Tag: "littérature"

La mort au temps de la Prohibition

Mitraillettes, alcool et feutres mous; le célèbre auteur de romans policiers et de thrillers Dennis Lehane reprend son bâton de pèlerin littéraire et livre Ils vivent la nuit, une nouvelle oeuvre trouvant son origine dans sa ville fétiche de Boston. Pas question cette fois, cependant, des détectives privés Patrick Kenzie et Angie Gennaro. Lehane installe plutôt son intrigue en pleine Prohibition, alors que Joe Coughlin passera du statut de petite frappe à celui de caïd. avec des meurtres à la clé, bien sûr.

Prix des libraires: La Fiancée américaine continue d’accumuler les distinctions

Place à la littérature, alors qu’étaient annoncés, lundi, les lauréats du volet adultes de la 20e édition du Prix des libraires du Québec, ainsi que la composition de la liste préliminaire du Prix jeunesse. Si, du côté des plus vieux, Éric Dupont et Patrick Dewitt ont déjà reçu les honneurs, chez les plus jeunes, l’identité des six gagnants ne sera connue qu’en septembre, à l’occasion du Festival international de la littérature.

The Great Gatsby: Midnight in Manhattan, ou Fitzgerald le magnifique

Juste à temps pour la sortie en salles du film de Baz Luhrmann, la BBC relance The Great Gatsby: Midnight In Manhattan, un documentaire qui lève le voile sur F. Scott Fitzgerald et son iconique roman.

Comme un coup de ville dans la gueule

Que faire quand tout s’effondre? Quand l’existence a un arrière-goût de cendres, et que l’abandon semble pratiquement à portée de main? Selon l’auteure Sarah Berthiaume, qui signe le très court Villes mortes, paru aux Éditions de Ta mère, la solution pourrait être simplement de lâcher prise.

La littérature francophone décortiquée à l’échelle nationale

Il n’y a certainement pas qu’au Québec que l’on consomme de la littérature, et encore moins de la littérature francophone. Dans un sondage dont les résultats ont été récemment publiés par le Regroupement des éditeurs canadiens-français (RECF), les habitudes de lecture des mordus de littérature francophone sont ainsi dévoilées au grand jour, ce qui permettra entre autres au regroupement de mieux s’outiller pour faire la promotion des ouvrages de langue française ailleurs au pays.

Le polar se donne rendez-vous à Knowlton

Knowlton, petit village des Cantons de l’Est provoquant habituellement peu de vagues sur la scène québécoise, rassemblera bientôt une partie de ce que la planète compte de meurtriers, d’assassins, de psychopathes et de criminels retors. Il s’agira en fait de la deuxième édition des Printemps meurtriers, une série de conférences et de tables rondes sur la littérature policière d’ici et d’ailleurs.

Le bruit d’une Colombie toujours vivante

Bogota l’exotique, perchée dans les montagnes de Colombie. Bogota la violente, également, alors que durant les années 1970 et 1980, la guerre du narcotrafic entraînait son lot d’assassinats et d’attentats à la bombe. Dans tout ce chaos se trouve un jeune professeur de droit qui tentera d’éclaircir, dans Le bruit des choses qui tombent, le mystère d’un étrange ami abattu à bout portant en pleine rue.

De la création pure au Théâtre aux Écuries

Découvrir le théâtre autrement; voilà sans doute la mission que s’est donnée le Festival du Jamais Lu, dans le cadre de sa 12e édition devant prendre l’affiche au début du mois de mai. Découvrir le théâtre, certes, mais également apprendre à apprivoiser cet étranger qui a pourtant toujours été parmi nous. Entrevue avec Geoffrey Gaquère, co-directeur artistique du festival.

Meurtres et intrigues à la chinoise avec Henning Mankell

L’auteur suédois bien connu Henning Mankell, entre autres responsable de la série d’enquête de Kurt Wallander, récidivait en 2012 avec Le chinois, un roman présenté comme un thriller policier se déroulant dans un village perdu du nord du pays, où la quasi-totalité des habitants ont été mystérieusement massacrés. Ce livre, récemment paru en format poche, s’avère plutôt être l’occasion, pour Mankell, de s’éloigner de ses assises littéraires pour se consacrer au roman politique, voire d’espionnage.

