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	<title>pieuvre.ca &#187; littérature</title>
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		<title>Un soir de triple première</title>
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		<pubDate>Mon, 30 Jan 2012 15:45:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Martin Prévost</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Le 24 janvier dernier débutait une toute nouvelle collaboration entre  Bibliothèque et Archives nationales du Québec et l’Orchestre symphonique de Montréal, dans le cadre d’une toute nouvelle série d’événements  Musique de chambre et littérature. La chose revêtait assez d’importance pour les deux collaborateurs que madame Madeleine Careau, chef de la direction de l’OSM et madame Nicole Vallières, directrice de la programmation culturelle de BANQ, ont pris la peine d’adresser quelques mots à l’auditoire. ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Martin PRÉVOST</p>
<p><strong>Le 24 janvier dernier débutait une toute nouvelle collaboration entre  Bibliothèque et Archives nationales du Québec et l’Orchestre symphonique de Montréal, dans le cadre d’une toute nouvelle série d’événements  Musique de chambre et littérature. La chose revêtait assez d’importance pour les deux collaborateurs que madame Madeleine Careau, chef de la direction de l’OSM et madame Nicole Vallières, directrice de la programmation culturelle de BANQ, ont pris la peine d’adresser quelques mots à l’auditoire.</strong></p>
<div id="attachment_8671" class="wp-caption alignright" style="width: 310px"><a href="http://www.pieuvre.ca/2012/01/30/premiere-osm/auditorium_banq_salle_avec_scene/" rel="attachment wp-att-8671"><img class="size-medium wp-image-8671" title="auditorium_banq_salle_avec_scene" src="http://www.pieuvre.ca/v2/home/lapieuv/public_html/v2/wp-content/uploads/2012/01/auditorium_banq_salle_avec_scene-300x199.jpg" alt="" width="300" height="199" /></a><p class="wp-caption-text">L&#39;auditorium de la BAnQ</p></div>
<p>Une première donc, que cette présence de musiciens de l’OSM à l’auditorium de la Grande bibliothèque, et un premier aperçu de ce que pourra donner cette nouvelle série qui marie musique de chambre et littérature. Et un aperçu très encourageant, dois-je dire. Rien de semble avoir été laissé au hasard dans cette énième innovation de l’OSM pour occuper une part de plus en plus grand dans le cœur des Montréalais et des Québecois.</p>
<p>D’abord, les lecteurs et lectrices choisis pour lire les textes : James Hyndman (24 janvier), Élise Guilbault, Guy Nadon, etc. On a déjà hâte. Ensuite, les textes eux-mêmes. Pour cette première soirée, on a fait appel, pour les choisir, à monsieur Stéphane Lépine, conseiller dramaturgique très en vue et codirecteur du Studio littéraire de la Place des arts. Ses choix se sont portés sur des œuvres poétiques des grands parmi les plus grands du patrimoine québécois : Nelligan, Anne Hébert, Fernand Ouellette et Gaston Miron, pour ne nommer que ceux-là. Ah, oui, il a aussi accolé à ces œuvres un poème de Verlaine… Disons que ce cousin français était en bonne compagnie. Tous ces bijoux, lus ou plutôt interprétés, par un James Hyndman très inspiré, voilà qui mettait la barre haute pour la partie musicale.</p>
<p>Cette barre, les quatre musiciens de l’OSM, épaulés par la très énergique Louise-Andrée Baril, l’ont franchi sans trop d’effort. Tout d’abord, en interprétant avec le baryton-basse Stephen Hegedus, une autre première : la création d’une commande faite à monsieur Régis Campo, Les chants amoureux, un cycle pour baryton, célesta et quatuor à cordes, construite autour de poèmes de Hector de Saint-Denis Garneau et de Gaston Miron. Nous avons eu droit, avec monsieur Hegedus, à une voix très riche et une sensibilité très à propos.</p>
<p><em>La Suite : Trio no 1</em> de Clermont Pépin, sans voix, a permis aux cordes de se mettre en valeur sans toutefois susciter les passions dans l’auditoire.</p>
<p>C’est le <em>Quatuor no 1 pour piano et cordes en do mineur</em>, de Gabriel Fauré qui complété le programme et qui a fait frémir les spectateurs, qui en ont oublié de ne pas applaudir entre les mouvements. On sentait que les musiciens avaient un plaisir fou à prendre possession de cette œuvre profondément romantique aux accents de tourmente et aux cascades de déferlements. Et madame Baril qui n’a vraiment pas épargné son piano, l’obligeant à tout donner. On avait peine à croire que les musiciens étaient si peu nombreux tant ils ont réussi à nous submerger. Quel finale et quels débuts réussis pour cette nouvelle série de l’OSM.</p>
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		<title>La Solde : dans l&#8217;enfer de l&#8217;existence</title>
