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		<title>Livres et jeux vidéo réunis à la Grande Bibliothèque</title>
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		<pubDate>Tue, 17 Jan 2012 18:13:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pieuvre.ca</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Des livres... aux jeux vidéo. La Grandre Bibliothèque, le fer de lance de Bibliothèque et archives nationales du Québec, se tourne désormais vers le divertissement numérique pour diversifier son offre accessible aux Montréalais et aux Québécois de partout dans la province.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Pieuvre.ca</p>
<p><strong>Des livres&#8230; aux jeux vidéo. La Grandre Bibliothèque, le fer de lance de Bibliothèque et archives nationales du Québec, se tourne désormais vers le divertissement numérique pour diversifier son offre accessible aux Montréalais et aux Québécois de partout dans la province.</strong></p>
<div class="mceTemp">
<dl id="attachment_8392" class="wp-caption alignright" style="width: 310px;">
<dt class="wp-caption-dt"><a href="http://www.pieuvre.ca/2012/01/17/jeux-video-banq/gaming_stations/" rel="attachment wp-att-8392"><img class="size-medium wp-image-8392" title="Gaming_stations" src="http://www.pieuvre.ca/v2/home/lapieuv/public_html/v2/wp-content/uploads/2012/01/Gaming_stations-300x199.jpg" alt="" width="300" height="199" /></a></dt>
<dd class="wp-caption-dd"></dd>
</dl>
</div>
<p>Le gratin de l&#8217;écrit et du numérique était réuni, mardi matin, pour l&#8217;annonce en grande pompe d&#8217;un partenariat nouveau genre entre la Grande Bibliothèque et l&#8217;entreprise Warner Bros. Games (WB Games). Les deux entités, qui occupent chacune une place importante dans leur milieu respectif, ont décidé de forger un partenariat afin de maximiser la diffusion de jeux vidéo au sein de la population.</p>
<p>Étrange équipée au premier abord, entre un endroit offrant principalement un médium ancestral &#8211; et surtout parcouru en silence &#8211; et une entreprise commercialisant des produits numériques axés sur la profusion d&#8217;images et de sons pour maximiser l&#8217;expérience des utilisateurs et des joueurs.</p>
<p>Pour Martin Carrier, le vice-président et chef du studio de WB Games Montréal, l&#8217;entente avec la Grande Bibliothèque découle cependant des inclinaisons philosophiques naturelles de l&#8217;entreprise. <em>&laquo;&nbsp;Lorsque nous avons établi nos studios permanents à la Place Dupuis, au coeur du Quartier Latin, nous avons commencé à en faire notre quartier. C&#8217;est une de nos priorités de nous impliquer davantage dans notre communauté au moyen </em>(de diverses) <em>activités&nbsp;&raquo;</em>, précise-t-il.</p>
<p>Ainsi, la compagnie versera tout d&#8217;abord 150 titres, constitué de films, d&#8217;émissions de télévision, ainsi que de jeux vidéo dans une nouvelle collection spécialement crée par la BAnQ. WB Games offrira également, de façon régulière, ses plus récents titres à la Grande Bibliothèque afin de contribuer à bâtir la collection de jeux de la plus grande institution culturelle québécoise.</p>
<p>Au cours des prochains mois, ajoute-t-on par voie de communiqué, WB Games et la BAnQ exploreront d&#8217;autres avenues de collaboration.</p>
<p>Grâce au don de WB Games, BAnQ créera une collection de jeux vidéo, un secteur dans lequel elle n&#8217;a pas été active par le passé. <em>«Le jeu vidéo est devenu un art à part entière. On le nomme même le 10e art. L&#8217;adaptation de livres au cinéma et en jeux vidéo illustre la synergie qui existe aujourd&#8217;hui entre toutes ces formes artistiques»</em>, a déclaré Guy Berthiaume, le PDG de la BAnQ. <em>«Il m&#8217;apparaît donc essentiel que la Grande Bibliothèque ouvre ses rayons à ces œuvres. Je me réjouis que ce don de WB Games nous permette d&#8217;ouvrir un tout nouveau volet de notre collection de prêt.»</em></p>
<p>Le premier versement de titres de WB Games sera disponible à la Grande Bibliothèque à compter de mars 2012, soit dès que ces titres seront inclus dans le catalogue de l&#8217;institution.</p>
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		<title>Sombre candeur au Quat&#8217;sous</title>
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		<pubDate>Sat, 14 Jan 2012 14:57:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Cassandre Chatonnier</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Après avoir été présentée à guichet fermé  au Prospero en 2009, reprise au théâtre du Quat’sous en 2010, la compagnie Bec de Lièvre présente à nouveau son adaptation du Grand Cahier, le roman d’Agota Kristof, jusqu’au 20 janvier au Quat’sous.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Cassandre CHATONNIER</p>
<p><strong>Après avoir été présentée à guichet fermé  au Prospero en 2009, reprise au théâtre du Quat’sous en 2010, la compagnie Bec de Lièvre présente à nouveau son adaptation du Grand Cahier, le roman d’Agota Kristof, jusqu’au 20 janvier au Quat’sous.</strong></p>
<div class="mceTemp">
<dl id="attachment_8336" class="wp-caption alignright" style="width: 310px;">
<dt class="wp-caption-dt"><a href="http://www.pieuvre.ca/2012/01/14/grand-cahier/grand-cahier-9241/" rel="attachment wp-att-8336"><img class="size-medium wp-image-8336" title="Grand Cahier  9241" src="http://www.pieuvre.ca/v2/home/lapieuv/public_html/v2/wp-content/uploads/2012/01/Grand-Cahier-9241-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" /></a></dt>