Théâtre à fleur de peau pour le 12e Festival Jamais Lu

Le Festival du Jamais Lu a dévoilé mercredi la programmation de sa 12e édition, qui aura lieu du 3 au 10 mai au théâtre aux Écuries; au programme de cet événement couvrant la culture théâtrale émergente, il sera donc possible de retrouver auteurs et interprètes passionnés de mots et d’émotions dans une « ambiance de joyeux cabaret théâtral et littéraire ».

Barbelés, la barrière entre la vie et la liberté

Pierre Ouellet dispose d’une vivacité d’esprit digne de celle d’un grand penseur. Intelligent, articulé, l’homme sait s’exprimer, et, dans Barbelés, récemment publié aux Éditions Sémaphore, il prouve sans aucun doute son talent littéraire. Et ce, même pour un homme condamné à la prison à perpétuité.

FIFA – Immortalité de celluloïd pour Charles Dickens

L’écrivain britannique Charles Dickens est sans doute à la littérature anglaise ce que William Shakespeare fut pour le théâtre. Monstre magnifique, personnage plus grand que nature, cet auteur du 19e siècle aura laissé un patrimoine écrit transposé un nombre incalculable de fois au grand écran. Dans Dickens on Film, projeté dans le cadre du Festival international de films sur l’art (FIFA), l’auteur de David Copperfield, ou encore A Tale of Two Cities est revisité par la bande.

Les bêtes ou la fragilité de l’Homme

Après trois romans et quelques écrits philosophiques et spirituels, l’écrivain Vincent Thibault revient avec un quatrième roman intitulé Les Bêtes. Publié aux Éditions Pleine Lune, ce nouvel ouvrage du jeune auteur marie bien la fiction et la philosophie, les deux genres privilégiés par Thibault. Dans Les Bêtes, l’être humain est au centre de l’action, avec sa solitude, ses problèmes et ses bêtes intérieures. Les bêtes, ce sont les loups, les chiens de Chisasibi, mais aussi les tourments qui traversent chaque personnage de ce roman.

La rive est loin, un concentré de poésie asiatique

Un couple partagé entre la douleur d’un passé condamné à disparaître et le néant qui l’attend au tournant; une existence tiraillée entre la peur de l’iconnu et la douce résignation envers une apocalypse à petite échelle… Le plus récent roamn de Ying Chen, La rive est loin, transporte les lecteurs dans un univers poétique déchiré où il fait bon se perdre.

Brunetti, Ovide et la camorra

La femme au masque de chair est le titre français de la 18e enquête du commissaire Guido Brunetti, la création, ou devrait-on dire la créature, de Dona Leon, auteure américaine qui vit à Venise depuis plus de vingt ans sous un relatif anonymat. En effet, la célèbre écrivaine refuse que ses ouvrages soient traduits en italien, histoire de pouvoir circuler librement au cœur de la Sérénissime.

Surdose de films pour le 31e FIFA

Amateurs de cinéma sur l’art, à vos billets! Ou plutôt à vos calendriers et vos feuilles de calcul Excel; le Festival international de films sur l’art (FIFA) a dévoilé mardi la programmation de sa 31e édition, et celle-ci s’annonce plus riche que jamais. Pour la cuvée 2013, pas moins de près de 250 films (248, pour être précis) se disputeront l’attention des cinéphiles pendant 10 jours, du 14 au 24 mars.

Histoires slaves à la Maison symphonique

L’OSM poursuivait sa visite artistique du pays de Tchaïkovski, vendredi, lors d’une soirée spéciale mêlant musique et littérature. Dans le confort de la Maison symphonique, on aurait presque pu s’imaginer dans une chaude isba sibérienne, lors d’une glaciale soirée d’hiver. Kim Yaroshevskaya, créatrice de la célèbre Franfreluche, allait lire Pouchkine et Tolstoï, alors que quatre musiciens de l’orchestre allaient interpréter le Quatuor à cordes No. 2 en ré majeur de Borodine, ainsi que le Quatuor à cordes No. 1, opus 11, de Tchaïkovski.

