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	<title>pieuvre.ca &#187; gène</title>
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		<title>Utilisez-vous du déodorant sans en avoir besoin?</title>
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		<pubDate>Fri, 18 Jan 2013 12:59:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pieuvre.ca</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Une nouvelle étude révèle que plus de 75 pour cent des gens possédant une version particulière d'un gène ne produisent pas d'odeurs d'aisselles, mais utilisent du déodorant malgré tout.]]></description>
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<p>@PieuvrePointCa</p>
<p><strong>Une nouvelle étude révèle que plus de 75 pour cent des gens possédant une version particulière d&rsquo;un gène ne produisent pas d&rsquo;odeurs d&rsquo;aisselles, mais utilisent du déodorant malgré tout.</strong></p>
<div id="attachment_18338" class="wp-caption alignright" style="width: 196px"><a href="http://www.pieuvre.ca/2013/01/18/science-odeur-aisselles/desodorisant/" rel="attachment wp-att-18338"><img class="size-medium wp-image-18338" alt="Certaines personnes utiliseraient du désodorisant par simple respect des conventions sociales" src="http://www.pieuvre.ca/v2/home/lapieuv/public_html/v2/wp-content/uploads/2013/01/Désodorisant-186x300.jpg" width="186" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">Certaines personnes utiliseraient du déodorant par simple respect des conventions sociales</p></div>
<p>Cette étude est basée sur un échantillon de 6495 femmes faisant partie d&rsquo;une étude plus vaste appelée Children of the 90s, mise sur pied par l&rsquo;Université de Bristol, en Grand-Bretagne. Les scientifiques ont découvert qu&rsquo;environ 2 pour cent (117 des 6495 personnes) des mères possédaient une rare version d&rsquo;un gène spécifique (ABCC11), ce qui signifie qu&rsquo;elles ne produisent pas d&rsquo;odeur sous les aisselles.</p>
<p>Bien qu&rsquo;environ 5 pour cent des gens produisant des odeurs n&rsquo;utilisent pas de déodorant, plus d&rsquo;un cinquième (26 personnes sur 117) de ceux ne produisant pas d&rsquo;odeur n&rsquo;utilisent pas de déodorant, une différence statistiquement importante. Cependant 78 pour cent des gens ne produisant pas cette odeur utilisent malgré tout du déodorant à tous les jours, ou la majorité du temps.</p>
<p>Selon le principal auteur de l&rsquo;étude, le professeur Ian Day, <em>&laquo;&nbsp;une découverte importante dans cette étude est liée aux personnes qui, en fonction de leurs gènes, ne produisent pas d&rsquo;odeur sous les aisselles. Le quart de ces individus doivent inconsciemment ou consciemment reconnaître qu&rsquo;elles ne produisent pas d&rsquo;odeur et n&rsquo;utilisent pas de déodorant. Cependant, trois quarts de ceux qui ne produisent pas régulièrement d&rsquo;odeur utilisent du déodorant; nous croyons que ces personnes ne font que suivres les normes socio-culturelles. Cela contraste avec la situation en Asie du Nord-Est, où la plupart des gens n&rsquo;ont pas besoin d&rsquo;utiliser du déodorant, et ne le font pas&nbsp;&raquo;.</em></p>
<p>La principale auteure de l&rsquo;étude, la Dre Santiago Rodriguez, a ajouté que <em>&laquo;&nbsp;ces découvertes pourraient permettre d&rsquo;utiliser la génétique dans le choix des produits d&rsquo;hygiène personnelle. Un simple test génétique pourrait permettre de mieux comprendre son propre corps et épargner des achats inutiles et éviter une exposition à des produits chimiques pour les personnes n&rsquo;émettant pas d&rsquo;odeur&nbsp;&raquo;.</em></p>
<p>Les auteurs soulignent d&rsquo;ailleurs que les gens porteurs de cette rare variante génétique sont également plus susceptibles d&rsquo;avoir de la cire d&rsquo;oreille sèche, et qu&rsquo;examiner cette cire est un bon indicateur pour déterminer si une personne produit ou non des odeurs sous les aisselles.</p>