<dd class="wp-caption-dd"></dd>
</dl>
</div>
<p>Ils sont deux, des jumeaux. Klaus et Lukas sont amenés chez leur grand-mère par leur mère, ils devront y rester jusqu’à la fin de la guerre. Là ils apprennent le labeur, la faim, la saleté, la misère humaine. D’exercices intellectuels en exercices d’endurcissement physiques qu’ils s’imposent eux même, les jumeaux s’affranchissent de la douleur morale et physique. De victimes ils deviennent bourreaux. Ils sont comme les deux hémisphères d’un seul et unique cerveau qui dissèque froidement les comportements humains. Seul le grand cahier qu’ils rédigent est le témoin de leurs réflexions et conclusions.</p>
<p>Les comédiens Renaud Lacelle-Bourdon et Olivier Morin incarnent ce duo avec brio, se mouvant dans l’espace à la façon d’un seul et même corps. Ils supportent toute la pièce, incarnant tour à tour tous les personnages qui les entourent, leur donnant à chacun un comportement physique type permettant au spectateur de les identifier immédiatement. La mise en scène de Catherine Vidal est ingénieuse; le contraste entre le ton naïf et enjoué qu’emploient les enfants lorsqu’ils racontent leur quotidien et le dur contenu de leur récit donne froid dans le dos. La scénographie, également signée Catherine Vidal, est un support idéal au discours des enfants : les objets les plus simples du quotidien rural se transforment sous nos yeux, évoquant tour à tour personnages, scènes érotiques, scènes de guerre…</p>
<p>Une adaptation bien réussie mais parfois étonnante dans la légèreté du ton. Certaines scènes sont devenues comiques alors qu’elles ne me semblaient pas du tout l’être dans le roman. Et, même si l’essentiel du texte original est là, certaines scènes témoignant de la cruauté de ces enfants manquent à l’appel. Ils en deviennent presque trop sympathiques. Une relecture plus qu’intéressante, qui permet d’avoir une autre vision de l’œuvre d’Agota Kristof.</p>
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		<title>Les consommateurs achètent désormais avec leurs téléphones intelligents</title>
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		<pubDate>Tue, 06 Dec 2011 16:56:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Hugo Prévost</dc:creator>
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		<description><![CDATA[La prochaine révolution commerciale est-elle déjà en branle? S'il n'en tenait qu'à la firme Comscore, la réponse serait positive. L'entreprise de calculs de tendances a en effet publié lundi un rapport sur les achats en ligne aux États-Unis, qui démontre hors de tout doute que les consommateurs se tournent désormais vers les plateformes d'achats mobiles pour effectuer leurs emplettes à l'aide de leurs téléphones intelligents.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Hugo PRÉVOST</p>
<p><strong>La prochaine révolution commerciale est-elle déjà en branle? S&#8217;il n&#8217;en tenait qu&#8217;à la firme Comscore, la réponse serait positive. L&#8217;entreprise de calculs de tendances a en effet publié lundi un rapport sur les achats en ligne aux États-Unis, qui démontre hors de tout doute que les consommateurs se tournent désormais vers les plateformes d&#8217;achats mobiles pour effectuer leurs emplettes à l&#8217;aide de leurs téléphones intelligents.</strong></p>
<div class="mceTemp">
<dl id="attachment_7751" class="wp-caption alignright" style="width: 310px;">
<dt class="wp-caption-dt"><a href="http://www.pieuvre.ca/2011/12/06/telephone-achat/smartphone-buying-guide-2011-hero/" rel="attachment wp-att-7751"><img class="size-medium wp-image-7751" title="smartphone-buying-guide-2011-hero" src="http://www.pieuvre.ca/v2/home/lapieuv/public_html/v2/wp-content/uploads/2011/12/smartphone-buying-guide-2011-hero-300x251.jpg" alt="" width="300" height="251" /></a></dt>
<dd class="wp-caption-dd"></dd>
</dl>
</div>
<p>Au dire de Comscore, près de 40 pour cent des propriétaires de téléphones intelligents auraient ainsi utilisé leur appareil pour effectuer au moins un achat en ligne depuis qu&#8217;ils le possède. En septembre, les biens les plus achetés auraient ainsi été des biens numériques, des vêtements et accessoires, ainsi que des billets de spectacles et pour profiter d&#8217;aubaines quotidiennes.</p>
<p>Pour une économie américaine morose et dont les dépenses des ménages représentent le principal moteur de croissance, cette nouvelle tendance pourrait permettre à de nombreux détaillants de remonter la pente en offrant une solution d&#8217;achat numérique qui limite les coûts de maintenance d&#8217;un magasin traditionnel et les frais en ressources humaines. Cela représente également une opportunité pour les entrepreneurs désirant lancer une entreprise et ne disposant pas des capitaux nécessaires pour ouvrir une boutique.</p>
<p>Selon les données amassées par Comscore, près de la moitié (47 pour cent) des consommateurs ayant effectué des achats avec leurs téléphones intelligents ont porté leur choix sur des biens numériques, c&#8217;est-à-dire des pièces musicales, des livres électroniques, des sonneries, des photos, des films, des émissions de télévision, etc. Viennent ensuite, chez 37 pour cent des acheteurs, les vêtements et accessoires, suivis des billets de spectacles ou d&#8217;événements (35 pour cent), les aubaines quotidiennes (34 pour cent), les certificats cadeaux (34 pour cent), et les appareils électroniques (32 pour cent), pour ne nommer que ceux-ci.</p>