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		<pubDate>Fri, 18 Nov 2011 17:09:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Hugo Prévost</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Quatre ans après son dernier ouvrage, l'auteur Éric McComber propose aujourd'hui La Solde, paru aux éditions La mèche. On y retrouve Émile Duncan, personnage principal déjà présent dans Sans connaissance, du même auteur, et paru en 2007. Cette fois, Émile explore les bas-fonds de l'existence, entre vacuité de l'être et désespérant besoin de réconfort.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Hugo PRÉVOST</p>
<p><strong>Quatre ans après son dernier ouvrage, l&#8217;auteur Éric McComber propose aujourd&#8217;hui <em>La Solde</em>, paru aux éditions La mèche. On y retrouve Émile Duncan, personnage principal déjà présent dans <em>Sans connaissance</em>, du même auteur, et paru en 2007. Cette fois, Émile explore les bas-fonds de l&#8217;existence, entre vacuité de l&#8217;être et désespérant besoin de réconfort.</strong></p>
<div class="mceTemp">
<dl id="attachment_7385" class="wp-caption alignright" style="width: 205px;">
<dt class="wp-caption-dt"><a href="http://www.pieuvre.ca/2011/11/18/la-solde/la-solde/" rel="attachment wp-att-7385"><img class="size-medium wp-image-7385" title="La Solde" src="http://www.pieuvre.ca/v2/home/lapieuv/public_html/v2/wp-content/uploads/2011/11/La-Solde-195x300.jpg" alt="" width="195" height="300" /></a></dt>
<dd class="wp-caption-dd"></dd>
</dl>
</div>
<p>Émile, donc, vit dans un logement ressemblant fort à un taudis, travaille de nuit dans une usine à concevoir des agendas scolaires pour des écoles secondaires et agrémente ses journées d&#8217;errances psychologiques et d&#8217;amourettes sans lendemain. Il tentera néanmoins de s&#8217;évader cette parodie d&#8217;existence, tout d&#8217;abord en écrivant un livre, puis en tentant de trouver l&#8217;amour, le vrai.</p>
<p>On ne sait trop de quelle façon aborder <em>La Solde</em>. Le propos est cru &#8211; et il s&#8217;agit là d&#8217;un euphémisme. Émile Duncan est loin d&#8217;être un intellectuel bien-pensant, et le constat est clair dès les premières pages. Il jure, se saoule, baise, vit comme un porc&#8230; et semble en vouloir autant à lui-même qu&#8217;à la société.</p>
<p>En fait, on est en droit de se demander si McComber a simplement voulu dépeindre un homme dans la crise de la trentaine qui essaie tant bien que mal de se rebeller contre une existence misérable et pathétique, ou s&#8217;il n&#8217;a pas pu résister à l&#8217;envie de livrer une charge à fond de train contre une société qu&#8217;il considère pourrie jusqu&#8217;à la moelle. Tout y passe, et jusqu&#8217;à l&#8217;excès : les ravages de l&#8217;alcool, la société de consommation, la notion d&#8217;entité familiale, la banalisation du sexe&#8230; tout cela est si souvent ressassé qu&#8217;on se lasse rapidement.</p>
<p>L&#8217;intérêt du lecteur est cependant miraculeusement ramené d&#8217;entre les morts en début de seconde partie, mais les vieilles habitudes reviennent vite au galop, et l&#8217;on se prend à espérer que le récit se termine rapidement pour en finir avec cet être immonde qui semble se complaire dans sa vie pathétique, grossière et exaspérante.</p>
<p>Si vous êtes déjà en guerre contre l&#8217;existence, <em>La Solde</em> est pour vous. Sinon, un livre s&#8217;attaquant à autre chose que les simples apparences du malheur et la détresse vous attend certainement au détour de l&#8217;allée d&#8217;une bibliothèque ou d&#8217;une librairie.</p>
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		<title>Tentez de mater la littérature avec Isabelle Baez</title>
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		<pubDate>Tue, 08 Nov 2011 17:52:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Catherine Lavoie</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Nina a eu la fibre militante très jeune. Déjà à l'adolescence, elle se révolte,  s'insurge et affiche sa colère contre les injustices. Après avoir flirté avec les mouvements altermondialiste et anarchiste, elle suit une formation d'infirmière et parcourt les points chauds de la planète avec un groupe humanitaire. En 2002, elle est kidnappée en Afghanistan. Tout en sachant que les procédures dans la Kaboul encore fragile seront ardues, sa meilleure amie Mali s'envole pour l'Afghanistan pour y retrouver Nina.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Catherine LAVOIE</p>
<p><strong>Nina a eu la fibre militante très jeune. Déjà à l&#8217;adolescence, elle se révolte,  s&#8217;insurge et affiche sa colère contre les injustices. Après avoir flirté avec les mouvements altermondialiste et anarchiste, elle suit une formation d&#8217;infirmière et parcourt les points chauds de la planète avec un groupe humanitaire. En 2002, elle est kidnappée en Afghanistan. Tout en sachant que les procédures dans la Kaboul encore fragile seront ardues, sa meilleure amie Mali s&#8217;envole pour l&#8217;Afghanistan pour y retrouver Nina.</strong></p>
<div class="mceTemp">
<dl id="attachment_7158" class="wp-caption alignright" style="width: 197px;">
<dt class="wp-caption-dt"><a href="http://www.pieuvre.ca/2011/11/08/mate-roman/mate/" rel="attachment wp-att-7158"><img class="size-medium wp-image-7158" title="maté" src="http://www.pieuvre.ca/v2/home/lapieuv/public_html/v2/wp-content/uploads/2011/11/mat%C3%A9-187x300.jpg" alt="" width="187" height="300" /></a></dt>
