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Un soir de triple première

Le 24 janvier dernier débutait une toute nouvelle collaboration entre Bibliothèque et Archives nationales du Québec et l’Orchestre symphonique de Montréal, dans le cadre d’une toute nouvelle série d’événements Musique de chambre et littérature. La chose revêtait assez d’importance pour les deux collaborateurs que madame Madeleine Careau, chef de la direction de l’OSM et madame Nicole Vallières, directrice de la programmation culturelle de BANQ, ont pris la peine d’adresser quelques mots à l’auditoire.

La Solde : dans l’enfer de l’existence

Quatre ans après son dernier ouvrage, l’auteur Éric McComber propose aujourd’hui La Solde, paru aux éditions La mèche. On y retrouve Émile Duncan, personnage principal déjà présent dans Sans connaissance, du même auteur, et paru en 2007. Cette fois, Émile explore les bas-fonds de l’existence, entre vacuité de l’être et désespérant besoin de réconfort.

Tentez de mater la littérature avec Isabelle Baez

Nina a eu la fibre militante très jeune. Déjà à l’adolescence, elle se révolte, s’insurge et affiche sa colère contre les injustices. Après avoir flirté avec les mouvements altermondialiste et anarchiste, elle suit une formation d’infirmière et parcourt les points chauds de la planète avec un groupe humanitaire. En 2002, elle est kidnappée en Afghanistan. Tout en sachant que les procédures dans la Kaboul encore fragile seront ardues, sa meilleure amie Mali s’envole pour l’Afghanistan pour y retrouver Nina.

Dans l’ombre d’Hemingway, sur les planches

Ah, cette mer des Caraïbes, pareille à un horizon d’alcool dans lequel se noient les plus téméraires. L’auteur de théâtre Stéphane Brulotte a décidé de tenter le diable et de s’attaquer au marin littéraire des derniers jours, Ernest Hemingway, avec une pièce intitulée Dans l’ombre d’Hemingway.

Le Salon du livre de Montréal : donner le temps de prendre le temps

Lecteurs invétérés, à vos bouquins! Le Salon du livre de Montréal, grand rendez-vous des bouquineux de la région métropolitaine devant l’éternel, est de retour en 2011 pour une 34e édition. Les passionnés et les occasionnels de la littérature pourront faire le plein de romans, livres, albums et autres recueils du 16 au 21 novembre à la Place Bonaventure.

Pris au jeu : le dangereux attrait du jeu à l’argent

La romancière Monique Polak a livré, à la fin de l’été, un nouveau roman pour jeunes adultes et adolescents publié dans la collection Parkour des éditions de la courte échelle. Situé dans l’univers du pari et du jeu à l’argent, Pris au jeu raconte l’histoire d’un étudiant du secondaire qui finira par s’enchevêtrer dans l’enfer du jeu.

L’amour en région arctique et ailleurs

Écosystème émotionnel ou envolée vers une nouvelle réalité sentimentale? Avec son premier roman En région arctique et ailleurs, la jeune auteure Laurence Gough se penche sur les relations et la psyché tumultueuse de deux jeunes adultes, Simon et Noémie. De voyages psychiques à la timidité maladresse, elle construit un univers multidimensionnel d’où la raison est à toute fin bannie.

Écosociété s’entend hors cour avec Barrick Gold

La maison d’édition Écosociété a annoncé mardi après-midi avoir conclut un règlement hors cours avec la compagnie minière Barrick Gold après trois ans de procédures judiciaires. Afin de mettre fin à la poursuite que Barrick Gold leur a intentée en avril 2008 pour un montant de 6 millions de dollars, et pour cette raison uniquement, les Éditions Écosociété cessent la publication du livre Noir Canada, précise l’entreprise par voie de communiqué.

Bienvenue au Bureau universel des copyrights

L’auteur Bertrand Laverdure ne croit pas à la pérennité de la littérature telle que nous la connaissons. « Tout ce que nous allons chercher dans l’expérience littéraire, soit le plaisir des mots, le plaisir du dépaysement, l’intérêt d’une histoire bien racontée et la fébrilité dans laquelle nous garde un suspense sera réintégré dans ce que j’appellerais un futur «lectodôme». » Dans ce lieu, le lecteur déambulerait dans un monde virtuel où cinéma, poésie et expérience de jeu vidéo composeraient le récit.