<p>Ce qui ressort particulièrement des données de Comscore, c&#8217;est que les acheteurs par téléphone portent plus souvent leur choix sur des biens pouvant déjà être facilement achetés en ligne (à l&#8217;exception, peut-être, des vêtements). Les biens se retrouvant en tête de palmarès (encore une fois, à l&#8217;exception des vêtements) peuvent d&#8217;ailleurs pratiquement tous être expédiés sous forme électronique, consacrant leur forme intangible.</p>
<p>Ces consommateurs, par ailleurs, effectuent majoritairement ces achats lorsqu&#8217;ils se trouvent à leur domicile (dans 56 pour cent des cas), au travail (42 pour cent) ou dans un endroit autre qui n&#8217;est pas dans un magasin (également 42 pour cent).</p>
<p><strong>Verizon dit non à Google</strong></p>
<p>Toujours dans le domaine des achats effectués à l&#8217;aide d&#8217;un téléphone intelligent, le fournisseur de téléphonie cellulaire Verizon a annoncé lundi que l&#8217;application Google Wallet ne se retrouverait pas sur les appareils Galaxy Nexus qu&#8217;il tiendra en inventaire. Les clients de Verizon ne pourront donc pas utiliser le système d&#8217;achat électronique développé par Google sur son système Android.<strong></strong></p>
<p>Au dire de divers sites à saveur technologique, cette annonce n&#8217;est pas surprenante, compte tenu du fait que Verizon travaille actuellement avec AT&amp;T et T-Mobile pour développer leur propre système de paiement par carte de crédit.</p>
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		<title>La Solde : dans l&#8217;enfer de l&#8217;existence</title>
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		<pubDate>Fri, 18 Nov 2011 17:09:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Hugo Prévost</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Quatre ans après son dernier ouvrage, l'auteur Éric McComber propose aujourd'hui La Solde, paru aux éditions La mèche. On y retrouve Émile Duncan, personnage principal déjà présent dans Sans connaissance, du même auteur, et paru en 2007. Cette fois, Émile explore les bas-fonds de l'existence, entre vacuité de l'être et désespérant besoin de réconfort.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Hugo PRÉVOST</p>
<p><strong>Quatre ans après son dernier ouvrage, l&#8217;auteur Éric McComber propose aujourd&#8217;hui <em>La Solde</em>, paru aux éditions La mèche. On y retrouve Émile Duncan, personnage principal déjà présent dans <em>Sans connaissance</em>, du même auteur, et paru en 2007. Cette fois, Émile explore les bas-fonds de l&#8217;existence, entre vacuité de l&#8217;être et désespérant besoin de réconfort.</strong></p>
<div class="mceTemp">
<dl id="attachment_7385" class="wp-caption alignright" style="width: 205px;">
<dt class="wp-caption-dt"><a href="http://www.pieuvre.ca/2011/11/18/la-solde/la-solde/" rel="attachment wp-att-7385"><img class="size-medium wp-image-7385" title="La Solde" src="http://www.pieuvre.ca/v2/home/lapieuv/public_html/v2/wp-content/uploads/2011/11/La-Solde-195x300.jpg" alt="" width="195" height="300" /></a></dt>
<dd class="wp-caption-dd"></dd>
</dl>
</div>
<p>Émile, donc, vit dans un logement ressemblant fort à un taudis, travaille de nuit dans une usine à concevoir des agendas scolaires pour des écoles secondaires et agrémente ses journées d&#8217;errances psychologiques et d&#8217;amourettes sans lendemain. Il tentera néanmoins de s&#8217;évader cette parodie d&#8217;existence, tout d&#8217;abord en écrivant un livre, puis en tentant de trouver l&#8217;amour, le vrai.</p>
<p>On ne sait trop de quelle façon aborder <em>La Solde</em>. Le propos est cru &#8211; et il s&#8217;agit là d&#8217;un euphémisme. Émile Duncan est loin d&#8217;être un intellectuel bien-pensant, et le constat est clair dès les premières pages. Il jure, se saoule, baise, vit comme un porc&#8230; et semble en vouloir autant à lui-même qu&#8217;à la société.</p>
<p>En fait, on est en droit de se demander si McComber a simplement voulu dépeindre un homme dans la crise de la trentaine qui essaie tant bien que mal de se rebeller contre une existence misérable et pathétique, ou s&#8217;il n&#8217;a pas pu résister à l&#8217;envie de livrer une charge à fond de train contre une société qu&#8217;il considère pourrie jusqu&#8217;à la moelle. Tout y passe, et jusqu&#8217;à l&#8217;excès : les ravages de l&#8217;alcool, la société de consommation, la notion d&#8217;entité familiale, la banalisation du sexe&#8230; tout cela est si souvent ressassé qu&#8217;on se lasse rapidement.</p>
<p>L&#8217;intérêt du lecteur est cependant miraculeusement ramené d&#8217;entre les morts en début de seconde partie, mais les vieilles habitudes reviennent vite au galop, et l&#8217;on se prend à espérer que le récit se termine rapidement pour en finir avec cet être immonde qui semble se complaire dans sa vie pathétique, grossière et exaspérante.</p>
<p>Si vous êtes déjà en guerre contre l&#8217;existence, <em>La Solde</em> est pour vous. Sinon, un livre s&#8217;attaquant à autre chose que les simples apparences du malheur et la détresse vous attend certainement au détour de l&#8217;allée d&#8217;une bibliothèque ou d&#8217;une librairie.</p>
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		<title>Un livre-débat sur les gaz de schiste</title>