<p>De précédentes études ont démontré qu&rsquo;il existe un lien entre une variante génétique située dans le gène ABCC11 et l&rsquo;odeur sous les aisselles. Les glandes sudoripares produisent de la sueur qui, combinée avec des bactéries, produit une odeur sous les aisselles. La production de cette odeur dépend de l&rsquo;existence d&rsquo;un gène ABCC11 actif. Cependant, ce gène est parfois inactif chez certaines personnes.</p>
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		<title>Le bonheur des femmes expliqué par la génétique</title>
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		<pubDate>Sat, 01 Sep 2012 19:08:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pieuvre.ca</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Une nouvelle étude a permis de découvrir un gène qui semble rendre les femmes heureuses, mais le gène en question ne fonctionne pas chez l'homme. Cette percée pourrait permettre de comprendre pourquoi les femmes sont souvent plus heureuses que les hommes, estime l'équipe de recherche.]]></description>
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<p>@PieuvrePointCa</p>
<p><strong>Une nouvelle étude a permis de découvrir un gène qui semble rendre les femmes heureuses, mais le gène en question ne fonctionne pas chez l&rsquo;homme. Cette percée pourrait permettre de comprendre pourquoi les femmes sont souvent plus heureuses que les hommes, estime l&rsquo;équipe de recherche.</strong></p>
<div id="attachment_14820" class="wp-caption alignright" style="width: 310px"><a href="http://www.pieuvre.ca/2012/09/01/femmes-bonheur-genetique/happy_woman/" rel="attachment wp-att-14820"><img class="size-medium wp-image-14820" title="Happy_woman" src="http://www.pieuvre.ca/v2/home/lapieuv/public_html/v2/wp-content/uploads/2012/09/Happy_woman-300x199.jpg" alt="" width="300" height="199" /></a><p class="wp-caption-text">Les femmes possèderaient un gène les rendant plus heureuses que les hommes</p></div>
<p>Des scientifiques de plusieurs institutions américaines ont rapporté que la forme de faible activité du gène monoamine oxydase A (MAOA) est associée à un sentiment de bonheur plus important chez les femmes. Aucune association du genre n&rsquo;a été constatée chez l&rsquo;homme.</p>
<p>&laquo;&nbsp;Il s&rsquo;agit d&rsquo;un premier gène du bonheur chez la femme&nbsp;&raquo;, a déclaré le principal auteur de l&rsquo;étude, Henian Chen.</p>
<p><em>&laquo;&nbsp;J&rsquo;ai été surpris par le résultat, parce que l&rsquo;activité faible du MAOA a été lié à des résultats négatifs comme l&rsquo;alcoolisme, l&rsquo;agressivité et des comportements antisociaux&nbsp;&raquo;</em>, a ajouté le chercheur qui dirige le Biostatistics Core du Clinical and Translational Sciences Institute du USF Health Morsani College of Medicine. <em>&laquo;&nbsp;Le tout est même appelé &laquo;&nbsp;gène du guerrier&nbsp;&raquo; par certains scientifiques mais, chez les femmes, notre étude souligne que le gène a un bon côté.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p><em></em>Si elles subissent des taux plus élevés de problèmes de comportement et d&rsquo;anxiété, les femmes ont tendance à faire état d&rsquo;un bonheur plus important que chez les hommes. La raison derrière cela demeure un mystère, mentionne M. Chen. <em>&laquo;&nbsp;Cette nouvelle découverte pourrait nous aider à expliquer la différence entre les sexes et offrir plus d&rsquo;informations sur le lien entre des gènes spécifiques et le bonheur humain.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p>Le gène MAOA réglemente l&rsquo;activité d&rsquo;une enzyme qui décompose la sérontine, la dopamine et d&rsquo;autres neurotransmetteurs dans le cerveau, soit les mêmes produits chimiques &laquo;&nbsp;rendant heureux&nbsp;&raquo; qui sont ciblés par les antidépresseurs. La version à faible activité du gène MAOA favorise des niveaux plus élevés de monoamine, qui permet à son tour à un plus grand nombre de ces neurotransmetteurs de demeurer dans le cerveau et d&rsquo;améliorer l&rsquo;état du comportement.</p>