Partir de rien, et se retrouver

Après un certain temps, il devient difficile de trouver les bons qualificatifs pour une critique littéraire. Les bons, les très bons, voire les excellents ouvrages nécessitent une liste de plus de plus développée de synonymes, tout comme les livres moins bons, mauvais ou encore médiocres. Et pourtant, lorsque le quatrième de couverture se referme tout doucement, et que lecteur redescend lentement sur terre après un voyage imaginaire après avoir flotté entre les lignes, zigzagué entre les caractères et dansé avec la ponctuation, le plus dur reste à faire. Partir de rien, le premier roman de Maude Nepveu-Villeneuve, est de ces romans qui posent des défis d’inventivité pour qualifier leur contenu. Qui aurait crû que ce nouveau-né des éditions de Ta mère poserait tant de problèmes?

Québec aller simple, ou l’art du non-road movie

« Manu est Français. Manu a 20 ans. Manu n’a rien, mais veut plus », déclame le communiqué qui accompagne Québec aller simple, un roman semi-autobiographique de Pascal Millet publié dans la collection Romanichels des Éditions XYZ. Roman du voyage sans trop se déplacer, roman initiatique sans véritable catharsis, mais aussi roman vrai pour une génération qui, déjà, avait perdu l’espoir d’une vie meilleure. De par l’histoire de ce jeune adulte qui tente de refaire sa vie dans les contrées sauvages de la Côte-Nord québécoise, l’auteur examine la question des racines trop courtes (ou trop tordues), et qui ne peuvent offrir une vie meilleure à une nouvelle bordée de personnes désireuses de changer le monde.

La cuirasse émotionnelle féminine

Il y a des livres qui semblent se faufiler entre les genres, flotter entre les étiquettes et n’arrivent jamais à prendre partie. Cuirassée de Julie Frontenac est le parfait exemple de valse-hésitation entre le roman abouti et ce qu’on nomme la chick lit. L’auteure met en scène la vie d’Alice, une jeune Française qui connaît différents revers amoureux et professionnels. On retrouve dans les pages de Cuirassée la plupart des thèmes chers à cette littérature qui s’adresse aux femmes: passage de la trentaine, recherche de l’homme idéal, conflit familial…

Nourritures pour l’esprit à la salle Fred-Barry

Difficile d’explorer les penchants, les motivations, les méandres intellectuelles de Jacques Prévert. Véritable monument de l’écriture française, Prévert assomme, étourdit, déconcerte tout en enjolivant, retouchant et maniant le Verbe avec une aisance étonnante. Christian Vézina, pourtant, tente d’accomplir pratiquement l’impossible, et essaie de nous résumer l’homme en 1h10 dans Tout Prévert.

Un recueil de photos pour ne pas perdre le fil de l’histoire

Alors que le Festival international de littérature prends officiellement vendredi son envol pour sa 17e édition, le tout Montréal était rassemblé mercredi soir à la Place des Arts pour le coup d’envoi des festivités, sous la forme du vernissage du Livre des lecteurs, un recueil de photographies de lecteurs réalisées par le célèbre George Zimbel, le tout agrémenté de textes de Dany Laferrière, de Vicki Goldberg et d’Elaine Sernovitz Zimbel. Une autre façon de célébrer la longue et riche carrière de l’homme tout en jetant un nouveau regard sur la lecture, cet art de la noyade dans l’écrit.

Druide informatique se lance dans l’édition

L’entreprise Druide informatique, bien connue dans le domaine de la rédaction pour son célèbre logiciel de correction orthographique Antidote, a annoncé mardi qu’elle se lancerait dans l’édition au Québec, sous le nom des Éditions Druide. La nouvelle maison publiera de la fiction, des essais, de la littérature générale, de la littérature jeunesse ainsi que des ouvrages de référence. Lors de son annonce, Druide n’a pas précisé si certains des auteurs seraient publiés sous forme de livres électroniques.

