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La formation d’un gouvernement (pour les nuls)

Mieux informer pour éviter l’instabilité; conscient que des années de gouvernement minoritaire à Ottawa et des élections à répétition ont pu quelque peu chambouler les structures administratives et les préceptes de l’État fédéral, le Forum des politiques publiques du Canada a publié vendredi un rapport prônant la création de lignes directrices pour la formation du gouvernement au Canada. Intitulé Towards Guidelines on Government Formation: Facilitating Openness & Transparency in Canada’s Governance, le rapport comporte des recommandations à l’intention des hauts fonctionnaires, surtout pendant les périodes d’incertitude, pour rendre plus claire, prévisible et transparente la formation des gouvernements.

535 jours plus tard, la Belgique a son gouvernement

Il aura fallu plus de 535 jours pour que les négociateurs sous la houlette d’Elio Di Rupo arrivent à l’accord définitif de gouvernement. Mais cela est fait, la Belgique a son gouvernement. Les différents partis ont ainsi ratifié l’accord en question, mettant fin à un an et demi des plus folles spéculations politiques sur l’avenir du petit État européen dont la capitale est aussi celle de l’Union européenne.

Crise politique en Belgique : le point de rupture est atteint

Le budget a eu raison du formateur. Après avoir réussi à se mettre d’accord sur des sujets épineux comme BHV, la réforme de l’État ou la répartition des compétences communautaires, les négociateurs n’ont pas réussi à se mettre d’accord sur le budget. Conséquence: le formateur, Elio Di Rupp (Ps), a remis sa démission.

Peut-on croire au gouvernement belge ?

Quatre cent-un jours, il aura fallu 401 jours pour que Wouter Beke, le président du CD&V, tourne le dos au séparatisme de Bart De Wever. Il a choisi le jour de la fête nationale pour dire oui, pour accepter de s’asseoir à la table des négociations. Plus de 400 jours après les élections, le pays peut enfin y croire…

Non à la Belgique

Le formateur, Elio Di Rupo (président du parti socialiste), a rendu sa note au roi. Une note qui a été assez bien accueillie auprès du paysage politique belge. Des concessions des deux côtés; on aurait pu commencer les négociations pour former un gouvernement. Mais Bart De Wever a dit: « Non ». Il a dit non à la Belgique.