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		<pubDate>Thu, 17 Nov 2011 22:24:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Hugo Prévost</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Le sujet semblait peut-être remisé de façon temporaire; certains croyaient l'affaire réglée, d'autres l'espéraient enterrée. Nul doute, toutefois, que la disparition de la question des gaz de schiste des palmarès de l'actualité n'est que temporaire. À preuve, le lancement, mardi, du livre Le scandale du gaz de schiste, par les journalistes Philippe-Vincent Foisy et Julien McEvoy.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Hugo PRÉVOST</p>
<p><strong>Le sujet semblait peut-être remisé de façon temporaire; certains croyaient l&#8217;affaire réglée, d&#8217;autres l&#8217;espéraient enterrée. Nul doute, toutefois, que la disparition de la question des gaz de schiste des palmarès de l&#8217;actualité n&#8217;est que temporaire. À preuve le lancement, mardi, du livre <em>Le scandale du gaz de schiste</em>, par les journalistes Philippe-Vincent Foisy et Julien McEvoy.</strong></p>
<div class="mceTemp">
<dl id="attachment_7370" class="wp-caption alignright" style="width: 310px;">
<dt class="wp-caption-dt"><a href="http://www.pieuvre.ca/2011/11/17/scandale-schiste/scandale-du-gaz-de-schiste/" rel="attachment wp-att-7370"><img class="size-medium wp-image-7370" title="scandale-du-gaz-de-schiste" src="http://www.pieuvre.ca/v2/home/lapieuv/public_html/v2/wp-content/uploads/2011/11/scandale-du-gaz-de-schiste-300x300.jpg" alt="" width="300" height="300" /></a></dt>
<dd class="wp-caption-dd"></dd>
</dl>
</div>
<p>Ensemble, ils ont voulu dresser un portrait de la situation actuelle, alors que le gouvernement du Québec a décidé de suspendre, sous les pressions du public et de l&#8217;opposition, toutes les opérations de forage et d&#8217;exploitation en attendant que l&#8217;évaluation environnementale stratégique soit complétée. Cette démarche pourrait s&#8217;étirer jusqu&#8217;en 2013, voire 2014.</p>
<p>Au bout du fil, Julien McEvoy explique que le terme &laquo;&nbsp;scandale&nbsp;&raquo; s&#8217;applique davantage à l&#8217;aspect politique du dossier, avec les différents cafouillages du gouvernement libéral et des personnalités représentant l&#8217;industrie gazière (André Caillé, ancien PDG d&#8217;Hydro-Québec, et l&#8217;ancien premier ministre Lucien Bouchard), plutôt qu&#8217;aux dangers environnementaux allégués des gaz de schiste eux-mêmes, bien que l&#8217;aspect environnemental soit abordé dans le livre.</p>
<p>La question de l&#8217;angle de traitement est elle aussi délicate. Si l&#8217;inclusion du mot <em>scandale</em> dans le titre laisse filtrer une certaine prise de position, les deux hommes ont néanmoins laissé la parole aux deux parties, soit les représentants de l&#8217;industrie et aux résidents opposés au développement de cette filière énergétique sur le territoire québécois. <em>&laquo;&nbsp;Mon collège ne serait pas d&#8217;accord avec moi</em>, explique M. McEvoy, <em>mais je suis absolument contre l&#8217;idée de l&#8217;objectivité journalistique. Nous avons cependant interrogé les deux côtés, nous avons observé le développement du dossier pour déterminer ce qui avait été bien fait, ce qui a cloché.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p>Un chapitre est également concentré aux arguments scientifiques, avec témoignage d&#8217;un géologue québécois à l&#8217;appui, pour bien spécifier les tenants et les aboutissants de cette industrie dans la province, sans devoir se fier aux observations effectuées dans l&#8217;Ouest canadien ou aux États-Unis, par exemple. Les géologues embauchés par l&#8217;industrie ont également leur mot à dire, précise M. McEvoy.</p>
<p><em>&laquo;&nbsp;Je n&#8217;aime pas vraiment le concept, mais c&#8217;est certain qu&#8217;on donne la parole aux deux côtés, puisque l&#8217;on cherche justement à confronter les gens qui sont pour aux gens qui sont contre. Nous ne voulons donc pas prendre position, le livre parle de lui-même&nbsp;&raquo;</em>, ajoute-t-il.</p>
<p>Toujours au dire du journaliste, le livre n&#8217;est pas un brûlot, ni une enquête, puisque la majorité des faits rapportés étaient déjà de notoriété publique &#8211; il suffisait de les colliger pour donner un aperçu général du dossier, dit-il.</p>
<p>S&#8217;il Julien McEvoy ne regrette qu&#8217;une seule chose, cependant, c&#8217;est que le sujet soit <em>&laquo;&nbsp;usé&nbsp;&raquo;</em>, c&#8217;est-à-dire qu&#8217;il y ait eu déjà une couverture importante du dossier, et que la population puisse en être fatiguée. <em>&laquo;&nbsp;C&#8217;est pourtant une question tellement importante pour le Québec, les ressources naturelles, mais avec la structure des cycles de nouvelles, le tout est quelque peu occulté. On espère malgré tout que les gens vont continuer à oeuvrer pour ramener les gaz de schiste à l&#8217;avant-plan médiatique&nbsp;&raquo;</em>, conclut-il.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Philippe-Vincent Foisy et Julien McEvoy</p>
<p><em>Le scandale du gaz de schiste</em></p>
<p>Collection parti pris actuels chez VLB Éditeur<em></em></p>
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		<title>Le Salon du livre de Montréal : donner le temps de prendre le temps</title>