Des nouvelles du quotidien, pour ne pas chuter du centre de l’existence

L’auteure québécoise Mélissa Verreault, déjà bien connue pour ses recueils de nouvelles et son roman Voyage Léger, paru en 2011, a récemment fait publier, aux éditions La Peuplade, un nouveau recueil de nouvelles intitulé Point d’équilibre. Avec un style à la fois incisif et discret, Mme Verreault offre 11 courtes histoires discrètement liées les unes aux autres, des tranches de vie qui sauront plaire, déplaire, ou encore faire réfléchir.

Le livre papier, encore loin de la disparition

Le livre papier aurait encore de beaux jours devant lui, et ce même aux États-Unis, là où les tablettes et les liseuses numériques continuent de gagner en popularité. Selon un sondage réalisé par le Pew Research Center le mois dernier, les Américains adultes sont en effet toujours attachés au bon vieux livre papier, et ce dans une importante proportion. La très forte croissance de l’intérêt pour les livres numériques pourrait-elle n’être qu’une anomalie attribuable aux enthousiastes technologiques?

La trilogie coréenne, un voyage à travers les cultures

La Trilogie coréenne, de l’auteur Ook Chung, est sans doute à marquer d’une pierre blanche dans le monde littéraire québécois. Pas que les ouvrages asiatiques soient trop peu nombreux sur le petit marché provincial de l’édition – bien que cela puisse être parfois le cas -, mais l’auteur réussit dans ce cas un tel tour de force artistique qu’il importe de souligner l’impact singulier de cette oeuvre pour mieux saisir la complexité des mélanges des cultures occidentales et orientales.

Les lignes de désir: la chasse aux souvenirs

Deuxième roman de l’auteur Emmanuel Kattan publié chez Boréal, Les lignes de désir est une œuvre qui reflète bien les questionnements de la société actuelle. En effet, Kattan nous présente un personnage féminin fort aux origines chancelantes en quête de sa propre identité à travers le conflit israélo-palestinien. Malgré cette quête personnelle qui traverse le roman, Les Lignes de désir prend une tournure policière suite à la disparition de Sara. Cette double enquête crée un roman qui suscite de bien plus grandes questions qu’un simple «Mais où est passée Sara? »

Projet Harlequin: fusion des corps et des genres

Victoire Pottiez Nancy Leduc, danseuse et chorégraphe, présente un spectacle inspiré de la collection Harlequin, éditeur de ces fameux romans [...]

Toutes mes solitudes!: le long pays tranquille

Le livre frappe comme une tonne de briques. En fait, il s’agit plutôt d’une seule brique, un ouvrage fort d’un peu plus de 300 pages… autant dire un nouveau monde pour la maison des éditions de Ta mère, qui nous a jusqu’à présent habitués à un peu plus d’une centaine de pages par ouvrage. Pour ​Toutes mes solitudes!​, de Marie-Christine Lemieux-Couture, toutefois, le roman à couverture cartonnée semble aussi épais que le Canada traversé par ses protagonistes.

Un concours de circonstances, le roman qui frappe au coeur de l’Amérique

Que reste-t-il du 11 septembre 2001? Deux guerres, un sentiment collectif de peur, la haine du musulman, deux bassins aux emplacements des tours du World Trade Center? Tout cela, et sans doute beaucoup d’autres choses. Au-delà des affrontements géopolitiques et de la guerre contre le terrorisme, la journaliste américaine Amy Waldman a décidé de s’attaquer, avec son roman ​Un concours de circonstance​, à l’intégration des religions dans le grand ​patchwork​ de la société américaine.

La table des autres, un roman achevé, mais pas terminé

L’auteur Michael Ondaatje récidive aux éditions Boréal en y publiant son plus récent roman, soit son troisième opus au sein de cette maison d’édition. ​Intitulé ​La table des autres​, l’ouvrage peut certainement être comparé à une toile impressionniste tant il est distillé à petites touches, parfois floues, parfois éclatantes.

L’odeur fétide de la vieillesse couchée sur papier dans Maison de vieux

La vieillesse pue; la mort, tout d’abord, mais aussi les médicaments, l’urine séchée, la maladie, l’attente, le désespoir. Oh, la vieillesse a certainement ses bons côtés, bien entendu, mais pour la parution de ​Maison de vieux​, plus récent ouvrage de la maison Les éditions de ta mère, le collectif d’auteurs chargé de la rédaction de l’ouvrage a décidé de parer au plus sombre, au plus déprimant, comme pour extirper tout le fiel possible avant l’arrivée de la Grande faucheuse.