<dd class="wp-caption-dd"></dd>
</dl>
</div>
<p>Mali a déjà perdu un fils il y quelques années: il n&#8217;est pas question pour elle de perdre aussi sa meilleure amie. Son voyage pour retrouver son amie infirmière la mènera plus loin que l&#8217;Afghanistan et se poursuivra jusqu&#8217;en Argentine, pays dont Nina est originaire.</p>
<p>Dans le roman d&#8217;Isabelle Baez, les deuils se croisent, s&#8217;entrecroisent et se succèdent: le deuil d&#8217;un enfant, d&#8217;une histoire d&#8217;amour vouée à l&#8217;échec, de la vingtaine. Mais le deuil prend aussi la forme d&#8217;une amitié et d&#8217;une certaine innocence politique.</p>
<p>On devine rapidement que l&#8217;auteure elle-même s&#8217;intéresse de près aux questions politiques et sociales. Depuis déjà quelques années, elle participe au journal satirique <em>Le Couac</em> pour lequel est écrit des articles sur la brutalité policière et le droit des immigrants et réfugiés.</p>
<p>L&#8217;auteure n&#8217;hésite pas à glisser dans son roman quelques éléments puisés à même l&#8217;actualité. Ainsi, le chemin de Nina croisera également celui de Pierre-Paul Parenteau, le PDG d&#8217;un conglomérat médiatique québécois qui, contrairement à son père, fondateur de l&#8217;entreprise, se soucie moins du bonheur de ses employés que de la rentabilité de la compagnie.  Le roman met évoque également Gold Is All, une compagnie minière canadienne qui fait interdire la publication d&#8217;un livre dans lequel ses activités en Afrique étaient décriées.</p>
<p>Ces quelques manques de subtilité agacent parfois le lecteur. Mais Isabelle Baez signe avec <em>Maté</em> un premier roman fort réussi qui peut aisément revendiquer la place d&#8217;incontournable de la rentrée littéraire québécoise pour tous les lecteurs allumés et intéressés par le politique et le militantisme.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Isabelle Baez</p>
<p><em>Maté</em></p>
<p>Le Quartanier, 2011</p>
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		<title>Dans l&#8217;ombre d&#8217;Hemingway, sur les planches</title>
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		<pubDate>Fri, 04 Nov 2011 16:40:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Hugo Prévost</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Ah, cette mer des Caraïbes, pareille à un horizon d'alcool dans lequel se noient les plus téméraires. L'auteur de théâtre Stéphane Brulotte a décidé de tenter le diable et de s'attaquer au marin littéraire des derniers jours, Ernest Hemingway, avec une pièce intitulée Dans l'ombre d'Hemingway. ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Hugo PRÉVOST</p>
<p><strong>Ah, cette mer des Caraïbes, pareille à un horizon d&#8217;alcool dans lequel se noient les plus téméraires. L&#8217;auteur de théâtre Stéphane Brulotte a décidé de tenter le diable et de s&#8217;attaquer au marin littéraire des derniers jours, Ernest Hemingway, avec une pièce intitulée <em>Dans l&#8217;ombre d&#8217;Hemingway</em>.</strong></p>
<div class="mceTemp">
<dl id="attachment_7054" class="wp-caption alignright" style="width: 310px;">
<dt class="wp-caption-dt"><a href="http://www.pieuvre.ca/2011/11/04/ombre-hemingway/hemingwayecranarchambault/" rel="attachment wp-att-7054"><img class="size-medium wp-image-7054" title="HemingwayÉcranArchambault" src="http://www.pieuvre.ca/v2/home/lapieuv/public_html/v2/wp-content/uploads/2011/11/Hemingway%C3%89cranArchambault-300x168.jpg" alt="" width="300" height="168" /></a></dt>
<dd class="wp-caption-dd"></dd>
</dl>
</div>
<p>Jouée chez Duceppe, la pièce également mise en scène par Stéphane Brulotte s&#8217;inspire des années troubles de la vie de l&#8217;écrivain, à partir de 1950, où l&#8217;homme commence déjà à n&#8217;être plus que l&#8217;ombre de lui-même. C&#8217;est Michel Dumont, le seul, l&#8217;unique, qui prête ses traits à la légende de la littérature. Il endosse ainsi le rôle d&#8217;un Hewingway fatigué, déserté par l&#8217;inspiration, amoureux d&#8217;une jeunette de 20 ans prénommée Adriana (Bénédicte Décary, excellente), au bout du rouleau, bref.</p>
<p>L&#8217;équipe de production exploite particulièrement bien la très large scène du Théâtre Jean-Duceppe, et utilise avec doigté des projections sonores et visuelles pour transporter les spectateurs dans les chaudes nuits cubaines.</p>
<p>Si le jeu de Michel Dumont colle très bien au personnage, l&#8217;atmosphère dramatique de la pièce est malheureusement trop allégée par les gags qu&#8217;aura insérés Stéphane Brulotte, surtout dans le dialogue entre Dumont et Marie Michaud, qui interprète Mary Welsh Hemingway, la quatrième épouse du célèbre écrivain. Les nombreux québécismes font également tiquer, et diluent un peu trop l&#8217;atmosphère lourde qui devrait planer sur la salle. Il s&#8217;agit d&#8217;un drame déchirant, après tout!</p>