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		<pubDate>Wed, 02 Nov 2011 17:40:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Hugo Prévost</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Lecteurs invétérés, à vos bouquins! Le Salon du livre de Montréal, grand rendez-vous des bouquineux de la région métropolitaine devant l'éternel, est de retour en 2011 pour une 34e édition. Les passionnés et les occasionnels de la littérature pourront faire le plein de romans, livres, albums et autres recueils du 16 au 21 novembre à la Place Bonaventure.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Hugo PRÉVOST</p>
<p><strong>Lecteurs invétérés, à vos bouquins! Le Salon du livre de Montréal, grand rendez-vous des <em>bouquineux</em> de la région métropolitaine devant l&#8217;éternel, est de retour en 2011 pour une 34e édition. Les passionnés et les occasionnels de la littérature pourront faire le plein de romans, livres, albums et autres recueils du 16 au 21 novembre à la Place Bonaventure.</strong></p>
<div class="mceTemp">
<dl id="attachment_7013" class="wp-caption alignright" style="width: 239px;">
<dt class="wp-caption-dt"><a href="http://www.pieuvre.ca/2011/11/02/salon-du-livre/salondulivre/" rel="attachment wp-att-7013"><img class="size-medium wp-image-7013" title="SalonDuLivre" src="http://www.pieuvre.ca/v2/home/lapieuv/public_html/v2/wp-content/uploads/2011/11/SalonDuLivre-229x300.png" alt="" width="229" height="300" /></a></dt>
<dd class="wp-caption-dd"></dd>
</dl>
</div>
<p>La crème littéraire avait rendez-vous, mardi matin, à la Place des Arts pour l&#8217;annonce du thème de l&#8217;édition 2011 du Salon, qui invite cette année les visiteurs à partir en voyage en ouvrant simplement un livre pour en apprécier le contenu.</p>
<p>Le nouveau président d&#8217;honneur de l&#8217;événement, Georges-Hébert Germain, invite ainsi la population à venir rencontrer les auteurs. En fait, parlant du Salon du livre, il affirme qu&#8217; <em>&laquo;&nbsp;on y retrouve la sympathique armée des lecteurs et des auteurs&nbsp;&raquo;</em>.</p>
<p>Le président du conseil d&#8217;administration du salon, René Bonenfant, qualifie pour sa part l&#8217;événement comme d&#8217;un rassemblement pas du tout passéiste, mais plutôt d&#8217;un enrichissement constant de la mémoire.</p>
<p>La Fondation québécoise pour l&#8217;alphabétisation relance également sa collecte annuelle de livres au profit des jeunes enfants, la Lecture en cadeau. Pour sa 13e édition, les organisateurs visent à amasser 30 700 livres. Depuis le début, ce sont 255 000 ouvrages qui ont trouvé le chemin des ménages défavorisés de la province.</p>
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		<title>CIBL souffle ses 30 bougies</title>
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		<pubDate>Sat, 22 Oct 2011 18:24:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Hugo Prévost</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Elle est trentenaire, mais n'a pas pris une ride, semble-t-il. La radio communautaire montréalaise CIBL célébrait ses 30 ans, la semaine dernière, et profitais de l'occasion pour réunir bon nombre de ses collaborateurs, anciens ou actuels, dans les vénérables locaux qu'elle occupe toujours sur le boulevard Pie-IX, dans le quartier d'Hochelaga-Maisonneuve. Lieu des premières armes radiophoniques et journalistiques pour certains, source d'informations sur la vie montréalaise pour d'autres, CIBL prouve ainsi, 30 ans après ses débuts, qu'une console, un micro et un désir d'informer et de divertir peuvent mener loin, très loin.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Hugo PRÉVOST</p>
<p><strong>Elle est trentenaire, mais n&#8217;a pas pris une ride, semble-t-il. La radio communautaire montréalaise CIBL célébrait ses 30 ans, la semaine dernière, et profitais de l&#8217;occasion pour réunir bon nombre de ses collaborateurs, anciens ou actuels, dans les vénérables locaux qu&#8217;elle occupe toujours sur le boulevard Pie-IX, dans le quartier d&#8217;Hochelaga-Maisonneuve. Lieu des premières armes radiophoniques et journalistiques pour certains, source d&#8217;informations sur la vie montréalaise pour d&#8217;autres, CIBL prouve ainsi, 30 ans après ses débuts, qu&#8217;une console, un micro et un désir d&#8217;informer et de divertir peuvent mener loin, très loin.</strong></p>
<div class="mceTemp">
<dl id="attachment_6768" class="wp-caption alignright" style="width: 310px;">
<dt class="wp-caption-dt"><a href="http://www.pieuvre.ca/2011/10/22/cibl-anniversaire/cibl_logorgb/" rel="attachment wp-att-6768"><img class="size-medium wp-image-6768" title="cibl_logorgb" src="http://www.pieuvre.ca/v2/home/lapieuv/public_html/v2/wp-content/uploads/2011/10/cibl_logorgb-300x171.jpg" alt="" width="300" height="171" /></a></dt>
<dd class="wp-caption-dd"></dd>
</dl>
</div>
<p>Les 30 ans de CIBL, c&#8217;est aussi la publication d&#8217;un livre intitulé <em>30 ans de radio citoyenne</em>, réalisé par Chloé Sondervost et Robert Blondin. Rejointe au téléphone, Mme Sondervost souligne d&#8217;ailleurs l&#8217;aspect collectif de l&#8217;ouvrage.</p>