L’érotisme discret du magazine Perle

Assis à une table du bar Laïka, sur le boulevard Saint-Laurent à Montréal, Nelson Roberge est calme, et travaille discrètement à son dernier projet sur son ordinateur portable, un café espresso à portée de la main. Il aurait toutefois toutes les raisons d’être nerveux : son nouveau projet, le magazine Perle, risque de susciter l’intérêt, mais aussi l’incompréhension et la méfiance. Et pour cause : il ne s’agit pas d’un magazine d’actualité, de décoration, ou encore d’essais littéraires… mais plutôt d’un magazine érotique.

Livres – Passer la nuit sur les ondes

Est-ce que notre mémoire fait défaut, ou alors de tous les médias, la radio est probablement celui ayant inspiré le moins d’œuvres de fiction? La principale qualité de La nuit sur les ondes d’Elizabeth Hay réside donc dans cette singularité: placer au centre du roman les employés d’une station de radio. Si on ajoute que la station de radio en question est située dans les Territoires-du-Nord-Ouest et que l’histoire prend place pendant les années 1970, alors le dépaysement est d’autant plus apprécié. Précisions d’emblée que malgré une distante apparente, ce roman est d’une pertinence frappante. La nordicité, et de manière plus large, la question du territoire, occupe en effet une place importante dans l’actualité.

Ouvrez vos livres à la page Bordel-Station

En 1955, un jeune étudiant citadin de 19 ans débarque à Bordel-Station, un petit village perdu dans les immenses forêts de la Haute-Mauricie. Jean-Pierre ne connaît rien au monde sylvicole et ne s’y est jamais intéressé. C’est pourtant à cet endroit que son père lui a trouvé un emploi d’été comme garde-forestier. Ce petit boulot lui permettra de payer une partie de ses études mais aussi de connaître « la vie rude et vivifiante des bois ». Il découvre un village tout aussi isolé que désolé dans lequel on ne trouve qu’un magasin général, fermé pour l’été, et un hôtel dont la principale activité commerciale a inspiré le nom «Bordel-Station» à la gare du village.

Harry Potter 7, Partie II : Adieu Harry…

Les fans ont pleuré en tournant la dernière page de Harry Potter et les reliques de la mort. Pour beaucoup qui ont grandi avec le roman, c’était la fin d’une grande épopée s’étant étalée sur dix ans et sur sept volumes. Aujourd’hui, c’est le temps d’affronter une nouvelle finalité alors que sort enfin sur nos écrans le huitième chapitre cinématographique des aventures du plus célèbre sorcier du monde. Huitième? Oui, car le septième volume à été scindé en deux, histoire de nous laisser savourer la fin plus longuement…

Livres – Une double disparition pour Chrystine Brouillet

Perdre son enfant est un drame terrible, tout particulièrement pour la mère; une vie disparaît, d’autres s’écroulent, et la police remuera habituellement ciel et terre pour retrouver l’être cher. C’est sur cette prémisse que se base Chrystine Brouillette pour écrire son plus récent roman policier, Doule disparition, publié aux éditions de La courte échelle. Dans cette nouvelle enquête de l’inspectrice Maud Graham, Mme Brouillette conjugue disparition d’enfant et réunification familiale dramatique pour créer une histoire double passablement solide, mais qui finit malheureusement par s’essouffler avant la fin du livre.

Sa guerre et celle des autres

War is Hell, dit le dicton; les époques changent, mais la guerre demeure toujours empreinte d’horreur et d’incompréhension. De génération en génération, la société a changé, mais les affres du combat et les répercussions sur la famille restée derrière n’ont pas bougé d’un iota, ou si peu. C’est d’ailleurs sur cet aspect qu’a voulu se concentrer Charlotte Gingras dans son dernier ouvrage, Guerres. Ce livre pour adolescent explore avec doigté les facettes des retombées du départ d’un père pour la guerre, là-bas en Afghanistan, tandis que sa femme et ses trois enfants restent derrière, à la maison.

Atavismes : l’essence de l’identité

Un livre est semblable à un labyrinthe; parfois, le tracé est évident au premier coup d’oeil, les pièces s’emboîtent les unes dans les autres sans effort et le lecteur peut aisément trouver son chemin jusqu’à la sortie. Quelques fois, cependant, le labyrinthe est un véritable dédale de mots, de sens, d’axiomes et de significations abstraites qui entraîne le lecteur dans un univers complètement déjanté, où les repères habituels se sont depuis longtemps dissous dans la trame narrative. Atavismes est l’un de ces livres. En quelque deux cent pages et des poussières, Raymond Bock nous entraîne dans une série d’univers qui provoquent le questionnement, la réflexion, le doute. Un très bon premier effort pour cet auteur.