<p>Malgré cela, <em>Dans l&#8217;ombre d&#8217;Hemingway</em> accomplit un bon boulot en voulant rendre l&#8217;état de détresse psychologique dans lequel fut longtemps plongé Hemingway. On ressort cependant de la salle sans cet état de tristesse qui afflige les personnages sur scène, tels des marins errant au large dans la brume.</p>
<p><em>Dans l&#8217;ombre d&#8217;Hemingway</em>, jouée chez Duceppe jusqu&#8217;au 3 décembre.</p>
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		<title>Le Salon du livre de Montréal : donner le temps de prendre le temps</title>
		<link>http://www.pieuvre.ca/2011/11/02/salon-du-livre/</link>
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		<pubDate>Wed, 02 Nov 2011 17:40:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Hugo Prévost</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Lecteurs invétérés, à vos bouquins! Le Salon du livre de Montréal, grand rendez-vous des bouquineux de la région métropolitaine devant l'éternel, est de retour en 2011 pour une 34e édition. Les passionnés et les occasionnels de la littérature pourront faire le plein de romans, livres, albums et autres recueils du 16 au 21 novembre à la Place Bonaventure.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Hugo PRÉVOST</p>
<p><strong>Lecteurs invétérés, à vos bouquins! Le Salon du livre de Montréal, grand rendez-vous des <em>bouquineux</em> de la région métropolitaine devant l&#8217;éternel, est de retour en 2011 pour une 34e édition. Les passionnés et les occasionnels de la littérature pourront faire le plein de romans, livres, albums et autres recueils du 16 au 21 novembre à la Place Bonaventure.</strong></p>
<div class="mceTemp">
<dl id="attachment_7013" class="wp-caption alignright" style="width: 239px;">
<dt class="wp-caption-dt"><a href="http://www.pieuvre.ca/2011/11/02/salon-du-livre/salondulivre/" rel="attachment wp-att-7013"><img class="size-medium wp-image-7013" title="SalonDuLivre" src="http://www.pieuvre.ca/v2/home/lapieuv/public_html/v2/wp-content/uploads/2011/11/SalonDuLivre-229x300.png" alt="" width="229" height="300" /></a></dt>
<dd class="wp-caption-dd"></dd>
</dl>
</div>
<p>La crème littéraire avait rendez-vous, mardi matin, à la Place des Arts pour l&#8217;annonce du thème de l&#8217;édition 2011 du Salon, qui invite cette année les visiteurs à partir en voyage en ouvrant simplement un livre pour en apprécier le contenu.</p>
<p>Le nouveau président d&#8217;honneur de l&#8217;événement, Georges-Hébert Germain, invite ainsi la population à venir rencontrer les auteurs. En fait, parlant du Salon du livre, il affirme qu&#8217; <em>&laquo;&nbsp;on y retrouve la sympathique armée des lecteurs et des auteurs&nbsp;&raquo;</em>.</p>
<p>Le président du conseil d&#8217;administration du salon, René Bonenfant, qualifie pour sa part l&#8217;événement comme d&#8217;un rassemblement pas du tout passéiste, mais plutôt d&#8217;un enrichissement constant de la mémoire.</p>
<p>La Fondation québécoise pour l&#8217;alphabétisation relance également sa collecte annuelle de livres au profit des jeunes enfants, la Lecture en cadeau. Pour sa 13e édition, les organisateurs visent à amasser 30 700 livres. Depuis le début, ce sont 255 000 ouvrages qui ont trouvé le chemin des ménages défavorisés de la province.</p>
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		<title>Pris au jeu : le dangereux attrait du jeu à l&#8217;argent</title>
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		<pubDate>Tue, 01 Nov 2011 17:11:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Hugo Prévost</dc:creator>
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		<description><![CDATA[La romancière Monique Polak a livré, à la fin de l'été, un nouveau roman pour jeunes adultes et adolescents publié dans la collection Parkour des éditions de la courte échelle. Situé dans l'univers du pari et du jeu à l'argent, Pris au jeu raconte l'histoire d'un étudiant du secondaire qui finira par s'enchevêtrer dans l'enfer du jeu.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Hugo PRÉVOST</p>
<p><strong>La romancière Monique Polak a livré, à la fin de l&#8217;été, un nouveau roman pour jeunes adultes et adolescents publié dans la collection Parkour des éditions de la courte échelle. Situé dans l&#8217;univers du pari et du jeu à l&#8217;argent, <em>Pris au jeu</em> raconte l&#8217;histoire d&#8217;un étudiant du secondaire qui finira par s&#8217;enchevêtrer dans l&#8217;enfer du jeu.</strong></p>
<div class="mceTemp">
<dl id="attachment_7003" class="wp-caption alignright" style="width: 207px;">
<dt class="wp-caption-dt"><a href="http://www.pieuvre.ca/2011/11/01/pris-au-jeu/pris-au-jeu/" rel="attachment wp-att-7003"><img class="size-medium wp-image-7003" title="Pris au jeu" src="http://www.pieuvre.ca/v2/home/lapieuv/public_html/v2/wp-content/uploads/2011/11/Pris-au-jeu-197x300.jpg" alt="" width="197" height="300" /></a></dt>
<dd class="wp-caption-dd"></dd>
</dl>
</div>