<p>Lors de leurs tests, les chercheurs ont découvert que les femmes possédant le gène MAOA sous une faible forme expressive était plus heureuse que les autres, et bien que de nombreux hommes possèdent le gène dans sa «bonne» forme, ils ne se sentent pas plus heureux que les hommes ne possédant pas la bonne expression du gène.</p>
<p>Alors, pourquoi existe-t-il une différence génétique entre les deux sexes dans ce contexte?</p>
<p>Les chercheurs avancent l&rsquo;hypothèse que cette différence pourrait partiellement être expliquée par la présence de l&rsquo;hormone testostérone, qui se retrouve en quantités beaucoup plus faibles chez les femmes que chez l&rsquo;homme. M. Chen et ses collègues suggèrent que la testostérone pourrait annuler l&rsquo;effet positif du MAOA sur le bonheur des hommes.</p>
<p>Les bénéfices potentiels du MAOA chez les garçons pourraient disparaître alors que les niveaux de testostérone augmentent à la puberté, a poursuivi le chercheur. «Les hommes sont peut-être plus heureux avant l&rsquo;adolescence parce que leurs niveaux de testostérone sont plus faibles.»</p>
<p>M. Chen précise par ailleurs que des études supplémentaires sont nécessaires pour identifier précisément les gènes qui influencent le bonheur chez l&rsquo;humain, d&rsquo;autant plus que ce facteur comportemental n&rsquo;est en aucun cas déterminé par un seul gène, mais plutôt par une série d&rsquo;entre eux qui, avec les événements vécus, agissent sur les niveaux de bonheur individuels.</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Des tomates bien rouges ? Bien sûr, mais leur goût sera plus fade</title>
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		<pubDate>Fri, 29 Jun 2012 17:03:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Hugo Prévost</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Les tomates vendues à l'épicerie sont sans doute très belles, mais leur goût est souvent inférieur à celui des fruits cultivés chez soi, ou dans un jardin communautaire. Des chercheurs de divers instituts de recherche aux États-Unis ont désormais décodé un gène qui contribue à gérer le niveau de sucre, d'hydrates de carbone et de caroténoïdes dans les tomates, trois aspects qui contrôlent le goût de ces fruits. Les résultats de ces recherches ont été publiés dans l'édition de vendredi du magazine ​Science​.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Pieuvre.ca</p>
<p><strong>Les tomates vendues à l&rsquo;épicerie sont sans doute très belles, mais leur goût est souvent inférieur à celui des fruits cultivés chez soi, ou dans un jardin communautaire. Des chercheurs de divers instituts de recherche aux États-Unis ont désormais décodé un gène qui contribue à gérer le niveau de sucre, d&rsquo;hydrates de carbone et de caroténoïdes dans les tomates, trois aspects qui contrôlent le goût de ces fruits. Les résultats de ces recherches ont été publiés dans l&rsquo;édition de vendredi du magazine <em>Science</em>.</strong></p>
<div id="attachment_13170" class="wp-caption alignright" style="width: 310px"><a href="http://www.pieuvre.ca/2012/06/29/tomate-gout/tomate/" rel="attachment wp-att-13170"><img class="size-medium wp-image-13170" title="Tomate" src="http://www.pieuvre.ca/v2/home/lapieuv/public_html/v2/wp-content/uploads/2012/06/Tomate-300x300.jpg" alt="" width="300" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">Il semble qu&rsquo;il faille désormais choisir entre des tomates bien rouges, ou des tomates bien goûteuses</p></div>