Les modèles de l’amour, ou la peur de la solitude

Les ramifications de l’industrie du sexe sont aussi innombrables que les fantasmes et les désirs. Christèle et Geoffroy ont pour leur part opté pour un créneau quelque peu audacieux en offrant des spectacles sexuels à domicile. Un client peut donc se satisfaire des ébats sexuels du couple dans le confort de son foyer. Mais attention: comme dans tout échange de service, il existe des codes et des règles. Christèle et Geoffroy interdisent donc tout contact physique et il est défendu de filmer ou photographier la prestation. Et comme dans toute industrie, celle du sexe ne vend pas simplement du plaisir, mais aussi de de l’espoir et du rêve.

Plonger dans des histoires de batailles, de rois et d’éléphants

Choisir un livre parce que la couverture est jolie et que l’histoire semble étrange. Le choisir avec l’espoir un peu ridicule et certainement vain que l’on retrouverait dans le livre l’atmosphère éthérée et mystérieuse suggérée par la magnifique photo et la quatrième de couverture: en 1506, Michel Ange aurait séjourné quelques mois à Constantinople alors que le sultan Bajazet lui confie le mandat de concevoir un pont. Lire les premières pages en soupirant et en levant les yeux au ciel: le ton semble tellement didactique et affecté! Et finalement, basculer doucement.

Direction Hollywood, en quelques pages

« J’ai gagné l’or au cent mètres. J’ai marché sur la Lune. J’ai gravi l’Everest. » : voilà quelques phrases du premier chapitre d’Hongrie-Hollywood Express, le nouveau roman d’Éric Plamondon, qui paraîtra mardi prochain aux éditions Le Quartanier. Mi-roman de fiction, mi-récit biographique, mi-objet littéraire non-identifié, les 165 pages de cet ouvrage se plongent dans la vie du défunt Johnny Weissmuller, icône américaine de la nage, mais aussi du cinéma des belles années d’Hollywood. Intriguant, bizarre et accrocheur, Hongrie-Hollywood Express plonge avec délice dans la déchéance de l’humain.

FIFA – Portrait ou autoportrait?

Peu de choses à dire sur les 28 minutes que dure Portrait de Benoît Peeters en créateur nomade. Nous sommes au Festival des films sur l’art mais dans ce cas-ci, l’art n’est surtout pas dans le film.

Écrit par des gars, pour les gars

De toutes les catégories de lecteurs, le public adolescent mâle est probablement le plus difficile à satisfaire. Une fois évacués les clichés habituels – science-fiction, mangas, bandes dessinées et autres dragons – qu’est-ce que les adolescents trouvent intéressant dans la lecture d’un bouquin? À cet égard, on ne peut que saluer l’effort de la Courte Échelle qui publie Être un héros, un recueil de nouvelles principalement destiné aux garçons de plus de 14 ans. Neuf auteurs québécois tentent de répondre à la question suivante: «qu’est-ce qu’un héros?» On comprend très rapidement que le thème n’est qu’un prétexte à parler de courage et dignité.

L’art sur pellicule se donne rendez-vous à Montréal

C’est dans une salle comble qu’a été dévoilée, jeudi, la programmation de la 29e édition du Festival international du film sur l’art (FIFA). Au programme, ce sont 227 films provenant de 22 pays qui seront projetés sur divers écrans de la métropole pour tenter de démystifier davantage, cette année encore, les méandres de l’art sous toutes ses formes.

Littérature française : le bon grain et… le moins bon grain de la cuvée 2010

À chaque automne, la scène littéraire française s’enrichit de milliers de nouveaux titres parmi lesquels quelques chanceux seront davantage remarqués (pour de bonnes ou mauvaises raisons) et se verront octroyés un des nombreux prix littéraires. Les découvertes parmi ces prix sont parfois heureuses. Dans d’autres cas, la qualité ou l’intérêt des œuvres primées ne peuvent entraîner que perplexité dans l’esprit des lecteurs.