<p>Tommy, donc, élève dans une école secondaire huppée de Westmount, à Montréal, est l&#8217;exemple-type du paresseux. Cependant, si ses résultats scolaires laissent à désirer, il se débrouille plutôt bien au poker. Il profitera même d&#8217;une série de coups chanceux pour se rapprocher de la jolie Clara.</p>
<p>Les choses vont évidemment s&#8217;envenimer, et la trajectoire n&#8217;en sera alors que descendante.</p>
<p><em>Pris au jeu </em>pèche par simplicité; le titre et la photo en couverture, celle d&#8217;un adolescent encapuchonné qui accomplit quelque action répréhensible sur un ordinateur portable, envoie directement le message que le livre veut mettre de l&#8217;avant : le jeu à l&#8217;argent, c&#8217;est mal. Encore pire si vous êtes mineur. Et la dépendance guette&#8230;</p>
<p>Solution de facilité, également, en ayant situé l&#8217;action dans une milieu extrêmement aisé, où un enfant peut facilement perdre plusieurs centaines de dollars lors de parties de cartes à laquelle prennent part des jeunes de 15 ans, et ce sans que les parents ne s&#8217;en inquiètent. D&#8217;ailleurs, les parents semblent n&#8217;avoir aucune idée des difficultés scolaires de leur fils. La situation ne doit pourtant pas dater d&#8217;hier.</p>
<p>Non pas que le problème général abordé &#8211; les dangers du jeu &#8211; soit mal choisi, mais le contexte semble si irréaliste (les jeunes peuvent-ils vraiment s&#8217;identifier à un ado de 15 ans ayant plusieurs centaines de dollars d&#8217;argent de poche et buvant de la vodka à l&#8217;école?) que le lecteur décroche et attend la conclusion inexorable, où le parieur invétéré se fera coincer. D&#8217;ailleurs, la fin comporte le fait de commettre un crime impliquant un emprisonnement dans le monde des adultes, et le personnage principal ne s&#8217;inquiète que d&#8217;être renvoyé de son école&#8230; On aurait aimé un cadre plus typique pour aborder le sujet du jeu à l&#8217;argent et des personnages moins caricaturaux.</p>
<p><em>Pris au jeu</em>, de Monique Polak. Collection Parkour des éditions de la courte échelle.</p>
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		<title>L&#8217;amour en région arctique et ailleurs</title>
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		<pubDate>Thu, 20 Oct 2011 21:18:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Hugo Prévost</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Écosystème émotionnel ou envolée vers une nouvelle réalité sentimentale? Avec son premier roman En région arctique et ailleurs, la jeune auteure Laurence Gough se penche sur les relations et la psyché tumultueuse de deux jeunes adultes, Simon et Noémie. De voyages psychiques à la timidité maladresse, elle construit un univers multidimensionnel d'où la raison est à toute fin bannie. ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Hugo PRÉVOST</p>
<p><strong>Écosystème émotionnel ou envolée vers une nouvelle réalité sentimentale? Avec son premier roman <em>En région arctique et ailleurs</em>, la jeune auteure Laurence Gough se penche sur les relations et la psyché tumultueuse de deux jeunes adultes, Simon et Noémie. De voyages psychiques à la timidité maladresse, elle construit un univers multidimensionnel d&#8217;où la raison est à toute fin bannie.</strong></p>
<div class="mceTemp">
<dl id="attachment_6723" class="wp-caption alignright" style="width: 201px;">
<dt class="wp-caption-dt"><a href="http://www.pieuvre.ca/2011/10/20/arctique-ailleurs-livre/en-region-arctique/" rel="attachment wp-att-6723"><img class="size-medium wp-image-6723" title="En région arctique" src="http://www.pieuvre.ca/v2/home/lapieuv/public_html/v2/wp-content/uploads/2011/10/En-r%C3%A9gion-arctique-191x300.jpg" alt="" width="191" height="300" /></a></dt>
<dd class="wp-caption-dd"></dd>
</dl>
</div>
<p>Simon aime secrètement Noémie, qui ne dit pas non. Mais Noémie est aussi en couple avec Thomas, le cousin de Simon; le beau, le grand, le fort, le parfait Thomas. Au-delà de la simple quête d&#8217;un amour impossible (ou l&#8217;est-il vraiment?), au-delà de l&#8217;attrait du bizarre, de l&#8217;étrange, de l&#8217;improbable, Laurence Gough se donne carte blanche pour entraîner les lecteurs dans un univers où les pensées et les sentiments remplacent les paroles, les actes réfléchis, la logique.</p>
<p>En envoyant fréquemment ses personnages dans le Nord du Québec, à l&#8217;opposé de Montréal, où tout semble enfermé, bloqué et contraint, l&#8217;auteure utilise les grands espaces comme exutoire pour ce qui semble être un besoin de liberté, autant pour la créativité littéraire que pour l&#8217;expérience sensorielle en elle-même.</p>
<p>De ce premier ouvrage plein de fougue, on constate peut-être que l&#8217;enthousiasme tend à déborder quelque peu du cadre. Ou, plutôt, que ce cadre en vient à disparaître au final, ne laissant plus qu&#8217;un noeud émotionnel qui submerge le lecteur. L&#8217;énergie, l&#8217;ambition littéraires sont présentes, mais sans doute pas encore assez maîtrisées dans le contexte d&#8217;un livre semblant perdre un peu le Nord en fin de parcours. Le second opus de Mme Gough sera sans doute à se mettre sous la dent.</p>