La doucereuse et énigmatique attente de l’aube

Difficile de classer ​L’attente de l’aube​, le plus récent roman de l’auteur anglais William Boyd. À la fois chronique de la vie au début du 20e siècle, roman d’espionnage, histoire militaire, voire récit sentimental, le bouquin publié chez Seuil fait revivre l’Europe du début de la Première Guerre mondiale, avec tous ses travers, ses trahisons et ses méandres insondables.

Un policier entre les arnaques et la mort

Dans une capitale anglaise obsédée par l’argent et la réussite, les magouilles ne sont jamais bien loin. Pour le policier Nick Besley, petit homme sans véritable histoire, mentir est devenu une réalité; sans le sou, au bord du gouffre autant personnel que professionnel, il profite de la disparition d’un riche et discret oligarque russe pour tenter de récupérer les biens et surtout les richesses de ce dernier, sans se douter de ce dans quoi il met les pieds. S’ensuivront une série de péripéties et de rebondissements livrés avec brio par l’auteur Oliver Harris dans l’excellent roman ​Sur le fil du rasoir​.

Seulement attendre et regarder, mais rien d’autre

“Eux, ils n’ont pas senti l’odeur de la guerre! Ici, les plus grandes tragédies sont strictement personnelles…” Dans le sous-sol d’une grande maison, l’ethnolinguiste Richard Dubé se paie le luxe d’une crise existentielle alors que les étages sont occupés par un groupe de réfugiés. On retrouve dans cette grande maison sise sur le Mont-Royal Natacha l’Africaine, Ira et Ira, deux médecins sans papiers, le lutteur et déménageur de piano Ventchka, un lieutenant-colonel et l’actrice Ekaterina. Perchés sur la montagne, ils observent la ville et se questionnent: les collégiennes portent-elles de culottes sous leurs robes pendant les longs et froids mois d’hiver? les agents immobiliers, dont les photos recouvrent des centaines de panneaux, sont-ils des hauts-dirigeants de la société québécoise?
Elena Botchorichvili, ancienne journaliste sportive géorgienne exilée à Montréal, place l’émigration au coeur de son sixième roman, “Seulement attendre et regarder”. Ici, l’émigration va bien plus loin que les dédales bureaucratiques. Elle évoque aussi le désarroi (“On nous fait venir ici, mais on ne nous dit pas comment faire, on n’a pas l’habitude.”) ainsi que l’isolement et la difficulté à entrer en relation avec l’autochtone.
« Eux, ils n’ont pas senti l’odeur de la guerre! Ici, les plus grandes tragédies sont strictement personnelles… » Dans le sous-sol d’une grande maison, l’ethnolinguiste Richard Dubé se paie le luxe d’une crise existentielle alors que les étages sont occupés par un groupe de réfugiés. On retrouve dans cette grande maison sise sur le Mont-Royal Natacha l’Africaine, Ira et Ira, deux médecins sans papiers, le lutteur et déménageur de piano Ventchka, un lieutenant-colonel et l’actrice Ekaterina. Perchés sur la montagne, ils observent la ville et se questionnent: les collégiennes portent-elles des culottes sous leurs robes pendant les longs et froids mois d’hiver? Les agents immobiliers, dont les photos recouvrent des centaines de panneaux, sont-ils des hauts-dirigeants de la société québécoise? Dans le roman ​Seulement attendre et regarder​, Elena Botchorichvili tente de fournir réponse à toutes ces questions.

Mortel imbroglio religieux à Paris

Paris : la jeune Laura, une hôtesse de l’air au passé trouble, est sauvagement assassinée dans son appartement, son corps utilisé dans une mise en scène macabre. Son voisin du dessous, Ahmed, sera plongé malgré lui dans cette histoire policière mêlant fondamentalisme religieux et trafic de drogue. Premier roman de Karim Miské, ​Arab Jazz​ offre un intéressant mélange de thriller et de roman conspirationniste.