 000 $ aux principaux groupes étudiants.

Grève du CP – Retour à la normale pour les trains de banlieue

La situation était finalement normale, mercredi matin, sur les diverses lignes de train de banlieue de la région montréalaise, et ce malgré le débrayage d’environ 4800 employés du transporteur ferroviaire Canadien Pacifique (CP). Cette grève menaçait en effet d’interrompre le service des trains de l’Agence métropolitaine de transport (AMT) sur trois trajets habituellement achalandés. L’AMT n’aura finalement pas eu besoin de traîner le CP devant les tribunaux, après avoir menacé d’agir en ce sens mardi pour faire assurer son service.

Loi spéciale : le milieu juridique parle d’éloignement du Code civil

Alors que les débats sur la présentation du projet de loi 78 – Loi permettant aux étudiants de recevoir l’enseignement dispensé par les établissements de niveau postsecondaire qu’ils fréquentent – sont en cours à l’Assemblée nationale, le Barreau du Québec formule de sérieuses inquiétudes à l’égard de ce projet de loi. Dans une déclaration publiée vendredi matin par voie de communiqué, le bâtonnier du Québec, Louis Masson, dit croire que ce projet de loi, s’il est adopté, porte des atteintes aux droits constitutionnels fondamentaux des citoyens. L’ampleur de ces limitations aux libertés fondamentales, dit-il, n’est pas justifiée pour les objectifs visés par le gouvernement.

Les étudiants de nouveau en petite tenue contre le gouvernement libéral

Peu de temps avant que le gouvernement libéral n’annonce la suspension des sessions touchées par la grève étudiante et le dépôt d’un projet de loi spéciale pour modifier le calendrier scolaire et assurer le retour en classe des cégepiens et des universitaires, Montréal a connu mercredi soir une nouvelle série de manifestations, dont une deuxième édition de protestations d’étudiants en petite tenue, bien déterminés à s’opposer aux décisions gouvernementales.

Postes Canada : la loi spéciale est adoptée

Il aura fallu près de 72 heures de débats continus à la Chambre des communes, à Ottawa, mais la ministre fédérale du travail, Lisa Raitt, et le gouvernement conservateur ont gagné leur pari : les travailleurs des postes rentreront au travail lundi, après un conflit de travail qui aura duré plus de deux semaines. Le gouvernement Harper aura ainsi eu à imposer une loi spéciale, après en avoir déposé une deuxième en autant de semaines. Il s’agit certainement d’une victoire pour Postes Canada, qui devra accorder des augmentations de salaire moindres que celles qu’elle était prête à offrir, soit 1,5 pour cent pour 2012, comparativement à 1,9 pour cent. Le syndicat demandait 2,75 pour cent.

Postes Canada: vive réaction syndicale à la loi spéciale

La ministre fédérale du Travail, Lisa Raitt, a finalement déposé lundi un projet de loi spéciale de retour au travail des employés des postes, rapporte La Presse Canadienne. Le geste, s’il était attendu, n’en a pas moins suscité la colère et l’indignation des principaux mouvements syndicaux québécois. Parlant du « choix de briser le rapport de force entre les employeurs et les travailleurs » et d’une « attitude indéfendable », la Fédération des travailleurs et des travailleuses du Québec et la Centrale des syndicats nationaux ont tous deux donné leur appui aux membres du Syndicat des travailleurs et travailleuses des postes.

Postes Canada : une rencontre infructueuse

L’impasse est toujours présente entre le Syndicat des travailleurs et travailleuses des postes et Postes Canada, au troisième jour du lock-out décrété par la société d’État, et ce malgré une rencontre, vendredi, entre le négociateur en chef et président du syndicat national, Denis Lemelin, et le président de Postes Canada, Deepak Chopra. L’issue du conflit de travail demeure donc incertaine, alors que la ministre fédérale du Travail, Lisa Raitt, pourrait déposer une loi spéciale dès lundi pour forcer le retour au travail des employés, deux semaines après le début du conflit.

Postes Canada: main tendue sur fonds de lock-out

Rien ne va plus chez Postes Canada : les employés syndiqués, membres du Syndicat des travailleurs et travailleuses des postes (STTP) se sont brusquement retrouvés en lock-out, mercredi matin, l’employeur ayant vraisemblablement décidé de forcer la main à ses employés pour les pousser à accepter les conditions de travail offertes par la société d’État. Ottawa, de son côté, devait annoncer mercredi son intention de déposer un projet de loi pour forcer le retour au travail des employés des postes, douze jours après le début du conflit de travail au sein de Postes Canada.

Postes Canada: le syndicat réplique

Le torchon continue de brûler chez Postes Canada, alors que les syndiqués entreprenait lundi une nouvelle journée de grèves tournantes, touchant cette fois-ci une dizaine de villes au pays. Le Syndicat des travailleurs et des travailleuses des postes (STTP) a d’ailleurs profité de la journée pour prendre à son tour la parole et ainsi tenter de rejoindre directement les consommateurs et l’opinion publique; le regroupement syndical accuse ainsi, par communiqué interposé, la partie patronale de vouloir pousser ses employés à la grève générale pour ainsi demander au gouvernement conservateur majoritaire une loi spéciale visant à forcer le retour au travail des grévistes.