<p><em>&laquo;&nbsp;Le principe  de départ est que CIBL arrive à un moment crucial de son histoire, parce que la station a tout d&#8217;abord 30 ans, et que 30 ans, pour une radio communautaire, c&#8217;est un exploit</em>, explique-t-elle. <em>La station est aussi à veille de déménager au centre-ville </em>(dans l&#8217;édifice du 2-22 au coin Saint-Laurent et Sainte-Catherine, ndlr) <em>et va commencer une nouvelle étape de son histoire; nous avons trouvé que c&#8217;était un moment particulièrement important pour rassembler des anecdotes de CIBL, voir quelles étaient les valeurs sur lesquelles a été construite la station tout au long de ces années.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p>Mme Sondervost précise également que le but n&#8217;était pas d&#8217;écrire une seule histoire de CIBL, mais plutôt<em></em> faire entendre les voix de tous ceux et celles qui ont construit la station au cours des années. Il s&#8217;agit donc d&#8217;un livre de témoignages, dit-elle.</p>
<p>L&#8217;auteure souligne par ailleurs la détermination des gens qui travaillent à CIBL, détermination qui, selon elle, a permis à la station d&#8217;atteindre cet impressionnant anniversaire. <em>&laquo;&nbsp;Dès le départ, les gens qui s&#8217;impliquaient ne le faisaient pas pour la rémunération, mais parce qu&#8217;ils croyaient sincèrement à l&#8217;utilité d&#8217;un projet comme CIBL&nbsp;&raquo;</em>, dit-elle, avant de faire le lien avec le journalisme citoyen, si célébré aujourd&#8217;hui.</p>
<p><em>&laquo;&nbsp;Le principe en lui-même était déjà issu de l&#8217;essor des radios communautaires des années 70. CIBL a un rôle à jouer auprès des médias publics, des médias commerciaux, des médias citoyens. Nous faisons entendre ces voix qu&#8217;on n&#8217;entend pas ailleurs.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p>Malgré la <em></em>place de plus en plus importante occupée par le web en journalisme et dans les médias en général, CIBL n&#8217;envisage pas pour l&#8217;instant de passer à un format tout numérique, même si ses émissions peuvent déjà être écoutées sur Internet. Quant à l&#8217;avenir lointain, dans 20 ou 30 ans, Chloé Sondervost explique qu&#8217;elle n&#8217;est même pas sûre que la radio sera encore disponible sur les ondes. <em>&laquo;&nbsp;Le principe de base de quelqu&#8217;un qui dit quelque chose à quelqu&#8217;un d&#8217;autre va demeurer le même, que ce soit à la radio, sur Internet ou ailleurs.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p><em></em>Le livre comme tel, publié chez Richard Vézina éditeur, rassemble en près de 200 pages une bonne partie de la riche histoire de la station de radio communautaire. Les nostalgiques y retrouveront des bribes du passé, tandis que les gens intéressés par les médias et la radio y découvriront un incitatif particulièrement puissant à faire ses premières armes dans une station communautaire assez forte pour offrir une programmation riche et diversifiée, et ce depuis 30 ans.</p>
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		<title>L&#8217;amour en région arctique et ailleurs</title>
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		<pubDate>Thu, 20 Oct 2011 21:18:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Hugo Prévost</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Écosystème émotionnel ou envolée vers une nouvelle réalité sentimentale? Avec son premier roman En région arctique et ailleurs, la jeune auteure Laurence Gough se penche sur les relations et la psyché tumultueuse de deux jeunes adultes, Simon et Noémie. De voyages psychiques à la timidité maladresse, elle construit un univers multidimensionnel d'où la raison est à toute fin bannie. ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Hugo PRÉVOST</p>
<p><strong>Écosystème émotionnel ou envolée vers une nouvelle réalité sentimentale? Avec son premier roman <em>En région arctique et ailleurs</em>, la jeune auteure Laurence Gough se penche sur les relations et la psyché tumultueuse de deux jeunes adultes, Simon et Noémie. De voyages psychiques à la timidité maladresse, elle construit un univers multidimensionnel d&#8217;où la raison est à toute fin bannie.</strong></p>
<div class="mceTemp">
<dl id="attachment_6723" class="wp-caption alignright" style="width: 201px;">
<dt class="wp-caption-dt"><a href="http://www.pieuvre.ca/2011/10/20/arctique-ailleurs-livre/en-region-arctique/" rel="attachment wp-att-6723"><img class="size-medium wp-image-6723" title="En région arctique" src="http://www.pieuvre.ca/v2/home/lapieuv/public_html/v2/wp-content/uploads/2011/10/En-r%C3%A9gion-arctique-191x300.jpg" alt="" width="191" height="300" /></a></dt>
<dd class="wp-caption-dd"></dd>
</dl>
</div>
<p>Simon aime secrètement Noémie, qui ne dit pas non. Mais Noémie est aussi en couple avec Thomas, le cousin de Simon; le beau, le grand, le fort, le parfait Thomas. Au-delà de la simple quête d&#8217;un amour impossible (ou l&#8217;est-il vraiment?), au-delà de l&#8217;attrait du bizarre, de l&#8217;étrange, de l&#8217;improbable, Laurence Gough se donne carte blanche pour entraîner les lecteurs dans un univers où les pensées et les sentiments remplacent les paroles, les actes réfléchis, la logique.</p>
<p>En envoyant fréquemment ses personnages dans le Nord du Québec, à l&#8217;opposé de Montréal, où tout semble enfermé, bloqué et contraint, l&#8217;auteure utilise les grands espaces comme exutoire pour ce qui semble être un besoin de liberté, autant pour la créativité littéraire que pour l&#8217;expérience sensorielle en elle-même.</p>