<p><em>En région arctique et ailleurs</em>, aux Éditions marchand de feuilles, 167 pages.</p>
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		<title>Écosociété s&#8217;entend hors cour avec Barrick Gold</title>
		<link>http://www.pieuvre.ca/2011/10/18/ecosociete-barrick-gold/</link>
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		<pubDate>Tue, 18 Oct 2011 20:14:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pieuvre.ca</dc:creator>
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		<description><![CDATA[La maison d'édition Écosociété a annoncé mardi après-midi avoir conclut un règlement hors cours avec la compagnie minière Barrick Gold après trois ans de procédures judiciaires. Afin de mettre fin à la poursuite que Barrick Gold leur a intentée en avril 2008 pour un montant de 6 millions de dollars, et pour cette raison uniquement, les Éditions Écosociété cessent la publication du livre Noir Canada, précise l'entreprise par voie de communiqué.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Pieuvre.ca</p>
<p><strong>La maison d&#8217;édition Écosociété a annoncé mardi après-midi avoir conclut un règlement hors cours avec la compagnie minière Barrick Gold après trois ans de procédures judiciaires. Afin de mettre fin à la poursuite que Barrick Gold leur a intentée en avril 2008 pour un montant de 6 millions de dollars, et pour cette raison uniquement, les Éditions Écosociété cessent la publication du livre <em>Noir Canada</em>, précise l&#8217;entreprise par voie de communiqué.</strong></p>
<div id="attachment_6669" class="wp-caption alignright" style="width: 203px"><a href="http://www.pieuvre.ca/2011/10/18/ecosociete-barrick-gold/noir_canada/" rel="attachment wp-att-6669"><img class="size-medium wp-image-6669" title="noir_canada" src="http://www.pieuvre.ca/v2/home/lapieuv/public_html/v2/wp-content/uploads/2011/10/noir_canada-193x300.jpg" alt="" width="193" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">Photo : Éditions Écosociété</p></div>
<p>La page est donc tournée dans l&#8217;une des affaires judiciaires ayant fait couler le plus d&#8217;encre au cours des dernières années. Le livre <em>Noir Canada. Pillage, corruption et criminalité</em>, et la poursuite de la part de Barrick Gold qu&#8217;aura valu ce livre à Écosociété, auront contribué au dépôt, puis à l&#8217;adoption, au Québec, d&#8217;une loi interdisant les poursuites dites bâillon, où une partie disposant de moyens beaucoup plus importants que l&#8217;autre, utilise ces mêmes moyens pour imposer le silence à son adversaire en le faisant crouler sous les procédures judiciaires.</p>
<p>Au dire de la maison d&#8217;édition, le retrait de <em>Noir Canada</em> des tablettes ne saurait en rien constituer un désaveu du travail des auteurs du livre, soit Delphine Abadie, Alain Denault et William Sacher, ou de l&#8217;éditeur. Les Éditions Écosociété se disent d&#8217;ailleurs toujours convaincues que l&#8217;ouvrage méritait d&#8217;être publié, afin d&#8217;ouvrir un débat nécessaire sur le <em>&laquo;&nbsp;paradis judiciaire qu&#8217;est le Canada pour les entreprises minières mondiales&nbsp;&raquo;</em>.</p>
<p>Les Éditions Écosociété entendent continuer leur travail d&#8217;éditeur critique, engagé et indépendant. Elles entendent continuer, malgré les menaces qui pèsent sur le livre et la pensée, à se prévaloir de leur liberté d&#8217;expression pour éclairer les citoyennes sur un ensemble de questions d&#8217;intérêt public. Elles entendent également continuer à publier l&#8217;auteur Alain Deneault, dont les écrits constituent une précieuse contribution à la pensée critique. D&#8217;ailleurs, elles annoncent d&#8217;ores et déjà la parution cet automne de son prochain ouvrage, <em>Faire l&#8217;économie de la haine</em>, un recueil de textes exposant les formes culturelles d&#8217;une «censure insidieuse» visant à empêcher des raisonnements critiques.</p>
<p align="justify">Avec ce règlement, les Éditions Écosociété et les auteures de <em>Noir Canada</em> comptent également se dégager d&#8217;un procès de 40 jours et de multiples procédures représentant en soi des coûts financiers, humains et moraux colossaux, malgré la provision pour frais de 143 000 $ que la juge Guylaine Beaugé a ordonné à Barrick Gold de leur verser le 12 août dernier. Elle concluait alors dans son jugement que la poursuite intentée présentait une apparence d&#8217;abus.</p>
<p align="justify">Si le litige opposant les défendeurs à Barrick Gold est maintenant derrière eux, les Éditions Écosociété et les auteures de <em>Noir Canada</em> font toujours face à une poursuite en diffamation de 5 millions de dollars, intentée par la multinationale Banro en Ontario. Ils sont toujours en attente d&#8217;une décision de la Cour suprême du Canada afin de rapatrier la poursuite au Québec, l&#8217;Ontario n&#8217;ayant pas encore adopté de loi contre les poursuites-bâillons.</p>
