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Plonger dans des histoires de batailles, de rois et d’éléphants

Choisir un livre parce que la couverture est jolie et que l’histoire semble étrange. Le choisir avec l’espoir un peu ridicule et certainement vain que l’on retrouverait dans le livre l’atmosphère éthérée et mystérieuse suggérée par la magnifique photo et la quatrième de couverture: en 1506, Michel Ange aurait séjourné quelques mois à Constantinople alors que le sultan Bajazet lui confie le mandat de concevoir un pont. Lire les premières pages en soupirant et en levant les yeux au ciel: le ton semble tellement didactique et affecté! Et finalement, basculer doucement.

Direction Hollywood, en quelques pages

« J’ai gagné l’or au cent mètres. J’ai marché sur la Lune. J’ai gravi l’Everest. » : voilà quelques phrases du premier chapitre d’Hongrie-Hollywood Express, le nouveau roman d’Éric Plamondon, qui paraîtra mardi prochain aux éditions Le Quartanier. Mi-roman de fiction, mi-récit biographique, mi-objet littéraire non-identifié, les 165 pages de cet ouvrage se plongent dans la vie du défunt Johnny Weissmuller, icône américaine de la nage, mais aussi du cinéma des belles années d’Hollywood. Intriguant, bizarre et accrocheur, Hongrie-Hollywood Express plonge avec délice dans la déchéance de l’humain.

Écrit par des gars, pour les gars

De toutes les catégories de lecteurs, le public adolescent mâle est probablement le plus difficile à satisfaire. Une fois évacués les clichés habituels – science-fiction, mangas, bandes dessinées et autres dragons – qu’est-ce que les adolescents trouvent intéressant dans la lecture d’un bouquin? À cet égard, on ne peut que saluer l’effort de la Courte Échelle qui publie Être un héros, un recueil de nouvelles principalement destiné aux garçons de plus de 14 ans. Neuf auteurs québécois tentent de répondre à la question suivante: «qu’est-ce qu’un héros?» On comprend très rapidement que le thème n’est qu’un prétexte à parler de courage et dignité.

Littérature française : le bon grain et… le moins bon grain de la cuvée 2010

À chaque automne, la scène littéraire française s’enrichit de milliers de nouveaux titres parmi lesquels quelques chanceux seront davantage remarqués (pour de bonnes ou mauvaises raisons) et se verront octroyés un des nombreux prix littéraires. Les découvertes parmi ces prix sont parfois heureuses. Dans d’autres cas, la qualité ou l’intérêt des œuvres primées ne peuvent entraîner que perplexité dans l’esprit des lecteurs.

Deux mille dix : un bilan de fin d’année haut en couleurs

L’année tire (déjà) à sa fin, et toute l’équipe de Pieuvre.ca se prépare à nouveau à célébrer 365 nouveaux jours de travail acharné pour vous fournir une information de qualité, diversifiée, originale et qui saura vous intéresser. Puisque les membres de la rédaction prennent congé à partir de mardi, 21 décembre, les administrateurs ont trié les archives pour vous offrir notre palmarès des meilleurs textes publiés en 2010. Nous espérons que ces quelques textes sauront stimuler votre intérêt pour une première, voire une deuxième ou une troisième fois!

Un Monstre mis en pages

Âmes sensibles, s’abstenir. Le constat s’impose de lui-même avec Un Monstre, le premier roman du Français Christophe Géradon. Dès la lecture du quatrième de couverture, le ton est donné : « Donatien Lombaert (…) est aux prises avec un problème des plus épineux : quel est l’angle parfait pour représenter une éjaculation faciale? » Avec ces quelques mots, on pourrait s’attendre au pire; il n’en est pourtant rien. Enfin, le propos est rude, cru, flirte quelques fois avec le pornographique, mais, en moins de 100 pages, l’auteur réussit à dresser un portrait saisissant des habitudes de consommation de sexe en boîte par les masturbateurs et masturbatrices de notre époque – et, par ricochet, de toute notre société.

La littérature? Au sous-sol, cote 400

La littérature, les livres, les écrivains et les lecteurs ont occupé une grande place dans l’actualité récemment. Dans la foulée du Salon du Livre de Montréal qui se tient à chaque automne, le quotidien Le Devoir publiait le mercredi 17 novembre une édition quasi entièrement rédigée par des écrivains. Wajdi Mouawad y tenait une chronique dans laquelle il explore notamment le rapport entre le lecteur et le livre. Vous avez des centaines de livres parfaitement alignés dans votre bibliothèque? Ils ne vous seront d’aucune utilité si aucun d’entre eux ne vous a fait chavirer le cœur. Il nous propose de se dénicher un vrai libraire (et non pas marchand de livre qui essaie de nous refiler un ensemble à fondue chinoise ou un lait de corps à la lavande avec le dernier titre à la mode) qui saura nous conseiller le livre parfait.