<p>De ce premier ouvrage plein de fougue, on constate peut-être que l&#8217;enthousiasme tend à déborder quelque peu du cadre. Ou, plutôt, que ce cadre en vient à disparaître au final, ne laissant plus qu&#8217;un noeud émotionnel qui submerge le lecteur. L&#8217;énergie, l&#8217;ambition littéraires sont présentes, mais sans doute pas encore assez maîtrisées dans le contexte d&#8217;un livre semblant perdre un peu le Nord en fin de parcours. Le second opus de Mme Gough sera sans doute à se mettre sous la dent.</p>
<p><em>En région arctique et ailleurs</em>, aux Éditions marchand de feuilles, 167 pages.</p>
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		<title>Écosociété s&#8217;entend hors cour avec Barrick Gold</title>
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		<pubDate>Tue, 18 Oct 2011 20:14:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pieuvre.ca</dc:creator>
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		<description><![CDATA[La maison d'édition Écosociété a annoncé mardi après-midi avoir conclut un règlement hors cours avec la compagnie minière Barrick Gold après trois ans de procédures judiciaires. Afin de mettre fin à la poursuite que Barrick Gold leur a intentée en avril 2008 pour un montant de 6 millions de dollars, et pour cette raison uniquement, les Éditions Écosociété cessent la publication du livre Noir Canada, précise l'entreprise par voie de communiqué.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Pieuvre.ca</p>
<p><strong>La maison d&#8217;édition Écosociété a annoncé mardi après-midi avoir conclut un règlement hors cours avec la compagnie minière Barrick Gold après trois ans de procédures judiciaires. Afin de mettre fin à la poursuite que Barrick Gold leur a intentée en avril 2008 pour un montant de 6 millions de dollars, et pour cette raison uniquement, les Éditions Écosociété cessent la publication du livre <em>Noir Canada</em>, précise l&#8217;entreprise par voie de communiqué.</strong></p>
<div id="attachment_6669" class="wp-caption alignright" style="width: 203px"><a href="http://www.pieuvre.ca/2011/10/18/ecosociete-barrick-gold/noir_canada/" rel="attachment wp-att-6669"><img class="size-medium wp-image-6669" title="noir_canada" src="http://www.pieuvre.ca/v2/home/lapieuv/public_html/v2/wp-content/uploads/2011/10/noir_canada-193x300.jpg" alt="" width="193" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">Photo : Éditions Écosociété</p></div>
<p>La page est donc tournée dans l&#8217;une des affaires judiciaires ayant fait couler le plus d&#8217;encre au cours des dernières années. Le livre <em>Noir Canada. Pillage, corruption et criminalité</em>, et la poursuite de la part de Barrick Gold qu&#8217;aura valu ce livre à Écosociété, auront contribué au dépôt, puis à l&#8217;adoption, au Québec, d&#8217;une loi interdisant les poursuites dites bâillon, où une partie disposant de moyens beaucoup plus importants que l&#8217;autre, utilise ces mêmes moyens pour imposer le silence à son adversaire en le faisant crouler sous les procédures judiciaires.</p>
<p>Au dire de la maison d&#8217;édition, le retrait de <em>Noir Canada</em> des tablettes ne saurait en rien constituer un désaveu du travail des auteurs du livre, soit Delphine Abadie, Alain Denault et William Sacher, ou de l&#8217;éditeur. Les Éditions Écosociété se disent d&#8217;ailleurs toujours convaincues que l&#8217;ouvrage méritait d&#8217;être publié, afin d&#8217;ouvrir un débat nécessaire sur le <em>&laquo;&nbsp;paradis judiciaire qu&#8217;est le Canada pour les entreprises minières mondiales&nbsp;&raquo;</em>.</p>
<p>Les Éditions Écosociété entendent continuer leur travail d&#8217;éditeur critique, engagé et indépendant. Elles entendent continuer, malgré les menaces qui pèsent sur le livre et la pensée, à se prévaloir de leur liberté d&#8217;expression pour éclairer les citoyennes sur un ensemble de questions d&#8217;intérêt public. Elles entendent également continuer à publier l&#8217;auteur Alain Deneault, dont les écrits constituent une précieuse contribution à la pensée critique. D&#8217;ailleurs, elles annoncent d&#8217;ores et déjà la parution cet automne de son prochain ouvrage, <em>Faire l&#8217;économie de la haine</em>, un recueil de textes exposant les formes culturelles d&#8217;une «censure insidieuse» visant à empêcher des raisonnements critiques.</p>
<p align="justify">Avec ce règlement, les Éditions Écosociété et les auteures de <em>Noir Canada</em> comptent également se dégager d&#8217;un procès de 40 jours et de multiples procédures représentant en soi des coûts financiers, humains et moraux colossaux, malgré la provision pour frais de 143 000 $ que la juge Guylaine Beaugé a ordonné à Barrick Gold de leur verser le 12 août dernier. Elle concluait alors dans son jugement que la poursuite intentée présentait une apparence d&#8217;abus.</p>
<p align="justify">Si le litige opposant les défendeurs à Barrick Gold est maintenant derrière eux, les Éditions Écosociété et les auteures de <em>Noir Canada</em> font toujours face à une poursuite en diffamation de 5 millions de dollars, intentée par la multinationale Banro en Ontario. Ils sont toujours en attente d&#8217;une décision de la Cour suprême du Canada afin de rapatrier la poursuite au Québec, l&#8217;Ontario n&#8217;ayant pas encore adopté de loi contre les poursuites-bâillons.</p>
<p align="justify">Écosociété estime toujours qu&#8217;un débat urgent doit avoir lieu sur l&#8217;accès à la justice et les coûts <em>&laquo;&nbsp;faramineux&nbsp;&raquo;</em> qu&#8217;elle implique.</p>
