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	<title>pieuvre.ca &#187; joëlle desjardins paquette</title>
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		<title>RVCQ &#8211; Solide soirée de courts-métrages avec le programme Latence</title>
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		<pubDate>Thu, 23 Feb 2012 17:23:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Anne Marie Piette</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Latence, programme de courts métrages chéri de cette 30e édition des RVCQ promettait une soirée de visionnement des plus intéressantes. Tous en compétition pour les prix ONF, Simplex et Coop vidéo, et incluant  trois premières mondiales; cette tétralogie d'œuvres solides liées entre-elles par une unité d'esprit et d'atmosphère, attira un public nombreux.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Anne-Marie PIETTE</p>
<p><strong><em>Latence</em>, programme de courts métrages chéri de cette 30e édition des RVCQ promettait une soirée de visionnement des plus intéressantes. Tous en compétition pour les prix ONF, Simplex et Coop vidéo, et incluant  trois premières mondiales; cette tétralogie d&rsquo;œuvres solides liées entre-elles par une unité d&rsquo;esprit et d&rsquo;atmosphère, attira un public nombreux.</strong><br />
<em></em></p>
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<dt class="wp-caption-dt"><a href="http://www.pieuvre.ca/2012/02/23/rvcq-latence/affiche_paparmane_720x486/" rel="attachment wp-att-9393"><img class="size-medium wp-image-9393" title="affiche_paparmane_720x486" src="http://www.pieuvre.ca/v2/home/lapieuv/public_html/v2/wp-content/uploads/2012/02/affiche_paparmane_720x486-300x202.jpg" alt="" width="300" height="202" /></a></dt>
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<p><em>Guy</em>, écrit et réalisé par Nicolas Rutigliano, documentariste et cofondateur de production Polygone, fût le premier court métrage de la soirée. Déjà fortement intriguant avec son image promotionnelle et son synopsis, <em>Guy</em> «pogne».</p>
<p>Si les films d&rsquo;ados nonchalants ont la cote, il est ici question, non pas d&rsquo;un <em>cover</em> d&rsquo;attitude, mais d&rsquo;un jeune adulte blasé, non seulement incapable de concrètement trouver sa place socialement, mais même incapable ne serait-ce que de se l&rsquo;imaginer, «penses-tu que la vie ça va en s&rsquo;améliorant ou ça va rester plate de même?»</p>
<p>Une direction d&rsquo;acteurs non professionnels réussie, permettant une approche de fiction documentaire, tourné de nuit, il y a cinq ans, en caméra HDV; les images de Mathieu Laverdière superbement verdâtres et intègres à l&rsquo;ambiance du film, ne sont pas pour nous déplaire, comme le reste.</p>
<p><em>Les Dimanches</em>, second court métrage de la soirée, et seul court ayant déjà été visionné devant public, au Festival du film de Toronto, est le quatrième court métrage officiel de Jean-Guillaume Bastien, diplômé prolifique de l&rsquo;Université Concordia en production cinématographique. Sa mignonne causerie, en début de projection, <em>«j&rsquo;ai gagné un prix de 1500 DVD&#8230; j&rsquo;aimerais vider mon appart&#8230; si vous avez aimé le film, venez me voir après!»</em> et Dominique Dugas, Directeur de la programmation d&rsquo;ajouter <em>«tu ne préfères pas les vendre pour financer la production?» «Ah non, ça marche pas ça&#8230;»</em></p>
<p>Ce naturel spontané teinté d&rsquo;humour nous mettra au diapason de ce qui suivra: une création fraîche et rigolote, nantie de belles images et de discours cocasses. <em>«À quoi tu joues?» «Un mélange de soccer pis de marelle», «je tire de la garnotte, des fois sur les chars».</em> Trois histoires, un mélange de mœurs, de drôleries et de réponses «latentes» à des situations bien particulières, entre les chants religieux des aînés et l&rsquo;arrivée d&rsquo;un célébrant de messe au français approximatif; c&rsquo;est ça, <em>Les Dimanches</em>.</p>
<p>Fort d&rsquo;un cinéma multiethnique aux synopsis peu communs, GreenGround Productions, quatre films sélectionnés aux RVCQ 2012, dont le très bon <em>Temporada Seca</em>, de Diego Rivera-Kohn, diplômé en beaux-arts à Concordia et en cinéma à l’INIS, troisième court de la soirée.</p>
<p>Au même rythme lent qu&rsquo;un cerveau engourdi par l&rsquo;alcool, ce film raconte l&rsquo;histoire de Domingo, paysan indigène mexicain stigmatisé par son entourage pour ses vices de conduite découlant d&rsquo;un chagrin plus concentré qu&rsquo;un 750 ml de tequila. Les images de Glauco Bermudez, d&rsquo;une teinte tirant sur le bleuté, mais conservant des reflux d&rsquo;une chaleur disparue, cadrent tout à fait avec le propos.</p>
<p>Si les hommes sont effectivement la sécheresse et les femmes la pluie, depuis la mort de sa conjointe, Diego aura laissé s&rsquo;assécher ses labours, et c&rsquo;est toute sa vie, telle du foin séché qui partira en feu de paille&#8230;</p>
<p>Belle approche sentimentale de solitude et de désespoir, on dit aussi que le feu fertilise les terres et rend possible une nouvelle vie. Un homme avancé en âge n&rsquo;en retirera peut-être pas de nouveaux horizons sentimentaux, mais pourquoi pas, une paix d&rsquo;esprit.</p>
<p>C&rsquo;est finalement avec <em>Paparmane</em>, écrit et réalisé par Joëlle Desjardins Paquette, diplômée en communication (profil cinéma) à l&rsquo;UQAM, mettant en vedette Steve Laplante (<em>Littoral</em>) et Sophie Desmarais (<em>Curling</em>), une production <em>Voyous films</em>, autre boite fructueuse présentant plusieurs bonnes créations pour cette 30e édition des RVCQ, que se clôturait cette soirée de courts métrages savoureux.</p>
<p>Une chatte blanche et dépressive, <em>Duchess 6</em>, lègue d&rsquo;une défunte mère affublée du même titre au carnaval de Berthier de 1972. La chatte, mourante, de la même façon que Jérôme va bientôt clamser dans sa vie plate qui ne fait plus de sens. Lorsque Camille, une chanteuse de télégrammes aux allures de poupée s&rsquo;intéressera à sa vie misérable; Jérôme aura déjà subtilement commencé une remise en question lui permettant d&rsquo;éviter de justesse un processus définitif de «gérontomorphose» précoce.</p>
<p>Une suite de beaux plans «cool», dont celle d&rsquo;un gars étrange dans une boite de parking de l&rsquo;île Ste-Hélène, ou Notre-Dame? Peu importe. On voit la ronde au loin, c&rsquo;est beau, ce plan; c&rsquo;est pourquoi? Ok, le gars travaille pour ce stationnement perdu dans <em>nowhere</em>&#8230;</p>
<p>La mise en scène aux plans photographiques léchés, et accents types «<em>je suis un weirdo</em>» évite le piège de la simple représentation et son crêpage d&rsquo;effet de style et prend ici tout son sens.</p>
<p>Univers intimiste à peu de dialogues, <em>Paparmane</em> est un court métrage efficace, à l&rsquo;humour particulier et sympathique, ayant à la fois beaucoup d&rsquo;attitude et beaucoup de cohérence.</p>
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