<p align="justify">Écosociété estime toujours qu&#8217;un débat urgent doit avoir lieu sur l&#8217;accès à la justice et les coûts <em>&laquo;&nbsp;faramineux&nbsp;&raquo;</em> qu&#8217;elle implique.</p>
]]></content:encoded>
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		<title>Bienvenue au Bureau universel des copyrights</title>
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		<pubDate>Thu, 13 Oct 2011 17:54:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Catherine Lavoie</dc:creator>
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		<description><![CDATA[L'auteur Bertrand Laverdure ne croit pas à la pérennité de la littérature telle que nous la connaissons. "Tout ce que nous allons chercher dans l'expérience littéraire, soit le plaisir des mots, le plaisir du dépaysement, l'intérêt d'une histoire bien racontée et la fébrilité dans laquelle nous garde un suspense sera réintégré dans ce que j'appellerais un futur «lectodôme»." Dans ce lieu, le lecteur déambulerait dans un monde virtuel où cinéma, poésie et expérience de jeu vidéo composeraient le récit.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Catherine LAVOIE</p>
<p><strong>L&#8217;auteur Bertrand Laverdure ne croit pas à la pérennité de la littérature telle que nous la connaissons.<em> &laquo;&nbsp;Tout ce que nous allons chercher dans l&#8217;expérience littéraire, soit le plaisir des mots, le plaisir du dépaysement, l&#8217;intérêt d&#8217;une histoire bien racontée et la fébrilité dans laquelle nous garde un suspense sera réintégré dans ce que j&#8217;appellerais un futur «lectodôme».&nbsp;&raquo;</em> Dans ce lieu, le lecteur déambulerait dans un monde virtuel où cinéma, poésie et expérience de jeu vidéo composeraient le récit.</strong></p>
<div class="mceTemp">
<dl id="attachment_6523" class="wp-caption alignright" style="width: 196px;">
<dt class="wp-caption-dt"><a href="http://www.pieuvre.ca/2011/10/13/bureau-universel/bureauuniverseldescopyrights/" rel="attachment wp-att-6523"><img class="size-medium wp-image-6523" title="BureauUniverselDesCopyrights" src="http://www.pieuvre.ca/v2/home/lapieuv/public_html/v2/wp-content/uploads/2011/10/BureauUniverselDesCopyrights-186x300.jpg" alt="" width="186" height="300" /></a></dt>
<dd class="wp-caption-dd"></dd>
</dl>
</div>
<p>On ne s’étonnera guère de retrouver dans le dernier roman de l’auteur, <em>Bureau Universel des Copyrights</em>, un univers tout aussi complexe qu’absurde et insolite. Le roman met en scène un homme en pleine décomposition qui se transforme un peu plus sous nos yeux à chacun des chapitres. Le lecteur n&#8217;est pas le seul à observer avec indécence cet homme se décortiquer: une horde de touristes littéraires épient ses faits et gestes, remettent en question les décisions du personnage (<em>&laquo;&nbsp;je mettrais ma main au feu qu&#8217;il y a eu négligence dans la rédaction de cette scène&nbsp;&raquo;</em>) et, en consommateurs désappointés, exigent que soit remboursé le prix de la visite.</p>
<p>Dans ce roman à la structure fragmentée, les éléments de l&#8217;intrigue passent du coq à l&#8217;âne et la trame narrative se disperse. C&#8217;est ainsi que le personnage principal, affublé d&#8217;une jambe de bois, d&#8217;un bras en chocolat, de phalanges de sucre d&#8217;orge et d&#8217;ongle en pâte d&#8217;amandes, peut passer en quelques lignes d&#8217;une salle de cinéma bondée de Schtroumpfs farceurs à une rue passante de Bruxelles.</p>
<p>Si le personnage se déplace d&#8217;un endroit à l&#8217;autre sans aucune logique apparente, s&#8217;il ne semble avoir aucun contrôle sur ce corps qui se transforme sans cesse, c&#8217;est qu&#8217;il ne s&#8217;appartient pas: il est la propriété d&#8217;un autre, ou voire même de plusieurs autres, qui possèdent les copyrights de son être et de son existence: <em>&laquo;&nbsp;Se posséder est impossible parce que plusieurs personnes détiennent des options sur notre destinée dès notre conception&nbsp;&raquo;</em>.</p>
<p>Nombreux sont les récits extravagants &#8211; contes, histoires fantastiques ou d&#8217;aventure &#8211; qui provoquent l&#8217;étonnement et le ravissement.  Dans <em>Bureau Universel des Copyrights</em>, le fabuleux est plus intellectuel qu&#8217;intuitif. En abordant avec autant de complexité les thèmes de l’identité, des mutations du discours et de l’authenticité, l’auteur se lance dans un exercice périlleux. Le lecteur doit franchir plusieurs niveaux et naviguer parmi de nombreuses ramifications avant de pouvoir mettre le doigt sur le sens précis du roman. Mais pour Bertrand Laverdure, <em>&laquo;&nbsp;la littérature ne devrait jamais venir avec un monde d&#8217;emploi.&nbsp;&raquo;</em>. L’auteur, qui se qualifie d’écrivain radical (<em>«un écrivain radical n’est pas un ami du consensus»</em>), reconnaît lui-même que son roman s’adresse à des lecteurs <em>«qui aiment vivre une expérience littéraire hors de l’ordinaire»</em>.</p>