]]></content:encoded>
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		<title>Bienvenue au Bureau universel des copyrights</title>
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		<pubDate>Thu, 13 Oct 2011 17:54:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Catherine Lavoie</dc:creator>
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		<description><![CDATA[L'auteur Bertrand Laverdure ne croit pas à la pérennité de la littérature telle que nous la connaissons. "Tout ce que nous allons chercher dans l'expérience littéraire, soit le plaisir des mots, le plaisir du dépaysement, l'intérêt d'une histoire bien racontée et la fébrilité dans laquelle nous garde un suspense sera réintégré dans ce que j'appellerais un futur «lectodôme»." Dans ce lieu, le lecteur déambulerait dans un monde virtuel où cinéma, poésie et expérience de jeu vidéo composeraient le récit.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Catherine LAVOIE</p>
<p><strong>L&#8217;auteur Bertrand Laverdure ne croit pas à la pérennité de la littérature telle que nous la connaissons.<em> &laquo;&nbsp;Tout ce que nous allons chercher dans l&#8217;expérience littéraire, soit le plaisir des mots, le plaisir du dépaysement, l&#8217;intérêt d&#8217;une histoire bien racontée et la fébrilité dans laquelle nous garde un suspense sera réintégré dans ce que j&#8217;appellerais un futur «lectodôme».&nbsp;&raquo;</em> Dans ce lieu, le lecteur déambulerait dans un monde virtuel où cinéma, poésie et expérience de jeu vidéo composeraient le récit.</strong></p>
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<dl id="attachment_6523" class="wp-caption alignright" style="width: 196px;">
<dt class="wp-caption-dt"><a href="http://www.pieuvre.ca/2011/10/13/bureau-universel/bureauuniverseldescopyrights/" rel="attachment wp-att-6523"><img class="size-medium wp-image-6523" title="BureauUniverselDesCopyrights" src="http://www.pieuvre.ca/v2/home/lapieuv/public_html/v2/wp-content/uploads/2011/10/BureauUniverselDesCopyrights-186x300.jpg" alt="" width="186" height="300" /></a></dt>
<dd class="wp-caption-dd"></dd>
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</div>
<p>On ne s’étonnera guère de retrouver dans le dernier roman de l’auteur, <em>Bureau Universel des Copyrights</em>, un univers tout aussi complexe qu’absurde et insolite. Le roman met en scène un homme en pleine décomposition qui se transforme un peu plus sous nos yeux à chacun des chapitres. Le lecteur n&#8217;est pas le seul à observer avec indécence cet homme se décortiquer: une horde de touristes littéraires épient ses faits et gestes, remettent en question les décisions du personnage (<em>&laquo;&nbsp;je mettrais ma main au feu qu&#8217;il y a eu négligence dans la rédaction de cette scène&nbsp;&raquo;</em>) et, en consommateurs désappointés, exigent que soit remboursé le prix de la visite.</p>
<p>Dans ce roman à la structure fragmentée, les éléments de l&#8217;intrigue passent du coq à l&#8217;âne et la trame narrative se disperse. C&#8217;est ainsi que le personnage principal, affublé d&#8217;une jambe de bois, d&#8217;un bras en chocolat, de phalanges de sucre d&#8217;orge et d&#8217;ongle en pâte d&#8217;amandes, peut passer en quelques lignes d&#8217;une salle de cinéma bondée de Schtroumpfs farceurs à une rue passante de Bruxelles.</p>
<p>Si le personnage se déplace d&#8217;un endroit à l&#8217;autre sans aucune logique apparente, s&#8217;il ne semble avoir aucun contrôle sur ce corps qui se transforme sans cesse, c&#8217;est qu&#8217;il ne s&#8217;appartient pas: il est la propriété d&#8217;un autre, ou voire même de plusieurs autres, qui possèdent les copyrights de son être et de son existence: <em>&laquo;&nbsp;Se posséder est impossible parce que plusieurs personnes détiennent des options sur notre destinée dès notre conception&nbsp;&raquo;</em>.</p>
<p>Nombreux sont les récits extravagants &#8211; contes, histoires fantastiques ou d&#8217;aventure &#8211; qui provoquent l&#8217;étonnement et le ravissement.  Dans <em>Bureau Universel des Copyrights</em>, le fabuleux est plus intellectuel qu&#8217;intuitif. En abordant avec autant de complexité les thèmes de l’identité, des mutations du discours et de l’authenticité, l’auteur se lance dans un exercice périlleux. Le lecteur doit franchir plusieurs niveaux et naviguer parmi de nombreuses ramifications avant de pouvoir mettre le doigt sur le sens précis du roman. Mais pour Bertrand Laverdure, <em>&laquo;&nbsp;la littérature ne devrait jamais venir avec un monde d&#8217;emploi.&nbsp;&raquo;</em>. L’auteur, qui se qualifie d’écrivain radical (<em>«un écrivain radical n’est pas un ami du consensus»</em>), reconnaît lui-même que son roman s’adresse à des lecteurs <em>«qui aiment vivre une expérience littéraire hors de l’ordinaire»</em>.</p>
<p><em>Bureau Universel des Copyrights,</em> sorte de roman sur le roman, truffé de références cinématographiques et où des nanopuces de copyrights prennent la forme de grains de riz et des gazoducs pharaoniques de l’imaginaire celle de tunnel, saura plaire à des lecteurs aventureux qui n’ont pas peur d’être malmenés tout en acceptant que certains passages ne restent à jamais nébuleux.</p>
<p>Bertrand Laverdure<br />
<em>Bureau Universel des Copyrights<br />
</em>La Peuplade, 2011</p>
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