<p>Cuong Nguyen, un étudiant de l&rsquo;Universié Cornell, aidé de collègues d&rsquo;autres instituts de recherche et universités, ont ainsi révélé le gène qui sous-tend la mutation du mûrissement uniforme.</p>
<p>Ce gène influence également la façon dont les tomates mûrissent et est utilisé par les cultivateurs commerciaux pour créer des tomates qui croissent pour devenir des fruits parfaitement rouges et prêts à être envoyés en magasin. <em>&laquo;&nbsp;Sur le plan pratique, c&rsquo;est un trait très important&nbsp;&raquo;</em>, affirme James Giovannoni, un biologiste moléculaire des plantes travaillant au sein du département américain de l&rsquo;Agriculture. <em>&laquo;&nbsp;C&rsquo;est un gène, qui, que vous le sachiez ou non, est présent dans la majorité des tomates.&nbsp;&raquo;</em> Ce trait génétique réduit cependant les sucres et les nutriments dans ce genre de fruit.</p>
<p>Dans leur forme naturelle, les tomates mûrissent de façon inégale, montrant des sections vert foncé lorsqu&rsquo;elles ne sont pas mûres, et diverses teintes de rouge lorsqu&rsquo;elles sont prêtes à être mangées &#8211; des traits qui apparaissent encore chez les tomates cultivées chez soi. Cependant, à la fin des années 1920, les cultivateurs commerciaux ont découvert une mutation naturelle qui poussait les tomates à mûrir de façon uniforme &#8211; d&rsquo;une teinte égale de vert pâle à une teinte égale de rouge. Cette mutation est devenue indispensable pour l&rsquo;industrie américaine &#8211; et occidentale &#8211; de la tomate, évaluée à deux milliards $ US par année au pays de l&rsquo;Oncle Sam. Presque toutes les tomates vendues en magasin possèdent cette mutation. Cette rougeur uniforme est parfaite pour les épiciers, qui doivent répondre aux attentes des clients désirant des fruits uniformément rouges.</p>
<p>En choisissant cette méthode, toutefois, les cultivateurs éliminent une protéine importante dans la tomate, ce qui réduit le niveau de sucre, et donc une certaine partie de la &laquo;&nbsp;douceur&nbsp;&raquo; du fruit. <em>&laquo;&nbsp;Il s&rsquo;agit d&rsquo;une conséquence inattendue&nbsp;&raquo;</em>, affirme M. Giovannoni, qui explique cependant que les producteurs de tomates ne sont pas payés plus cher pour vendre des fruits plus goûteux.</p>
<p>Pour Ann Powell, une biochimiste qui a mené les efforts de recherche de l&rsquo;équipe de l&rsquo;Université de Californie à Davis sur la question, précise que l&rsquo;étude <em>&laquo;&nbsp;est une rare occasion de transposer des découvertes scientifiques dans le vrai monde. Cela offre une stratégie pour retrouvé des caractéristiques de qualité qui ont été retirées des tomates cultivées de tous les jours</em>&laquo;&nbsp;.</p>
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		<title>Une percée en génétique des fourmis laisse présager de formidables avancées chez l&#8217;Homme.</title>
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		<pubDate>Mon, 16 Jan 2012 22:49:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Hugo Prévost</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Une découverte dans le code génétique de certaines espèces de fourmis pourrait bien avoir des conséquences inestimables pour... l'être humain. L'expression de gênes ancestraux chez la seule autre espèce capable de faire la guerre révèle en effet un potentiel extraordinaire pour non seulement notre espèce, mais également l'ensemble des espèces vivantes.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Hugo PRÉVOST</p>
<p><strong>Une découverte dans le code génétique de certaines espèces de fourmis pourrait bien avoir des conséquences inestimables pour&#8230; l&rsquo;être humain. L&rsquo;expression de gênes ancestraux chez la seule autre espèce capable de faire la guerre révèle en effet un potentiel extraordinaire pour non seulement notre espèce, mais également l&rsquo;ensemble des espèces vivantes.</strong></p>