Cynisme mis en pages

Normand est né un 14 février. Malheureusement, cette date d’anniversaire ne lui aura apporté ni amour ni félicité: Normand est un homme malchanceux et profondément malheureux. Sa vie est misérable. Il vit dans un minuscule appartement crasseux, situé dans le demi sous-sol d’un immeuble baignant dans une douce odeur de goudron. Il travaille sur appel dans une usine de cyanure, dans un parc industriel localisé à l’autre bout de la ville. Sa famille le déteste et il n’a qu’un seul ami, un Lituanien encore plus malchanceux que lui. Normand n’a aucun succès auprès des femmes: la seule à laquelle il daigne s’intéresser s’avère être mariée. L’essentiel de sa vie affective se déroule dans un salon de massage sordide.

Philippe Claudel mène L’Enquête

Auteur des très beaux et très célébrés Les âmes grises et La petite fille de Monsieur Linh, Philippe Claudel est sans aucun doute un des auteurs les plus importants de la scène littéraire française actuelle. Il présente cet automne L’Enquête, un roman étrange et magnifique qui n’est pas sans rappeler La porte des enfers de Laurent Gaudé ou même Le voyage d’Anna Blum de Paul Auster.

Un Holocauste hirsute

Pourquoi faire de l’Holocauste une œuvre de fiction demeure si rare et périlleux plus de 50 ans après les événements? Yann Martel entame une réflexion sur la place de la Shoah dans la fiction et l’art de manière générale dans son dernier livre Béatrice et Virgile.

Réussir son hypermodernité, le livre dont vous êtes le héros

Le titre de l’ouvrage – Réussir son hypermodernité et sauver le reste de sa vie en 25 étapes faciles – surprend par sa complexité; le lecteur ne doit cependant pas être rebuté par l’apparente opacité de la dénomination de ce livre à la fois mi-roman, mi-essai, et doit plutôt tenter d’y retrouver, parmi les 200 quelques pages, un sens à donner à sa quête personnelle de sens. À l’aide d’un style incisif naviguant entre l’ironie et l’introspection, Nicolas Langelier offre ce qui s’impose comme un guide pour mieux comprendre et saisir la trentaine et, au-dessus de cela, la constante remise en question d’une existence urbaine et déracinée.

Du goulag à Montréal : l’aventure littéraire de L’Homme blanc

Il y a tout d’abord Kolia; grand, émacié, le regard perdu au loin, au-delà des frontières de l’URSS et de ce qui sera plus tard la Russie, au-delà de la piste sablonneuse du cirque. Kolia, dans L’Homme blanc, est le parfait anti-héros : taciturne, marqué à vie par son enfance et la mystérieuse disparition de celui qui prendra la place de son père rayé du paysage très tôt dans le récit. De l’autre côté de ce drame, cependant, il y a Perrine Leblanc, l’auteur du roman : souriante, sympathique… serait-elle l’envers du personnage de son premier roman?

L’homme blanc : la vie n’est (pas) qu’un cirque

Tout d’abord, la couverture; subtilement rugueuse au toucher, avec un papier à l’intérieur qui se prend bien en main. Un peu comme ce livre, d’ailleurs. L’Homme blanc, de la Montréalaise Perrine Leblanc, est un roman aux rudes abords, mais dont la lecture révèle une histoire poignante, étrangement fascinante.

Le Prix du livre insulaire de Ouessant 2010 décerné à Robert Berrouët-Oriol

Le poète Robert Berrouët-Oriol s’est récemment mérité le Prix du livre insulaire de Ouessant 2010, dans la catégorie poésie.

Plongée dans la vie africaine

Aux yeux des profanes, l’Afrique sub-saharienne est souvent représentée par des clichés : animaux sauvages, hommes et femmes au mode de vie traditionnel, mais également les clichés modernes, ceux de la pollution, de la violence, de la corruption. Si Anne-Cécile Makosso-Akendengué n’a pas la prétention de déboulonner les mythes africains, sont récit d’une vie au Gabon prouve sans l’ombre d’un doute que les Africains et les Nord-Américains ont plus en commun qu’il n’y paraît.

