“Eux, ils n’ont pas senti l’odeur de la guerre! Ici, les plus grandes tragédies sont strictement personnelles…” Dans le sous-sol d’une grande maison, l’ethnolinguiste Richard Dubé se paie le luxe d’une crise existentielle alors que les étages sont occupés par un groupe de réfugiés. On retrouve dans cette grande maison sise sur le Mont-Royal Natacha l’Africaine, Ira et Ira, deux médecins sans papiers, le lutteur et déménageur de piano Ventchka, un lieutenant-colonel et l’actrice Ekaterina. Perchés sur la montagne, ils observent la ville et se questionnent: les collégiennes portent-elles de culottes sous leurs robes pendant les longs et froids mois d’hiver? les agents immobiliers, dont les photos recouvrent des centaines de panneaux, sont-ils des hauts-dirigeants de la société québécoise?
Elena Botchorichvili, ancienne journaliste sportive géorgienne exilée à Montréal, place l’émigration au coeur de son sixième roman, “Seulement attendre et regarder”. Ici, l’émigration va bien plus loin que les dédales bureaucratiques. Elle évoque aussi le désarroi (“On nous fait venir ici, mais on ne nous dit pas comment faire, on n’a pas l’habitude.”) ainsi que l’isolement et la difficulté à entrer en relation avec l’autochtone.
« Eux, ils n’ont pas senti l’odeur de la guerre! Ici, les plus grandes tragédies sont strictement personnelles… » Dans le sous-sol d’une grande maison, l’ethnolinguiste Richard Dubé se paie le luxe d’une crise existentielle alors que les étages sont occupés par un groupe de réfugiés. On retrouve dans cette grande maison sise sur le Mont-Royal Natacha l’Africaine, Ira et Ira, deux médecins sans papiers, le lutteur et déménageur de piano Ventchka, un lieutenant-colonel et l’actrice Ekaterina. Perchés sur la montagne, ils observent la ville et se questionnent: les collégiennes portent-elles des culottes sous leurs robes pendant les longs et froids mois d’hiver? Les agents immobiliers, dont les photos recouvrent des centaines de panneaux, sont-ils des hauts-dirigeants de la société québécoise? Dans le roman Seulement attendre et regarder, Elena Botchorichvili tente de fournir réponse à toutes ces questions.