<div id="attachment_8370" class="wp-caption alignright" style="width: 310px"><a href="http://www.pieuvre.ca/2012/01/16/genetique-fourmis/pheidole/" rel="attachment wp-att-8370"><img class="size-medium wp-image-8370 " title="Pheidole" src="http://www.pieuvre.ca/v2/home/lapieuv/public_html/v2/wp-content/uploads/2012/01/Pheidole-300x252.jpg" alt="" width="300" height="252" /></a><p class="wp-caption-text">Une fourmi du genre Pheidole. Photo : Alex Wild - www.alexanderwild.com</p></div>
<p>C&rsquo;est un véritable coffre au trésor génétique que semble avoir ouvert une équipe de chercheurs comprenant plusieurs scientifiques canadiens. En examinant plusieurs espèces de fourmis du genre <em>Pheidole </em>(on en compte environ 1100), l&rsquo;équipe a constaté que celles-ci comportaient tous un même gêne permettant de créer de &laquo;&nbsp;super-soldats&nbsp;&raquo;, une caste de fourmis dont la tête est si grosse que les colonies les utilisent pour garder l&rsquo;entrée de tunnels en cas d&rsquo;attaque.</p>
<p>Impossible, toutefois, de trouver des cas où les traits génétiques de deux populations de fourmis seraient identiques. L&rsquo;un des chercheurs de l&rsquo;équipe, le Dr Ehab Abouheif, professeur associé à l&rsquo;Université McGill et membre de la Chaire en biologie du développement évolutif du Canada, précise en entrevue que, évolution oblige, les traits de &laquo;&nbsp;super soldats&nbsp;&raquo; sont beaucoup plus présents dans des colonies de l&rsquo;Arizona et du nord du Mexique, comparativement aux colonies examinées sur l&rsquo;île de Long Island, dans l&rsquo;État américain de New York.</p>
<p>Selon le Dr Abouheif, une hormone a été injectée dans de jeunes fourmis ouvrières afin d&rsquo;activer ce gène du &laquo;&nbsp;super soldat&nbsp;&raquo; non-fonctionnel dans l&rsquo;ADN des espèces de Long Island, mais toujours présent dans le bagage génétique du genre de l&rsquo;insecte. De là, ajoute le chercheur, les possibilités sont pratiquement infinies : il serait possible, en examinant le code génétique d&rsquo;insectes, mais aussi de plantes, et pourquoi pas d&rsquo;animaux aussi complexes que des humains, de mettre au jour des <em>&laquo;&nbsp;capacités génétiques enfouies, des aptitudes ancestrales oubliées&nbsp;&raquo;</em> et de &laquo;&nbsp;forcer&nbsp;&raquo; leur &laquo;&nbsp;réactivation&nbsp;&raquo;.</p>
<p>Il s&rsquo;agit d&rsquo;ailleurs d&rsquo;une technique <em>&laquo;&nbsp;très facile en laboratoire&nbsp;&raquo;</em>, précise le Dr Abouheif, qui va jusqu&rsquo;à parler d&rsquo;<em>&laquo;&nbsp;évolution à l&rsquo;envers&nbsp;&raquo;</em>, alors que d&rsquo;anciens traits génétiques des espèces pourraient être soit remis au jour en fonction des stimuli naturels suscités par le processus évolutif, soit activés à l&rsquo;aide d&rsquo;un &laquo;&nbsp;coup de pouce&nbsp;&raquo; technologique.</p>
<p><em>&laquo;&nbsp;Ce genre de traits ancestraux sont d&rsquo;ailleurs fortement visibles chez les espèces, même chez les humains. Par exemple, il existe des hommes encore très poilus, des individus qui naissent avec plus de deux mamelons, ou encore des parties vestigiales&nbsp;&raquo;</em>, explique le chercheur de l&rsquo;Université McGill.</p>
<p>Si la réactivation volontaire de traits génétiques oubliés chez l&rsquo;Homme risque de prendre du temps et certainement susciter un questionnement éthique, cette découverte chez les fourmis &#8211; et la technologie qui y est associée &#8211; pourraient non seulement permettre de mieux comprendre le fonctionnement génétique de ces insectes, mais également de développer des plantes plus résistantes aux maladies, par exemple.</p>
<p><em>&laquo;&nbsp;Il faudra faire encore beaucoup de recherches, travailler en laboratoire. Nous ne savons pas encore quelle est la prochaine étape&nbsp;&raquo;</em>, admet en conclusion le Dr Abouheif.</p>
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