Ceci n’est pas une histoire de dragons, mais plutôt une entrevue

« Bonjour Hugo! »

Le journaliste de Pieuvre.ca se retourne, et lève inconsciemment les yeux; Mathieu Handfield, s’il n’a rien d’un géant, est tout de même d’une taille plus grande que la normale. C’est en partie de cette différence qu’est née l’idée d’écrire Ceci n’est pas une histoire de dragons, le deuxième ouvrage de l’acteur, comédien, réalisateur et cinéaste qu’est aussi Mathieu. Entre deux bouchées d’un tardif bagel, ce dernier a bien voulu répondre à quelques questions.

Ceci n’est pas une histoire de dragons, ou pourquoi j’ai désormais peur des nains

Mathieu Handfield est grand. Pas aussi grand, certes, que Napoléon, le héros de son nouveau roman Ceci n’est pas une histoire de dragons (Napoléon fait 6 pieds 4 pouces…), mais grand tout de même. Et c’est peut-être cette grande taille qui a poussé l’artiste multidisciplinaire à écrire ce récit particulièrement loufoque alliant une bataille pour une meilleure estime de soi à un univers de plus en plus déjanté où les ambitions d’un nain se combinent au rêve d’être accepté de tous. Pas nécessairement pour le mieux.

Le Deuxième Gant, une manipulation parfaitement huilée par Natasha Beaulieu

En cette année 2010, Natasha Beaulieu décide d’abandonner son style fantastique de la trilogie des Cités Intérieures pour nous faire découvrir son quatrième roman dans un contexte purement réaliste, mais où le fétichisme, la cruauté et l’ambiance malsaine de la peur demeurent inextricables. La grande passion de Natasha Beaulieu pour l’Angleterre, tout autant que ses études littéraires de cette nation, s’exposent d’une manière encore plus évidente dans sa trilogie précédente débutant par L’Ange Écarlate, publié dix ans plus tôt.

Plongée au coeur d’un monde intime dans Escorte

Peu importe la façon dont elle est abordée, la prostitution demeure toujours quelque peu taboue. Signe d’une réprobation plus que millénaire, cet ostracisme du plus vieux métier du monde fut l’objet d’innombrables films, documentaires et livres. Comment, alors, renouveler le sujet, et offrir une perspective unique sur ce phénomène aussi vieux que la société elle-même? En écrivant Escorte, Mélodie Nelson emprunte le chemin de l’autobiographie. Le résultat, particulier, offre une lecture intéressante, particulièrement au second degré.

Des stéroïdes pour les nuls?

Lancée au début du mois, la série Stéroïdes pour comprendre vise à combler une niche spécifique dans la littérature informative québécoise. Les trois premiers tomes, rédigés par Normand Baillargeon – La Philosophie -, Valérie Levée – Les OGM- et François Watier – Le Réchauffement climatique-, offrent d’ailleurs un bon aperçu du grand potentiel de cette série s’adressant principalement à Monsieur Madame Tout le monde.

Les beaux survivants, d’Emmanuelle Turgeon: d’outre-tombe

Les beaux survivants met en scène la vie d’une ancienne junkie, Roxane, après la mort violente d’une de ces grandes amies, Marie-Anne, elle aussi aux prises avec une dépendance à la drogue.

Comme si de rien n’était, ou l’obstacle du premier roman

Quatre amis, quatre histoires, un seul point de rendez-vous; la première oeuvre de Maxime Collins, Comme si de rien n’était plonge au coeur de la vie de quatre protagonistes ayant chacun décidé de quitter Montréal pour découvrir le monde. Si le postulat de départ est intéressant, la maigreur du livre – à peine une centaine de pages -, mène à un certain bâclage de la trame narrative pour conclure les quatre parties de l’histoire.

Fol Allié: difficile départ

Promettre sans livrer, voilà le constat qui ressort de la lecture de Fol Allié, le nouveau roman de Patrick Dion. Si l’Internet bruissait de rumeurs et de félicitations pré-publication en raison de la popularité de l’auteur dans les médias électroniques et sur la Toile, force est de constater que les talents d’écrivain de ce dernier n’égalent malheureusement pas sa virtuosité sur le Web.

Reconstruire le politique québécois, une page à la fois

La foule se pressait, mardi soir, chez Edgar Hypertaverne, pour le lancement du livre Des jeunes et l’avenir du Québec – Les rêveries d’un promeneur solitaire. Publié aux éditions Les Malins, ce livre, écrit par Paul St-Pierre Plamondon, se veut « un électrochoc pour changer le système politique québécois », dixit l’auteur.

J’invente la piscine fait le saut… en librairie

Le romancier et poète québécois Bertrand Laverdure lançait hier son premier roman pour adolescents à la libraire Port de tête, sur l’avenue Mont-Royal à Montréal. Intitulé J’invente la piscine, ce livre plaira aux « ados de 13 à 77 ans », affirme l’auteur.