<p><em>Bureau Universel des Copyrights,</em> sorte de roman sur le roman, truffé de références cinématographiques et où des nanopuces de copyrights prennent la forme de grains de riz et des gazoducs pharaoniques de l’imaginaire celle de tunnel, saura plaire à des lecteurs aventureux qui n’ont pas peur d’être malmenés tout en acceptant que certains passages ne restent à jamais nébuleux.</p>
<p>Bertrand Laverdure<br />
<em>Bureau Universel des Copyrights<br />
</em>La Peuplade, 2011</p>
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		<title>Partir de rien, et se retrouver</title>
		<link>http://www.pieuvre.ca/2011/10/02/partir-de-rien/</link>
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		<pubDate>Sun, 02 Oct 2011 20:46:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Hugo Prévost</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Après un certain temps, il devient difficile de trouver les bons qualificatifs pour une critique littéraire. Les bons, les très bons, voire les excellents ouvrages nécessitent une liste de plus de plus développée de synonymes, tout comme les livres moins bons, mauvais ou encore médiocres. Et pourtant, lorsque le quatrième de couverture se referme tout doucement, et que lecteur redescend lentement sur terre après un voyage imaginaire après avoir flotté entre les lignes, zigzagué entre les caractères et dansé avec la ponctuation, le plus dur reste à faire. Partir de rien, le premier roman de Maude Nepveu-Villeneuve, est de ces romans qui posent des défis d'inventivité pour qualifier leur contenu. Qui aurait crû que ce nouveau-né des éditions de Ta mère poserait tant de problèmes?]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Hugo PRÉVOST</p>
<p><strong>Après un certain temps, il devient difficile de trouver les bons qualificatifs pour une critique littéraire. Les bons, les très bons, voire les excellents ouvrages nécessitent une liste de plus de plus développée de synonymes, tout comme les livres moins bons, mauvais ou encore médiocres. Et pourtant, lorsque le quatrième de couverture se referme tout doucement, et que lecteur redescend lentement sur terre après un voyage imaginaire après avoir flotté entre les lignes, zigzagué entre les caractères et dansé avec la ponctuation, le plus dur reste à faire. <em>Partir de rien</em>, le premier roman de Maude Nepveu-Villeneuve, est de ces romans qui posent des défis d&#8217;inventivité pour qualifier leur contenu. Qui aurait crû que ce nouveau-né des éditions de Ta mère poserait tant de problèmes?</strong></p>
<div id="attachment_6278" class="wp-caption alignright" style="width: 210px"><a href="http://www.pieuvre.ca/2011/10/02/partir-de-rien/dsc_0030-large-2/" rel="attachment wp-att-6278"><img class="size-medium wp-image-6278" title="DSC_0030 (Large)" src="http://www.pieuvre.ca/v2/home/lapieuv/public_html/v2/wp-content/uploads/2011/10/DSC_0030-Large-200x300.jpg" alt="" width="200" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">Maude Nepveu-Villeneuve. Photo : Hugo Prévost</p></div>
<p>Chloé et Almée s&#8217;ennuient profondément. Coincées dans un petit village de province, elles décident, un bon jour, d&#8217;aller vivre dans un champ. Quatre jours de pluie plus tard, trempées, elles reviennent pour constater que toutes les maisons de leur village sont condamnées, désertes. Désireuses de voyage et d&#8217;aventure, elles partent en vélo, lièvre en poche, à destination de la ville portuaire proche. Là-bas, elles y découvriront la vie, la vraie, mais y feront également l&#8217;expérience des stigmates du départ et des blessures émotionnelles que peut causer l&#8217;attacher aux personnes que l&#8217;on aime.</p>
<p>Roman en gestation pendant sept ans, <em>Partir de rien</em> est ironiquement venu au monde pratiquement au moment où l&#8217;auteure mettait elle aussi au monde sa petite première, qui s&#8217;agrippe à sa maman pendant qu&#8217;elle signe des autographes et qu&#8217;elle répond aux questions de l&#8217;entrevue. Roman mis de côté mais pas oublié pour cette enseignante en littérature qui couche forcément une partie de sa vie dans les 229 pages de papier légèrement texturé glissant bien sous les doigts. Roman écrit sous forme de phrases courtes, concises, efficaces, qui parle de deux jeunes certainement déjà plus femmes que jeunes filles, avec des amours subtilement évoquées, mais jamais décrites concrètement, des prises de tête, des prises de bec, mais aussi des prises de décision parfois déchirantes. Roman de l&#8217;errance, enfin, sans réponse au bout du chemin, mais avec, peut-être, uniquement des questions supplémentaires. Roman sans illumination divine, avec un cri du coeur de la jeunesse qui fuit trop vite, aspirée dans un monde d&#8217;adultes créé pour cloîtrer les espoirs les plus fous.</p>
<p><em>Partir de rien </em>se lit rapidement, simplement, délicatement, ses 229 pages filant à grande vitesse. Un deuxième ouvrage est d&#8217;ailleurs déjà planifié, explique l&#8217;auteure. Pour l&#8217;instant, le premier a fière allure, sa couverture un peu défraîchie à force de le transporter.</p>
<p><em>Partir de rien</em>, 229 pages, aux éditions de Ta mère</p>
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